BLOG

Je suis une nouvelle créature !

Devenir un enfant de Dieu est le merveilleux miracle de la conversion. Ce n’est que le début du chemin pour une transformation de gloire en gloire.

« Si quelqu’un est en Christ, il devient une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » C’est l’apôtre Paul qui le déclare, dans 2 Corinthiens. Nous aussi l’affirmons car nous y croyons fermement.

Avant notre nouvelle naissance, nous étions comme morts, séparés de Dieu. Notre esprit s’est vivifié lorsque l’Esprit de Dieu est venu faire Sa demeure en nous. Devenant Son temple, nous sommes maintenant des êtres spirituels nouveaux, adoptés par Dieu pour être Ses enfants, assis dans les lieux célestes, en Christ et appelés à vivre une vie nouvelle. (Cf. Jean 1.12 et Ephésiens 2.5-6)

Cela signifie-t-il que notre nouvelle identité fait disparaître notre personnalité et tous nos mauvais penchants ? Nous connaissons tous des conversions radicales, où la personne sauvée et délivrée vit une métamorphose monumentale, stupéfiante. Le visage, les attitudes, le langage, les projets, le caractère, l’apparence, tout est puissamment transformé. C’est merveilleux de vivre et d’assister à cela. La nouvelle naissance est le plus grand des miracles, notamment lorsqu’elle s’accompagne d’un tel bouleversement ! Mais, ce n’est que le début de la vie chrétienne.

Même après plusieurs dizaines d’années de conversion, beaucoup d’entre nous continuons à faire face à nos traits de caractère qui sont loin d’être divins. Nous subissons encore des tentations et parfois connaissons des chutes, malgré notre bonne volonté et notre amour pour notre Sauveur.

Demander à quelqu’un d’abandonner ses mauvaises habitudes, de couper clair et net avec son passé, en résumé, d’être désormais et maintenant cette nouvelle créature, fait à mon sens plus de mal que de bien. Cela sonne comme un reproche légaliste, alors que le désir du cœur de la personne est de ne décevoir ni son Seigneur ni les autres. Souvent, ce n’est pas que la personne ne veut pas couper les liens, c’est qu’elle utilise une béquille depuis plusieurs années et qu’elle n’a pas encore la force de la lâcher et/ou pas assez de foi.

Nous venons au Christ, parfois marqués au fer blanc par notre vécu et à tous points de vue. De notre héritage familial, nous avons appris de bonnes valeurs mais aussi de mauvais penchants. De nos traumatismes, nous gardons des blessures, des craintes et des comportements inappropriés ou irrationnels.

Par ailleurs, nous ne recevons pas tous le même appel. Nous n’avançons pas tous au même rythme. Il n’est pas bon de juger la croissance de nos frères et sœurs par la comparaison avec celui ou celle qui grandit à vitesse grand V. La communion profonde avec le Seigneur, l’enseignement de l’Evangile, l’instruction fraternelle bienveillante vont faire, à coup sûr, leur œuvre. Il faut être patient envers ceux qui nous semblent un peu lents.

L’adepte de la philosophie aura peut-être besoin de temps pour abandonner ses pensées stériles, le grand sportif pour prendre aussi soin de son âme, l’amoureux des animaux pour s’intéresser aussi aux humains nécessiteux, le dispendieux pour apprendre le contentement, l’orgueilleux pour s’abaisser, l’égoïste pour partager, le timide pour s’ouvrir, l’insoumis pour s’incliner, l’agité pour se calmer, l’hyperactif pour se freiner, l’apathique pour s’activer, l’abusé pour faire confiance, etc. Celui qui, pendant des années, a mis toute son espérance dans les hommes, leurs pensées et leurs soins aura peut-être besoin de temps pour apprendre la foi en Dieu et en Sa Parole.

Je ne veux pas oublier également ceux qui souffrent de maladie mentale, de troubles neuro-développementaux ou autistiques, auxquels sont associés des traits de caractère persistants comme l’hypersensibilité, l’entêtement, la phobie sociale, des comportements et des raisonnements particuliers. Cela relève du miracle à part entière. Et notre Dieu est un Dieu de miracles !

Devant des liens tenaces avec des attitudes et des traumatismes passés, soyons dans la grâce ! Exhortons, enseignons, prions et gardons la foi ! Le Saint-Esprit est, de loin, le meilleur pédagogue qui soit. Tout s’apprend lorsqu’on fait preuve de bonne volonté.

Certains ont mis des années à saisir les clés essentielles de la vie chrétienne, j’en fais partie. A cause de mon amour pour mon Sauveur, j’ai beaucoup supporté et surmonté des critiques et des jugements justifiés ou non. Je n’ai pas abandonné la foi malgré plusieurs tentations. Je lutte encore contre les faiblesses de mon âme. Je prends ma croix pour faire mourir les traits de mon caractère qui se manifestent. Je ne les excuse pas comme étant le fruit de mes traumatismes passés, car j’ai en vue une transformation à l’image de Christ, l’espérance de la gloire. Hélas, il m’arrive encore de faillir !

Je suis une nouvelle créature, quelle merveilleuse et bonne nouvelle ! Cependant, je reste sur mes gardes, car ma chair est tapie derrière la tiédeur, le manque de prière, l’abandon de la communion fraternelle et la désobéissance à l’Evangile. Le combat de la foi est un combat de chaque jour.

Un petit rien peut faire remonter une réaction épidermique attachée à un ancien traumatisme. Restons vigilants, allons à la crucifixion de la croix et gardons la foi jusqu’au miracle. Je crois en la puissance de la croix, car j’ai vu sa puissance ! J’ai expérimenté tant de délivrance concernant mon caractère et mes traumatismes. Si le Seigneur l’a fait pour moi, je peux avoir la foi pour n’importe qui. Et, Il continue Son œuvre. Un jour, nous serons totalement délivrés, dans Sa gloire.

