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Il faut sauver Minette.

Je veux vous relater cette petite mésaventure, arrivée à mon chat, il y a peu. Tout justes arrivés dans notre nouvelle maison, le moment est venu d’y amener notre chatte Minette.

Au préalable, tout a été fait pour préparer son arrivée. J’ai bien pris soin de laisser le maximum d’objets empreints de son odeur et de la nôtre (tapis de sol, plaids, coussins, draps, couette, …). J’ai même frotté ses babines avec un gant pour frotter tous les coins de murs à sa hauteur. Enfin, bref ! Toutes les recommandations d’usage ont été respectées.

Après l’épisode de la mise en cage et le voyage agrémenté de miaulements assourdissants, nous voilà arrivés. Je ferme bien toutes les portes et fenêtres et la voilà lâchée dans la maison. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que la maison louée meublée, l’odeur du chat du précédent locataire se trouvait aussi dans la maison et sur les meubles. Aïe ! Minette, terrorisée, a piqué une course et s’est réfugiée sous l’énorme canapé d’angle, en jonc de mer.

Je me suis dit qu’elle allait s’y faire et sortir de son trou quand elle le décidera. Eh bien, figurez-vous que ce ne fut pas une mince affaire. En effet, elle a pointé son nez à plusieurs reprises, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle était coincée. Ben mince, alors ! Elle est rentrée, elle va bien pouvoir sortir ! Et que nenni ! En fait, dans l’affolement, elle s’était complètement aplatie pour se glisser sous le fauteuil. Mais dans l’autre sens, elle tenait absolument à sortir sur le dos, ses griffes plantées au-dessus dans le jonc de mer, puisqu’elle ne pouvait les planter dans le carrelage. Voulant l’aider, j’ai tiré moi aussi, avant de conclure que son bassin ne passerait jamais. Me voilà à essayer de soulever le fauteuil ! Impossible, il doit peser une demi-tonne. Obligée d’attendre que mon mari rentre, je glisse de l’eau et des croquettes sous le canapé. Même à deux, nous n’avons pas pu soulever ce fichu canapé. Il a fallu utiliser les grands moyens : récupérer le cric de la voiture pour délivrer la Minette. Elle n’a cessé de renifler ce canapé, gueule ouverte, pestant contre le félin précédent, qui avait laissé ses traces, pour preuve les nombreuses griffures présentes un peu partout. Il lui a fallu deux jours entiers pour se rassurer qu’elle était bien la seule occupante du logement.

Cette histoire peut avoir plusieurs morales, bien entendu. Je retiendrai celle-ci : notre ennemi est invisible. Cependant, nous savons qu’il est existe et qu’il est à l’œuvre pour nous détourner du plan de Dieu. Cependant, comme Minette, nous pourrions croire qu’il n’est pas loin et lui attribuer beaucoup de méfaits, alors que souvent, nous payons le tribut de nos propres actions et mauvaises décisions.

Lorsque je me mets en colère, par exemple, parce que j’interprète une situation comme étant une agression contre ma personne – C’est pompeux, n’est-ce pas ?- alors qu’il n’en est rien, je vais faire face à la réprimande de l’Esprit, ressentir la tristesse qui doit mener à la repentance et risquer de provoquer des réactions en chaîne, si j’agresse l’autre.

Etant chrétien, on sait qu’il faut pardonner, alors on lutte. Vous connaissez ce cercle non vertueux ? Je fulmine et je pardonne. Puis je fulmine et je pardonne. Ensuite, je fulmine et je pardonne. Et cela peut durer longtemps. C’est une position dangereuse que celle-là ! C’est une pente savonneuse sur laquelle le cœur peut devenir mauvais et nous pouvons perdre notre paix pour finir par s’endurcir. Ne ressentant plus la grâce, nous nous coupons nous-mêmes de Dieu et des autres. Et là, l’ennemi ramène à notre souvenir toute une poubelle d’injustices et d’étiquettes qu’on a oublié d’enlever sur le front des uns et des autres.

Que faire ? Ne jamais accepter un cœur mauvais et crier au Seigneur. Et si on ne s’en sort pas, il faut s’humilier et courir vers un berger. Ah, c’est dur d’avouer qu’on a du mal à pardonner ! Notre chair ne veut pas de cela. On préfère que cela reste entre Dieu et nous. Justement, lui veut que notre relation avec nos bergers grandisse et que les ténèbres se dissipent entre les frères et les sœurs. Une bonne explication vaut toujours mieux que ronger son frein.

Et croyez-moi, bien souvent ce sont des films que nous nous jouons et qu’il n’y avait aucune mauvaise intention dans les paroles ou les actions du frère ou de la sœur, qui peut aussi être mon époux ou épouse. Encore faut-il en discuter pour s’en rendre compte ! Et quand bien même ce serait le cas, nous devons pardonner.

Dans ces derniers temps, où Dieu prépare Son peuple pour l’Avènement, plus que jamais, gardons notre cœur pur ! « Sans la sanctification, personne ne verra Dieu. » nous dit Hébreux 12 :14. Nous devons faire des progrès dans ce domaine. Soyez bénis !

De la frustration à la croix

Le ciel est orageux, c’est l’occasion de prendre sa croix. Le soleil revient toujours après la pluie.

Vous est-il arrivé de ne pas pouvoir vous défaire d’une idée, d’un projet, d’une envie ? C’est comme une idée fixe qui tourne à l’obsession et refuse de vous quitter. Pour peu que cela soit quelque chose d’agréable, vous voici devenue comme une puce surexcitée, qui se réjouit à l’avance de ce qui va se passer.

