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La femme, le sexe faible ?

La science dit … et la Bible dit … .
Il faut choisir.

C’est un principe culturellement établi que l’homme est plus fort et plus robuste que la femme. Mais sur des bases biologiques, cela est complètement erroné.

La réponse au problème masculin commence dans le ventre de sa mère, en raison de son développement fœtal plus compliqué, de sa génétique, du fonctionnement de ses hormones. Le point faible de notre espèce est bien l’homme. Les bébés filles sont plus résistants que les bébés garçons. Cette inégalité sexuelle commence donc dès la conception. La première période de développement, de quelques cellules à celle d’un bébé, est extrêmement vulnérable. De nombreuses maladies chroniques commencent dans l’utérus. Le plus grand défi pour les garçons est inscrit dans leurs chromosomes. L’être humain mâle possède les chromosomes X et Y, une combinaison fragile. Le double X féminin, est beaucoup plus protecteur, une erreur sur une copie et l’autre prend le relais, ce qui n’est pas possible pour le petit et fragile chromosome Y. Le fœtus mâle présente des risques de complications et de mort beaucoup plus élevés qu’un fœtus femelle. Et, à la naissance, une fille est physiologiquement l’égale d’un garçon âgé de quatre à six semaines. Les garçons naissent aussi deux fois plus souvent prématurément que les filles et ont 30 % de plus de mourir dans la première année de vie. Et ce n’est pas terminé : les garçons souffrent plus souvent d’asthme que les filles.

Selon le psychiatre Sebastian Kraemer, les facteurs sociaux et biologiques rendent les jeunes garçons plus fragiles psychologiquement que les filles. Et, le sort continue à s’acharner sur le sexe dit fort après la naissance. Après avoir passé le cap de la petite enfance, les garçons doivent faire face à de nouveaux défis. Ils sont beaucoup plus enclins à avoir des troubles neurologiques. L’autisme est beaucoup plus important chez les garçons que chez les filles : cinq fois plus de risque selon les derniers chiffres. Les hommes sont, en effet, beaucoup plus sujets à des problèmes psychologiques ainsi qu’à des troubles du comportement et de développement. On suggère que le chromosome X est le siège de nombreux déficits sociaux et cognitifs communs à de nombreux troubles héréditaires. Enfin, les facteurs environnementaux jouent un rôle très important. L’influence des parents, désireux pour la plupart de voir dans leur petit un « homme », aurait un impact sur le développement psychologique de l’enfant. Les jeunes garçons sont généralement traités plus rudement que leurs sœurs car on les considère comme plus résistants. Cette pression sociale entraînerait, selon le Dr Kraemer, la négation de certaines facultés chez le jeune garçon, qui fait face à trop de pression et d’exigence à devenir fort. Selon Dr Kraemer, si les parents étaient plus conscients de cette fragilité masculine, ils pourraient changer le mode d’éducation qu’ils réservent à leurs garçons. Le sexe fort a besoin de plus d’attention.

Les résultats scolaires des filles sont généralement supérieurs à ceux des garçons bien que ces derniers aient de meilleurs résultats en mathématiques et dans la plupart des disciplines non-verbales. Les filles sont meilleures en littérature et expriment plus facilement leurs sentiments que les garçons, qui ont tendance à se fermer comme des huîtres. Les hommes sont moins éduqués que les femmes parce que l’éducation est construit sur un modèle féminin. Ils vivent plus l’échec scolaire que les filles.

La santé physique et mentale des hommes est en moins bon état que celle des femmes. Ils prennent moins bien soin de leur santé ; ils mangent mal ; ils consomment plus d’alcool et de drogues ; ils jouent plus à des jeux de hasard. Le tabagisme est deux fois plus répandu chez eux. Ils font moins d’activité physique. Quand ils se retrouvent en difficulté psychologique, les problèmes s’accentuent et les hommes se détruisent et dépérissent plus rapidement et plus facilement que les femmes. Moins d’hommes que de femmes acceptent d’utiliser les médicaments prescrits. Lorsqu’ils sont malades, les hommes présentent rarement des signes de faiblesse et ils ont moins tendance à contacter un docteur, estimant que les choses vont s’arranger et que le dialogue est inutile. Ces tendances expliqueraient en partie les taux de suicides beaucoup plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Les maladies coronariennes, le diabète, l’alcoolisme, les ulcères et le cancer du poumon sont tous plus répandus chez les hommes que chez les femmes, cependant plus victimes de dépression et de troubles du comportement alimentaire.

Les hommes en grande difficulté psychologique utilisent moins les services d’aide que les femmes. Ils ont honte de demander de l’aide puisque cela ne correspond pas à l’image de l’homme  »fort » que la société a voulu leur imposer depuis leur enfance. « Un homme ne pleure pas et ne se montre pas vulnérable« , voilà ce qu’on leur apprend ! Les hommes ne sont donc pas enclins à  chercher de l’aide quand cela devient pourtant indispensable. Ces fragilités laissent les hommes plus vulnérables que les femmes aux dangers de la vie. 

Les femmes ont aussi un système immunitaire plus compétent, grâce à l’œstrogène, une hormone qui fait office d’antioxydant, mais aussi de protecteur cérébral. Cette hormone aurait aussi la capacité de réparer les dégâts cérébraux. Chez le garçon, la testostérone a certes des propriétés tout aussi louables, mais des taux trop importants seraient liés, d’après les recherches de ces dernières années, à l’autisme.

Le mode de vie des hommes se répercute sur leurs comportements et, en cas de crise, certains hommes peuvent alors devenir très violents. N’ayant pas appris le dialogue et l’appel au secours, ils n’ont d’autre solution que de gérer les difficultés par la violence verbale et physique.

Les femmes, plus sociables et plus déterminées, se forgent davantage un moral de combattante, face aux épreuves de la vie. La fibre maternelle, bien souvent, leur permet de relever la tête et de continuer à se battre, quoi qu’il arrive. Psychologiquement parlant, elle est bien plus armée qu’un homme à gérer les conflits, notamment de par sa faculté à utiliser le langage. Le cerveau féminin posséderait un plus haut niveau de « protéines du langage ». Une femme emploie, en moyenne, 20 000 mots par jour, soit 13 000 mots de plus que l’homme.

Au quotidien, elle a plus de facultés à réagir et à s’adapter aux situations nouvelles. Les femmes sont souvent championnes multitâches. Même une agence aussi virile que la Central Intelligence Agency (CIA) l’a bien compris, et recrute désormais des femmes, jugées plus efficaces dans la traque des terroristes, ou encore le cabinet de consulting américain Rothstein Kass, qui a montré que les femmes qui gèrent des fonds d’investissement spéculatifs, sont plus sensibles aux signaux « risque-endettement » et enregistrent de meilleures performances. Son cerveau lui permet de traiter d’innombrables informations simultanément, comme celle de tenir une conversation, tout en suivant celle de la table voisine. Il est également prouvé que sa grande émotivité et sa sensibilité aiguisée lui permettent beaucoup plus que les hommes de décrypter le langage corporel et facial de ses pairs. Elle sait détecter les mensonges d’un coup d’œil. Elle sait lire les émotions sans faillir, contrairement à l’homme qui fait beaucoup d’erreurs. C’est ce qu’on appelle son sixième sens. Les femmes sont plus tenaces et savent faire tomber la plus grande résistance, en utilisant une riche gamme de procédés psychologiques. Elle peut être une manipulatrice redoutable. L’adage populaire dit bien : « Ce que femme veut, Dieu le veut ! »

Les femmes âgées semblent mieux supporter le veuvage que les hommes. Quand c’est la femme qui meurt la première, l’homme déprime, s’isole puis part la rejoindre quelques mois plus tard. Les femmes supportent mieux la solitude. L’espérance de vie des femmes est supérieure à celle des hommes dans la plupart des pays et l’écart a tendance à s’accentuer. L’égalité revendiquée n’est toujours pas aux rendez-vous, nous devons accepter la réalité scientifique de la faiblesse de l’homme. Les êtres humains mâles ont toujours été en passe de disparaître. Dans tous les pays du monde, on se rapproche de 3 filles pour 1 garçon.