Prions pour ceux qui avancent lentement, aimons-les, gardons la foi pour eux, pour peu qu’ils soient toujours sous l’Evangile et disposés à obéir ! 

Petite leçon de vocabulaire

Comme le disait mon grand-père,  » On mourra moins bête ! « . Je partage avec vous mes découvertes lexicales que je trouve très intéressantes.

Que dites-vous d’une petite leçon de vocabulaire chrétien ?

MESDAMES et MESSIEURS VS FRERES ET SOEURS S

Pourquoi dans le monde séculier dit-on « Mme et M. », alors que dans l’église, c’est « Frère et sœur » ? Je suis certaine que vous avez la réponse. Lorsqu’on emploie « Mesdames et Messieurs », cela marque la galanterie, ni plus ni moins, alors que « Frères et sœurs » souligne l’ordre d’autorité institué par Dieu.

ELODIE & JEAN VS JEAN & ELODIE

Sur les cartons d’invitation et les faire-parts de mariage, on écrit le nom de la fiancée en premier. Savez-vous pourquoi ? Tout simplement, parce que la tradition veut que ce soit la famille de la mariée qui finance et convie les invités au mariage. Cela est de moins en moins vrai, aujourd’hui, d’où la modification de l’ordre des prénoms de plus en plus. Il est à souligner que dans certaines cultures, c’est le nom du fiancé qui apparaît en premier. Tout n’est qu’une question de tradition. Et dans l’église, que devrions-nous pratiquer, selon vous ?

BIEN-AIMÉ VS BIEN-AIMÉ

Un bien-aimé (nom commun) désigne une personne aimée d’amour, tendrement chérie. Cela réduit donc les destinataires de cette appellation aux proches familiaux, entre les fiancés, les époux, les parents et leurs enfants et, entre les frères et sœurs de sang. Cependant, la Bible est remplie de bien-aimés, cela montre à quel point l’auteur des épîtres chérissaient ses lecteurs en les nommant ainsi. Par ailleurs, l’église est aussi appelée la famille de Dieu. Doit-on y voir la profondeur du lien d’amour qui doit unir les frères et sœurs ?

L’adjectif bien-aimé peut désigner quelqu’un à qui l’on porte une affection particulière. Il peut s’agir d’amitié entre personnes ou d’un sentiment envers un animal, un objet fétiche ou un lieu particulièrement apprécié.

SEMITES, HEBREUX, ISRAELITES, JUIFS et ISRAELIENS (Cf. Denis Charbit, professeur de science politique)

Les Sémites (descendants de Sem, fils de Noé) sont des populations parlant des langues sémitiques qui sont  l’arabe, l’amharique (parlé en Éthiopie), le tigrinya (parlé en Éthiopie et en Érythrée), l’hébreu, le tigré (parlé au Soudan), l’araméen (parlé au Liban, en Syrie, en Israël, en Irak et en Iran) et le maltais. Ils peuvent être de religion juive, musulmane, chrétienne ou autre.

Les Hébreux, Israélites et Juifs désignent la même population, à des époques différentes. Les descendants d’Abraham sont les Hébreux. A partir du moment où Jacob est appelé Israël, les Hébreux sont appelés Israélites. Le mot « juif » descend de « judéen », les habitants de Juda (tribu d’où est issu Jésus). Les Israélites sont appelés Juifs à partir du 12e siècle après J.C.

Les Israéliens sont tout simplement les habitants de l’état d’Israël d’aujourd’hui, qu’importe leur religion.

PERSONNES VSPERSONNAGES PERSONNAGES

Il faut distinguer le personnage comme un rôle supporté par un acteur. C’est également une personne, un animal ou une figure dans une oeuvre littéraire. L’autre signification est donnée à une personne qui attire l’attention, jugée de façon critique (un grossier personnage).

Une personne est un individu vivant ou ayant vécu, tout simplement. Il peut cependant être qualifié de personnage dès lors qu’il a ou a eu une grande influence, comme un personnage politique, une célébrité.

Les individus bibliques sont-ils des personnages ou des personnes ? Si l’on considère que la Bible n’est pas une fiction, peut-on parler de personnages ? A mon sens, la réponse est non. Ces personnes ont bien marché sur la Terre et ont marqué l’histoire du peuple juif et du christianisme. Bien sûr, ils ont eu une grande influence, la majeure étant celle de Jésus, le Sauveur ! On pourrait donc accepter que Jésus soit une sommité, une célébrité. Vous m’avouerez qu’il y a quelque chose de dérangeant à le considérer ainsi. Cela ne colle ni à Son humilité ni à Son message.

Pour les chrétiens, les héros de la Bible sont bien des personnes. Pour les autres, ils restent des personnages fictifs d’un livre théologique ou philosophique, taxé même parfois de légende. Cependant, personne ne peut réfuter l’existence de Jésus. Heureusement !

Bonne année 2025 !

Que cette année soit l’occasion de s’attacher davantage à notre Seigneur et Sauveur, Jésus ! Servons-Le avec un nouveau feu et dans une plus grande connaissance de Sa Parole !

Nous voilà déjà en 2025 ! Je dis déjà, car cette année, plus que les autres, m’a paru passer comme un éclair. Notre ressenti du temps qui passe nous fait tous dire que le temps s’accélère.

2024 n’a pas été facile, et pour cause, la conjoncture économique et sociale défavorable avec la diminution du pouvoir d’achat, les conséquences terribles du réchauffement climatique et ses violentes tempêtes, les problèmes relationnels et familiaux ont éprouvé beaucoup d’entre nous. A cela s’ajoute le sentiment d’une crise mondiale qui s’annonce. Rien ne présage 2025 comme une année meilleure, remplie de félicité, de prospérité et de réussites à tous points de vue.

