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La pelle de l’Évangile

Cette histoire me fut rapportée, il y a quelques années, concernant un jeune homme qui avait eu, lors d’un enterrement, une attitude exemplaire.

Ce jeune garçon, d’à peine une vingtaine d’années, accompagnait une équipe missionnaire dans un pays pauvre d’Afrique.

L’accueil de l’église locale était assez mitigé. Cette congrégation était devenue méfiante, quant aux prédicateurs de passage, qui jusqu’à maintenant, leur avaient promis monts et merveilles. Certains, même, avaient peut-être abusé de leur libéralité, malgré leur extrême pauvreté. L’ambiance n’était pas des plus chaleureuses.

Un évènement totalement inattendu permit un retournement de situation bienheureux. Un homme décéda et tous les pasteurs se retrouvèrent ensemble aux funérailles. Pendant la cérémonie, deux frères s’acharnaient à creuser le trou suffisamment profond destiné au cercueil. Il semblerait que cela traînait dans le temps. C’est alors que ce jeune homme de l’équipe missionnaire saisit une pelle et se mit à creuser. Stupéfaction générale ! Comment un jeune homme blanc pouvait-il se préoccuper d’une famille noire qu’il ne connaît pas et pauvre de surcroît ? Comment acceptait-il de descendre dans ce trou pour une tache aussi ingrate, faisant fi de sa belle chemise blanche, sous ce soleil de plomb ? Tous furent profondément touchés de ce geste spontané et rempli d’empathie. Il n’en fallait pas plus pour que l’accueil en soit bouleversé. Toute l’église locale et ses dirigeants ont alors ouvert leur cœur et accueilli l’Évangile, avec joie et empressement. Cet Évangile qui consiste à aimer, donner, faire grâce plutôt que réclamer.

Cela me fait penser à ces versets de l’apôtre Jacques: « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères … N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et vérité. »

Cette église, blasée d’anciens discours sans véritables soins spirituels et naturels, avait vu, par ce jeune homme, qu’aimer signifie donner, soutenir et aider. Ils ont vu, au-delà des mots, des cœurs disposés à donner leur vie pour eux, plutôt que des étrangers venus les dépouiller une fois de plus.

Parfois, un geste suffit pour manifester le cœur de Dieu, pour montrer que l’on est concerné, de manière désintéressée et emmener les hommes et les femmes à se tourner vers Lui. Jésus nous le demande : « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »

Soyons concernés par le salut des âmes, par le soutien aux frères et sœurs en la foi, par leur croissance spirituelle, par leurs besoins les plus élémentaires. Les temps deviennent de plus en plus difficiles et certaines familles rencontrent de réelles difficultés financières. Elles prient, exercent leur foi et s’en remettent à Dieu. Nous ne pouvons pas décemment fermer nos entrailles, mais nous devons prier pour être conduits, pour ne pas bouger dans nos émotions ou le légalisme, en un mot, dans la chair.

Le lien familial dans l’église se construit par l’omniscience du Saint-Esprit. Lui seul sait comment unir les cœurs. Chacun est appelé à intervenir, poussé par l’Esprit, pour diffuser le soutien nécessaire, dont Dieu se servira pour créer et tisser les liens spirituels. Il convient de prier pour savoir comment et quand soutenir.

Puissions-nous être de ceux qui arrivent à point nommé pour être une bénédiction ! La gloire en revient à notre Dieu, toujours, car nous ne sommes que des instruments entre Ses mains.

Surdité collective

Personne ne m’écoute ! Personne ne veut de mes conseils ! Qu’est-ce qui se passe, Seigneur ?

Avez-vous déjà ressenti que vous ne vous sentez pas relâchés dans le service de Dieu ? Mille questions vous envahissent alors : Pourquoi ne me fait-on pas une place ? Pourquoi ne reconnaît-on pas mes talents ? Est-ce les hommes qui m’arrêtent ? Est-ce le Seigneur qui me bloque ? Qu’est-ce qui se passe ? Il arrive que nous nous sentions arrêtés, comme bloqués dans une impasse. Nous sommes insatisfaits, frustrés, voire en colère.