Donc, la conclusion est la suivante : pour toutes les raisons précitées, la femme n’est pas le sexe faible. Mais à bien des égards, l’homme la surpasse dans d’autres domaines que nous connaissons, comme la force physique, le repérage dans l’espace, la faculté à ne pas se précipiter ou à s’alarmer (ce que les femmes taxent généralement de lourdeur), ou la dextérité à utiliser les machines. La liste n’est pas exhaustive.

Le but n’est pas de chercher à tout prix un gagnant dans cette bataille, mais plutôt de voir à quel point nous sommes complémentaires. Beaucoup, aujourd’hui plus qu’autrefois, s’acharnent à mettre hommes et femmes sur un pied d’égalité.

Mais, nous, chrétiens que devons-nous en penser ?

Nous le voyons bien, la femme est certes plus équipée face à la vie, qu’il semblerait qu’elle puisse aisément se passer de l’homme. S’hasarderait-on à se poser la question : « Pourquoi Dieu l’a-t-il créée ainsi » ?

Justement, à cause de ses capacités extraordinaires, il a voulu qu’elle soit une aide auprès de son mari. La Bible nous donne un modèle clair du couple selon la volonté de Dieu. L’homme est celui qui est responsable, à tous les niveaux, de sa famille. Il doit les enseigner spirituellement, les nourrir, les loger, … L’épouse est celle qui est là pour soutenir, aider et s’occuper du quotidien, de la maison et des enfants. Ce qui ne signifie pas qu’il lui soit interdit de travailler.

Les combats féministes du fond des âges, depuis des générations, ont promu une femme libre, qui décide, qui vote, qui dirige, qui n’a de compte à rendre à personne,… Mais que dit Dieu ? Elle doit être soumise à son mari ! S’insurger contre cela la prive définitivement de son bonheur et de son épanouissement. Pourquoi doit-elle se soumettre, alors qu’elle est plus intelligente (le plus souvent), plus efficace, plus prévoyante, plus intuitive que son mari ? C’est justement pour la protéger d’elle-même et protéger ses enfants !

A cause de son hypersensibilité et de son imagination parfois incontrôlable, une femme peut très vite être victime des ses émotions débordantes et de sa créativité. En demande constante de sécurité affective, elle peut se tromper sur la réalité des faits, être dans l’interprétation, dans des procès d’intention, dans des blessures infondées. Elle a besoin d’être rassurée en permanence, car elle tombe vite dans les inquiétudes et les soucis journaliers. Dieu a équipé son mari pour la rassurer et la calmer dans les moments de dérapages. Pour autant qu’il soit enraciné dans l’Évangile, il a de quoi, en prenant sa place et en répondant à ses responsabilités, ouvrir ce parapluie de foi et de paix sur sa famille. L’apôtre Pierre a dit dans son épître : « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible ; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. » (1 Pierre 3:7), car spirituellement parlant, la femme a des faiblesses.

D’où viennent les luttes dans les foyers ? Bien souvent, la femme imbibée du modèle du monde, ne sait plus tenir sa place. Il est tellement facile pour elle de s’occuper et de décider de tout. Elle est tellement équipée pour s’occuper de mille choses dans une journée. Elle peut évincer elle-même son mari de sa place et se plaindre, par ailleurs, de son manque de présence et de réactivité. Face au caractère féminin, l’homme, le plus souvent, déclare forfait. Il renonce à user de cette autorité divine, qui lui a été donnée originellement et qui est garante de l’ordre dans la maison. Sans cette autorité, la femme luttera toujours avec les enfants pour se faire entendre.

Certains pays, plus que d’autres, ont hérité de cette mentalité qui met la femme sur un piédestal. C’est une tradition contre laquelle il faut lutter, car ce n’est pas ce que Dieu a établi. Plus que jamais, on se bat dans la société pour le droit des femmes et pour la parité. C’est le chaos assuré pour les foyers qui ne résisteront pas aux conséquences de ce désordre. Les enfants ont sous leurs yeux un modèle de famille faussée. De plus en plus, la femme gère tout, le mari subit. Tout est fait pour que la femme ne soit pas à sa place aujourd’hui. Elle travaille, donc a les mêmes droits que son mari. Le monde politique impose la parité, que le peuple le veuille ou non.

La soumission fait-elle d’une femme une serpillière ? Bien sûr que non ! Le mari qui ressent de sa femme une soumission ou des efforts constants pour s’améliorer, de tyran ou d’ombre qu’il ait pu être, il devient un mari aimant, qui respecte sa femme et prend soin de ceux de sa maison. C’est à lui que revient de prendre les décisions importantes pour le foyer, aidé des avis éclairés de son épouse. Il est celui qui rendra des comptes à Dieu pour le salut de ses enfants. Il dirige, mais sans écraser, sans abuser de son autorité. Dieu l’instruit pour cela par l’Évangile puissant de Jésus Christ.

Bien sûr, tout ne se fait pas en jour. Une femme qui règne dans sa maison depuis longtemps, Dieu aura à lui faire grâce pour qu’elle descende de son trône. La femme doit réaliser à quel point ses compétences peuvent devenir une arme de destruction pour sa maison. Le livre des Proverbes dit : « La femme sage bâtit sa maison, Et la femme insensée la renverse de ses propres mains. » (Proverbes 14:1) Un mari transparent dans la maison, s’il crie à Dieu, Celui-ci lui rendra sa présence véritable et son autorité. Tout est possible à Dieu pour celui qui marche dans l’obéissance !

Il est essentiel d’accepter que l’homme et la femme ont été créés différents. C’est par ailleurs la condition sinequanone pour être complémentaires. La connaissance de l’autre, de ses compétences et de ses limites, aide à préserver la paix. Une épouse ne peut pas s’attendre à ce que son mari devienne comme elle, et inversement. Il convient de s’apprécier l’un l’autre et de COMMUNIQUER pour améliorer le quotidien, dans une écoute mutuelle et respectueuse.

Oui, il est possible d’être une femme heureuse et soumise ! Les deux ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, être soumise est la condition immuable pour être épanouie. Pour ceux qui ont essayé la méthode divine, que de restauration, que de bonheur, que d’épanouissement dans le cœur de chacun ! Dieu n’a pas donné d’autre alternative pour un foyer heureux ! Il est inutile d’essayer autre chose, cela ne fonctionne pas. Rien ne peut surpasser la sagesse de Dieu ! Personne ne peut prétendre réussir là où Dieu prédit l’échec !

Femmes, soyez soumises ! Prenez cette croix chaque jour pour crucifier ce qui est charnel ! Vous aiderez votre mari à accomplir ce commandement : « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle. » (Éphésiens 5:20)

La querelle des outils

Qu’il est difficile de comprendre le talent des autres ! L’union fait la force, mais elle a un coût, celui du non jugement et de l’humilité.

Les outils du charpentier tenaient un jour une conférence dans l’atelier de leur maître.

Le frère Marteau fut le premier à prendre la parole, car l’assemblée l’avait informé qu’il devait partir, étant trop bruyant. Il déclara :  » Puisque je dois vous quitter, je demande que la sœur Vrille en fasse autant, car elle, elle est insignifiante et ne produit que peu. « 

Sœur Vrille se leva alors et dit :  » Je suis d’accord, mais que sœur Vis s’en aille aussi, car pour arriver à quelque chose avec elle, il faut tourner bien longtemps. « 

 » Si tel est votre désir, déclara sœur Vis, je partirai, mais frère Rabot devra se retirer également, il est trop superficiel ! « 

Le frère Rabot répondit à son tour :  » Eh bien, que sœur Règle parte avec moi ! Elle est toujours en train de mesurer les autres ! « 

La sœur Règle se plaignit alors du frère Papier de Verre qui, dit-elle, est bien plus dur qu’il ne devrait l’être.