On a coutume de dire « Bonne année et bonne santé avant tout ! », ce qui est d’une sincérité bienvenue, car tous connaissent le privilège d’être en bonne santé, sauf celui qui vit encore dans sa jeunesse vigoureuse. Les corps vieillissants soupirent après un miracle ou un élixir de jouvence quand certains veulent finir leur course au plus vite, dans l’espérance d’une nouvelle demeure dans la gloire.

Quoi qu’il en soit, un Dieu règne au-dessus de nous ! Pour Ses enfants, Il est un refuge infaillible, un secours qui ne saurait manquer. Merci 2024 pour nous avoir révélé davantage ce qu’Il est pour nous et ce que nous sommes EN LUI ! Merci à nos ministres de l’Evangile d’avoir persévéré sur le chemin de la croix, acceptant la mort pour nous donner la vie, s’unissant en un corps d’anciens solide, sous le ministère apostolique, pour lequel nous sommes tellement reconnaissants.

Merci 2024, pour les épreuves, les découragements, les blessures, les persécutions, les temps de disette et de souffrance ! Dans ces moments de difficulté et d’adversité, nous avons beaucoup appris et, par-dessus tout, nous avons Christ un peu plus. Des relations se sont brisées, d’autres se sont formées. Rien n’est à regretter !

Merci à notre famille de sang et de cœur, à tous ceux qui ont apporté une pierre, si petite soit-elle ! Merci pour le soutien, la prière, les attentions et la construction ! Merci pour les bons moments en famille, pour l’amour partagé et les rapprochements de cœur !

Tandis que ce monde dépérit, nous pouvons nous souhaiter une bonne année 2025, sous l’obéissance de l’Evangile ! Annonçons cette bonne nouvelle du salut autour de nous ! Que nous croissions à tous égards ! N’ayons pas crainte du lendemain, car en Christ, nous sommes assurés de Son amour, de Sa grâce et de Sa miséricorde. Bonne année à tous !

L’odeur de chair brûlée

Le feu ne peut rien faire d’autre que brûler. C’est douloureux, mais cela en vaut la peine.

Il est un moment de ma vie, où j’ai senti que la main du Seigneur s’appesantissait sur moi. C’était étouffant, oppressant et douloureux. Je ressentais une profonde tristesse. Tout se levait contre moi ; toutes les portes se fermaient. Dieu lui-même me résistait, car une œuvre devait se faire et en profondeur. A cause de la lumière de l’Evangile, j’ai compris qu’il était inutile de me débattre. Je me suis donc abandonnée au feu de l’épreuve. Comme l’or, le temps était venu de passer par le creuset. Je devais en ressortir, en laissant quelques cendres derrière moi. C’est alors que je découvrais ce chant écrit par Samuel Olivier et interprété par Collectif Cieux Ouverts. Ces paroles m’ont bouleversée, car c’était exactement ce que je vivais. Oui, je sentais l’odeur de chair brûlée. Oui, je devais abandonner mes couronnes. Oui, je n’ai plus d’avenir ici-bas. Et oui, j’attends la venue du Royaume pour me présenter devant le trône, dans Sa gloire ! Soyez bénis par ce merveilleux chant : https://youtu.be/x6vFXiyTHSE

Ne vous en déplaise, je sens parfois l’odeur de chair brûlée.
Je porte en moi la braise, la blessure de l’amour d’un cœur brisé.
Et si la nuit s’achève, j’irai porter mes couronnes à ses pie,
Embrasser de mes lèvres le sang que mon bien aimé à versé.

J’attends la cité pavée d’or. Ses portes s’ouvriront devant mes pas.
Finies la souffrance et la mort ! Enfin, je me réjouirai en Toi.
Un étranger qui passe, aucun endroit au monde n’est mon foyer.
Chaque jour qui s’efface me rapproche du ciel dont je suis né.

Combien de temps encore ?
Combien de temps ?

Jésus, je T’aime ! Jésus, j’aime chanter Ta beauté.
Jésus, je T’aime, prosterné devant Ta majesté.
Jésus, je T’aime ! Je ne rêve que de te voir face à face.

J’attends la venue du royaume, le souverain redoutable et béni,
Me présenter devant le trône, où l’Ancien des jours superbe est assis.
Je contemplerai sans miroir la gloire du Père et du Fils révélée.
Je plongerai dans leurs regards, par l’Esprit Saint qui seul peut tout sonder.

Combien j’attends ce jour !
Combien j’attends ce jour !

Auteur : Samuel Olivier

Avec le temps, va, tout s’en va !

 » Le temps efface. Le temps guérit. Avec le temps, va, tout s’en va !  » Croyance ou réalité ?

Le temps a-t-il vraiment le pouvoir d’effacer les souffrances et de guérir un cœur brisé ? Je vous partage ci-dessous les réponses d’un illustre psychiatre :

« L’idée que le temps apaise toutes les souffrances est ancrée dans nos croyances collectives. Que ce soit après un deuil, une rupture amoureuse ou un traumatisme, nous nous raccrochons souvent à l’espoir qu’avec le temps, la douleur disparaîtra. Selon Christophe André, spécialiste des émotions, le temps a certes une influence apaisante, mais il ne guérit pas tout.

L’attente, selon Christophe André, est comme “une sagesse de la lenteur” qui nous aide à digérer les épreuves. Cette forme de résilience demande du temps pour laisser nos émotions s’apaiser, permettant au chagrin de s’alléger peu à peu. Mais il rappelle aussi l’importance des mots que nous entendons ou nous disons dans ces moments difficiles. Entendre qu’une souffrance s’atténuera ou se répéter des phrases réconfortantes peut agir comme un baume. Pour de nombreuses personnes, ces petites phrases apaisantes sont aussi puissantes qu’une étreinte, d’où l’importance d’être entouré et choyé dans la souffrance.

