
L’orgueil est une prison. Il faut la croix et le miracle pour en venir à bout.
Les maladies de l’âme associées à l’orgueil
On peut passer de l’orgueil au perfectionnisme, à la dépression, à la paranoïa et à la psychose.
– Les perfectionnistes sont en réalité des personnes très orgueilleuses. Elles pensent que pour avoir l’estime ou l’amour de leur entourage elles doivent être parfaites; elles recherchent donc d’une façon excessive la perfection en toute chose. Cette recherche excessive de la perfection les projette dans un monde irréel, où elles ne considèrent avoir de la valeur que si elles atteignent la première place. Si le succès qu’elles rencontrent n’est pas à la hauteur de leur idéal de perfection, elles sont insatisfaites d’elles-mêmes, elles ne s’aiment pas et ne se sentent pas aimées. La raison en est qu’elles cultivent une image grandiose d’elles-mêmes. Comme l’orgueil les amène constamment à se mesurer à un idéal impossible à atteindre, les échecs inévitables de leurs attentes les entretiennent dans une très forte anxiété, qui débouche insensiblement sur la dépression ou dans certains cas sur la psychose paranoïaque.
-Les paranoïaques se distinguent par quatre caractères fondamentaux : la surestimation de soi, la méfiance, la psychorigidité et l’insociabilité. La surestimation de soi correspond à un orgueil qui va de la suffisance à la mégalomanie. La méfiance, la peur d’être dupe, la susceptibilité, l’excessive sensibilité aux critiques font que le malade se croit mésestimé ou bafoué et qu’il passe son temps à revendiquer. La psychorigidité tient au culte de la logique purement formelle et sans nuances. Le malade aime la justice pour la justice, d’où son goût pour les procès. Ses principes moraux sont également rigides, mais davantage pour autrui que pour lui-même. L’obstination acharnée, le fanatisme et l’autodidactisme sont fréquents. L’insociabilité résulte des traits précédents : des brouilles successives avec l’entourage finissent par isoler le paranoïaque. Il se déclare trop souvent déçu et blessé dans ses relations sociales. Enfin, le paranoïaque a souvent une forte agressivité qu’il attribue à autrui. Cet ensemble psychologique dépend d’un jugement faussé par l’orgueil. Le paranoïaque juge mal, car il tire de faits des conclusions erronées. Il interprète sans cesse et se trouve souvent au bord du délire de persécution ou de revendication.
Les diverses formes de l’orgueil et leurs enfants
L’orgueil s’exprime de bien des manières.
Ainsi, la vanité se complaît dans des avantages vrais ou prétendus.
La vantardise fait valoir son mérite et ses bonnes actions et aime à faire ressortir ce qui la flatte.
La présomption fait entreprendre avec témérité des choses au-dessus de ses forces et porte à se trop confier dans ses propres moyens.
L’opiniâtreté s’attache tellement à son propre sentiment qu’elle ne veut point se rendre à des opinions raisonnables et consciencieuses exprimées par les autres.
La hauteur regarde et traite le prochain d’une manière impérieuse, d’un air dédaigneux et avec un ton méprisant. L’ambition aspire à se distinguer des autres, à obtenir des honneurs, des dignités.
Le faste aime à se faire remarquer par la richesse et la beauté des vêtements et des ameublements, le luxe des voitures.
L’hypocrisie cherche à s’attirer l’estime des hommes, en faisant paraître des vertus qu’on ne possède pas réellement.
Article inspiré de recherches sur Internet. Désolée, j’ai oublié de noter le nom des auteurs !