
Je veux vous relater cette petite mésaventure, arrivée à mon chat, il y a peu. Tout justes arrivés dans notre nouvelle maison, le moment est venu d’y amener notre chatte Minette.
Au préalable, tout a été fait pour préparer son arrivée. J’ai bien pris soin de laisser le maximum d’objets empreints de son odeur et de la nôtre (tapis de sol, plaids, coussins, draps, couette, …). J’ai même frotté ses babines avec un gant pour frotter tous les coins de murs à sa hauteur. Enfin, bref ! Toutes les recommandations d’usage ont été respectées.
Après l’épisode de la mise en cage et le voyage agrémenté de miaulements assourdissants, nous voilà arrivés. Je ferme bien toutes les portes et fenêtres et la voilà lâchée dans la maison. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que la maison louée meublée, l’odeur du chat du précédent locataire se trouvait aussi dans la maison et sur les meubles. Aïe ! Minette, terrorisée, a piqué une course et s’est réfugiée sous l’énorme canapé d’angle, en jonc de mer.
Je me suis dit qu’elle allait s’y faire et sortir de son trou quand elle le décidera. Eh bien, figurez-vous que ce ne fut pas une mince affaire. En effet, elle a pointé son nez à plusieurs reprises, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle était coincée. Ben mince, alors ! Elle est rentrée, elle va bien pouvoir sortir ! Et que nenni ! En fait, dans l’affolement, elle s’était complètement aplatie pour se glisser sous le fauteuil. Mais dans l’autre sens, elle tenait absolument à sortir sur le dos, ses griffes plantées au-dessus dans le jonc de mer, puisqu’elle ne pouvait les planter dans le carrelage. Voulant l’aider, j’ai tiré moi aussi, avant de conclure que son bassin ne passerait jamais. Me voilà à essayer de soulever le fauteuil ! Impossible, il doit peser une demi-tonne. Obligée d’attendre que mon mari rentre, je glisse de l’eau et des croquettes sous le canapé. Même à deux, nous n’avons pas pu soulever ce fichu canapé. Il a fallu utiliser les grands moyens : récupérer le cric de la voiture pour délivrer la Minette. Elle n’a cessé de renifler ce canapé, gueule ouverte, pestant contre le félin précédent, qui avait laissé ses traces, pour preuve les nombreuses griffures présentes un peu partout. Il lui a fallu deux jours entiers pour se rassurer qu’elle était bien la seule occupante du logement.
Cette histoire peut avoir plusieurs morales, bien entendu. Je retiendrai celle-ci : notre ennemi est invisible. Cependant, nous savons qu’il est existe et qu’il est à l’œuvre pour nous détourner du plan de Dieu. Cependant, comme Minette, nous pourrions croire qu’il n’est pas loin et lui attribuer beaucoup de méfaits, alors que souvent, nous payons le tribut de nos propres actions et mauvaises décisions.
Lorsque je me mets en colère, par exemple, parce que j’interprète une situation comme étant une agression contre ma personne – C’est pompeux, n’est-ce pas ?- alors qu’il n’en est rien, je vais faire face à la réprimande de l’Esprit, ressentir la tristesse qui doit mener à la repentance et risquer de provoquer des réactions en chaîne, si j’agresse l’autre.
Etant chrétien, on sait qu’il faut pardonner, alors on lutte. Vous connaissez ce cercle non vertueux ? Je fulmine et je pardonne. Puis je fulmine et je pardonne. Ensuite, je fulmine et je pardonne. Et cela peut durer longtemps. C’est une position dangereuse que celle-là ! C’est une pente savonneuse sur laquelle le cœur peut devenir mauvais et nous pouvons perdre notre paix pour finir par s’endurcir. Ne ressentant plus la grâce, nous nous coupons nous-mêmes de Dieu et des autres. Et là, l’ennemi ramène à notre souvenir toute une poubelle d’injustices et d’étiquettes qu’on a oublié d’enlever sur le front des uns et des autres.
Que faire ? Ne jamais accepter un cœur mauvais et crier au Seigneur. Et si on ne s’en sort pas, il faut s’humilier et courir vers un berger. Ah, c’est dur d’avouer qu’on a du mal à pardonner ! Notre chair ne veut pas de cela. On préfère que cela reste entre Dieu et nous. Justement, lui veut que notre relation avec nos bergers grandisse et que les ténèbres se dissipent entre les frères et les sœurs. Une bonne explication vaut toujours mieux que ronger son frein.
Et croyez-moi, bien souvent ce sont des films que nous nous jouons et qu’il n’y avait aucune mauvaise intention dans les paroles ou les actions du frère ou de la sœur, qui peut aussi être mon époux ou épouse. Encore faut-il en discuter pour s’en rendre compte ! Et quand bien même ce serait le cas, nous devons pardonner.
Dans ces derniers temps, où Dieu prépare Son peuple pour l’Avènement, plus que jamais, gardons notre cœur pur ! « Sans la sanctification, personne ne verra Dieu. » nous dit Hébreux 12 :14. Nous devons faire des progrès dans ce domaine. Soyez bénis !