Certaines blessures, comme celles d’une rupture ou de problèmes familiaux, peuvent progressivement perdre en intensité grâce au temps. Ces douleurs, moins marquées dans notre psyché, finissent par s’estomper, ne laissant qu’une trace subtile.

Des études en épi génétique montrent que nos expériences difficiles impriment des traces durables dans notre ADN, mais le cerveau, aidé par le temps, développe des mécanismes d’adaptation. Cependant, pour des traumatismes plus profonds, le temps seul ne suffit pas.

Pour certaines souffrances, le temps n’est pas un remède miracle. Des blessures comme celles liées aux abus, aux traumatismes violents ou aux chocs émotionnels intenses, peuvent rester vives, parfois toute une vie. Ces douleurs sont des “marques indélébiles”, impossibles à effacer complètement, dans l’âme et le corps.

Elles peuvent s’atténuer, mais demeurent en toile de fond, prêtes à refaire surface dans des moments de fragilité. Ces blessures, qui touchent aux racines de l’identité, nécessitent souvent une thérapie pour être apaisées, sans pour autant disparaître. »

Quelles solutions nous propose la médecine ?

« Pour aller au-delà de la simple attente, Christophe André recommande de “réactiver la vie en nous”. Ce processus implique de se reconnecter à des activités et à des personnes qui nous font du bien, tout en respectant notre propre rythme. La guérison passe par la reconnexion à soi-même, à ses envies et à ses besoins. Prendre le temps de s’écouter, d’accueillir ses émotions et d’y répondre de manière constructive aide à se reconstruire petit à petit. »

Vous m’attendez certainement sur le chapitre du spirituel. Examinons quelques exemples de la Bible.

Nous voyons la tragédie de Jacob. Le temps n’a rien arrangé à son chagrin, au désespoir d’avoir perdu son fils adoré. Il y aussi Job qui a longtemps été éprouvé et a essuyé de terribles pertes. Nous pourrions parler des expériences traumatisantes de Sarah, Ruth et Tamar et explorer celui de Daniel, Élie et Paul. Que dire de celui de Joseph qui revoit ses frères, 22 ans plus tard ? Il fait face à nouveau aux injustices, à la trahison, aux humiliations et fait le choix du pardon.

Les traumatismes font partie de notre identité. Nous sommes ce qu’ils ont produit en nous. La médecine et para-médecine peuvent poser un diagnostic, soulager, apprendre à gérer et mettre la souffrance en dormance.

Il n’y a que Jésus seul qui puisse libérer et transformer une âme ! Cela peut se passer à la conversion, d’une manière radicale et irrémédiable. Les souvenirs sont là, mais ne déclenchent plus d’émotions, plus aucune souffrance. Parfois, c’est victoire après victoire, un combat récurrent. On censure les sentiments incommodants attachés au passé en les menant à la croix. D’autres fois, la pratique du pardon libère. Elle œuvre à cause du bien que nous nous faisons et celui que nous faisons aux autres quand nous les relâchons. En trouvant l’amour de Dieu, nous pouvons nous aimer nous-mêmes et aimer les autres.

En matière de traumatismes, la médecine peut certes aider, mais Jésus fait bien plus. Là où la thérapie panse et atténue les souffrances, l’amour divin guérit et transforme l’être en profondeur.

Pour les enfants de Dieu qui souffrent encore de traumatismes, ne vous découragez pas. Jésus a tout vaincu à la croix. Résistez à l’ennemi qui veut vous emprisonner dans vos souvenirs douloureux. Vivez la croix pleinement en rejetant les pensées tourmentées et le non-pardon. Cherchez la communion qui est une grande source de satisfaction. Attachez vous à donner plus qu’à recevoir, car c’est là une grande joie. Consentez aux sacrifices de toutes sortes, ce qui vous mènera à ressentir l’agrément de Dieu sur votre vie. « Enfin, ayez tous les mêmes pensées et les mêmes sentiments, soyez pleins d’amour fraternel, de compassion, de bienveillance. » 1 Pierre 3.8

Assurément, servir Dieu et les autres attire la Vie (la vraie, celle de Dieu) et apporte du bonheur. Pour finir, gardons les yeux fixés sur notre face à face avec le Seigneur des seigneurs. En ce Jour de récompense, Il n’y aura plus ni peine ni souffrance. Hosanna !

Le meilleur est à venir.

Parfois, le chemin est douloureux, le découragement et le doute nous étreignent. Cependant, nous avons une grande espérance.

« Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec allégresse. » enseigne le psaume 126. Ce verset m’encourage énormément. Comme beaucoup, il n’est pas rare que je trouve l’œuvre de Dieu pesante et douloureuse. Les raisons en sont nombreuses et diverses : les circonstances contraires, les tribulations occasionnées par les manifestations de ma nature charnelle, les mensonges de l’ennemi ou encore à cause de des blessures venant de ceux qui sont dans le service et même parfois à cause de l’Evangile qui me châtie.

Nous pouvons alors nous trouver au bord de l’épuisement spirituel, moral et physique. Nous pouvons être en proie à de terribles doutes concernant l’utilité de notre travail, de notre service ou de notre place dans le plan de Dieu. Nous nous questionnons sur le fait d’être ou non une bénédiction pour nos bien-aimés, pour la maison de Dieu et pour les païens. Parfois, le découragement nous revêt. D’autres fois, la colère prend le dessus devant les présumées injustices. Il arrive que les larmes coulent car la peine ne peut être contenue. Que ce soit sur l’épaule de Dieu ou celle d’un ami spirituel, il est essentiel de se montrer humble afin de recevoir le secours bienveillant du Seigneur.

Parfois, la coupe est pleine. « Pourquoi cela se passe-t-il ainsi ? Pourquoi peu d’égard, peu de reconnaissance ? Pourquoi dois-je toujours donner en faisant ce qui est bien ou recevoir des coups en échange d’un cœur sincère ? Pourquoi cette impression d’être transparente, souvent oubliée ? Pourquoi est-ce toujours à moi de prendre ma croix ? Pourquoi tant de problèmes de santé ? Pourquoi ? Pourquoi ? » L’ennemi nous attend dans les recoins sombres de notre âme souffrante.

