Quand la traversée du désert vous éprouve au point de perdre la foi ! Véritable abandon ou duperie psychologique ?
Mais quel titre affolant ! Du calme, du calme ! Attendez, je vous explique tout.
J’ai vécu ces dernières semaines deux épisodes maladifs très éprouvants. Eprouvants à tous points de vue : Physiquement, psychologiquement et spirituellement.
Pour commencer, une méchante grippe ou un Covid – « Le virus circule toujours ! » dit mon médecin. – me terrasse. Tous les symptômes sont là et surtout une toux qui n’en finit pas. Au bout de trois semaines, je commence tout juste à me remettre et je prends l’avion pour me rendre à une conférence. Je me retrouve alors à côtoyer des centaines de personnes, dont certaines grippées. Je suis tranquille et compatissante. Cette grippe, je la connais.
– Ah oui ! Je l’ai eue, je sais ce que c’est. Je tousse encore un peu, mais ça va beaucoup mieux. Courage !
Loin de moi, mais vraiment très loin de moi, l’idée que j’attraperais de nouveau ce fichu virus ! Après l’avion glacé comme le Pôle nord, me voilà fiévreuse. Bon, j’ai pris froid, ça va passer ! Sauf, que je suis de plus en plus mal. J’oscille entre montées de fièvre, douleurs articulaires, migraines et un mal de gorge qui vous fait penser aux lames de rasoir. Impossible de me lever avec les vertiges et le cœur qui s’emballe au moindre effort ! Et revoilà la toux qui redémarre de plus belle ! Jusque là, rien d’alarmant ! C’est une grosse grippe, voilà tout ! Je reste confiante. Cependant, je sens que je suis très affaiblie. Je ne remonte pas la pente et les quintes de toux empirent au point de provoquer un lumbago. Je commence à m’inquiéter de la durée de cet état et consulte au bout d’une huitaine de jours. Là, je suis mise immédiatement sous antibiotiques, car foyer infectieux détecté sur un poumon.
Encore une fois, je me dis qu’avec les antibiotiques à dose de cheval, cela va aller. Sauf que, antibiotiques et anti inflammatoires ne font pas bon ménage. Les douleurs de dos sont très peu soulagées avec les anti douleurs. A partir de ce moment, je me sens mal, mais mal, mais mal ! Je suis épuisée moralement, très diminuée physiquement et voilà qu’arrivent les nausées et la diarrhée, malgré la levure. Interdiction de vomir pour garder les médicaments ! Quelle torture !
Là, je ne vis plus, je survis. Je n’ai envie de rien. J’ai une tête de zombie et j’appelle au secours. « Priez pour moi ! Priez pour moi ! » Je ne sais pas ce qui se passe, mais ma vie est comme suspendue. Les jours défilent tous pareils, sans aucune amélioration. Je n’arrive plus à réfléchir. Je n’ai plus faim – C’est bien la première fois ! – Je n’ai envie de rien. Ma vie et celle des autres n’ont plus d’intérêt. Je n’arrive même pas à être désespérée ou en colère, je suis sans sentiments. J’ai arrêté de vivre tout simplement. Je suis sur PAUSE. J’attends sans attendre. Je ne sais plus que Dieu existe. Je ne prie plus. J’ai perdu la foi. J’oublie que je suis enfant de Dieu. Je traverse un désert aride et terriblement hostile, balayée par des siroccos dévastateurs. Dune après dune, je tourne en rond sans espoir d’apercevoir un paysage meilleur. Les jours sont mauvais et les nuits pénibles. Je ne suis pas désespérée, c’est pire, j’ai arrêté de lutter, résignée.
Finalement au bout de quelques jours, un matin, je me sens tout à coup vivante. La toux est toujours là, mon dos me fait moins mal mais la fatigue et l’inconfort gastrique toujours présents. Mais c’est la vie qui m’envahit et avec elle une merveilleuse espérance. Enfin, je sens que la guérison pointe fébrilement son nez. Et fait extraordinaire, la première personne à qui je pense, c’est Jésus. » Ah Seigneur, merci, merci Jésus ! Merci, merci, mille fois merci ! » Des chants de reconnaissance montent de mon cœur, même si je ne peux pas élever la voix.
