
» La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé. » La tempête nous a impactés !
Réchauffement climatique oblige, on assiste de plus en plus à de nombreuses tempêtes, dont les dégâts sont considérables. On déplore la perte de vies humaines et le contexte économique est mis à mal en raison de la disparition des outils de travail, des élevages, des récoltes, etc. Les habitués aux cyclones font preuve de résilience. Les chrétiens eux mettent, à chaque fois, leur confiance en Dieu. Cependant, nous nous sentons tous tellement petits et démunis face à ces phénomènes météorologiques parfois cataclysmiques. Le constat des dégâts nous laissent ahuris, devant la force des vents et des eaux.
Voyez cet arbre de plus de 20 m de haut, au tronc imposant, debout, la cime haute et fière ! On mettrait notre main à couper qu’il ne se couchera jamais devant un vent impétueux. Et pourtant, cela se passe, chaque année, autour du globe, et de plus en plus souvent. A contrario, d’autres arbres, eux restent debout, parfois dans le même périmètre. Finalement, à bien examiner les arbres couchés, cassés, déracinés, on remarque que certains n’avaient pas suffisamment de racines, d’autres plus de cœur, pourri ou rongé par les insectes, d’autres étaient trop filiformes ou trop exposés au vents de couloir.
Malgré les tempêtes spirituelles que nous traversons, nous devons rester debout. Le Seigneur nous encourage à veiller et à prier, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Nous sommes toujours surpris par une mauvaise nouvelle de séparation ou de divorce dans la famille, une maladie qui nous tombe dessus, un licenciement, une faillite, un deuil, etc.
Nous voilà abasourdis par l’épreuve et cela prend une dimension ingérable ! Le problème occupe toutes nos pensées et notre énergie, car il faut trouver une solution, absolument ! Les soucis nous assaillent et les scénarios les plus terribles se profilent, comme si l’avenir nous appartenait. On a beau se dire que le Seigneur prendra soin, qu’Il est là, il n’empêche que nous sommes souvent déstabilisés. C’est complètement humain et normal. Cependant, il faut sortir du domaine de la chair et mener le combat de la foi. Il y a une croix à prendre pour ne pas renoncer.
Le stade suivant, et qui convient, est de plier ses genoux, à chaque crise d’angoisse, à chaque mauvaise nouvelle qui s’ajoute, à chaque étape douloureuse. Soyons comme Abram qui chassa les oiseaux de proie venus s’attaquer à son sacrifice (Genèse 15). Notre consécration sera toujours menacée par une mauvaise gestion de l’épreuve.
Courons vers Celui qui peut nous décharger de tous soucis ! Ecoutons ce qu’Il a à nous dire et obéissons ! On peut alors ressentir cette paix qui ne peut venir que du trône. Avec Sa grâce, venant de Lui ou des autres, on finit par se détacher de la situation. Je vois là clairement un grand miracle. Seuls les enfants de Dieu disposent de ce privilège : être choyés dans les bras du grand Dieu Lui-même et ressentir qu’on ne porte plus de fardeau ! Quelle merveilleuse expérience !
On arrive à Lui remettre toutes choses et à se recentrer sur l’essentiel. Notre regard change de cap. Nous quittons la problème pour se fixer à nouveau sur l’appel. Peut-être qu’on ne pourra pas y répondre avec la même énergie qu’avant, abîmés par la maladie ou la blessure de l’âme, mais la ferveur revient ! Peu à peu, l’Esprit ranime la flamme. Pourtant, la situation est toujours là et nous pouvons assurément attendre le miracle.
La tempête agit comme un révélateur de notre cœur. D’épreuve en épreuve, notre endurance se forge. Nous sommes de plus en plus brisés et, en même temps, plus forts dans la foi, plus profonds dans notre relation avec le Seigneur et avec la famille de Dieu. C’est difficile d’exprimer cette vie que l’on ressent au fond de soi, qui nous porte, accompagnée d’une sérénité et même parfois d’une joie incomparables, ineffables. Certainement, la prière des autres n’y est pas étrangère.
Restons debout, face à la tempête ! Soyons comme cet arbre célèbre, planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison (Psaume 1). C’est à nous de plonger nos racines en Christ, de chasser nos pensées déprimées, notre abattement, notre désespérance, qui rongent notre cœur, comme le cœur des arbres dévorés par ces insectes invisibles et destructeurs. Que la tempête concourt à notre bien, en refusant de nous coucher. Restons debout !