Une fois les larmes versées, une pensée me réconforte. Je sais que Dieu a prévu une fin glorieuse à tous ceux et celles qui persévèrent, malgré le feu de l’épreuve, malgré les sentiments dévastateurs, tout en faisant le choix de pardonner, de ne pas mettre d’attente sur quiconque et de tout faire pour conserver la paix. Il récompense ceux qui sèment dans la souffrance et la peine. Il est ce père que nous n’avons pas eu, cette mère, ces frères, ces sœurs, cet ami, cet époux ou épouse que nous n’avons pas eus. Il peut remplacer quiconque. Il est le rémunérateur de ma foi. Pourquoi attendre l’assentiment, la reconnaissance, la considération des hommes, si Dieu est mon tout ?

Il peut aussi nous conduire vers la compassion de quelqu’un de confiance. Dans ces moments d’approche sincère, Dieu console. Trouvons, dans la famille de Dieu, ces bras accueillants qui permettent de nous épancher, sans crainte. Assurément, sous l’Evangile de grâce, nous ne ressentirons aucun jugement, aucune condamnation. Si la situation perdure ou ne se règle pas, nous sommes assurés qu’un jour, elle disparaîtra définitivement.

Nos larmes ont du prix devant Dieu, j’en suis certaine. Prenons courage ! Le Seigneur vient et Il changera bientôt nos tristesses en allégresse. Nous pouvons, d’ores et déjà, décider de Le chanter, de Le louer et de L’adorer, en vue de cet avenir glorieux qui nous attend, dans lequel il n’y aura plus de souffrance, plus d’injustice, plus de blessures, plus de mépris et plus de maladies.

Supportons tout par amour pour Lui, nous attachant à garder un cœur pur, même quand cela nous semble insurmontable. C’est exactement ce qu’Il a fait pour nous : tout supporter pour nous sauver et nous donner une vie nouvelle !

J’entends la voix qui crie dans mon désert.

Assez, c’en est assez ! Il faut sortir du désert, abandonner cette vie sans vie. Aide-moi, Seigneur ! Je veux retrouver une vie de consécration et répondre à Ton appel, avec un cœur entier.

Jean le Baptiste, parlant de lui, emprunta les paroles d’Esaïe, « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : aplanissez le chemin du Seigneur. » Le ministère du prophète était de proclamer la venue du Messie, l’Agneau de Dieu.

Aujourd’hui, nous entendons fortement la voix de l’Esprit nous susurrer « C’est le temps de se consacrer pour hâter Son retour ! » Cela revient et revient encore. De culte en culte, de réunion en réunion, de prophétie en prophétie, l’appel devient insistant et la crainte du Seigneur devrait nous gagner.

Il est clair que le retour du Seigneur se précise de plus en plus. Les actualités, le péché grandissant affiché aux yeux de tous, le renversement de toutes les autorités, la perversion enseignée aux jeunes enfants, l’abandon des valeurs divines, la destruction de la création et des créatures au profit de l’IA. Tout cela présage une décadence annoncée et précipitée. L’ennemi se déchaîne dans son plan de destruction massive.

De même, le Seigneur appelle Son peuple à se consacrer. Il n’y a pas de mesure dans la consécration. Soit on se consacre et on est rempli de l’Esprit, servant le Seigneur de tout notre cœur, soit on vit dans la tiédeur et la religion. On ne peut pas être un peu consacré. On l’est ou on ne l’est pas ! L’étymologie du mot « consacré » parle de se mettre à part. Le mot hébreu qâdash signifie sanctifier, préparer, séparer. On ne peut pas se séparer à moitié, n’est-ce pas ?

Entendez-vous le cri de l’Esprit dans votre désert : « Séparez-vous, sanctifiez-vous, consacrez-vous ! »

Entendons-nous le cri de l’Esprit dans notre désert : « Prends du temps pour prier, prends du temps dans la Parole, offre ta vie en sacrifice au Royaume ! »

Qui peut se targuer d’avoir une vie de prière qui le satisfasse ? Combien de chrétiens passent du temps dans sa Bible, ne serait-ce qu’un court moment chaque jour ? Qui met pleinement les dons de Dieu au service du Royaume, notamment le précieux parler en langues ? 

Pour ceux que le Seigneur secoue, il est temps d’obéir ! Je sens un vent de repentance venir souffler sur le peuple. La tristesse de l’Esprit gagne les cœurs car notre Dieu veut nous faire sortir de la stérilité attachée à la tiédeur et sortir d’une vie sans vie. Pleurons sur notre misère et notre mort spirituelles !

Bien plus qu’à cause de la peur des temps mauvais, notre consécration ne doit-t-elle pas être l’expression de notre reconnaissance et de notre amour pour Lui ? N’avons-nous plus le désir d’être une bénédiction pour les frères et les sœurs en la foi, pour notre famille et pour les âmes perdues ? Puissions-nous nous remémorer notre premier amour !

Cette vie avec ses occupations et préoccupations, ses loisirs et divertissements chronophages de toutes sortes nous éloignent de notre Seigneur. « Assez, c’en est assez ! Stop ! » Devrions-nous crier et nous révolter contre notre chair piégeuse. Retrouvons notre vie de prière et de soif de la Parole de notre Dieu ! Haïssons la religiosité, la tiédeur et l’hypocrisie. Dieu lui-même agréera ceux qui se revêtent de Lui et Il les élèvera. Immanquablement, Il résistera à ceux qui Lui résistent.