Etant dans l’éducation, je me souviens d’avoir pris RDV avec mon pasteur pour lui reprocher de ne pas mettre à profit le professionnalisme de certaines personnes dans l’église, en l’occurrence, moi, pour organiser les sorties de l’église des enfants – aussi appelée école du dimanche, terme non approprié pour ma part, car le soin spirituel n’a rien à voir avec l’enseignement de l’école -. J’étais à cette époque, remplie de zèle et dans une recherche incessante et épuisante de reconnaissance. Tout ce que je proposais était alors refusé, comme si tout le monde s’était ligué contre moi pour m’empêcher de servir le Seigneur. Bien entendu, cela était faux. C’était juste le Seigneur qui me résistait, afin que je prenne conscience de mon état de cœur. Plus il me résistait, plus je me rebellais. J’en suis même arrivée à dire au pasteur :

– Il y aura un mort un jour, dans ces randonnées, tellement l’organisation est complètement absurde. Ce n’est pas comme cela qu’on encadre des enfants, etc., etc. Peut-être qu’il faudrait demander l’avis de ceux qui ont des compétences ? Peut-être aussi qu’il faudrait écouter quand on donne des conseils, non ?

– Penses-tu réellement que tous se sont entendus pour refuser ton aide ? Tu sais, parfois, le Seigneur rend tout le monde sourd autour de nous, car il veut faire une œuvre dans notre cœur. Il ne remet pas en doute tes compétences, mais Il veut œuvrer en toi, …

Ce fut une bonne claque que je reçus ce jour-là car, je vis mon état de cœur et surtout ma motivation qui n’était pas très louable. Ouh la la ! Je suis rentrée chez moi, penaude, honteuse, mais réalisant, presque avec joie, que mon Père me châtiait, pour mon bien, pour me rendre digne de Le servir avec un cœur pur. J’ai senti que j’étais une enfant légitime car j’avais part à Sa correction.

Ce genre de châtiment nous marque et c’est tant mieux. Nous pouvons nous référer à ces souvenirs, quand nous passons à nouveau dans ce chemin de l’excitation charnelle, où nous fonçons tête baissée, dans des portes fermées.

Et alors, nous apprenons à discerner le panneau « STOP » du Saint-Esprit, et nous sommes encore enseignés que le Seigneur cherche des cœurs purs, propres et propres à Son service. Les compétences et talents ne sont pas un problème quand ils sont au service qu’un cœur en bon état. Soyons tout simplement à notre place et acceptons d’être l’instrument du moment, comme l’Esprit l’aura décidé. Servons dans la liberté et la simplicité.

1 Pierre 5/6 nous encourage : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’Il vous élève au temps convenable. »

C’est l’Esprit qui gère les talents de chacun. C’est Lui qui décide qui doit intervenir selon le don qu’Il a attribué à chacun. Donc, il n’y a aucune raison d’être jaloux, d’être en compétition, de se sentir menacé ou de prendre « la grosse tête ». Dieu est un sage architecte pour construire Son Eglise, selon Son plan.

Nous sommes tous appelés, en tant qu’enfant de Dieu, à bouger poussés par l’Esprit, dans la liberté. Mais sachons que c’est dans ce chemin que nous apprendrons à travailler en équipe, à faire mourir nos convoitises et notre orgueil, à apprendre de ceux qui sont passés dans ce même chemin avant nous, à renoncer à nous-mêmes pour avoir cette Vie et cette Vie en abondance. 

Mon enfant est un menteur !

Un autre sujet qui me tient à cœur est de vous parler de l’imagination des enfants. Nous sommes toujours dans la tranche des 4/5 ans, quand l’enfant devient un être social.