Mais voilà qu’au milieu de la conversation arriva le charpentier. Il mit son tablier et s’approcha de l’établi. Pour accomplir son travail, il utilisa tour à tour, la vis, la vrille, le papier de verre, la scie, le marteau, le rabot et tous les autres outils de son atelier.

La journée de labeur achevée, on vit sœur Scie se lever et déclarer à tous :  » Frères et sœurs, je vois que nous sommes tous, ensemble, ouvriers avec le charpentier. « 

Combien d’entre nous ressemblons à ces outils ? Nous nous chicanons ; nous créons du désordre, simplement parce que nous pensons que notre prochain ne fait pas les choses comme il le devrait.

Nous avons des fonctions différentes, mais nous appartenons au même corps. Nous accomplissons des ouvrages différents, mais nous bâtissons la même maison. Prenons bien soin de ne pas nous plaindre les uns des autres en s’arrêtant aux défauts d’un quelconque outil de Dieu !

Je vous invite à lire l’exhortation de l’apôtre Paul, très instructive à ce sujet, dans 1 Corinthiens 12.

Marc Richard

Le salut pour tous

Il m’arrive parfois de saisir un conversation dans une salle d’attente, une pharmacie, une boulangerie ou autre. Souvent, je ne peux m’empêcher d’intervenir pour parler de Jésus. Je constate que les réactions sont bien différentes. On peut catégoriser les personnes à qui nous nous adressons en six catégories :

Les incrédules :

Ce sont ceux qui ne veulent pas croire au message de l’Evangile. Ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas. Ils choisissent de ne pas croire.

Les sceptiques :

Ils reconnaissent l’existence de Dieu, tout en se demandant si vraiment Il peut intervenir en leur faveur. Ils sont résignés sur leur triste sort. Nathanaël était de ceux-là, mais en venant à Jésus, son scepticisme s’est transformé en foi.

Les indifférents :

C’est la catégorie la plus nombreuse. Ils pensent qu’ils n’ont pas besoin de salut. C’est bien pour les autres, mais pas pour eux. Pourtant, nous sommes tous concernés par le sacrifice de la croix, là où Jésus a expié les péchés du monde entier (1 Jean 2.2).

Les procrastinateurs :

Ce sont ceux qui croient au message, mais ne sont jamais prêts à s’engager avec le Seigneur. Ils remettent toujours leur salut au lendemain, n’étant pas conscients que le retour du Seigneur est proche.

Les rétrogrades :

Ce sont des enfants de Dieu qui ont abandonné la foi, pour de multiples raisons : blessures, non-pardon, déception face aux mauvaises doctrines, etc.

Les enfants de Dieu :

C’est toujours une joie d’échanger avec un enfant de Dieu. C’est l’occasion de se réjouir de son salut mutuel, et pourquoi pas de partager la nourriture que l’on reçoit dans son assemblée respective.

Vous voulez des astuces pour chacune des catégories de personnes ? J’ai une bonne nouvelle pour vous : je n’en ai aucune ! Comme toujours, je ne peux parler que du coeur de Jésus en nous. Si nous Le connaissons, si nous avons connu la manifestation de Son amour et tous Ses bienfaits, nous aurons de quoi témoigner. Le meilleur témoignage est le vôtre ! Plus la croix œuvrera en nous pour nous changer et nous donner le coeur de Jésus, plus cet amour transpirera de nos paroles.

Je vous souhaite une bonne pêche.

L’ascenseur spirituel

Vous connaissez l’ascenseur émotionnel, n’est-ce-pas ? Celui qui vous fait passer d’une joie extrême à une grande frustration en un temps record. Vous décollez pour atterrir dans une déception d’autant plus grande qu’a été votre allégresse.

Imaginez qu’on vous annonce que vous avez gagné une voiture. Extraordinaire ! Dans cette grande félicité, vous vous empressez de contacter vos proches pour leur annoncer la merveilleuse nouvelle. Cependant, dix minutes plus tard, on vous rappelle pour vous présenter des excuses, car finalement, ce n’est pas vous le gagnant. C’est l’ascenseur émotionnel. Vous passez du bas vers le haut, pour redescendre très très vite dans une déconvenue sans nom.

Voilà ce que j’ai vécu, il y a quelque temps concernant ma maladie. Tout allait bien, une fois le traitement mis en place. Plus de douleurs, de moins en moins de fatigue, quel bonheur ! Merci Seigneur ! Cependant, en diminuant le dosage du médicament, voilà que mon corps ne réagit pas de la bonne manière ! L’inflammation remonte en flèche. Les médecins revoient donc le protocole. La conclusion est, soit ce n’est pas le bon diagnostic, soit ce n’est pas le bon traitement ! Mais Seigneur, pourquoi ? Pourquoi ? Je m’avançais vers la guérison et là, on reprend tout à zéro. Voilà mon ascenseur spirituel ! La joie d’être en meilleure santé fait place à nouveau à l’inquiétude. Je lutte avec mes pensées et mes craintes, tout en sachant que Dieu est souverain. Je suis passée d’une foi extraordinaire que je serai guérie à une peur coupable. Les hospitalisations de jour sont programmées, avec son lot d’examens et injections de toutes sortes. Mes veines n’en peuvent plus d’être agressées et explosent de partout. Mes yeux sont rougis par l’inflammation.

Le Seigneur m’a alors montré que ma joie et ma foi dépendaient des circonstances. J’ai alors crié à Lui, résignée à Lui laisser toute autorité sur ma vie. J’ai décidé d’accepter l’épreuve même si elle devait durer des années. J’ai remis toute chose entre Ses mains. Quelques jours plus tard, assistant à une conférence, j’ai été restaurée. Une paix immense a envahi mon cœur. La situation n’avait pas changé, mais j’étais une autre personne. J’avais reçu la visite du Seigneur qui m’a rassurée. Le fardeau a été ôté et je n’arrivais plus à m’inquiéter. Ce fut un vrai miracle. Mon corps était toujours malade, mais mon âme ne souffrait plus. Plus encore, mes yeux ont été détournés de la maladie pour revenir à mon service.

Dans tout ce chemin d’épreuve, je me disais que le Seigneur avait un plan. Certainement, il voulait changer mon caractère ou me préparer à soutenir ceux qui vivront une expérience similaire. Et voilà que ce dimanche, la prédication a illuminé mon cœur. Un message extraordinaire sur la consolation et la miséricorde de Dieu ! Quelle lumière ! Quelle révélation !

Voilà la phrase du pasteur qui m’a touchée :  » Ce que Dieu veut, c’est que nous Le choisissons LUI et non la réponse à notre prière  » ! Ce que Dieu désire, c’est que dans une communion plus profonde avec Lui, Il puisse nous enlacer d’amour et de consolation, dans toute cette souffrance que nous éprouvons. Cela n’empêche pas de garder la foi pour un miracle, bien évidemment.

Des mots ont été mis sur ce que j’avais vécu. Se sentir aimé et consolé de ce grand Dieu est un trésor inestimable, ineffable, incomparable ! Notre communion avec Lui est appelée à grandir pour que nous Le connaissions davantage. Il a Son plan et Sa manière de prendre soin de nous. Et si le but de nos épreuves était tout simplement que nous soyons consolés dans une étreinte de compassion, venant de Dieu Lui-même ?

Je suis émerveillée de connaître cet Evangile qui nous dévoile le cœur de Dieu pour Ses enfants. Il y a certes un prix à payer, celui de garder son coeur pur, de ne pas s’endurcir et de prendre sa croix pour faire mourir l’incrédulité, les murmures et la rébellion. Philippiens 4. 7 nous enseigne :  » Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.  » Dieu veut nous consoler et nous donner Sa paix.