Mais soudain, vous réalisez que la décision ne vous appartient pas totalement. Vous attendez donc le moment favorable pour présenter votre projet à votre cher époux -Si, si, il est très cher ! -. Vous étalez tous les arguments censés le convaincre. Vous montrez tous les avantages financiers et autres, omettez les inconvénients -Vraiment ! C’est sincère, on ne les voit pas toujours.-. Vous avez tellement envie d’être approuvée, que vous déployez des trésors d’ingéniosité pour arriver à vos fins. Il faut dire que les femmes sont très douées dans cet exercice. Et là, il dit « Oui ! » C’est la fête au village !

Il n’existe au monde personne de plus heureuse que vous. Mais de la même manière que vous ruminez votre affaire depuis des jours, votre mari en fait de même. Et finalement, il revient sur sa décision.

  • Tu sais, je ne crois pas que c’est un bon plan ! » – Pas le moment de réfléchir aux subjonctifs ! –
  • Ah bon ! Ben tu étais d’accord pourtant !
  • Oui, mais on n’a pas pensé à ça, à ça et à ça ! Et puis, on peut faire autrement. Non, je pense qu’il faut abandonner ce projet.

Quel moment effroyable ! Vous sentez que vous ne pouvez pas enfoncer des portes fermées. Vous réalisez que chercher à le convaincre, c’est taper dans un mur. Vous ressentez que plus vous insistez, plus il se braque et plus vous êtes irritée. Vous essayez, malgré tout, empirant la situation.

Ah Seigneur ! J’ai pourtant la conviction que ce plan est de toi. Comment faire pour le convaincre ? Finalement, la prédication de l’Evangile et l’Esprit de Dieu vous rappellent qu’une épouse en Christ doit être soumise. La soumission, c’est une croix très lourde, chargée de béton armé, de clous rouillés et de toutes sortes de débris de chantier. Votre chair n’en veut pas. Vous avez pourtant raison -selon vous, bien entendu ! -. Vous sous réfugiez dans la prière, comptant mettre le Seigneur dans votre poche, de votre côté. « Seigneur, toi, tu peux le convaincre, Seigneur. » Vous répétez deux fois le mot Seigneur, pour Lui montrer qu’Il peut tout.

Plus les jours passent, plus votre frustration grandit, se transformant peu à peu en ressentiment, puis en colère. Votre bouche est fermée, mais vous soupirez, vous languissez d’impatience. Pire, vous commencez à bouillir. Vous voilà, obligée de capituler ! Que faire d’autre ? Même le Seigneur vous résiste. Pour finir, vous finissez par prier que votre frustration disparaisse. Vous jeûnez même ! Impossible de continuer dans un état de cœur pareil ! Ce serait refuser la croix, discréditer l’Evangile, nourrir sa chair au lieu de la crucifier.

Quand on prend sa croix de bon cœur, tout en souffrant, le Seigneur ne tarde pas à faire un miracle. Quel est ce miracle ? Je fus délivrée de toute amertume. J’ai regardé mon mari comme étant plus sage que moi et accepté volontairement d’abandonner MON projet. Peut-être qu’il se fera plus tard ou jamais ! Seul le Seigneur sait ce qu’il y a de meilleur pour nous ! Pour aujourd’hui, qu’importe ! Je suis en paix et une épouse en paix, c’est une maison en paix.

Merci Seigneur pour l’enseignement de Ta Parole, pour le message de la croix, qui procure la joie, la paix et toutes sortes de bénédictions ! Prendre sa croix, c’est la garantie de ressembler un peu plus à Christ. C’est ce que je désire. Et vous ?

Raisonner la mère guêpe

On ne peut empêcher une guêpe de piquer, quand on la dérange. C’est ainsi, inutile de la supplier !

Voulant couper les branches envahissantes d’un bougainvillier, j’ai rencontré des locataires peu avenantes. Elles ne savaient probablement pas que j’étais la propriétaire du jardin, et donc, du bougainvillier. Soudain, j’ai vu voler vers moi une guêpe qui n’était ni Huguette (d’Antoon Krings) ni Maya, juste à temps, avant l’irréparable. Je parle d’une douloureuse piqûre, suivie de plusieurs semaines de guérison, pour cause d’allergie. La tradition créole parle de la mère guêpe, plus méchante que toutes les autres. Inutile de recourir à l’anthropomorphisme pour justifier nos rancœurs et désirs de vengeance : les guêpes ne sont ni méchantes, ni gentilles, reine mère ou pas. Elles piquent pour se défendre et protéger leur progéniture. N’ayant aucun chasseur sous la main, j’ai décidé de les laisser tranquille, sans néanmoins avoir pensé à la bombe d’insecticide. « Mauvaise idée ! » me direz-vous. Les guêpes ne répondent pas à des raisonnements comme nous les humains. Nous ne pouvons pas leur faire entendre raison, pour qu’elles ne nous piquent pas. A nous de ne pas les déranger !

Cependant, cette  histoire illustre une vérité spirituelle. Dieu a établi certaines valeurs qui seront à jamais immuables, certains équilibres qu’il est dangereux de bouleverser. Vous savez qu’en introduisant une certaine espèce pour en faire disparaître une autre, l’équilibre peut être rompu et cela a de terribles conséquences végétales ou animales.

Cela s’applique aussi au moral et au spirituel. En voici quelques exemples :

Dieu dit qu’une famille, c’est un père, une mère et des enfants, avec chacun sa place respective. Après le concubinage, le divorce, le PACS, le mariage pour tous, la procréation assistée, les mères porteuses, voici toutes sortes d’impudicités sont rendues légales. On ne peut pas démolir impunément ce que Dieu a établi.

Dieu demande à l’homme de se reposer un jour sur sept. Qu’arrive-t-il si l’on enfreint ce rythme, si l’on néglige les conseils si précieux de Dieu ? On porte atteinte à notre santé physique et psychologique. Empêcher quelqu’un de dormir et vous réveillerez bien vite son « vieil homme » ou sa « vieille femme ». D’ailleurs cela a été utilisé comme torture, sous certains régimes, et je ne parle pas de bananes.