Des difficultés d’endormissement apparaissent, plus élaborées que celles traversées à deux ans. En effet, son intelligence progresse et il parvient, cette fois, à mieux percevoir l’objet de ses peurs au moment de s’endormir. Il imagine des êtres humanoïdes ou des animaux venant lui rendre visite. Selon les enfants, ce peut être un fantôme, un monstre, un ogre, une sorcière ou plutôt un loup, un crocodile, etc. Là encore, les prétentions de toute-puissance auxquelles l’enfant aspire tant dans la journée, sont anéanties lorsque tombe la nuit et qu’il doit se séparer durant huit heures ou plus de ses parents protecteurs. Seul, dans le noir, allongé dans une position qui le fragilise et le rend vulnérable, il prend bien soin de revenir à la réalité : il n’est qu’un enfant, petit et sans force face à son assaillant (inventé de toutes pièces, par ses propres soins).

Votre enfant vous parle d’amis imaginaires, de fantômes sous son lit, s’invente un papa extraordinaire pompier ou pilote, ou raconte de superbes vacances à New-York, alors que vous avez juste pique-niqué au bord d’un étang. Bref, son imagination est débordante.

J’ai une bonne nouvelle pour vous ! C’est tout à fait normal ! Encore une fois, tous les petits passent par cette étape, plus ou moins visible. Tous, ce qui inclus le vôtre ! Sortez de ce carcan légaliste qui fait de lui un menteur et un mythomane. On dit qu’il faut que jeunesse se fasse. Je dis qu’avant cela, il faut qu’enfance se fasse. Certains enfants sont, plus que d’autres, dotés d’une imagination extraordinaire. Ils deviendront sûrement de grands artistes, cuisiniers, architectes, …, et il en faut, n’est-ce pas ?

L’enfant est persuadé que ce qu’il dit est la réalité. Mettre sa sincérité en doute peut occasionner des blessures inutiles. Demandez-lui de vous présenter cet ami incroyable à qui il se confie, le soir venu et présentez-lui le vôtre, Jésus, Celui qui enlève toutes les craintes et chasse tous les ennemis. Priez avec lui pour demander à ce Jésus de l’accompagner dans son sommeil et de le garder des dragons cracheurs de feu.

Riez de ces élucubrations telles que : « Mon papa est président ! » ; « C’est la poupée qui m’a demandé de lui couper les cheveux. » ; « La maîtresse a une fusée dans son jardin ! ». Montrez-lui que vous n’y croyez pas vraiment, sans pour autant mettre sa parole en doute et passez à autre chose. Un jour viendra où tout cela s’arrêtera, lorsque l’enfant sera capable d’affronter ses peurs comme le noir, la solitude, les bruits qu’il n’identifie pas –Isolez votre chambre et soyez discrets !-, et de pouvoir faire face aux changements brutaux comme un déménagement, une nouvelle maîtresse, l’arrivée d’un nouveau-né, un camarade agressif, …

Tout et n’importe quoi peut devenir une source de stress ou d’angoisse et emmener l’enfant à se réfugier dans un monde imaginaire. Identifiez les causes, rassurez et cela passera d’autant plus vite.

Le mensonge récurant pour se mettre en valeur doit vous alerter. Il ment car il manque de confiance en lui, il a besoin d’être rassuré ou qu’on fasse plus attention à lui. Il recherche la fierté dans votre regard. Pensez toujours à l’équilibre de la balance de Roberval : Ne jamais trop pencher d’un côté ou de l’autre, entre félicitations et sanctions !

L’enfant peut également mentir par peur de la punition. Rétablissez une relation de confiance pour qu’il n’ait pas peur de vous avouer ses fautes ou ses erreurs, une fois que vous lui aurez expliqué quelles en sont les conséquences et pourquoi il ne faudra pas recommencer. La sanction ou la correction systématique n’aide pas nos enfants à grandir : c’est la peur de la sanction qui les empêchera de faire une bêtise, et non la recherche de devenir un être agréable, apprécié de tous. Quand la peur de la correction aura disparu, plus tard, préparez-vous à un affrontement insoutenable, une rébellion désastreuse ou à une fuite en dehors du foyer.