Tout à coup, je réalise que d’un cœur inerte jaillit soudain une profonde reconnaissance envers mon Sauveur et Seigneur. Comment mon cœur peut-il se retourner de cette manière comme une crêpe ? Finalement ai-je vraiment perdu la foi ? Est-ce une illusion ? Mon cerveau m’a t-il joué un tour ? Mon âme est malade mais mon esprit non, pourquoi cet état ?
Finalement, je questionne Madame Google, celle qui finit vos phrases avant vous. Et surprise, découverte extraordinaire ! Je lis qu’on peut se sentir grincheux ou triste à cause des macrophages qui combattent l’infection et qui sécrètent des cytokines. Ces cytokines peuvent affecter les régions du cerveau qui gèrent les émotions et le raisonnement. C’est un système de survie pour concentrer l’énergie du corps sur la guérison. Notre corps est une merveilleuse création ! On le sait : réfléchir et éprouver des sentiments consomment beaucoup de carburant. Notre cerveau nous force au ralenti. L’objectif est de ne pas se fatiguer davantage pour guérir au plus vite.
Bien entendu, tous les épisodes maladifs ne provoquent pas cette paralysie psychologique. Mais si c’est le cas, restons tranquilles. Il n’y a donc aucune condamnation à avoir ! Je n’ai pas perdu la foi. J’étais juste incapable de fonctionner, de réfléchir, de penser au Seigneur ou à qui que ce soit d’autre, incapable de vivre tout simplement.
Par la suite, j’ai pensé à ceux qui ont prié pour moi. Quelle famille merveilleuse ! Quand nous sommes sur OFF, la foi des autres entrent en jeu. Des sœurs ne me sachant pas malade ont eu à cœur de prier pour moi. N’est-ce pas magnifique ?
Lorsque qu’une personne traverse une maladie paralysante psychologiquement, il ne sert à rien de la secouer ou de la raisonner. Il est fort possible que son cerveau soit sous l’effet des cytokines. Veillons à ce que le malade boive beaucoup et s’alimente de manière adaptée ! Prions pour que le découragement n’ait pas le dessus et que la guérison vienne ! La foi des uns soutiendra les autres et la grâce infinie de notre Dieu répondra aux besoins de chacun.
J’aime ma famille. J’aime la famille de Dieu. Soyez tous bénis !
Suite à une discussion récente avec une âme perdue, le texte de cette chanson du groupe Antydot m’est revenu en mémoire. Les paroles sont puissantes. Je les partage avec vous.
Tu me dis que je suis enfermé dans une croyance archaïque. Tu crois que je dois me conformer à des règles et des pratiques.
Tu penses que je suis fou de mettre ma foi En quelque chose, quelqu’un que je ne vois pas.
Mais je suis en train de vivre la plus belle des histoires d’amour. Je me sens tellement libre et confiant, chaque jour. Si tu veux savoir d’où vient ce feu dans mon cœur, Tu comprendrais enfin d’où vient ce bonheur.
C’est que je sais d’où je viens, Il m’a créé de ses mains. C’est que je sais où je vais car Il trace mon chemin. C’est que je sais qui je suis, Son enfant, je lui appartiens. Je sais pourquoi je suis là et quelle sera ma fin, Et ça me donne des ailes !
Tu me dis que je suis acquis à ce livre plein de poussière. Tu me dis qu’il est ma béquille. Je réponds qu’il est ma civière.
Tu penses que je suis naïf comme un enfant, De croire à cette fable qui a 2000 ans.
Mais regarde ton parcours et vois les traces de sa présence. Il t’a porté secours et te prête l’existence.
Si tu laissais ses paroles atteindre ton cœur, Tu comprendrais enfin d’où vient ce bonheur.
Un petit coucou pour vous donner des nouvelles et vous demander si tout va bien ! Très absorbée par le professionnel (entre autre), j’ai du reléguer mon blog aux calendes grecques, avec l’espoir de vous écrire à nouveau. Me voici !
Je vais bien. Et vous ?
Imaginons que tous les deux, nous sommes confortablement installés dans mon salon, une bonne tasse à café ou de thé à la main, pour nous réchauffer – il fait 16°C en cet instant -. Cela fait bien longtemps que l’on ne s’est pas rencontrés et le plaisir des retrouvailles est partagé, du moins je l’espère. Alors, de quoi allons-nous parler ?