Beaucoup de versets de la Parole de Dieu nous avertissent des dangers de la gourmandise, des excès du manger et du boire. Là aussi, notre santé s’en trouvera affectée. Oui Dieu guérit encore. Mais va-t-il, à chaque fois, fermer les yeux sur désobéissance répétée ?

Dieu nous exhorte à prendre notre croix chaque jour, à pardonner 490 fois par jour, à se nourrir de la Parole, à soutenir le royaume et les serviteurs de Dieu, à prier pour nos besoins, notre gouvernement, pour les malades, à porter assistance aux indigents, à respecter les lois, … La liste n’est pas exhaustive. Que se passe-t-il lorsque nous décidons de vivre la vie chrétienne à notre manière ? Qu’obtenons-nous ? Voici : une sécheresse spirituelle, un caractère exécrable que seule la croix peut traiter et les conséquences qui s’ensuivent : atmosphère de la maison désastreuse, animosité, intempérance, légalisme et tous les fruits de la chair cités en Galates 5 !

Oui, certaines choses sont immuables : ne pas obéir, tenir à avoir raison, garder son orgueil et ce à quoi on ne veut pas renoncer, tout cela précède notre chute. Nul ne peut espérer se justifier devant Dieu ! Comment avoir la vie et le cœur de Jésus en nous, sans accepter la croix et le châtiment de Dieu ? Comment hériterons-nous de Lui en luttant dans nos épreuves, au lieu de garder la paix et nourrir notre foi ? Qui peut dire si son mariage résistera à son mauvais caractère encore longtemps ? Qui peut assurer que nos enfants ne couvent pas de la rébellion et ne fomentent pas une fuite irrémédiable du foyer, à cause de notre  dureté de cœur ou notre manque de soin ? Ce ne sont pas d’hypothétiques scénarios, hélas ! J’ai vu tant de désastre dans les familles.

Je rappelle donc cet adage populaire, tellement vérifié : « Qui sème le vent, récolte la tempête ! ». La Bible, elle, nous promet ceci : « Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » Galates 6.7

Il vaut mieux obéir, aujourd’hui, dans la souffrance, plutôt que de tout perdre demain. N’est-ce pas ?

Mes deux copines dans le confinement

Qui sont vos amis ? J’en ai deux qui ne me quittent jamais. Je peux vous dire que leur aide est précieuse.

En juin 2012, lors du championnat d’Europe des nations, l’équipe allemande s’apprête à affronter la formation hollandaise. Les commentateurs font remarquer au consultant, Bixente Lizzarazu, que lorsqu’une de ces deux équipes joue mal, le débriefing est plutôt viril. Il acquiesça mais ajouta : « En Allemagne, quand les choses ne vont pas, on se le dit et ensuite on passe à autre chose ; ce n’est pas comme en France où, quand ça va mal, on fait comme si tout allait bien et on ne règle jamais les problèmes ! »

Loin de moi l’idée de chercher à comparer une culture à une autre, mais cette réalité sévit partout, dans les églises, les familles, comme dans les entreprises, et aussi à l’école où il est difficile de dire qu’un élève a un problème ou qu’un musicien n’est pas doué ! Pourtant la confrontation est salutaire ! Pourquoi l’envisager comme un problème ? Faire une remarque à quelqu’un doit-il forcément être perçu comme une agression ? N’est-il pas possible de dire la vérité sans que cela prenne des proportions dramatiques ?

Dès le début de l’histoire de l’église, on voit des confrontations (Actes 15), où les problèmes sont abordés de front, sans aucun ménagement pour personne. A la fin, les choses avancent, les ombres s’estompent, les malentendus disparaissent et les relations sont plus fortes. N’est-ce pas mieux ainsi et n’est-ce pas cela aussi l’esprit de l’Evangile ? Sans doute le problème vient-il du fait que l’on a peur d’entendre une vérité qui dérange. On a peur également de dire la vérité qui dérange. Mais la fuir pour un temps conduira à le rencontrer plus tard, plus fort et plus durement encore. Alors, acceptons la confrontation, elle est si souvent salutaire ! Texte de Samuel Foucart, 2015

Je rajouterais volontiers, qu’en ces temps de confinement, les confrontations sont plus présentes dans nos maisons. Je le dis souvent : Nos deux copines « Pardon » et « Repentance » sont toujours à nos côtés, au cas où …

Mes plus grandes confrontations m’ont fait grandir, car passé les émotions de la chair, je fais face à ce que l’Esprit Lui-même veut que je retienne de ce que j’ai entendu. Son assistance est de m’aider à passer au-dessus des attitudes charnelles de l’autre et de ses faiblesses, pour ne retenir que ce qui me concerne et ce qui doit changer en moi. C’est vrai, la vérité fait mal, mais elle affranchit. Les liens de l’Esprit s’en trouvent renforcés et l’amour fraternel (entre époux aussi) grandit. La maturité venant, on apprend à dire les choses avec plus de respect et de sagesse, laissant de côtés nos propres blessures ou le fait d’avoir raison. Etre chrétien, c’est être condamné à devenir meilleur !

Rendons gloire à Dieu pour le message de la croix ! Un véritable miroir qui nous montre les tréfonds de notre âme, pour être débarrassés de notre iniquité ! Jésus n’a pas fait de cadeau à la chair sur la croix ! Si nous voulons Sa nature en nous, ne protégeons pas la nôtre.

La Bonne et les mauvaises nouvelles

Le covid-19, un temps béni ? Et si on pouvait en tirer profit ?