Ces deux versets de 2 Corinthiens 1 prennent une toute autre saveur :

 » Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolationqui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut ; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. « 

Il est possible que vous ayez vécu cet ascenseur spirituel, passant de la foi à la crainte. Un frère racontait qu’il se réjouissait d’une promesse d’embauche qui finalement n’a pas eu lieu, alors que tout s’annonçait parfaitement bien. Je compatis. Mais, soyons-en persuadés, le Seigneur fait toute chose belle en Son temps.

Connaissant la consolation de Dieu, nous serons de véritables témoins de Son amour. Nous prierons pour nos persécuteurs, nos ennemis et ceux qui nous maltraitent. Dieu veut le salut de tous. Gardons-nous de vouloir exterminer quiconque, comme Pierre dans le jardin, alors que Dieu a un plan de salut pour chacun ! A la lumière de ces choses, notre prière changera de contenu.

Dieu fait des merveilles, soyons patients dans l’épreuve ! Je suis reconnaissante d’être passée par ce chemin, dont je ne vois pas encore le bout. Je découvre encore le cœur de mon Dieu. C’est extraordinaire de pouvoir dire  » Merci !  » pour une affliction, une épreuve. Cela défie la logique humaine, mais c’est une réalité, que nous enfants de Dieu, nous pouvons expérimenter.

La journée des Droits de l’enfant

La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) a été adoptée le 20 novembre 1989 aux Nations unies. Ratifié par 196 États, ce traité international garantit les droits des enfants. Depuis, chaque 20 novembre, la journée internationale des droits de l’enfant est célébrée. 

Le journaliste, aux actualités de ce midi, annonce un reportage concernant la journée des Droits de l’Enfant. Je m’attendais à ce qu’on parle d’amour, de respect, d’éducation… Rien de tout cela, absolument rien ! Tout tournait autour des violences sexuelles. Cela se résumait presqu’à dire que les enfants ont juste besoin d’être alertés et instruits sur ces violences. On montrait une intervention de professionnels dans une école maternelle, donc un public de 3 à 6 ans, apprenant aux enfants à dire  » Non ! « , si toutefois, un contact physique leur déplaisait. C’est une bonne chose, certes, mais les droits ne se réduisent pas à uniquement cela, même si les chiffres d’agressions sexuelles sont en augmentation dans le monde entier. Et qu’ont-ils dit d’autre qui pourrait gêner nos oreilles converties ?

C’est devenu vieux jeu de parler d’amour, d’attention, de temps, d’investissement parental, d’accompagnement ? Et pour les chrétiens, faut-il rappeler l’instruction des enfants aux valeurs divines et à la doctrine de Christ, depuis le plus jeune âge ? Ce monde est dans un tel tourbillon de folie et de course effrénée vers le péché, que l’essentiel n’est plus la priorité. Les besoins sont créés par le dictat des médias, de la mode, de la consommation à-tire-larigot et du plaisir individuel avant tout. Le tableau est noir, mais malheureusement réaliste.

Veillons, parents, à ne pas se laisser embarquer par tous ces courants philosophiques, psychologiques, sociaux et anti bibliques, qui nous volent nos enfants, nos jeunes et notre responsabilité ! Prenons ce qui est bon et jetons les reste. Veillons car l’influence du monde est indéniable et grandissante et elle agit partout et même dans nos maisons ! Ouvrons grand nos yeux et soyons instruits pour déceler le plan de l’ennemi.

On m’a toujours appris que les droits sont toujours associés à des devoirs. Ils sont indissociables. On parle des droits et des devoirs du citoyen, des bailleurs et des locataires, n’est-ce pas ? Tout contrat, tout règlement liste les droits mais également les devoirs de chacune des parties. Pourquoi ne parle-t-on pas des devoirs des enfants ? La réponse est simple et je suis sûre que vous l’avez. Ce monde veut ériger, de plus en plus, des enfants-rois, de futurs adultes, totalement étrangers à la soumission et à l’autorité.

C’est étonnant d’entendre les enfants d’aujourd’hui s’exprimer. Ils ont un tel aplomb, une telle assurance et une autorité déstabilisante ! Le pire, c’est que le monde séculier admire de telles attitudes. Ce sont presque de petits adultes affichant leur moi, leurs opinions, leurs désaccords, leur rébellion, avec parfois une telle arrogance. Cela est déconcertant et déplorable ! On peut ressentir de ces enfants, je parle d’une généralité bien entendu, qu’ils ne sont soumis à personne. Ils sont livrés à eux-mêmes et décident, influencent leurs parents et même les mènent par le bout du nez. Que vont-ils devenir ? Quelle tristesse ! Tout l’inverse de ce que Dieu enseigne ! Il existe encore des parents, chrétiens ou pas, qui assurent une éducation convenable à leurs enfants, accompagnée de respect et d’obéissance. Hélas, cela se fait de plus en plus rare !

Enseigner aux enfants leurs droits est légitime. Si les parents ne le font pas, rassurez-vous, le monde le fera, mais de quelle manière et par qui, c’est toute la question. Rappelez-vous que les enfants ont également des devoirs, résumés en un seul commandement, suivi d’une promesse :

 » Honore ton père et ta mère, afin que tu vives longtemps sur la terre.  » Eph 6.2

Avant cela, Paul s’adresse directement aux enfants en leur demandant d’obéir à leurs parents, car cela est juste. Il demande ensuite aux pères de ne pas irriter leurs enfants, mais de les élever en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. C’est une grande responsabilité qui demande le coeur du Seigneur, du temps, de l’investissement et des sacrifices personnels. N’oubliez jamais que discipliner, c’est aimer. Et, à obéir à Dieu, on a tout à gagner, tout en perdant ce qu’il faut perdre.

Bonne fête des Droits de l’Enfant !

Gérer la crise

Qu’il est difficile d’autogérer sa colère !

Les enfants manifestent leur frustration avec une intensité déconcertante, allant de la bouderie silencieuse jusqu’à la crise de colère bruyante et ravageuse. Leur comportement impacte le nôtre, sans que nous arrivions toujours à faire descendre la tension. Nous savons qu’il faut réagir avec calme, mais sans être capables concrètement de gérer chaque situation critique.

La frustration est l’une des émotions les plus puissantes que nous ayons à affronter depuis notre plus tendre enfance, faisant d’elle l’une des plus dangereuses. Outre son intensité, ce qui rend le contrôle de cette émotion difficile est que personne n’enseigne habituellement aux plus jeunes comment canaliser l’énergie qui lui est associée

Nous pouvons nous aider des conseils d’un psychologue, spécialiste de l’enfance et de la parentalité, mais la Parole de Dieu, étant souveraine, nous devons chercher à la pratiquer avec attention.

1 – Adapter son attitude à la crise émotionnelle

D’abord, face au débordement émotionnel, il faut souffler et prendre le temps de réagir pour éviter de monter en pression soi-même. Ensuite, il est indispensable de se rappeler que nos réactions ne sont qu’imparfaites et que nous n’avons pas le pouvoir de calmer les enfants immédiatement. Nous pouvons les accompagner au mieux pour les ramener au calme. Si besoin, l’adulte peut lui aussi s’isoler quelques secondes, le temps de se pauser, de prier, même si cela peut paraître incongru, car la précipitation et l’impulsivité vont, à coup sûr, causer des dégâts.

2 – Protéger

En fonction de l’intensité des réactions, il peut être nécessaire de se protéger et de protéger les autres personnes présentes. Il convient également de protéger l’enfant de lui-même, lors de cette tempête émotionnelle, principalement s’il se fait du mal. L’isoler peut être une bonne idée, afin d’éviter les interventions des autres adultes et des autres enfants, dont les propos peuvent envenimer les choses ou apporter un soutien délétère à l’enfant, ce qui va saper votre autorité. Trouver un lieu calme, intime, où vous pourrez faire ce qui vous semble bon. N’oubliez pas qu’un enfant est capable de fédérer un public, juste par un regard, afin de vous déstabiliser !