Notons une fois pour toutes que contrairement à nous, Dieu aime sans condition. Dieu est Amour, mais il est juste et corrige Ses enfants pour les libérer de leurs mauvais penchants, pour qu’ils deviennent comme Lui et soient un témoignage puissant de Sa grâce.

Encore une fois, si vous avez développé une relation de cœur avec votre enfant, il vous pardonnera si, parfois, votre intervention a été quelque peu démesurée. S’il ressent votre amour et votre souci de son bien-être présent et futur, il accueillera votre autorité, qui est synonyme d’amour pour lui.

À cet âge-là, l’enfant apprend à dessiner. Il sait déjà tracer une boucle fermée sur laquelle il appose deux grosses taches pour les yeux et un trait maladroit pour la bouche. Ainsi, la première ébauche d’un visage humain apparaît sous ses doigts. Au fur et à mesure de son engouement pour le dessin, il va peu à peu représenter graphiquement des formes de plus en plus évoluées pour réaliser, en définitive, un bonhomme complet. L’enfant se représente le corps humain, son corps, celui de l’autre, et donc lui-même en société. C’est aussi par le dessin que cet enfant devient un être social.

Le dessin est un moyen de communication et un excellent exutoire. Encouragez votre enfant à dessiner ce qui lui fait peur. Dessinez vous-même avec lui. Demandez lui aussi de représenter sa famille et tous ceux qu’il côtoie chaque jour et observez, observez, observez bien ses dessins. Si quelque chose vous paraît anormal, alarmant, n’hésitez pas à les montrer à un professionnel. Il vaut mieux lever le doute plutôt que passer à côté d’un futur traumatisme.

Je regardais dernièrement le dessin d’un enfant représentant les membres de sa famille. J’étais émerveillée, car chacun était à sa place : Papa grand, fort, qui protège sa famille ; Maman juste un peu plus petite que papa -Une maman compte beaucoup pour un enfant, il la voit souvent plus grande qu’elle ne l’est vraiment.- ; les enfants rangés en « Dalton » selon leur ordre de naissance, avec des couleurs très significatives concernant le sexe et l’âge de chacun, tous affichant un grand sourire. Le dessin d’une famille unie et HEUREUSE !

Sur certains dessins malheureusement, beaucoup représentent une maman surdimensionnée, à côté d’un papa presque qu’au même plan que les frères et sœurs. Ah la la ! Dans une famille chrétienne, il est bon, essentiel, d’établir ou de rétablir l’ordre que Dieu a institué pour la famille. Allez ! A vos feutres, crayons et  papier !

Inspiré des articles de Harry Ifergan psychologue

L’étrangère

Quelques années avant ma naissance, mon père connut une étrangère, récemment arrivée dans notre village.
Depuis le début, mon père fut subjugué par cette personne, si bien que nous en arrivâmes à l’inviter à demeurer chez nous.
L’étrangère accepta et depuis lors elle fit partie de la famille.