On débute généralement par les nouvelles de la famille, politesse oblige. Puis le travail, la santé, la dureté de la vie, le gouvernement, …, et cela dans l’ordre que vous convient.
Arrive enfin le moment où l’on aborde notre vie chrétienne respective ! Et là, bien souvent, on ne parle pas de nous, mais des autres. La passion prend le dessus, les filtres sautent, les commentaires vont bon train. On devient tout à coup très volubiles, à en perdre respiration. On commente telle ou telle exhortation en y mêlant nos réflexions personnelles, au point où on s’éloigne ce que le pasteur a voulu délivrer comme message.
Selon la maturité dans laquelle on se trouve, on va faire des efforts pour ne pas se laisser aller à trop de remarques désobligeantes et de commentaires déplacés sur les uns et les autres – frères et sœurs en Christ, est-il utile de le préciser ? -L’adage dit que les paroles s’envolent et les écrits restent. L’apôtre Jacques a une toute autre opinion lorsqu’il parle de la langue. Et, reconnaissons-le, avouons-le, les femmes, en général, domptent bien mal ce petit organe qui peut embraser toute une forêt.
Qui ne s’est pas surpris à se laisser aller à un jugement malheureux et immédiatement ressentir la tristesse de l’Esprit ? On essaie alors par tous les moyens de rattraper ces paroles, en espérant les effacer à coup de « Il faut prier pour lui, pour elle.« , « Tu sais, le Seigneur va la changer. » ou encore « Que cela reste entre nous, on va garder la foi pour cette personne, car on a tous le droit de changer !« . L’ignominie nous gagne et on ne l’exprime même pas.
De plus en plus, j’ai cette conviction que nos paroles ne s’envolent pas. Ce sont des semences de l’ennemi qui pourrissent les relations. Ce sont des croix qu’on met sur les autres, des cases ténébreuses dans lesquelles on les enferme : orgueilleux, radin, légaliste, égoïste, paresseux, etc.
Heureusement, la repentance aide chacun à se relever et nous constatons avec gloire que les personnes changent, pour peu que l’Evangile apporté le permette. Hélas, bien souvent, nous ne savons pas les dégâts que nous causons.
Je me suis repentie bien de fois d’avoir trop causé ou d’avoir perdu la foi concernant un frère ou une sœur, l’enfermant dans ses mauvais penchants ou dans des mauvais souvenirs, comme si le Seigneur ne pouvait pas intervenir et amener un changement de cœur. Nous attendons tous que l’autre change, mais n’est-ce pas au maître de s’en occuper ?
Entrons en nous-mêmes, comme nous sommes chacun exhortés à le faire ! Crions sur notre misère plutôt que de geindre sur ce qui nous dérange chez les autres ! Puissions-nous avoir un cœur brisé d’avoir émis des jugements, bien souvent inexacts, car nous n’avons ni les tenants ni les aboutissants de toute situation !
Que le Seigneur nous amène tous à une plus grande maîtrise de notre langue ! Le corps de Christ s’en porterait bien mieux. Que nos conversations soient de plus en plus sanctifiées ! Rejetons toute mauvaise pensée, avant qu’elle ne s’exprime !
L’année 2022 a été très intense. Très prise professionnellement, je n’ai pas beaucoup écrit. Mais le temps et l’énergie investis dans un projet de Dieu n’amènent aucun regret. Bien au contraire, une grande victoire a été remportée ! J’espère pouvoir me consacrer davantage à l’écriture inspirée, cette année. Cependant, c’est Dieu qui mène ma barque et je me laisse conduire.
Quoi qu’il en soit, je vous souhaite pour 2023 d’expérimenter encore plus l’oeuvre de Dieu en vous. Je ne cesserai jamais de dire et d’écrire qu’acquérir le cœur de Jésus, de plus en plus, est le plus grand miracle qu’un homme puisse expérimenter, après la nouvelle naissance. C’est parfois un chemin long, parfois douloureux, mais cela en vaut la peine.