3 – Parler au bon moment

Gronder est souvent superflu en début de « crise ». Au préalable, l’enfant doit avoir appris à pleurer, sans ameuter tout le quartier comme un cochon qu’on égorge. Les larmes soulagent la tension. Chercher à les empêcher de couler serait contre-productif. L’accompagnement consiste à se positionner à sa hauteur, à lui parler sans élever la voix et à soutenir le retour au calme en démontrant votre empathie, votre disponibilité et votre autorité. La corégulation peut prendre du temps, mais c’est un investissement gagnant sur le long terme. Certaines situations ne permettent pas une gestion immédiate, il convient parfois de différer et de prévenir son enfant qu’on s’en occupera plus tard, tout en l’assistant à retrouver son calme.

4 – Éviter de générer des frustrations

La frustration n’apprend rien en tant que telle. C’est sa gestion qui est profitable. Il n’est pas nécessaire de générer une frustration qui pourrait être évitée. Cependant, il est vital d’apprendre à gérer ses émotions pour supporter les frustrations normales de la vie. Cela vaut pour tout le monde, y compris les adultes. Chez les enfants, l’apprentissage s’effectue par la corégulation, c’est-à-dire, l’accompagnement d’un adulte pour un retour au calme, pour une leçon apprise et un progrès dans la formation du caractère, qui est le but biblique recherché. Ils ont besoin de votre assistance pour apprendre à porter leur croix, comme ils vous voient le faire. Vous connaissez votre enfant mieux que quiconque, ses faiblesses, sa sensibilité voire susceptibilité, sa relation difficile avec tel frère ou sœur, etc. Autant que faire se peut, évitez-lui des frustrations inutiles causées par vous-même ou autrui. Cependant, Dieu est souverain et rien n’arrive par hasard dans la vie de Ses enfants, petits et grands.

5 – Anticiper

L’anticipation et la recherche de stratégies signifient que, lorsque certaines situations sont, par essence, empreintes de frustration, comme les trajets, de l’attente ou encore des rendez-vous médicaux, il est souhaitable de prévoir de quoi combler le temps. En outre, il est utile de considérer chaque tempête émotionnelle comme un moyen d’apprendre à mieux connaître son enfant. Il devient de plus en plus facile de prévoir ce qui génère de l’agacement. Rappelez-vous qu’un enfant qui manque de sommeil ou a qui a faim aura plus de mal à gérer ses émotions.

6 – Etre un modèle

Les humains, donc les enfants, apprennent facilement par l’observation et le mimétisme. Il est parfois bienvenu et humble d’exprimer devant eux ses propres émotions et de verbaliser ses propres stratégies d’autorégulation de la frustration et de la colère. Votre travail personnel est très avantageux pour tous les membres de la famille : les émotions sont reconnues, acceptées et les traverser est un processus normal. Votre enfant voit votre parcours : colère, retour au calme avec la croix et repentance à qui de droit. Bien entendu, tout n’est pas à partager avec les enfants. Partagez-leur ce qui les enseignera et qui ne les affectera pas.

7 – Accueillir tous les sentiments et instruire

Valider les sentiments, tous, même ceux perçus comme négatifs parce qu’ils sont dérangeants. Il est important que les enfants puissent ressentir et reconnaître qu’ils sont frustrés, en colère, tristes sans que ce soit perçu comme inadéquat dans la vie quotidienne. Être culpabilisés de ressentir de la frustration ou de la colère n’aide pas à appréhender les situations avec plus de compétences.  » Jésus n’est pas content !  » est à proscrire et définitivement. En revanche, pouvoir exprimer et user de stratégies d’auto et de corégulation est totalement fonctionnel et efficace. On parle de maîtrise de soi ! Amener son mauvais caractère à la croix amène une grande récompense, devenir comme Jésus Lui-même, encore faut-il identifier ce dont on doit se débarrasser. On ne se condamne pas d’avoir mal réagi, mais on s’occupe de ce caractère charnel, qui est appelé à être crucifié. Cette oeuvre concerne également les enfants. Ne les exemptez pas de prendre leur croix.

7 – Apaiser

Souvent, l’enfant rejette tout contact physique, lors d’une tempête émotionnelle. Il ne faut pas le forcer. Il vaut mieux proposer le câlin afin d’aider à l’apaisement. Le contact chaleureux démontre de l’empathie et un accueil des émotions. Les enfants, selon leur maturité, n’ont pas tous la même capacité de s’autoréguler. Les câlins offrent cette corégulation, cette reprise en contact par le corps et de se poser après un tourbillon émotionnel dans lequel ils se sont perdus. Que cela se passe avant la conclusion de la situation ou après, qu’importe ! Le contact physique est bénéfique, même si la situation mérite par la suite une gestion plus ferme. Sévir n’est jamais rejeter. Bien au contraire, c’est le moment d’exprimer davantage d’amour et de compassion. Cela n’est pas incompatible avec la sévérité et/ou la sanction à venir.

8 – Accepter ses erreurs et ne pas tout affronter seuls

Dans la parentalité, il est nécessaire de choisir ses batailles. Tout n’est pas contrôlable et l’accepter est un soulagement : tous les enfants éprouvent des aléas émotionnels. Ainsi, les étiquettes du type, « c’est une colérique », « elle est hystérique », doivent être évitées afin de ne pas cristalliser certains comportements. Certains caractères méritent l’intervention divine. La nouvelle naissance est le premier miracle attendu. Cependant, l’enfant ne doit pas perdre de vue qu’on attend de lui des progrès, qui seront toujours félicités. Toute occasion est bonne pour travailler à cela, comme un défi qu’on l’invite à relever, toujours pour son bien.

Personne n’est parfait ! Des erreurs seront forcément commises. Le plus important est de les verbaliser et d’être en capacité de s’excuser si nos comportements ou propos ont été heurtants. Nous n’avons d’ailleurs pas à être parfaits, c’est une recherche vaine dans tous les cas. Mais on peut s’améliorer ! Cela vaut également pour les enfants qui ne sont pas des petits êtres exemplaires. Ils expérimentent le monde durant leur développement et prennent des décisions sans mesurer les conséquences. Les expressions émotionnelles ne contiennent aucune envie de nuire. Les enfants font souvent du mieux qu’ils peuvent, ils ont désespérément besoin d’être aidés, comme beaucoup d’entre nous, piégés dans une émotion accaparante. 

Il est également possible que les parents aient besoin d’aide spirituelle premièrement puis pratique. Nous avons tendance à reproduire notre propre éducation. Avoir la lumière de l’Evangile n’est pas une option. Ouvrir sa maison à ceux qui peuvent nous aider nous instruit. Cela suppose d’accepter d’accueillir l’assistance et de se remettre en question.

9 – Analyser puis agir

a. La situation mérite qu’on prenne de la distance par rapport à la colère. L’une des meilleures façons consiste à se concentrer sur les aspects positifs et négatifs globaux de la situation qui frustre et prendre en compte chacun d’entre eux et pas uniquement ceux qui sont négatifs. Par exemple, l’enfant peut être amené à se rappeler d’un précédent plus contrariant, où il en est sorti avec brio. On peut également l’encourager à remettre à plus tard la gestion de la situation, ensemble, avec la promesse de toute votre attention pour régler le problème. Le temps agira comme un régulateur et évitera que cela tourne à l’obsession.

Il n’existe pas de pire conseiller que la frustration. En effet, la frustration nous amène à attaquer ou blesser l’objet qui génère cette émotion. Autrement dit, il s’agit d’une émotion peu réparatrice et plutôt vindicative, raison pour laquelle il faut éviter d’agir lorsque ses effets agissent sur nous. Le calme des parents est donc nécessaire.

b. Lorsque l’enfant réclame ce qu’on ne peut lui donner, l’étape suivante consiste à l’amener à distinguer ses désirs, ses besoins et la réalité. Cela semble très simple, mais il ne s’agit pas d’une tâche facile : faire la différence entre ce que nous voulons, ce dont nous avons besoin et ce que nous pouvons réellement obtenir. Pour l’enfant, c’est très compliqué, vu sa notion du temps très approximative et la non ou minime conscience de la réalité.