Plus que jamais, nous faisons face à de multiples mauvaises nouvelles. Nous ne cessons de dire « Le monde va mal ! ». En réalité, il va de plus en plus mal. Nous en sommes avertis dans Matthieu 24 et le Seigneur nous dit : « Gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. »


En ces temps de difficultés sanitaires et financières, faut-il ajouter « relationnelles » ? Car, inexorablement, à vivre les uns sur les autres, 24h/24 pratiquement, la vie familiale n’est plus la même. Cela dépend peut-être de la superficie au m², certes, mais il me semble qu’il s’agit bien plus de notre état de cœur les uns envers les autres. Vous me voyez venir, je vais encore parler de la croix. Et bien …. OUI !


Un serviteur de Dieu, disait « in veritate », qu’à force de ne pas avoir de communion intime avec notre enfant, on découvre, un jour, qu’il est devenu un étranger dans notre maison. Finalement, à bien y regarder, nous disons que les enfants ont du mal à se repérer dans le temps, mais nous aussi. A dire vrai, nous ne voyons pas les années passer. Nous ne réalisons pas que notre enfant grandit et que nous ne le connaissons pas ou si peu. Nous connaissons une foule de choses le concernant : son plat ou son dessert, son animal ou sa couleur préférés, … Savons-nous vraiment ce qu’il est, dans son caractère, ses atouts et ses faiblesses, ce à quoi il inspire, s’il connaît Jésus et l’aime véritablement, s’il est sincère ou porte un masque, …


J’ai une bonne nouvelle pour vous ! Voilà aujourd’hui l’occasion rêvée de mieux connaître le CŒUR de votre enfant. Dans la promiscuité, il est bien plus difficile de se cacher. Une maman, devenue maîtresse à la maison, disait à ce propos : « Je ne savais pas que mon fils était si paresseux. » Voici le temps béni pour découvrir ce que nous sommes, tous, « en vrai » comme disent les jeunes, en opposition au monde virtuel qu’ils connaissent si bien !

Sommes-nous punis, cloîtrés entre nos murs ? Non ! Dieu met à profit ce temps, pour encore nous révéler à nous-mêmes ce que nous sommes et les combats que nous avons à remporter sur notre vieil homme (et femme). La croix, je vous le dis encore, la CROIX ! Encore une fois, toutes choses concourent à notre bien, afin de nous rendre semblables à Christ (Romains 8.28-29). C’est le temps de racheter le temps, car les jours sont mauvais (Eph 5.16).


Et si ce temps qui nous est donné en famille servait à nous établir davantage dans la foi, à sauver nos enfants ? Ou alors, allons-nous nous laisser aller à passer des heures en futilités, à laisser nos enfants s’enfermer dans leurs écrans ? Tirons profit de ce temps pour mutuellement nous aimer, nous féliciter et nous exhorter (qui signifie « mettre dans l’esprit »). Attention, exhorter n’est pas harceler ! Désamorçons toutes les bombes et javellisons, une bonne fois pour toutes, les erreurs passées des uns et des autres. Plus que jamais, le pardon et la repentance, nous accompagnent avec insistance !
Que nos maisons soient remplies de bienveillance, de cantiques, de personnes chantant et célébrant de tout cœur les louanges du Seigneur (Eph 5.19). Stoppons la diffusion incessante et agressive de toutes mauvaises nouvelles.


L’après confinement s’avère aussi, sinon encore plus compliqué. Puissions-nous être trouvés dans la foi, pas seulement celle pour avoir à manger, mais surtout celle pour être sauvés, nous et notre famille !

Authenticité

À vous, chers étudiants, J’ai longtemps été assis sur vos bancs

Et je sais ce que c’est d’entrer chaque matin dans la jungle des apparences,

Le zoo de la popularité et de la prestance,
Le cirque des modes et des tendances,
De vivre avec cette pression omniprésente
De ne pas savoir ce que les autres disent de nous et pensent.

Le monde dans lequel on vit a laissé le superficiel l’emporter sur le réel.
Le vrai du faux ne nous intéresse plus trop,
Le laid du beau, on le remarque très tôt.
On admire ce qui frappe les yeux, mais on évite du regard ce qui est insignifiant.

Tout nous laisse croire que ce qu’on paraît est beaucoup plus important
Que ce qu’on est réellement.
L’image que l’on projette nous obsède tellement
Qu’on n’ose plus se donner la permission d’exister tout simplement.

On a appris à bien paraitre,
Mais on ne sait plus comment « être ».
On est devenu des pros pour faire semblant,
On a de la peine à être franc.
On voudrait tellement être soi, ne serait-ce qu’un instant,
Mais le poids du regard des autres est lourd et pesant.

On se crée alors un personnage au goût du jour en espérant
Que les autres l’aimeront finalement.
Le problème c’est qu’ils finissent par l’aimer, évidemment,
Et là on réalise qu’ils aiment quelqu’un qu’on n’est pas véritablement.

Il semble qu’entre temps, on ait perdu l’art d’être authentique et l’audace de vivre vrai.
Et là serait le moment parfait
Pour vous lancer un beau petit discours réchauffé,
Qui aurait tout l’air d’une solution sacrée.
Vous savez : ces fameux clichés qu’on entend sur le Net ou à la TV :
« Osez être vous ! Devenez qui vous voulez devenir. Tu t’appartiens, tu es le maitre de ta destinée et tout repose sur toi. Go, fonce ! Envole-toi ! Accomplis-toi ! »

Je n’ai rien contre l’épanouissement personnel, mais ça, ça n’a rien à voir avec l’authenticité.
C’est de l’égocentrisme assumé.
Ce n’est pas de l’honnêteté ni de la vulnérabilité.
Ça, c’est le slogan de l’enfer : « Je suis la personne la plus importante qui existe ! »

Ce faux discours entretient l’illusion qu’on est compétents pour conduire nos propres vies,
Atteindre notre propre estime de soi
Et trouver un objectif suffisamment grand pour donner un sens à la vie,
Sans Dieu ni les autres, mais seulement avec MOI et pour MOI.