Je remercie mon Sauveur et Seigneur pour Son Evangile, porté par des bergers véritables qui prennent soin de moi. Je vous souhaite de vivre cela, au milieu de la famille de Dieu bénie et irremplaçable. Que vous et vos proches puissent croître dans la grâce ! Soyez bénis !
Très prise par un projet professionnel, l’écriture est en pause. Cependant, comme il se doit, je veux vous souhaiter une bonne année sous le regard bienveillant de notre si grand Dieu, sous la grâce ineffable de notre Seigneur et avec l’aide incomparable de Son Esprit. Une année de plus pour le glorifier !
Je vous souhaite sincèrement de passer cette année à grandir davantage, à continuer la course à la maturité jusqu’à arriver à la stature parfaite de Christ. Tous mes meilleurs vœux spirituels pour chacun de vous ainsi qu’à vos bien-aimés !
Je rassure mes fidèles lecteurs qui me demandent des nouvelles. J’espère vous retrouver plus régulièrement cette année, une fois un certain projet professionnel abouti.
Un enfant est comme de l’argile entre les mains du potier. Tant qu’elle est mouillée, l’argile reste souple et malléable. Il faut faire ce qu’il y a à faire, car une fois durcie, elle devient difficile à travailler. Et, si elle a été cuite, elle est irrécupérable. A méditer !
Au travers du prophète Jérémie au chapitre 18, Dieu demande à Son peuple : « Ne puis-je pas agir envers vous comme le potier ? »
Un enfant, dans son jeune âge, est comme de l’argile entre les mains du potier. Celui-ci, en prenant l’argile, a déjà en vue le vase qu’il veut réaliser. Les parents sont des potiers. Ils doivent savoir ce qu’ils veulent faire de leur enfant : avant tout un disciple de Jésus, aimant la Parole de Dieu, la prière, l’Eglise. Cela demande de la part des parents, une intelligence renouvelée par la Parole. Autrement, notre éducation et notre vécu risquent fort d’influencer le soin apporté aux enfants. Par exemple, j’ose dire que dans ma famille, la réussite se mesure au montant du salaire et au nombre de maisons que l’on peut posséder. Les métiers manuels étaient méprisés et les filles comme les garçons se devaient de réussir. Dites-moi ce que vous voulez, mais il faut un engendrement dans l’Evangile pour sortir de sous cette pression et n’accomplir que le plan de Dieu. Et, les Ecritures nous enseignent que les filles ne peuvent être traitées de la même manière que les garçons puisque leurs responsabilités sont différentes. Cela mériterait plus de précisions, peut-être dans un autre article !
Lorsqu’on est chrétien, la plus belle réussite est de vivre la volonté de Dieu, car nous serons heureux dans notre activité, même en étant jardinier ou maçon. N’allez pas croire que je sois contre les études. J’ai moi-même étudié de longues années et j’ai acquis des compétences qui sont des bénédictions pour le peuple de Dieu aujourd’hui. Je le dis sans prétention, car je réalise que c’était bien le plan de Dieu pour ma vie et il m’a guidé dans mes choix de vie professionnelle. Cependant, dans les temps dans lesquels nous sommes, c’est-à-dire les derniers temps où nous voyons la fin de toutes choses se précipiter, le plan de l’ennemi se mettre en place par le système mondial, il est peut-être urgent, plus que jamais, de ne pas gaspiller son temps dans des choses futiles. Au risque de choquer, je pense que le salut de nos enfants est plus précieux que leurs diplômes. Sans compter que souvent, les études sont une porte de sortie pour vivre leur vie loin du regard des parents et de l’église.
On s’étonne parfois de voir à quel point les parents se font bernés par leurs enfants, alors que d’autres qui les connaissent bien voient clair dans leurs motivations. Cela s’explique. Les parents sont souvent sous le filtre des émotions et/ou de l’orgueil. Soit ils gobent tout ce que leur progéniture leur raconte parce qu’ils les aiment et les croient incapables de leur faire du mal, soit ils se doutent que l’enfant n’est pas clair mais ils refusent d’être confrontés à l’échec de leur éducation. L’orgueil les empêche d’accepter l’état de cœur de l’enfant, car c’est accepter leur propre échec. Voilà pourquoi il est si difficile de prendre les bonnes décisions ! Pourtant, Dieu a tout prévu. L’église est là. Mais y a-t-il assez d’humilité pour entendre ce qui concerne notre enfant ? Notre vie familiale doit est accessible pour recevoir de l’aide. Faisons confiance à qui de de droit pour nous montrer le fond du cœur, les motivations cachées.