De même que l’ennemi fait rage, le Seigneur veut amener le Réveil dans Son Eglise. Il a promis de nous saisir par Son Esprit et de nous remplir de Sa puissance pour annoncer le salut, libérer les captifs et accomplir miracles et prodiges. Qui veut faire partie de ce plan glorieux ? Qui veut payer le prix d’une vie consacrée pour devenir Son instrument ? Il déploie des cordages d’amour pour nous attirer à Lui et renouveler Son appel sur notre vie.

Il est temps, frères et sœurs, de Lui répondre entièrement et pleinement ! 

Mon enfant est différent. Vous comprenez ?

Quand la différence n’est pas comprise et acceptée, comment gérer le quotidien à la maison, à l’église, à l’école, etc. ? Comment faire face au regard d’autrui ?

Les neurosciences ont particulièrement progressé ces dernières années. Et, heureusement, j’ai envie de dire, car l’humanité va de plus en plus mal. De plus en plus d’enfants et d’adolescents ont besoin de soin, et on dépiste de plus en plus tôt ce qui ne va pas, tant au niveau physique que psychique. Des études ont permis de déceler plus facilement chez les enfants les troubles neurodéveloppementaux, appelés autrefois dyslexie, dysorthographie, dyspraxie, dyscalculie…, et même l’autisme. D’autres ont éclairé le fonctionnement des HPE (haut potentiel émotionnel) ou HPI (haut potentiel intellectuel).

Pour vulgariser, le cerveau est un organe complexe. Comme tout organe, il peut ne pas bien fonctionner, tomber malade ou tout simplement avoir des « défauts de fabrication ». La question n’est pas de chercher pourquoi et à qui la faute. Il faut tout simplement accepter cet état de fait.

Disons que mon foie ne fonctionne pas « normalement » et qu’il m’est impossible de digérer le sucre. Il est clair que si je m’entête à en consommer, je risque de mourir prématurément. Cependant, le diagnostic étant posé, on m’apprend que je n’en guérirai jamais et qu’il faut apprendre à vivre avec. Des règles de vie adaptées peuvent m’aider à vivre longtemps plus ou moins normalement, avec un foie « anormal ». Y a-t-il quelqu’un qui discuterait ce diagnostic posé par un voire plusieurs spécialistes ? J’en doute. Si j’applique le protocole mis en place pour ne pas être malade, y aura-t-il quelqu’un pour me forcer à m’alimenter comme tout le monde, alors que je risque d’être gravement malade ? Là aussi, j’en doute.

Maintenant, revenons aux troubles neurodéveloppementaux. Souvent, c’est l’école qui alerte les parents face à des problèmes d’apprentissage. On conçoit facilement, qu’un enfant ait besoin de lunettes ou d’appareil auditif. Cela devient beaucoup plus compliqué lorsqu’il s’agit de ces troubles. Premièrement, parce que cela peut passer inaperçu, si le trouble est léger. Par ailleurs, l’enfant en grandissant va développer des attitudes pour se fondre dans la masse et faire « taire » sa différence. Tout simplement parce qu’on attend de lui qu’il soit « normal » ! Cela occasionne évidemment de la souffrance, une sous-estime de soi, des problèmes relationnels et une incapacité à être heureux.

Tout comme je dois accepter et faire accepter que mon foie ne synthétise pas le sucre, les troubles neuro-développementaux et fonctionnements cognitifs différents doivent être acceptés. Premièrement, dans le milieu chrétien, la grâce doit faire place au jugement. Ces troubles sont bien souvent génétiques. Il y a des familles de DYS et des familles de HPI. Il faut apprendre à être heureux malgré tout. Jésus accepte ce que l’on est, on doit l’accepter aussi. Qui a décrété qu’on doit tous entrer dans une case et se ressembler ?

Accepter la différence est primordiale pour les parents qui apprendront à leur enfant à s’accepter tel qu’il est. Ensuite, ils doivent protéger leur enfant des paroles blessantes et légalistes. L’instruction est essentielle : instruire l’enfant qu’il fera toujours face à l’incompréhension ou au jugement et instruire la personne qui juge sans savoir, quand cela est possible. 

Il est inutile de demander à un enfant d’arrêter de remuer quand il est dyspraxique, sous prétexte que cela nous dérange. Inutile aussi de se moquer de celui qui annone, alors qu’il devrait maîtriser la fluidité de la lecture ! Inutile de forcer celui-là à manger ce qu’il ne peut avaler quand il est atteint de dysoralité sensorielle ! Inutile de se moquer d’un autre qui pleure devant la gazelle dévorée à la télé, quand il est HPE ! Inutile aussi d’obliger celui-ci à embrasser quelqu’un alors que son trouble autistique fait qu’il refuse tout contact physique. Cependant, on peut lui enseigner qu’un bonjour audible est suffisant, s’il en est capable.

Attention, je parle de troubles dont le diagnostic ne fait aucun doute, posé par des professionnels ! Il ne s’agit pas de comportements dus à manque d’éducation venant de parents démissionnaires. Je parle d’un fonctionnement cérébral différent. Des accompagnements peuvent être proposés par la médecine mais l’enfant ne guérira jamais de ces troubles. 

SEUL Jésus peut toucher un organe et le régénérer complètement. J’ai vu de mes propres yeux des membres s’allonger, des muets parler et des sourds entendre. Pourquoi Dieu ne pourrait-il pas transformer un cerveau ? Si la personne atteinte de ces troubles vit dans la souffrance de ne pas être comme les autres, elle peut s’attendre à un miracle. Mais le Seigneur reste souverain. Par ailleurs, d’autres sont fiers de leur différence car ils ont su l’apprivoiser et la rendre utile au Royaume.