C’est une forme de nombrilisme aigu qu’il faut vite soigner
Parce qu’il travestit complètement la vraie définition de l’authenticité.
À l’école de l’authentique, on commence par se voir tel qu’on est, ni plus, ni moins.
On arrête notre mascarade et on enlève notre camouflage
Pour réfléchir sur notre vraie situation d’être humain.

Après tout, ce n’est pas ce qu’on est : des homo-sapiens ?
Des humains pensants et dotés de jugement ?
Je sais que c’est atypique d’être sincère avec soi-même.
On préfère se divertir et monter le son de la musique.
Mais il vaut le coup parfois de se regarder dans le miroir,
Sans se bercer d’illusions sans espoir.

On préfère éviter notre misère et notre faiblesse,
Mais il faudra un jour où l’autre admettre notre petitesse,
Reconnaitre notre abaissement et nos mauvais penchants,
S’avouer notre ignorance et notre indifférence,
Confesser notre vanité et notre perversité.

Oui, nous sommes capables des plus grandes bontés
Mais aussi des plus atroces cruautés,
Pourvus d’une certaine moralité,
Mais inclinés à ne pas la démontrer,
Dotés d’une immense créativité,
Mais prédisposés à mal l’utiliser,
Conçus pour la perfection,
Mais enfoncés dans la corruption.

Nous sommes créés à l’image de Dieu mais aliénés par le péché.
Nous sommes des créatures sublimes, uniques et magnifiques,
Mais tellement dissolus et éloignés de celui qui nous a aimés et créés.
Heureusement, lui, il ne manque pas d’authenticité.
Il est toujours qui Il est.

Il est Dieu à tout moment.
Le même, hier, aujourd’hui et éternellement,
100 % fidèle à lui-même, aucun relâchement,
Pas de fausseté ni d’hypocrisie,
Aucune duplicité ni tromperie.

Loyal et véritable,
Sa présence est toujours intégrale.
Stable et immuable,
Son intégrité est des plus totales.

Mais comment tenir debout devant un Dieu aussi colossal ?
Comment aller vers Lui ? L’écart est tellement radical.
On est pitoyable, Lui irréprochable. On peut espérer un lien vertical ?
Le regarder, c’est comme fixer le soleil, on en est incapable !

Heureusement, Lui, Il n’a pas manqué d’authenticité.
Il a accompli ce qu’Il avait annoncé.
Il ne nous a pas laissés dans notre bourbier.
Venu comme un humble charpentier,
Il ne s’est pas gêné pour nous dire nos quatre vérités,
Mais Il s’est dépêché de nous aimer.

Il a identifié les chaines de notre captivité,
Puis Il nous en a remis les clés.
Il a exposé la noirceur de nos cœurs
En l’éclairant de Sa magnifique blancheur.
Il nous traité de pécheur,
Mais Il s’est offert comme Sauveur.

Si Dieu ne s’était abaissé, Sa majesté nous serait encore inatteignable.
Nous serions pour toujours inacceptable et coupable devant son tribunal.
Mais parce qu’il a envoyé son Fils, le seul impeccable,
Nous avons aujourd’hui un espoir inébranlable.

En Jésus-Christ, nous avons l’espoir d’être aimé pour qui on est.
On a l’assurance d’être approuvé,
La sécurité d’être estimé et la conviction d’être pardonné.
Voilà la grande nouveauté ! Le début de l’authenticité !
On était pécheur et souillé,
Mais c’est pour nous que Jésus a été crucifié.

Cette nouvelle nous donne l’opportunité d’être vrai avec nous, avec Dieu et avec les autres.
Dieu nous a acceptés au pire de nous-mêmes, plus besoin de se prendre pour un autre.
On enlève nos masques sans s’inquiéter,
Fini le jeu de la popularité ou de la notoriété !
On ne vit plus pour chercher l’amour des autres.
À Dieu les complexes de supériorité et la fausse humilité !
On sait qui on est, on commence alors à valoriser les autres.

Chers étudiants, laissez tomber ce que vous pensez être
Ou ce que les autres veulent que vous soyez
Pour embrasser ce que Dieu dit que vous êtes.
Il veut vous combler et Il vous aime.
Il vous a voulu comme vous êtes.

Cette année, soyez authentiquement vous-même.

BONNE ANNÉE 2020 !

Avant que Janvier ne se termine, voici mes non traditionnels vœux pour 2020 !

C’est une nouvelle année qui commence, avec ses bonnes résolutions et les échanges de vœux plus ou moins empreints de sincérité, tradition oblige. Cependant, à tous ceux qui sont en Christ, appelés chrétiens donc, je nous souhaite de persévérer sur le chemin de la croix, de gagner en maturité par cette croix que nous prenons, portons et partageons. J’ai le sentiment qu’elle nous sera davantage indispensable cette année. Car, voyez-vous, je suis certaine que vous l’avez remarqué, tout se dégrade autour de nous. La moralité ne tient plus qu’à un fil, les valeurs divines s’étiolent, la méchanceté des hommes s’étale et l’hédonisme s’installe au su et vu de tous. On s’indigne, mais luttons-nous pour ne pas être happés par ce monde ?

