
Tout prendre et oublier l’essentiel, quelle misère !
Faire sa valise a ceci d’excitant que l’on pense, sourire aux lèvres, à la destination tant attendue. On met un point d’honneur à penser à tout, à se démener pour tout faire entrer. Me concernant, il ne fallait pas oublier les différents traitements médicaux et les aliments hyperprotéinés que je dois consommer chaque jour. Inutile de vous dire qu’il a fallu faire des concessions pour ne pas dépasser le poids réglementaire et n’emporter que l’essentiel, au détriment du superflu !
Me voilà donc arrivée à destination pour assister à une conférence internationale de mon réseau d’églises, dans la belle île Maurice ! La location saisonnière, en bord de mer, est très accueillante. Tout s’annonce bien.
Première soir de réunion, je suis profondément déçue. J’ai oublié ma Bible ! Mais, quelle horreur, quelle sotte ! Certes, celle du téléphone est disponible, mais c’est quand même la première fois que j’oublie ma Bible. Je n’en reviens pas ! Comment cela a-t-il pu se produire ? J’ai un sentiment de honte mêlée de frustration, comme si j’étais dépouillée de la présence même de Jésus. Ridicule ! J’essaie de me raisonner, car franchement, les conséquences ne sont pas bien graves. Presque un mois plus tard, je ne comprends toujours pas comment cela a pu m’arriver. Cela m’a fait penser d’ailleurs à cette histoire, lue quelque part.
Un chrétien dit à un de ses amis : » Regarde, je dois faire ma valise. Il faut que je prenne un guide, une lampe, un miroir, un télescope, un livre de poésies, des biographies, un paquet de vieilles lettres, un recueil de chants, une épée et soixante-six volumes. Et, le tout doit occuper cet espace de 25 cm². »
» C’est impossible ! » lui répond son ami. » Comment vas-tu faire ? «
« C’est très simple, ma Bible contient toutes ces choses ! «
Pour celui qui est né de nouveau, voilà ce qui est essentiel ! La Parole de Dieu est notre nourriture quotidienne, notre pain de chaque jour. » L’homme de vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » répliqua Jésus au tentateur, dans Matthieu 4. Ne négligeons pas la lecture personnelle journalière. Le Saint-Esprit peut tellement enrichir notre trésor, car Dieu nous parle, nous avertit, nous corrige, nous révèle ce qui est caché, nous encourage, sans compter les innombrables histoires des héros de la foi contenues dans ce livre extraordinaire. Révélée par les ministères, notamment celui de l’enseignant, cette Parole devient hyperprotéinée pour notre âme et notre esprit. Ne nous en privons pas ! Avant de boucler nos bagages, vérifions que nous n’avons pas oublié l’essentiel, notre Bible !