Si la situation qui cause la frustration ne dispose d’aucune marge de changement possible, il est normal que l’émotion augmente en intensité. Face à ce type de situation où il n’existe pas de marge de manœuvre, il est préférable de travailler sur l’acceptation, plutôt que de travailler sur la capacité d’autorégulation de la frustration. Quand il n’y a pas de solutions, il faut pleurer avec celui qui pleure et prier pour déposer la peine et la fardeau. Tous ne doivent jamais oublier que le Seigneur tient toutes nos vies entre Ses mains.

c. L’Evangile nous enseignera toujours à garder un cœur bienveillant même lorsque nous manifestons notre autorité. D’expérience en expérience, l’enfant peut se reposer sur cette confiance que vous agissez toujours pour son bien, même s’il souffre. Nous-mêmes traversons des situations de grande frustration où l’acceptation nous semble impossible. La croix est encore et toujours la solution. Ce dont on ne peut se défaire, la croix y arrivera à bout. Il faut prier jusqu’à être libéré et ne pas répondre à la tentation de nourrir sa frustration. Les enfants aussi peuvent vivre cela, si nous les accompagnons à la croix. Il faudra veiller à ce qu’ils gardent un cœur pur, en rejetant tout ressentiment envers quiconque.

J’ajouterai quelques mots concernant les personnes âgées. On dit souvent qu’ils retournent en enfance en vieillissant et la frustration peut prendre des proportions énormes, jusqu’à les faire tomber dans la dépression. Là aussi, il faut de la patience, de la bienveillance pour amener à distinguer les désirs, les besoins et la réalité. S’ils sont chrétiens, il faut également accompagner dans l’exercice de la foi, les convaincre que la croix est la solution pour être libre et heureux. Vivre dans le contentement est un bonheur inestimable !

D’après une publication de Natacha Butzbach, psychologue

L’ingrédient incontournable

Le gâteau est raté. Mince, j’ai oublié la levure !

Avez-vous déjà oublié la levure en préparant un gâteau ? Quelle déception ! Le résultat n’est pas très beau, mais au-delà de ça, le gâteau n’est pas fameux, tout sec, un vrai « étouffe-chrétien ». Tout juste bon à tremper dans son café !

La levure (ou équivalent) est un ingrédient indispensable et incontournable. Impossible de s’en passer si l’on veut obtenir une pâte aérée, tendre et savoureuse !

Cela me fait penser à tous ceux qui veulent vivre leur vie chrétienne sans la croix. Beaucoup s’appuient sur leur moralité, pensant que cela suffit, d’autres sur leurs heures de prière ou leur connaissance infaillible de la Bible. D’autres encore s’infligent des principes et exigences tout aussi légalistes les uns que les autres. Et viennent ceux qui comptent sur la grâce de Dieu, comme une bonne étoile qui veille sur eux, déduisant qu’ils n’ont rien à souffrir. Aucun effort ou trop d’efforts dans la chair ne contribuent pas à une vie chrétienne épanouie !

Après le salut, doit venir le temps de l’engendrement en Christ. Il s’agit de mûrir, de devenir un chrétien accompli, solide, enraciné dans la foi. Paul nous parle de parvenir à  » l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ  » (Ephésiens 4.13). Avant ce passage, il liste les différents ministères établis pour le perfectionnement des saints. En dessous, il énonce le but : « afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ.« 

Tout comme la levure permet au gâteau de monter, la croix est l’ingrédient incontournable pour la croissance et la maturité ! Ni la philosophie ni la méditation de la Parole ni les prières ni le jeûne, ni la communion ne peut remplacer l’oeuvre de la croix ! Toutes ces choses font partie de la recette, mais sans la croix, cela ne fonctionne pas. On reste le même ! Privés de la croix, nous ferons face à l’opposition de la chair, car elle sera toujours là pour réclamer ses droits, son confort et provoquant toutes sortes de désastres en nous et autour de nous. Jésus n’a pas eu compassion d’elle. Il ne faut pas négocier avec sa chair. Elle doit mourir à la croix.

Porter sa croix et la porter chaque jour accomplit une oeuvre de mort, suivie d’une résurrection. Ce n’est pas aisé de mettre des mots sur la portée de cette oeuvre. Mais ce qui est sûr et incontestable, ceux qui expérimentent la mort de la croix peuvent attester de sa formidable puissance à nous transformer. Etre libéré de son caractère charnel, de ses passions et de ses désirs est un des miracles les plus spectaculaires que l’on puisse vivre. Rendez-vous compte, devenir de plus en plus comme Christ ! Il n’y a que la croix qui puisse accomplir une telle merveille !

La Parole de Dieu doit trôner au milieu de nos raisonnements, de nos pensées et de nos épreuves. Elle est souveraine et nous devons nous aligner, quoi que puisse nous coûter notre obéissance. C’est un choix qui nous appartient. L’Esprit nous invitera toujours à prendre notre croix, quand la chair nous tentera de fuir, d’éviter la souffrance. C’est à nous de lui résister ! N’oublions pas que le Seigneur n’est pas un bourreau. Il éteindra le feu de la fournaise, une fois l’oeuvre accomplie et nous serons tellement reconnaissants de voir ce qui a été accompli en nous. Prenons courage dans la mort, parfois à petit feu et dans la durée, mais gardons un vue, ce que nous sommes appelés à devenir et pour l’éternité !

Ma valise est prête !

Tout prendre et oublier l’essentiel, quelle misère !

Faire sa valise a ceci d’excitant que l’on pense, sourire aux lèvres, à la destination tant attendue. On met un point d’honneur à penser à tout, à se démener pour tout faire entrer. Me concernant, il ne fallait pas oublier les différents traitements médicaux et les aliments hyperprotéinés que je dois consommer chaque jour. Inutile de vous dire qu’il a fallu faire des concessions pour ne pas dépasser le poids réglementaire et n’emporter que l’essentiel, au détriment du superflu !

Me voilà donc arrivée à destination pour assister à une conférence internationale de mon réseau d’églises, dans la belle île Maurice ! La location saisonnière, en bord de mer, est très accueillante. Tout s’annonce bien.

Première soir de réunion, je suis profondément déçue. J’ai oublié ma Bible ! Mais, quelle horreur, quelle sotte ! Certes, celle du téléphone est disponible, mais c’est quand même la première fois que j’oublie ma Bible. Je n’en reviens pas ! Comment cela a-t-il pu se produire ? J’ai un sentiment de honte mêlée de frustration, comme si j’étais dépouillée de la présence même de Jésus. Ridicule ! J’essaie de me raisonner, car franchement, les conséquences ne sont pas bien graves. Presque un mois plus tard, je ne comprends toujours pas comment cela a pu m’arriver. Cela m’a fait penser d’ailleurs à cette histoire, lue quelque part.

Un chrétien dit à un de ses amis :  » Regarde, je dois faire ma valise. Il faut que je prenne un guide, une lampe, un miroir, un télescope, un livre de poésies, des biographies, un paquet de vieilles lettres, un recueil de chants, une épée et soixante-six volumes. Et, le tout doit occuper cet espace de 25 cm². »

 » C’est impossible !  » lui répond son ami.  » Comment vas-tu faire ? « 

« C’est très simple, ma Bible contient toutes ces choses ! « 

Pour celui qui est né de nouveau, voilà ce qui est essentiel ! La Parole de Dieu est notre nourriture quotidienne, notre pain de chaque jour.  » L’homme de vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.  » répliqua Jésus au tentateur, dans Matthieu 4. Ne négligeons pas la lecture personnelle journalière. Le Saint-Esprit peut tellement enrichir notre trésor, car Dieu nous parle, nous avertit, nous corrige, nous révèle ce qui est caché, nous encourage, sans compter les innombrables histoires des héros de la foi contenues dans ce livre extraordinaire. Révélée par les ministères, notamment celui de l’enseignant, cette Parole devient hyperprotéinée pour notre âme et notre esprit. Ne nous en privons pas ! Avant de boucler nos bagages, vérifions que nous n’avons pas oublié l’essentiel, notre Bible !