Subtilement, l’ennemi joue toutes ses cartes pour détruire l’autorité, la soumission, la sainteté, et il s’attache répandre les fausses doctrines dans le monde entier. Si nous croyons en un Père tout-puissant trois fois saint, en un Sauveur capable de nous transformer, en Son Saint-Esprit présent pour nous conduire dans la vérité et nous rappeler ce que Jésus a dit, alors nous aurons à nous positionner clairement. Que se passera t-il lorsque nous dénoncerons le péché, condamnerons les œuvres des ténèbres ? Pour certains nous aurons une odeur de vie et nous arracherons les perdus des ténèbres, mais pour d’autres nous aurons une odeur de mort et nous serons rejetés, persécutés. J’ai la conviction que ce monde ne fera pas de cadeau aux chrétiens de demain. Mes questions sont les suivantes :

  • Serons-nous prêts à être les témoins du Dieu vivant pour refuser de s’associer à ce que ce monde va nous proposer de plus en plus comme profane et impie ?
  • Saurons-nous délaisser notre orgueil, perdre notre réputation et oublier le panache de notre nom ou de notre rang ? Peut-être devrons-nous accepter de perdre notre emploi plutôt que compromettre notre appel ?
  • Jusqu’où sommes-nous prêts à payer le prix pour nous préparer à la persécution qui vient ?

Donc, oui, malgré ce tableau sombre, je vous souhaite une bonne année, remplie de promesses et d’espérance. Si vous Le cherchez, cette année encore et davantage, aucun doute n’est permis : Il vous préparera. Nous ferons des exploits et nous vivrons par la foi, de plus en plus. Une foi pour répondre à l’appel de Dieu, pour proclamer Son salut, Lui ressembler de plus en plus, Le connaître davantage et vivre la puissance de la croix !

Mon Dieu m’attend dans le lieu secret. Je veux tout Lui confier et Lui, Il veut me parler, m’instruire, m’encourager et me châtier. Je ressens le besoin, plus que jamais, de me nourrir de Sa Parole, car il est urgent pour moi d’apprendre à vivre par la foi. Et pour vous ?

Retrouvons notre premier amour, notre feu pour la prière et notre zèle pour vivre pour Lui et Son Royaume. Et n’oublions pas le but final : Ressembler à Christ, l’espérance de la gloire. Je veux voir l’Etoile du matin se lever dans mon cœur. Et vous ?

Persévérons ensemble, encourageons-nous mutuellement, pratiquons le bien et sanctifions-nous. Sortons des pièges de l’ennemi pour nous voler notre temps, notre argent, notre relation avec Dieu et nos frères et sœurs dans la foi. Que la crainte de Dieu gagne notre cœur de plus en plus !
Recherchez la paix avec tous, et la sanctification, sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Hébreux 12.14
Bonne année à vous tous, en CHRIST !

Ne laissez pas le voleur dérober !

Le sacrifice pour ses enfants est plus que nécessaire dans ces temps où l’iniquité grandit. Ne laissons pas l’ennemi nous voler !

Les parents se plaignent que les enfants d’aujourd’hui sont plus difficiles que ceux d’autrefois. Jean Cocteau les trouvaient déjà terribles en 1929. Force est de constater que les parents actuels ont du fil à retordre avec leurs bambins. Beaucoup de changements, ces derniers temps, ont participé à rompre le lien familial et à emmener toutes sortes de déviances et de dérèglements psychologiques. La vie moderne absorbe les parents, toujours de plus en plus. Sans y prendre garde le style du monde a pénétré l’église. Beaucoup de chrétiens n’y ont vu que du feu, dans les stratagèmes, mis en place par l’ennemi, pour séparer et diviser. L’objet de la foi chrétienne n’est pas Satan, mais le Christ.


Cependant, la Parole de Dieu nous conseille de ne pas ignorer les desseins du diable – qui signifie « le diviseur »-. Il est aussi appelé le tentateur, le calomniateur et le trompeur. Et pour tromper, il a prouvé ses talents dès l’Origine. Le système de ce monde qui gît sous la puissance du Malin (1 Jean 5.19) a avancé ses pions, doucement, tout doucement, les uns après les autres. Pour exemples – Faut-il en donner ?- : Il est normal aujourd’hui qu’un enfant de 6 ans ait un smartphone. Il est normal qu’il possède ceci ou cela, qu’il fasse ceci ou cela, qu’il parle comme ceci ou cela, agisse comme ceci ou cela. Les parents s’émerveillent parfois des attitudes et des compétences de leur enfant -plus prodige que prodigue-, ne discernant pas que l’ennemi les a piégés, eux et leur progéniture.


Le diviseur a tué les activités en famille, saines, en plein air et dans la bonne humeur. Le travail poursuit maintenant les parents jusque chez eux. Papa travaille et maman aussi le plus souvent. L’épuisement à la tâche l’emporte sur la bienveillance, pour que l’enfant ne manque de rien, dira-t-on. L’enfant passe de la crèche, à l’école, puis au collège, au lycée, et ainsi de suite. Le véritable temps en famille se réduit inexorablement comme une peau de chagrin. Chacun vaque à ses occupations individuelles. Il y a peu ou plus de place pour le « vivre ensemble », terme très à la mode et mis à toutes les sauces. Cela commence déjà dans la maison, voyons !


Tout est fait pour éviter les conflits, pour avoir la « paix » avec chacun. On peut se demander de quelle paix il s’agit. C’est un volcan sous lequel bout un magma qui menace d’exploser et de tout détruire. Quelle misère de voir chacun dans son coin, les yeux, la tête, l’âme et le corps entier dans un écran ! Parents, réagissez ! Reprenez à l’ennemi ce qu’il vous a volé : l’affection profonde entre vous et vos enfants, les rires, les jeux en famille, les disputes et les réconciliations, les moments de qualité mais aussi en quantité et les occasions d’éduquer, de construire le caractère de Jésus en eux. Il y a un prix à payer pour cela : votre vie !