La pression des parents, de l’école ou de l’église ne doit pas rendre un enfant malheureux quand il est différent car il est incapable de se changer. Je ne conçois pas que le Seigneur puisse s’accorder avec des brimades, des conflits incessants et des exigences qui détruisent l’atmosphère familiale, sous prétexte qu’un enfant doit être éduqué et qu’il doit arriver coûte que coûte à réussir. Il va lui en coûter son bonheur et peut-être même son salut ! Le légalisme détruit, on ne cesse de le répéter. Il ne s’agit ni de le pousser au-delà de ses capacités ni de le conforter dans ses difficultés pour en faire un assisté. Le foyer doit être un refuge d’amour pour les enfants, un hôpital où l’on guérit des blessures du dehors, un abri auprès de parents empathiques et d’une fratrie compatissante et un lieu de retours constants auprès de Celui qui dépose en nous Sa vie, au moyen de la croix.

Parents, soyez toujours prêts à vous remettre en question devant un enfant qui ne rentre pas dans les cases ! Consultez un professionnel et faites-vous aider. Ce n’est pas un manque de foi ! Vous ne demanderez jamais à votre enfant de six ans de porter 50 kg. Vous devez savoir ce que vous pouvez attendre de lui selon son âge et ses capacités. Demandez à un dyspraxique de ranger sa chambre, c’est lui demander de porter 50 kg. Il faut lui donner une consigne après l’autre, d’abord le linge, puis les chaussures, ensuite les jouets… . Des exemples pratiques comme celui-ci, je pourrais vous en donner des tonnes.

En tant que parents responsables du salut de notre enfant, n’est-il pas important de l’accepter tel qu’il est, notamment lorsqu’il est porteur de ce genre de troubles ?  Il faut éduquer dans la bienveillance mais aussi dans la fermeté. Il faut apprendre à l’entourage qu’un enfant différent n’est pas forcément un enfant rebelle. Je dis bien « forcément ». Il faut chercher le Seigneur pour discerner ce qui est à l’origine de certains comportements et ne pas s’empresser de juger et de condamner ! De plus, n’oublions pas que les chiens ne font pas des chats, n’est-ce pas ?

Une atmosphère de grâce et de bienveillance, une autorité rassurante qui s’exerce dans la justice, doivent mener l’enfant à Jésus, qui l’aime sans conditions. Ce même amour doit être la motivation de toutes vos interventions éducatives. Comme Dieu, châtiez par amour mais n’exigez pas l’impossible !

La relation avec des bergers portant le cœur de Jésus est d’un grand secours. Quand je me casse un bras, je leur demande du soutien, mais je vais aussi consulter. Le cerveau a ses défaillances comme tout autre organe. En attendant le miracle, il faut se soigner quand le traitement existe. Sinon, il faut tout simplement accepter que ce cerveau soit différent et compter sur la grâce de Celui qui règne dans notre vie.

Un cœur brisé

Quand on a des problèmes de cœur, la médecine s’emballe. Branle-bas le combat, il faut trouver la cause ! Mais Toi, Seigneur, que veux-Tu ?

Je résumais brièvement à un de nos pasteurs comment cette année 2023 a été difficile et particulièrement ces trois derniers mois, surtout au niveau de ma santé. Ce fut maladie sur ma maladie, à peine rétablie qu’autre chose se déclarait. Et, à chaque fois, un nouveau coup était porté au moral.

Dans un moment d’accalmie, je décidais de reprendre le sport. Ma santé se détériora davantage. J’ai du subir une petite intervention sous anesthésie locale particulièrement douloureuse et un rétablissement difficile durant plusieurs semaines. La douleur physique écorchait mon âme. J’étais affaiblie par la maladie et abîmée psychologiquement. Je questionnais le Seigneur. « Que se passe-t-il ? Pourquoi toutes ces maladies ? » Comme si la non-santé ne suffisait pas, des problèmes relationnels pointèrent leur nez. Je ne me sentais ni comprise, ni soutenue, abandonnée, mettant mon épuisement général sur l’excès de travail et l’absence d’attention d’autrui. Vous le comprenez, la déprime était au prochain carrefour. Je broyais du noir, la gorge nouée, avec un doigt accusateur pointé en tous sens.

Mon cœur était brisé. Mais attention ! Ce n’était pas ce cœur brisé sur sa misère spirituelle que le psaume 51 nous appelle à rechercher : Un cœur brisé et un esprit contrit, accompagné d’un cœur pur.  Mon cœur à moi était brisé, comme après un deuil, une rupture amoureuse, une trahison, une mauvaise nouvelle. Un cœur brisé, oui, mais pur, pas toujours ! J’oscillais entre reproches, colère, pardon et compassion envers les autres et moi-même. Le plus souvent, je ressentais un profond chagrin, une blessure ouverte, une souffrance en filigrane que l’on retrouve chaque matin vous étranglant tout au long du jour, allant même jusqu’à une douleur physique dans la poitrine. Ce n’était pour moi qu’un nouveau manque de magnésium auquel je suis habituée et dont je connaissais bien les symptômes. Etant au repos depuis trois mois, essayant tant bien que mal de récupérer un peu d’énergie, je me disais qu’une cure arrangerait les choses. Sauf qu’au bout de deux jours, l’oppression dans ma poitrine persistait en même temps que cette peine pesante.

Je décidais donc d’aller consulter mon docteur, qui me dirigea vers SOS Médecins pour un électrocardiogramme. Après le dit examen, la jeune doctoresse m’annonça qu’elle préférait avoir l’avis d’un cardiologue. Là, j’ai commencé à m’inquiéter. A l’annonce qu’une ambulance allait me transférer aux urgences, le choc fut grand. J’allais si mal que cela ? Je mis ma famille et les anciens rapidement au courant.

A nouveau un ECG, des prises de sang, des examens radiologiques, des questionnaires multiples suivis de longues heures d’attente, sur un brancard, dans un couloir au milieu des blessés de toutes sortes, des covidés suffocants, des insultes des alcoolisés, des cris d’enfants et même d’un mort dans un accident de voiture. Celui-ci était très silencieux, mais la vision de ce genre de scène vous abrutit un peu. Ce n’est franchement pas un lieu agréable. Je priais davantage pour être préservée de tous les virus environnants que pour mon problème de cœur.