Rester debout

 » La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé.  » La tempête nous a impactés !

Réchauffement climatique oblige, on assiste de plus en plus à de nombreuses tempêtes, dont les dégâts sont considérables. On déplore la perte de vies humaines et le contexte économique est mis à mal en raison de la disparition des outils de travail, des élevages, des récoltes, etc. Les habitués aux cyclones font preuve de résilience. Les chrétiens eux mettent, à chaque fois, leur confiance en Dieu. Cependant, nous nous sentons tous tellement petits et démunis face à ces phénomènes météorologiques parfois cataclysmiques. Le constat des dégâts nous laissent ahuris, devant la force des vents et des eaux.

Voyez cet arbre de plus de 20 m de haut, au tronc imposant, debout, la cime haute et fière ! On mettrait notre main à couper qu’il ne se couchera jamais devant un vent impétueux. Et pourtant, cela se passe, chaque année, autour du globe, et de plus en plus souvent. A contrario, d’autres arbres, eux restent debout, parfois dans le même périmètre. Finalement, à bien examiner les arbres couchés, cassés, déracinés, on remarque que certains n’avaient pas suffisamment de racines, d’autres plus de cœur, pourri ou rongé par les insectes, d’autres étaient trop filiformes ou trop exposés au vents de couloir.

Malgré les tempêtes spirituelles que nous traversons, nous devons rester debout. Le Seigneur nous encourage à veiller et à prier, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Nous sommes toujours surpris par une mauvaise nouvelle de séparation ou de divorce dans la famille, une maladie qui nous tombe dessus, un licenciement, une faillite, un deuil, etc.

Nous voilà abasourdis par l’épreuve et cela prend une dimension ingérable ! Le problème occupe toutes nos pensées et notre énergie, car il faut trouver une solution, absolument ! Les soucis nous assaillent et les scénarios les plus terribles se profilent, comme si l’avenir nous appartenait. On a beau se dire que le Seigneur prendra soin, qu’Il est là, il n’empêche que nous sommes souvent déstabilisés. C’est complètement humain et normal. Cependant, il faut sortir du domaine de la chair et mener le combat de la foi. Il y a une croix à prendre pour ne pas renoncer.

Le stade suivant, et qui convient, est de plier ses genoux, à chaque crise d’angoisse, à chaque mauvaise nouvelle qui s’ajoute, à chaque étape douloureuse. Soyons comme Abram qui chassa les oiseaux de proie venus s’attaquer à son sacrifice (Genèse 15). Notre consécration sera toujours menacée par une mauvaise gestion de l’épreuve.

Courons vers Celui qui peut nous décharger de tous soucis ! Ecoutons ce qu’Il a à nous dire et obéissons ! On peut alors ressentir cette paix qui ne peut venir que du trône. Avec Sa grâce, venant de Lui ou des autres, on finit par se détacher de la situation. Je vois là clairement un grand miracle. Seuls les enfants de Dieu disposent de ce privilège : être choyés dans les bras du grand Dieu Lui-même et ressentir qu’on ne porte plus de fardeau ! Quelle merveilleuse expérience !

On arrive à Lui remettre toutes choses et à se recentrer sur l’essentiel. Notre regard change de cap. Nous quittons la problème pour se fixer à nouveau sur l’appel. Peut-être qu’on ne pourra pas y répondre avec la même énergie qu’avant, abîmés par la maladie ou la blessure de l’âme, mais la ferveur revient ! Peu à peu, l’Esprit ranime la flamme. Pourtant, la situation est toujours là et nous pouvons assurément attendre le miracle.

La tempête agit comme un révélateur de notre cœur. D’épreuve en épreuve, notre endurance se forge. Nous sommes de plus en plus brisés et, en même temps, plus forts dans la foi, plus profonds dans notre relation avec le Seigneur et avec la famille de Dieu. C’est difficile d’exprimer cette vie que l’on ressent au fond de soi, qui nous porte, accompagnée d’une sérénité et même parfois d’une joie incomparables, ineffables. Certainement, la prière des autres n’y est pas étrangère.

Restons debout, face à la tempête ! Soyons comme cet arbre célèbre, planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison (Psaume 1). C’est à nous de plonger nos racines en Christ, de chasser nos pensées déprimées, notre abattement, notre désespérance, qui rongent notre cœur, comme le cœur des arbres dévorés par ces insectes invisibles et destructeurs. Que la tempête concourt à notre bien, en refusant de nous coucher. Restons debout !

Le chrétien « caméléon »

Quand l’authenticité manque au chrétien, il est en danger.

Je vous ai déjà parlé du chrétien « zourite ». Connaissez-vous le chrétien « caméléon » ? Celui-ci mérite la médaille d’or du camouflage et donc de la fausseté.

Ce reptile que l’on connaît bien dans les îles a des propriétés anatomiques extraordinaires. Merveilleuse création de notre Dieu ! A La Réunion, on le surnomme « l’Endormi », en raison de sa lenteur. Il est difficile à repérer, car pratiquement immobile, mais surtout à cause de sa capacité à changer de couleur selon son environnement. Autres caractéristiques surprenantes, il possède une langue collante de 20 cm, d’une rapidité fulgurante et ses yeux sont indépendamment mobiles. Il peut donc voir dans deux directions différentes. Quelle aubaine !

Je me demande s’il n’existe pas de chrétiens « caméléons ». Je crois qu’il en existe trop ! Ce sont tous eux qui se métamorphosent pour s’adapter au milieu dans lequel ils se trouvent. Cela peut-être au travail où l’on se fond dans la masse pour cacher notre statut d’enfant de Dieu ou au milieu de certains « amis » que l’on n’a pas réussi à mettre de côté, bien que leurs conversations ou positions dérangent. Et que dire de ceux qui, dans l’église, jouent au chrétiens spirituels, en désaccord avec leur manière païenne de vivre. Ils ne se distinguent pas des incrédules de ce monde.

Dans la première Eglise, je suis persuadée qu’on ne mettait pas longtemps à distinguer les chrétiens authentiques des autres, ni dans leurs paroles ni dans leurs manières d’agir et de vivre. Ils n’hésitaient pas à prendre clairement position pour Dieu, devant les autorités, même au péril de leur vie. Leur motivation n’était autre que « Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 2.26-29). Même dans la persécution et la mise à mort, ils restaient fermes et fidèles à leur foi.

Pour en faire une parabole, je décrirai le chrétien « caméléon », comme celui qui reste un enfant, d’une croissance spirituelle au ralenti. Rien d’étonnant à cela ! Comment grandir quand on ne veut pas renoncer à ses mauvais penchants, aux mauvaises relations et à sa vie mondaine, quand on refuse la croix qui nous transforme ? On reste immature.

La langue du caméléon a de surprenant qu’elle est extrêmement rapide. Voyez-vous où je veux en venir ? Le chrétien « caméléon » attrape tout ce qu’on lui présente. Il n’a pas de mal à se mélanger, à tout accepter, sous des prétextes fallacieux tels que, « Dieu est bon, Il aime tout le monde ! », « Il ne faut pas être sectaire. », « On est libres. », etc. Aucun discernement ! Aucune maîtrise de soi, soit par amour du monde, soit par manque d’obéissance à l’Evangile ou les deux ! Et rapide à parler avec ça ! Forcément, les commérages et les discussions inutiles vont bon train, car il est plus facile et rapide d’analyser, immobile et oisif, que de se donner et de venir souffrir avec les frères et sœurs pour le Royaume. Ah, ces chrétiens qui ont de grandes déclarations, mais chez qui on ne voit pas ou peu de fruits ! Des champions de la langue de bois !