Ne laissez pas ce voleur entrer chez vous et dans la vie de vos enfants. Protégez-les ! Donnez-leur le temps dont ils ont besoin. Aimez-les de l’amour de Dieu ! Instruisez- les sur ce qui est bon agréable et parfait (Romains 12.2). Amenez-les, telles des créatures du Dieu vivant, à Lui plaire. Obéissants, les fils et filles de Dieu nageront à contre-courant dans ce monde et nous serons persécutés pour cela. Mais cela en vaut la peine ! Nous sauverons nos enfants de cette génération perverse (Philippiens 2.15), si nous nous en donnons les moyens.


Si notre ennemi s’appelle le Malin, soyons plus malins que lui. Séparons-nous de ses instruments chronophages, plein d’iniquité et de zizanie ! Abandonnons toute attitude mauvaise et rebelle ! Le Seigneur parle ! Qui L’entend ?

« Et puis, c’est ta faute, aussi ! »

Qui, d’exaspération, n’a jamais prononcé cette phrase ? Elle surgit, le plus souvent, à la fin d’une discussion – pour ne pas dire dispute – où excédé, on pointe du doigt et on prononce ce jugement terrible : « C’est ta faute aussi ! »

Beaucoup l’ont fait avant nous : Adam a rejeté la faute sur Eve et sur Dieu « C’est la femme que tu as mise … » ; Eve sur le serpent ; Saül sur Samuel ; Marthe sur Jésus, etc.
Sans équivoque, l’accusation fait partie du caractère de l’homme – et de la femme -. Disons-le, franchement, il est plus facile de rejeter la faute sur les autres, plutôt qu’entendre et se remettre en question.

Bien souvent, dans les discussions conflictuelles entre époux, le bât blesse, – et c’est le cas de le dire, cet appareillage blessait les animaux de charge et les faisait souffrir – car on se trompe sur les motivations de l’autre. A partir du moment où l’un est blessé, c’en est fini ! Aucune possibilité d’aboutir au but recherché ! Cela peut être d’emmener l’autre à renoncer à une mauvaise habitude, ou de l’exhorter à grandir spirituellement, … Qu’importe ! A la moindre blessure, le cœur se ferme, le cou raidit, et l’on se retrouve penaud à obtenir le contraire de l’effet escompté. L’autre est blessé, en colère, nous en veut, … « Misère de misère ! Comment lui faire comprendre ? »

Tout d’abord, il convient de s’excuser si on a blessé. Mais la blessure, elle, n’excuse pas le fait que l’autre a besoin de considérer ce qui a été dit, de la part de Dieu.
Souvent, je me suis retrouvée avec mon époux dans cette impasse, à regretter d’avoir voulu exhorter, tant la discussion s’est envenimée de reproches réciproques. La chair reste la chair ! Mordus, nous mordons à notre tour. Dans ces moments, nous retrouvons la mémoire sur les reproches et blessures passés, à la vitesse de la lumière. L’amnésie serait souhaitable parfois !
La maturité se construit. Et, rien n’est perdu ! Les paroles venant de l’Esprit, même si la réaction a été charnelle de part et d’autre, font leur petit bonhomme de chemin, lentement et sûrement. La puissance de la prière, plutôt que nos insistances réciproques, accomplira le miracle. Parfois, le lendemain, ou quelques mois plus tard, l’un et l’autre s’aligne avec la volonté de Dieu. Car il s’agit de cela, d’obéir à Dieu, et non à Monsieur ou à Madame. Mais, si Madame demande que les tee-shirts restent pliés, est-ce la volonté de Dieu que le mari s’y plie ? – sans jeu de mots volontaire -. A lui de voir ! Il est parfois préférable de mourir à soi-même, par amour pour Dieu et son épouse, plutôt que chercher querelle. Jusqu’où va cet amour d’aimer sa femme comme Christ a aimé l’église ? L’amour de Dieu contient également une part de réprimande et de résistance, pour notre bien. La vision à rechercher et à chérir est de vivre pour la justice, pour la construction du royaume de Dieu, pas notre propre royaume.

Si la motivation est bonne, s’il s’agit d’obéir à la volonté de Dieu, assurément cette parole reviendra, par la prédication, par la même personne ou quelqu’un d’autre. Dieu parle de plusieurs manières, n’est-ce pas ?
Reconnaissons que parfois, Dieu a dû nous parler plusieurs fois avant qu’un déclic ne se soit produit, ou qu’un cri ne soit monté de notre cœur pour être délivrés, transformés. Ne nous attendons pas à être entendus à la première exhortation. Il faut être patient.

Tout et toujours reviendra à l’attitude de cœur ! Une épouse doit parler, avec ce cœur de sœur en Christ, face à son mari. Il devrait ressentir le même cœur que si c’était la femme du pasteur qui lui parlait, avec assurance, mais respect.
Le fait est que souvent la proximité fait que l’on a le premier réflexe charnel de montrer à l’autre qu’il n’est pas parfait. Aucun problème à cela, c’est la vérité ! « Mais il s’agit de toi, là, chéri(e) ! On ne parle pas de moi, mais de toi ! Une autre fois, si tu veux on parlera de moi. Mais revenons à ce que je suis en train de te dire. »
Le deuxième réflexe est de dire à l’autre : « C’est ta faute aussi, parce que … ». Cela touche parfois aux responsabilités qui incombent à chacun. L’un et l’autre doit savoir ce que Dieu attend de lui dans le couple. Il existe une base solide, instituée par Dieu lui-même et qui tiendra bon. Qui a lu « Une famille unie, c’est possible ? » de Miki Hardy ? Procurez-vous ce livre, absolument nécessaire pour bâtir son couple selon le cœur de Dieu, sur ctmi.org.

