L’ascenseur spirituel

Vous connaissez l’ascenseur émotionnel, n’est-ce-pas ? Celui qui vous fait passer d’une joie extrême à une grande frustration en un temps record. Vous décollez pour atterrir dans une déception d’autant plus grande qu’a été votre allégresse.

Imaginez qu’on vous annonce que vous avez gagné une voiture. Extraordinaire ! Dans cette grande félicité, vous vous empressez de contacter vos proches pour leur annoncer la merveilleuse nouvelle. Cependant, dix minutes plus tard, on vous rappelle pour vous présenter des excuses, car finalement, ce n’est pas vous le gagnant. C’est l’ascenseur émotionnel. Vous passez du bas vers le haut, pour redescendre très très vite dans une déconvenue sans nom.

Voilà ce que j’ai vécu, il y a quelque temps concernant ma maladie. Tout allait bien, une fois le traitement mis en place. Plus de douleurs, de moins en moins de fatigue, quel bonheur ! Merci Seigneur ! Cependant, en diminuant le dosage du médicament, voilà que mon corps ne réagit pas de la bonne manière ! L’inflammation remonte en flèche. Les médecins revoient donc le protocole. La conclusion est, soit ce n’est pas le bon diagnostic, soit ce n’est pas le bon traitement ! Mais Seigneur, pourquoi ? Pourquoi ? Je m’avançais vers la guérison et là, on reprend tout à zéro. Voilà mon ascenseur spirituel ! La joie d’être en meilleure santé fait place à nouveau à l’inquiétude. Je lutte avec mes pensées et mes craintes, tout en sachant que Dieu est souverain. Je suis passée d’une foi extraordinaire que je serai guérie à une peur coupable. Les hospitalisations de jour sont programmées, avec son lot d’examens et injections de toutes sortes. Mes veines n’en peuvent plus d’être agressées et explosent de partout. Mes yeux sont rougis par l’inflammation.

Le Seigneur m’a alors montré que ma joie et ma foi dépendaient des circonstances. J’ai alors crié à Lui, résignée à Lui laisser toute autorité sur ma vie. J’ai décidé d’accepter l’épreuve même si elle devait durer des années. J’ai remis toute chose entre Ses mains. Quelques jours plus tard, assistant à une conférence, j’ai été restaurée. Une paix immense a envahi mon cœur. La situation n’avait pas changé, mais j’étais une autre personne. J’avais reçu la visite du Seigneur qui m’a rassurée. Le fardeau a été ôté et je n’arrivais plus à m’inquiéter. Ce fut un vrai miracle. Mon corps était toujours malade, mais mon âme ne souffrait plus. Plus encore, mes yeux ont été détournés de la maladie pour revenir à mon service.

Dans tout ce chemin d’épreuve, je me disais que le Seigneur avait un plan. Certainement, il voulait changer mon caractère ou me préparer à soutenir ceux qui vivront une expérience similaire. Et voilà que ce dimanche, la prédication a illuminé mon cœur. Un message extraordinaire sur la consolation et la miséricorde de Dieu ! Quelle lumière ! Quelle révélation !

Voilà la phrase du pasteur qui m’a touchée :  » Ce que Dieu veut, c’est que nous Le choisissons LUI et non la réponse à notre prière  » ! Ce que Dieu désire, c’est que dans une communion plus profonde avec Lui, Il puisse nous enlacer d’amour et de consolation, dans toute cette souffrance que nous éprouvons. Cela n’empêche pas de garder la foi pour un miracle, bien évidemment.

Des mots ont été mis sur ce que j’avais vécu. Se sentir aimé et consolé de ce grand Dieu est un trésor inestimable, ineffable, incomparable ! Notre communion avec Lui est appelée à grandir pour que nous Le connaissions davantage. Il a Son plan et Sa manière de prendre soin de nous. Et si le but de nos épreuves était tout simplement que nous soyons consolés dans une étreinte de compassion, venant de Dieu Lui-même ?

Je suis émerveillée de connaître cet Evangile qui nous dévoile le cœur de Dieu pour Ses enfants. Il y a certes un prix à payer, celui de garder son coeur pur, de ne pas s’endurcir et de prendre sa croix pour faire mourir l’incrédulité, les murmures et la rébellion. Philippiens 4. 7 nous enseigne :  » Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.  » Dieu veut nous consoler et nous donner Sa paix.

Ces deux versets de 2 Corinthiens 1 prennent une toute autre saveur :

 » Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolationqui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut ; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. « 

Il est possible que vous ayez vécu cet ascenseur spirituel, passant de la foi à la crainte. Un frère racontait qu’il se réjouissait d’une promesse d’embauche qui finalement n’a pas eu lieu, alors que tout s’annonçait parfaitement bien. Je compatis. Mais, soyons-en persuadés, le Seigneur fait toute chose belle en Son temps.

Connaissant la consolation de Dieu, nous serons de véritables témoins de Son amour. Nous prierons pour nos persécuteurs, nos ennemis et ceux qui nous maltraitent. Dieu veut le salut de tous. Gardons-nous de vouloir exterminer quiconque, comme Pierre dans le jardin, alors que Dieu a un plan de salut pour chacun ! A la lumière de ces choses, notre prière changera de contenu.

Dieu fait des merveilles, soyons patients dans l’épreuve ! Je suis reconnaissante d’être passée par ce chemin, dont je ne vois pas encore le bout. Je découvre encore le cœur de mon Dieu. C’est extraordinaire de pouvoir dire  » Merci !  » pour une affliction, une épreuve. Cela défie la logique humaine, mais c’est une réalité, que nous enfants de Dieu, nous pouvons expérimenter.

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