Pour revenir à l’argile, le jeune enfant a envie d’apprendre. Plus l’argile est mouillée par l’eau (de la Parole), plus elle sera souple entre les mains du potier. Les larmes de la prière, la gestion de la frustration et de l’échec, l’apprentissage du pardon et de la repentance, la formation du caractère de Christ, l’enseignement de la croix et l’action du Saint-Esprit rendent le cœur de l’enfant plus malléable. Tant que le vase n’est pas terminé, le potier garde l’argile sur le tour, bien entre ses mains, sinon elle durcit. De même, il faut avoir l’enfant bien en mains jusqu’à ce que son éducation soit achevée. Dans Jérémie, Dieu n’a pas réussi avec Israël. Alors il a repris son travail avant que l’argile ne sèche, pour avoir le résultat escompté.
N’attendez pas que l’adolescence vienne durcir le cœur de l’enfant. Eduquez-le tant qu’il est souple. Il peut y avoir des ratés. Alors, on repart à zéro, on met plus d’eau pour assouplir l’argile. Ne baissez pas les bras mais persévérez dans la prière jusqu’à avoir la paix concernant vos décisions. Reprenez vos enfants avec plus d’amour mais dans la fermeté, afin que le résultat soit celui que vous attendez : une vie gagnée pour le Seigneur. Veillez particulièrement à ses motivations et éprouvez-les. Si depuis petit, l’enfant sait qu’il ne peut vous mettre dans sa poche ou vous faire avaler des couleuvres, il s’en souviendra adolescent.
Beaucoup de parents perdent leurs enfants à cause des études qui sont un prétexte pour s’éloigner, et parfois depuis jeunes. Il convient d’être très prudent et de voir clair. Mon enfant aime-t-il toujours autant le Seigneur ? Sa prière devrait vous en donner des indices. Sert-il le Seigneur dans l’église, malgré sa jeunesse ? Il y a des chances, plutôt des risques, qu’il ne le fera pas davantage dans une autre église proche de son université, s’il n’est pas à l’œuvre dans l’église locale. Est-ce bon qu’il aille si loin ? Il est possible que ce soit le plan de Dieu ou pas. Il en relève de la responsabilité des parents de trouver ces réponses dans la prière. Bien sûr, l’église peut conseiller et soutenir.
Si votre enfant est déjà un adulte et que le vase est trop dur, il faut prier. On ne parle plus d’éducation là. Il s’agit d’évangélisation. Mettez vos genoux à terre et priez pour leur salut. Si l’argile a été cuite, il est impossible de la récupérer. Ajoutez de l’eau autant que vous voudrez, c’est trop tard. Il faut un miracle. Arrêtez de leur parler de Dieu à tous vents, priez et jeûner. Ne parlez que sur l’ordre du Saint-Esprit.
Que le Seigneur vous guide dans cette période d’orientation spirituelle, scolaire, universitaire ou professionnelle !
Texte inspiré d’un article d’Edouard Kowalski (Trésor quotidien)
Ah cette tête ! Parfois, il est préférable de la couper si l’on veut vivre avec son cœur.
L’intelligence humaine peut être un atout ou au contraire une tare, lorsqu’il s’agit de cheminer dans la vie chrétienne. Elle peut être un instrument extraordinaire pour le royaume, comme un obstacle à l’Esprit.
Un enfant de Dieu, par définition, a reçu l’Esprit en son cœur et est appelé à grandir, conduit par l’Esprit, mais aussi grâce à ceux qui prennent soin de lui spirituellement, que ce soient des pasteurs, des frères et sœurs, des parents, …
Bien souvent, nos raisonnements nous empêchent de nous livrer totalement au Seigneur premièrement, mais aussi à ceux que le Seigneur nous a donnés comme conducteurs. Cela demande un renouvellement de nos pensées et un revêtement de l’être nouveau, dont parle l’apôtre Paul, dans Ephésiens 4.23.