Parfois, le manque de sensibilité de la part du mari, dans des moments difficiles – mais passagers – où l’épouse, la maman, a besoin d’aide, fait que l’explosion est inévitable. Epuisée, elle n’est plus disposée à entendre et à faire quoi que ce soit. On n’exhorte plus, on reproche. Il s’agit de demander de l’aide tout simplement, au lieu d’attendre que l’autre devine. C’est fou comment le cœur d’une femme peut se laisser emporter par le constat que son mari n’est pas sensible, rester là-dessus et ruminer des jours durant, au lieu de calmement lui faire connaître ses besoins ! Il ne sera peut-être jamais sensible. Peut-être qu’il faut accepter cet état de fait et cesser de se morfondre en restant constamment blessée ! La science a décrété que la parole appartient aux femmes. Alors, parle, parle, PARLE, ma sœur, avant d’exploser comme une bombe incendiaire !
Et surtout, ne cède pas à la tentation de te refuser à lui, car c’est une terrible erreur aux conséquences désastreuses. Réponds à ses besoins, il en va de son équilibre mental et affectif. Désolée, si ce sujet dérange, mais c’est un point plus qu’important !

Demandons à Dieu de nous accompagner, lorsque nous abordons ces sujets qui fâchent. Pendant que la discussion s’égare, arrêtons-nous quelques secondes et prions en notre cœur : « Seigneur, que dois-je répondre ? Il ne comprend pas. » Parfois, l’Esprit de Dieu nous commandera de nous taire. Nous avons parlé, le reste lui appartient. Parfois, il rechargera notre énergie pour réfuter par des paroles inspirées.
Dans tous nos rapports humains, veillons à effacer toute trace de notre passage. Ne laissons pas de blessure ouverte, de rancune, de non-pardon, …, derrière nous.

Matthieu 5 :23 nous dit : « Si …, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, … va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens … » Quoi que nous fassions pour Dieu, assurons-nous d’être des instruments de paix et de justice, d’avoir un cœur pur et que personne n’a rien contre nous.
Le couple se construit aussi dans les orages et les tempêtes. Si le ton monte parfois, humilions-nous pour que la paix et la sérénité soient conservées. Prions, parlons, prions encore et laissons Dieu faire le reste. Il le fait tellement et merveilleusement bien. Nous croyons qu’en exhortant nous faisons, NON, c’est Dieu qui change les cœurs ! Il est puissant !

La pelle de l’Évangile

Cette histoire me fut rapportée, il y a quelques années, concernant un jeune homme qui avait eu, lors d’un enterrement, une attitude exemplaire.

Ce jeune garçon, d’à peine une vingtaine d’années, accompagnait une équipe missionnaire dans un pays pauvre d’Afrique.

L’accueil de l’église locale était assez mitigé. Cette congrégation était devenue méfiante, quant aux prédicateurs de passage, qui jusqu’à maintenant, leur avaient promis monts et merveilles. Certains, même, avaient peut-être abusé de leur libéralité, malgré leur extrême pauvreté. L’ambiance n’était pas des plus chaleureuses.

Un évènement totalement inattendu permit un retournement de situation bienheureux. Un homme décéda et tous les pasteurs se retrouvèrent ensemble aux funérailles. Pendant la cérémonie, deux frères s’acharnaient à creuser le trou suffisamment profond destiné au cercueil. Il semblerait que cela traînait dans le temps. C’est alors que ce jeune homme de l’équipe missionnaire saisit une pelle et se mit à creuser. Stupéfaction générale ! Comment un jeune homme blanc pouvait-il se préoccuper d’une famille noire qu’il ne connaît pas et pauvre de surcroît ? Comment acceptait-il de descendre dans ce trou pour une tache aussi ingrate, faisant fi de sa belle chemise blanche, sous ce soleil de plomb ? Tous furent profondément touchés de ce geste spontané et rempli d’empathie. Il n’en fallait pas plus pour que l’accueil en soit bouleversé. Toute l’église locale et ses dirigeants ont alors ouvert leur cœur et accueilli l’Évangile, avec joie et empressement. Cet Évangile qui consiste à aimer, donner, faire grâce plutôt que réclamer.

Cela me fait penser à ces versets de l’apôtre Jacques: « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères … N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et vérité. »

Cette église, blasée d’anciens discours sans véritables soins spirituels et naturels, avait vu, par ce jeune homme, qu’aimer signifie donner, soutenir et aider. Ils ont vu, au-delà des mots, des cœurs disposés à donner leur vie pour eux, plutôt que des étrangers venus les dépouiller une fois de plus.

Parfois, un geste suffit pour manifester le cœur de Dieu, pour montrer que l’on est concerné, de manière désintéressée et emmener les hommes et les femmes à se tourner vers Lui. Jésus nous le demande : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

Soyons concernés par le salut des âmes, par le soutien aux frères et sœurs en la foi, par leur croissance spirituelle, par leurs besoins les plus élémentaires. Les temps deviennent de plus en plus difficiles et certaines familles rencontrent de réelles difficultés financières. Elles prient, exercent leur foi et s’en remettent à Dieu. Nous ne pouvons pas décemment fermer nos entrailles, mais nous devons prier pour être conduits, pour ne pas bouger dans nos émotions ou le légalisme, en un mot, dans la chair.

Le lien familial dans l’église se construit par l’omniscience du Saint-Esprit. Lui seul sait comment unir les cœurs. Chacun est appelé à intervenir, poussé par l’Esprit, pour diffuser le soutien nécessaire, dont Dieu se servira pour créer et tisser les liens spirituels. Il convient de prier pour savoir comment et quand soutenir.

Puissions-nous être de ceux qui arrivent à point nommé pour être une bénédiction ! La gloire en revient à notre Dieu, toujours, car nous ne sommes que des instruments entre Ses mains.