On me refusa à manger et à boire en cas d’opération imminente. En fin d’après-midi, tous les résultats étaient connus : pas de souffrance cardiaque significative. On m’offrit deux verres d’eau. Je suis sortie avec un bilan à remettre à mon médecin traitant avec beaucoup de « Peut-être ». Peut-être une crise d’angoisse, peut-être un début d’angor dû au stress, peut-être un malaise dû à l’apnée du sommeil, peut-être de la spasmophilie, peut-être un problème d’estomac ! Me revoilà repartie pour d’autres examens semblables à un jeu de pistes !

Après deux jours passés en vacances avec ma famille, je suis rentrée chez moi. J’ai retrouvé mon ami fidèle depuis trois mois, mon canapé bien-aimé. L’oppression physique au sternum me quitta au bout de trois jours, mais pas le chagrin, qui allait grandissant. A un moment, j’ai explosé devant le Seigneur, lui criant entre larmes et sanglots de me sortir de ce trou. Clairement, pour moi, je faisais une dépression et un miracle était l’issue. Dès mon réveil du lendemain, j’ai senti que le Seigneur m’avait entendue. J’étais bien, mais bien, mais tellement bien ! Je recommençais à chantonner et à retrouver ma vivacité d’esprit, prête à combattre la maladie quelle qu’elle soit, à reprendre le sport progressivement. Après tout, le début de la nouvelle année prête aux bonnes résolutions !

Je n’ai pas encore gagné toutes les batailles, niveau santé, mais je me sens portée par Sa grâce. Je ne questionne plus le Seigneur, car je sais qu’il en faut beaucoup pour m’abattre et m’amener à capituler. Peut-être qu’Il voulait me réveiller pour me faire sortir d’une routine ankylosante, stérile, loin d’une communion perdue dans l’hyperactivité, les soucis du présent et de l’avenir ? Peut-être est-ce le moment d’organiser ma vie autrement pour davantage prendre soin de moi tant spirituellement, physiquement qu’émotionnellement ou prendre davantage soin des autres ? Ou peut-être est-ce tout cela en même temps ? Quoi qu’il en soit, une pensée me revient toujours ! Dieu a toujours Son regard sur moi. Il sait tout et Il est aux commandes de ma vie. Il sait quand les tumultes cesseront mais, de toute façon, est-ce bien ce qui importe ?

Ce n’est pas la fin de l’épreuve qui compte, mais bien tout ce qu’elle amène : une endurance à mieux supporter les difficultés, un brisement où l’on reconnaît Sa souveraineté, un rapprochement de cœur avec ceux qui prennent soin de nous et nos bien-aimés, un nouvel engouement pour la vie quand on réalise qu’on aurait pu la perdre et ce sentiment d’être fragile et dépendant de Sa grâce. L’épreuve peut durer et le désespoir gagner du terrain. Mais, Dieu tient toutes choses entre Ses mains. Qui s’opposera à Lui, lorsqu’Il veut mettre de l’ordre, bousculer Son enfant pour le sortir des sentiers battus ou lui faire changer de direction ? Pourquoi, souvent par les circonstances, doit-il appesantir notre cœur pour nous ramener à Lui ? Chacun peut répondre pour lui-même ou pas.

Il nous arrive de perdre de vue l’essentiel. Dieu nous le rappelle et Il utilise ce et ceux qu’Il veut. Il nous rappelle que le jeûne et la prière sont nos premières armes. Il nous rappelle que les âmes, surtout celles de notre famille, sont précieuses. Il nous rappelle qu’avant de vaquer à des tâches, nous sommes Ses enfants appelés à Lui ressembler, cherchant l’accomplissement de Sa volonté et rien d’autre. Il est le Souverain aimant et juste.

Et pour finir sur une note agréable, 2023 m’a laissée aussi de belles surprises : un nouveau petit-fils, des attentions succulentes des uns et des autres et beaucoup de petites joies et moments de bonheur en famille.

Soyez bénis !

Bonne année 2024 !

C’est à nouveau le temps de présenter ses vœux et l’occasion pour moi de nous encourager.

Avec quelque peu de retard, je veux vous présenter mes vœux, pour ne pas déroger à la tradition. Non pas que je tienne absolument aux traditions, mais pour moi, c’est saisir l’occasion de se rappeler la grâce de Dieu sur notre vie à tous. 

Nous ne sommes pas très habitués dans notre culture à se bénir les uns les autres de paroles bienveillantes et réconfortantes. Et pourtant, on peut tous témoigner à quel point un câlin fait du bien, comment l’encouragement d’une personne qui compte relève ou même un regard rempli d’empathie.

Donc, pour cette année, je vous souhaite le meilleur, bien entendu, mais votre meilleur à vous. A certains, que vous puissiez retrouver la pleine santé et l’énergie que vous attendez ! A d’autres, le rétablissement des relations de couple ou familiales ! Aux uns, le miracle auquel vous aspirez, aux autres, le changement de vie professionnelle ou sociale ! 

Cependant, gardons de vue que le Seigneur est toujours souverain dans la vie de chacun de Ses enfants ! Pour tout ce que nous devons traversons sous Son regard attentionné, je vous souhaite de garder un cœur pur, d’accepter l’épreuve quelle que soit son intensité ou sa durée ! Il est le maître du temps et Il sait façonner notre vie et notre cœur. L’objectif est toujours le même et ne changera pas cette année : ressembler de plus en plus au Seigneur et accomplir Sa volonté. 

N’oublions pas qu’une brebis a besoin de bergers et que la famille de Dieu est précieuse ! Remémorons-nous Sa grâce passée pour garder la foi contre vents et marées ! Souvenons-nous que Son retour est proche et qu’il faut se préparer !

Je vous bénis. Bonne année à vous !