Notre vécu nous dicte nos pensées, nos actions et décisions. Combien de fois le Seigneur m’a montré que ma vision des choses était tronquée, empreinte des blessures du passé, de logique charnelle, de propre justice et de revendications affectives ! Je Le bénis pour la lumière que j’ai reçue maintes fois des uns et des autres. Cela a construit de l’humilité et m’a appris que seule, je n’ai aucune chance d’être victorieuse dans mes situations.
Nous pouvons tellement débattre et nous battre, alors qu’il suffit tout simplement d’obéir à ce que l’Evangile nous demande, d’abandonner notre vie à nos bergers en tant que brebis. Oui, cela fait souffrir de renoncer à ses raisons et ses revendications, de prendre sa croix, mais la récompense est grande. Cela en vaut la peine, ne serait-ce que pour la paix procurée ! Quand nous acceptons les situations, en restant confiants dans ce que le Seigneur va faire, la croix (qui est une puissance) agit en nous, en l’autre et le royaume se construit dans la maison premièrement, et dans l’église.
Notre intelligence charnelle et nos pensées corrompues sont à crucifier à la croix. Je dois faire taire ce que l’ennemi me souffle et obéir au Seigneur, malgré le prix à payer. Et je verrai la gloire de Dieu, dans mon mariage, dans ma famille, dans l’église. C’est une promesse infaillible car Dieu ne change pas.
La Parole de Dieu doit être souveraine dans notre vie. Nous ne pouvons rien y ajouter ou ôter. Notre obéissance ne dépend pas de l’époque, des traditions, de la culture, des lois contemporaines, de notre compréhension, du caractère de l’autre, des mouvements de libération du moment, ou que sais-je encore.
Dieu dit qu’en tant que femme, je suis la gloire de mon mari. Je lui dois soumission et être une aide efficace à ses côtés. Cela est immuable et inconditionnel. Cela ne fait de moi ni une esclave, ni une serpillère, bien au contraire, je serai heureuse et épanouie car j’accomplis la volonté de Dieu dans les responsabilités qu’Il m’a confiées. Et, elles sont grandes, essentielles au bien-être de mes bien-aimés, aucunement méprisables comparées à celles du mari.
Je peux n’en faire qu’à ma tête ou décider de la couper. Je récolterai ce que j’aurais semé. Hélas, ma tête a une très mauvaise habitude, celle de toujours repousser quand je la coupe. Mais je n’abandonne pas le combat. Avec Sa grâce, je vais de progrès en progrès, de victoire en victoire et de gloire en gloire.
Il est bon de se rappeler ceci :
« Une femme sage (obéissante) construit sa famille, mais une femme stupide (rebelle) peut la détruire. » Proverbes 14.1 (version Parole de Vie)
C’est la période traditionnelle pour souhaiter ses meilleurs vœux. Comme tous, je souhaite que cette année voie la fin de cette pandémie. Mais que nous réserve 2021 ? Personne ne le sait. Ce qui est certain, c’est que nous nous rapprochons du retour de Jésus. Cela suppose son lot de catastrophes, de calamités et d’évènements de toutes sortes préparant la venue de l’Antéchrist mais aussi celle de notre Seigneur Jésus, notre grande espérance, remplie de joie. Alors que ferons-nous cette année ? Y a-t-il des résolutions que l’on peut prendre et tenir ?
Tout d’abord, quel regard portons-nous sur notre vie terrestre, alors que Jésus est à la porte ? Vers quoi se portent nos motivations ? Pour ma part, un désir de vivre de plus en plus dans la simplicité a gagné mon cœur en 2020. Je ne prétends pas avoir remporté toutes les victoires sur ma chair. Au fait, je lui fais de moins en moins confiance et je veille à ne pas la consulter dans mes décisions. Ce n’est pas chose facile. Prendre sa croix pour accomplir la volonté de Dieu coûte. Mais, je remarque que plus on se charge d’elle, plus nos aspirations changent.