Et si on parlait des yeux du caméléon ? Ils peuvent voir dans des directions différentes et donc gérer des images distinctes. Surprenant ! Les chrétiens « caméléons » aussi peuvent regarder à la fois en haut et en bas. Ils portent souvent deux casquettes, voire plus, afin de s’attirer les bonnes grâces – je n’en suis pas sûre – de leurs interlocuteurs. Ils cherchent un public pour les comprendre ou les admirer, n’ayant pas renoncé à la mort de leur moi pour revêtir Christ. Ce sont des chrétiens de nom qui jettent un œil au ciel, comme pour apaiser leur conscience, et un œil sur la terre, cherchant la sécurité dans leur propre royaume. Ils sont extrêmement doués dans le camouflage, glissant d’une attitude à l’autre, d’une parole à son contraire. Aucune stabilité, aucune fiabilité, aucune cohérence ! Quelle misère ! C’est un décalage permanent entre les paroles et les actes.

Vous en connaissez ? De grâce, soyez patients et priez pour eux ! Il peut s’agir d’un manque cruel de révélation ou d’obéissance. Il faut du temps, parfois, pour capituler devant la croix. Il faut du temps pour réaliser que cette terre n’est pas notre maison. Il faut du temps pour comprendre que mourir pour obtenir la vie de Christ fait notre bonheur, malgré la souffrance de la chair.

Prions pour que le chrétien « caméléon » ne renonce à l’appel de Dieu pour des plans sordides ! Il a besoin que Son maître s’occupe de lui et le retire de sa prison. Il a besoin d’une repentance sincère, en tant qu’enfant de Dieu et citoyen du Royaume, pour soumettre sa vie au Souverain. Gardons espoir ! Je connais d’anciens chrétiens « caméléons », ils servent Dieu aujourd’hui, sans retenue. La correction du Seigneur est parfois brutale mais salutaire. Faisons-Lui confiance pour notre époux.se, pour nos enfants et nos frères et sœurs !

Les meilleures vacances de toute ma vie !

Quand vos plans de vacances sont bouleversés pour un autre plan bien plus exaltant !

Je m’en vais de mon clavier vous raconter mes fabuleuses vacances, les plus insolites jamais vécues. Début juillet, je me réveille avec une douleur de torticolis, rien d’alarmant ! De jour en jour, cette douleur s’étend à la tête, aux mâchoires, aux épaules, aux poignets et mains, aux hanches et genoux. « C’est le chikungunya ! » pensent mon médecin et moi. Prise de sang faite, les résultats au bout d’une semaine sont négatifs. En attendant, les douleurs s’intensifient. Les articulations raidissent la nuit. Le matin est pénible, car obligée de passer sous l’eau chaude parfois plus dune heure, pour les déverrouiller. J’ai froid, je claque des dents, je souffre et pourtant pas de fièvre. Je peux de moins en moins bouger le matin, ce qui me vaut une belle chute dans mon salon, sans gravité heureusement. Nouvelle prise de sang et une nouvelle semaine d’attente : mon taux d’inflammation explose ! Mon médecin m’appelle à 20h, pour me dire qu’elle me fait hospitaliser dès le lendemain. Elle me demande d’arrêter les antidouleurs et les anti inflammatoires pour ne pas fausser les résultats des recherches biologiques. Les pires heures de ma vie !

Je suis prise en main par quatre médecins : deux internistes (spécialistes de maladies rares et auto-immunes), une algologue (spécialiste de la douleur) et un rhumatologue. A cause d’une trace d’infection, on cherche, on cherche et on cherche encore ce qui m’arrive. Je suis donc mise sous morphine, nuit et jour, en plus du paracétamol dans les moments les plus pénibles. Je suis une chape de plomb au réveil, harnachée à mon lit, par des liens invisibles, impossible de bouger ! J’ai besoin d’aide pour me lever, pour manger, pour me laver, pour tout. En fin de matinée, je gagne un peu en mobilité jusqu’au crépuscule, puis vient l’horreur de la nuit et de l’aube, même sous morphine. Au bout de treize jours d’hospitalisation, après douze prises de sang, analyse de selles, d’urine et de crachats, un scanner, un tep scanner (aller-retour de 180 km au total, les ambulances ne sont pas du tout confortables, croyez-moi ! ), enfin, un diagnostic : pseudo polyarthrite rhizomélique ou syndrome de Forestier-Certonciny, peut-être associée à la maladie de Horton ! On finit par me mettre sous cortisone. L’inflammation dégringole de manière spectaculaire et les raideurs et douleurs disparaissent progressivement. Un protocole de soins est mis en place avec une nouvelle hygiène de vie, une alimentation presque sans sel et sans sucre, une remise en forme pour récupérer du muscle et une corticothérapie sur plusieurs mois sous surveillance biologique tous les quinze jours.

Vous l’avez compris, mes vacances se résument à un mois et demi de douleurs, dont quinze jours d’hospitalisation, de désespoir quant à l’attente d’un diagnostic – On imagine toujours le pire. – menant à un total bouleversement de mon mode de vie. Mon corps a subi un réel traumatisme : perte de 6kg en quinze jours ; on m’a transfusé du fer, supplémenté en potassium, magnésium et calcium ; je tiens à peine sur mes jambes ; les efforts physiques et émotionnels m’épuisent ; les médicaments me font mal à l’estomac et au côlon déjà fragiles ; mes os ont été affaiblis (ostéoporose) et je fais face, encore aujourd’hui, à une asthénie qui dure, qui dure et dure. Je me rétablis tout doucement, mais je me rétablis. Gloire à Dieu !

Je terminerai sur une note glorieuse et non la moindre, car c’est l’objectif de mon récit. Dans tous ces moments, j’ai tellement vu la grâce de Dieu ! Les seules articulations épargnées par la maladie furent mes pieds. Une fois mise debout, dans la journée, je gardais un minimum d’autonomie. Dans l’angoisse, je suis tombée sur un chant inspiré de Samuel Olivier, « Réveiller l’aurore », que j’ai écouté en boucle. Les paroles me réconfortaient comme si elles étaient écrites pour moi. J’y trouvais Romains 8.28 et 29, la croix et l’amour de mon Dieu. Durant l’épreuve, j’ai vu l’amour et la compassion de mes proches, de mes frères et sœurs qui m’ont portée dans la prière. De nombreux messages me sont parvenus, plus touchants les uns que les autres. De retour chez moi, j’ai reçu des petits plats cuisinés (sans sel), ma maison était nettoyée. J’ai même découvert des cœurs concernés que je n’imaginais pas. J’ai été bien soignée par un personnel médical très compétent et bienveillant. Et, une occasion extraordinaire m’a été donnée de témoigner de ma foi à une infirmière et à une voisine de couloir, que j’ai retrouvée, dans l’ambulance. Pas de hasard dans le Seigneur !

C’est dans ces épreuves que le soutien est précieux comme l’or. Dans les moments les plus durs, la prière et la foi des autres prennent le relais devant notre lassitude, nos questions et nos incompréhensions. C’est une grâce inestimable ! J’ai vu que l’amour n’est pas qu’un langage, comme le dit l’apôtre Jean : « N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. » 1 Jn 3.18

Sans nul doute, je découvrirai au-devant et plus précisément, pourquoi je traverse ce chemin, mais je sais déjà que cela servira à d’autres. J’ai une pensée évidente pour ceux qui souffrent dans leur corps, car la douleur physique s’accompagne souvent d’une souffrance de l’âme. Cependant, Dieu est grand, Il règne et Il fait de grandes choses. Que l’on puisse toujours s’en rappeler et attendre Ses miracles avec foi ! Ne cessons pas de Le chercher et de nous encourager mutuellement à garder nos yeux fixés sur Lui, quoi qu’il arrive !