Donc, pour 2021, je désire plus de paix dans ma maison : donc, prendre ma croix pour faire mourir toute revendication, toute animosité, toute colère, toute manipulation, tout caprice, …
Je désire plus de la présence de Dieu en moi : donc prendre ma croix pour gérer mon temps autrement, plus pour Lui dans la prière et le jeûne, dans Sa Parole, et moins de temps pour moi, pour mes loisirs, …
Je désire être plus efficace dans mon service : donc prendre ma croix pour faire mourir tout ce qui divise et empêche l’unité de l’Esprit, garder un cœur pur à tout prix, aimer et servir mes frères et sœurs, pardonner et me repentir encore, aider et être aidée, soutenir et être soutenue, partager le fardeau de mes conducteurs, …
Je désire voir mes bien-aimés sauvés et tous ceux que le Seigneur mettra sur ma route : donc prendre ma croix pour avoir plus de zèle pour évangéliser, guérir les malades, faire reculer et détruire les œuvres du diable, …
Voilà mes vœux pour 2021, pour moi et pour vous ! Car, y a-t-il plus important à vivre dans ce monde ? Rien ne pourra nous satisfaire sinon accomplir Sa volonté. On le sait et pourtant … Que de temps perdu dans des futilités, à construire des choses que nous laisserons ici-bas, si toutefois nous sommes enlevés au jour de l’Avènement ! Je vous imagine sourire car vous pensez que cela fait longtemps qu’on vous parle de ce retour, à tel point qu’on finit par le renvoyer aux calendes grecques, c’est-à-dire indéfiniment.
Alors, supposons que le Seigneur revienne en 2028. Cela change notre perspective, n’est-ce pas ? Allons-nous nous engager dans des projets pharaoniques prenant notre temps, notre énergie, nos finances, etc., ou allons-nous nous préparer, investir toute notre vie dans le Royaume et tout faire pour emmener le plus grand nombre avec nous sur les nuées ?
J’ai une autre question : Pour quelle raison aimons-nous Jésus ?
Combien d’entre nous L’aimerions s’il n’y avait aucune guérison, aucune prospérité, aucun bienfait, aucun succès ? Et si, au contraire, il faut subir l’enlèvement de tous nos biens, subir les moqueries, l’emprisonnement, la mise à mort à cause de notre foi ? Il ne nous resterait que Christ et Christ seul.
Je bénis le Seigneur pour le message de la croix. Ce message, qui nous emmène à ressembler à Christ de plus en plus, en renonçant à nous-mêmes et en nous chargeant de la croix chaque jour ! Qu’il nous forge une appétence à remporter des victoires sur nous-mêmes ! Qu’une sainte rage s’empare de nous pour gagner du terrain dans le camp de l’ennemi, pour proclamer le salut et délivrer les captifs ! Qu’une déférence nous amène à craindre la perte de notre salut, car nul n’est à l’abri!
Ce qui importe, c’est de vivre pour Lui ! Paul disait : « Christ est ma vie ! » Phil. 1 :23
Je veux le dire aussi, même si je réalise que cela n’est pas encore entièrement réel. Mais je cours vers ce but, encore cette année, non pas en comptant sur mes propres forces, mais sur Sa grâce et Sa Parole, en toute humilité. Car, je sais ce que je suis dans la chair mais aussi ce qu’Il m’appelle à être dans l’Esprit.
C’est le temps, encore cette année, de ne plus perdre de temps. Il faut se préparer ! Bonne année à vous !
N’ignorons pas les desseins du diable. Déjouons ses plans en s’attachant à la vérité.
En passe de faire bientôt partie de la catégorie des « vieux », je me dois d’écrire sur ce sujet de la relation intergénérationnelle. Car, au fil des cheveux blancs, je vois se profiler un fossé de plus en plus large et profond entre moi et la jeunesse. Je m’explique.
Avez-vous remarqué que les jeunes utilisent de plus en plus d’anglicismes ou de contractions de mots pour s’exprimer ? Mis à part le fait de mettre à mal notre si belle langue française, riche en vocabulaire, en nuances et en syntaxe comme aucune autre – Oui, j’ai mal pour elle ! – voilà que les jeunes se mettent à parler en langage codé, qu’eux seuls comprennent. « J’exagère ! » direz-vous. Peut-être un peu. Il n’en est pas moins vrai qu’il est de plus en plus difficile de les comprendre. Même les institutions s’en mettent et à cœur joie à utiliser des termes le plus souvent informatiques, pour tout et n’importe quoi, tels que cluster, booster, driver, briefer et tant d’autres, alors que les mots français existent ! Quelle misère !
C’est à notre génération de s’adapter ? Soit, alors arrêtons les conversations pour demander :
Excuse-moi, ça veut dire quoi « Spaiss » ?
C’est « spécial ».
Ah ok ! Et « Véner » ?
« Enervé »
Ah ! Et « slide » ?
« Diapo ou diapositive »
Et …
Entre nous, Je suis prête à faire tous les efforts du monde pour comprendre et être comprise. Mais, je me pose une question. Si la langue est notre identité – il n’y a qu’à voir la souffrance d’un créole ne maîtrisant que son patois, quand on lui demande de parler français –, cela veut-il dire que les jeunes ont leur identité propre, différente de celle des autres générations ? De tout temps, les jeunes cultivent la différence, tant dans la mode, la musique, que dans le langage.
De mon temps, le verlan faisait fureur, mais en présence des plus âgés, je n’avais que le choix de parler une langue reconnue de tous, celle de mes parents, celle des mes professeurs et même celle des livres, car je trouvais amusant d’apprendre de nouveaux mots aux autres. Parler de manière compréhensible était une question d’éducation, avant tout ! Je n’ose imaginer la réaction de mon père, si je lui avais parlé en « Djeunss ».
Mettons de côté le fait que la culture se perd, que les enfants et les jeunes maîtrisent de moins en moins la langue écrite et même orale, mais n’y a-t-il pas un problème plus grave sous-jacent ? La relation entre générations en prend un sacré coup, je vous le dis ! Les jeunes réalisent-ils qu’ils s’enferment dans leur monde au langage codé ? Bientôt, il faudra inventer un décodeur « Djeunss/Français ». Même les trentenaires s’y mettent, comme pour entrer dans le « moov » et être dans le coup ! Quand les jeunes se regroupent, au milieu d’un groupe plus large, – rien d’étonnant à cela – déjà, nous les vieux, ou futurs vieux, avons du mal à les comprendre, n’en parlons plus à prendre part à la conversation ! Car, la question est bien là ! Tout serait-il fait pour briser la communion fraternelle intergénérationnelle ?
N’oublions pas les desseins du diable, qui est aussi le diviseur ! Ne le voyons-nous pas agir ces derniers temps ? Tout est mis en œuvre pour nous séparer les uns des autres. Bientôt, nous serons dans l’obligation de vivre cloîtrés derrière des écrans. Même en famille, chacun sera isolé, sans câlins ni bisous, espacés d’une longueur de deux bras ! Ne croyez pas que cela date d’aujourd’hui. Cela remonte à bien plus longtemps. Rappelez-vous la mode des constructions où les chambres sont devenues des petits appartements indépendants dotés de toutes les commodités (wc, salle d’eau, télé, console, …). C’était juste pour une question de confort ? Puis celle de l’ordinateur portable, de la téléphonie mobile, de l’Internet, de la domotique ? Encore pour la praticité ? Pas seulement ! Certaines de ces inventions ont du bon, mais toutes nous séparent de plus en plus. La vie plus facile signifie l’isolement, l’absence de liens physiques et affectifs, l’égoïsme ou la non-solidarité, l’égocentrisme et la séparation, inexorablement.
Pour en revenir au langage, je refuse de me sentir étrangère à la vie des mes petits-enfants parce que je ne les comprends plus et qu’un jour je me lasserais de tout faire traduire. Je refuse de ne pas comprendre les jeunes, dont j’ai pris soin enfants, parce que je les aime.
Par pitié aussi pour la langue de Molière et surtout pour leur culture générale, parents, apprenez à vos enfants à s’exprimer correctement, ce qui veut dire de manière à être compris (même en créole si richement imagé) ! Parler plusieurs langues ou patois est une richesse. Et surtout, de grâce, apprenez-leur à avoir du respect pour les plus âgés, en parlant de manière à être compris de tous, dans les circonstances où ils ne sont pas exclusivement entre eux. Ne laissons pas l’ennemi séparer nos générations. Subrepticement, il nous impose de vivre dans l’indépendance et l’isolement. Ouvrons nos yeux et entrons en guerre contre ses sabotages de la relation familiale et sociale. Que le Seigneur nous aide à nous aimer et à prendre soin de notre famille, selon Son cœur et Sa Parole !