Moi je grandissais, je n’ai jamais demandé d’où elle venait. Tout me paraissait évident.
Mes parents étaient enseignants : ma maman m’apprit ce qu’était le bien et ce qu’était le mal et mon père m’apprit l’obéissance.
Mais l’étrangère, c’était une conteuse, une enjôleuse.
Elle nous maintenait, pendant des heures, fascinés par ses histoires mystérieuses ou rigolotes.
Elle avait la réponse à tout ce qui concernait la politique, l’histoire ou les sciences.
Elle connaissait tout du passé, du présent, elle aurait presque pu parler du futur !
Elle fit même assister ma famille à une partie de football pour la première fois.
Elle me faisait rire et elle me faisait pleurer.
L’étrangère n’arrêtait jamais de parler ; ça ne dérangeait pas ma maman.
Parfois maman se levait, sans prévenir, pendant que nous continuions à boire ses paroles. 
Je pense qu’en réalité, elle était à la cuisine pour avoir un peu de tranquillité 
(Maintenant je me demande si elle n’espérait pas avec impatience qu’elle s’en aille).
Mon père avait ses convictions morales, mais l’étrangère ne semblait pas en être concernée.
Les blasphèmes, les mauvaises paroles par exemple, personne chez nous, ni voisins, ni amis, ne se seraient permis de les prononcer.
Ce n’était pas le cas de l’étrangère qui se permettait tout, offusquant mon père et faisant rougir ma maman.
Mon père nous avait totalement interdit l’alcool. Elle, l’étrangère, nous incitait à en boire souvent.
Elle nous affirmait que les cigarettes étaient fraîches et inoffensives, et que pipes et cigares faisaient distingué.
Elle parlait librement (peut-être trop) du sexe.
Ses commentaires étaient évidents, suggestifs et souvent dévergondés.
Maintenant, je sais que mes relations ont été grandement influencées par cette étrangère, pendant mon adolescence.
Nous la critiquions. Elle ne faisait aucun cas de la valeur de mes parents, et malgré cela, elle était toujours là !
Des dizaines d’années sont passées depuis notre départ du foyer paternel.
Et depuis, beaucoup de choses ont changé : nous n’avons plus cette fascination.
Il n’empêche que, si vous pouviez pénétrer chez mes parents, vous la retrouveriez quand même dans un coin, attendant que quelqu’un vienne écouter ses parlotes ou lui consacrer son temps libre.

Voulez-vous connaître son nom ?

Nous, nous l’appelons … Télévision !

Il faudrait que cette belle histoire soit lue par tout le monde.

Attention ! 
Maintenant, elle a un époux qui s’appelle Ordinateur.
… un fils qui s’appelle Portable.
… une fille qui s’appelle Tablette.
… et un neveu pire que tous : Lui c’est Smartphone !
et ils se lient tous ensemble pour nous éloigner les uns des autres ! 

Et pire que tout, elle peut semer en nous tellement de mauvaises choses et nous priver de notre communion avec notre Dieu et Sa Parole.

Auteur inconnu, sauf la dernière phrase qui est de moi 

Le poulet « Facebook »

Je lisais, sur Internet, une recette de poulet rôti, sauf qu’à la fin, c’était écrit : « Mettez au four et allez sur Facebook ! », ceci suivi d’une photo de poulet carbonisé. La bonne blague ! Cependant, j’ai trouvé l’argument très réaliste. Qui, devant un écran, ne s’est pas déjà fait surprendre par le temps ?

Il est reconnu scientifiquement que notre notion du temps est très suggestive. Certaines activités demandant une forte concentration annihilent complètement la sensation du temps qui passe. Les écrans -Les jeunes savent de quoi je parle.- captivant pratiquement tous nos sens, émotions et sentiments, nous détournent de la réalité du moment.

Chacun ses travers et ses calamités ! Il suffit de les connaître, paraît-il. Oui, mais non ! -C’est à la mode, cette expression contradictoire.- Les connaître, c’est bien ! Mais s’en débarrasser, c’est mieux ! Différer ses plaisirs et gérer ses frustrations, s’apprennent. Il est important, aujourd’hui, dans ce monde digital, numérique, de racheter du temps. Ephésiens 5/16 nous le conseille : « Rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » Bien s’organiser permet de libérer du temps pour l’essentiel.

Encore une fois, il ne s’agit pas de taxer de péché, toute activité de loisirs ou de détente. Cependant, c’est à chacune de nous de considérer le temps, comme un allié et non comme un ennemi -C’est pareil pour l’argent, d’ailleurs !- et de mettre en place des stratégies pour racheter le temps. Qu’il s’agisse de cuisine -préparer et congeler, par exemple-, de courses -lister- de passer du temps en couple, avec ses enfants et surtout pouvoir servir le Seigneur, (Son royaume, les frères et sœurs en la foi et les autres), cela demande de l’anticipation et de la planification.

Certes, tout le monde n’a pas forcément reçu ce don d’organiser, selon les dons de Romains 12, appelés dons de grâce ou de motivations, mais tout le monde peut apprendre. La communion « soeurternelle » sert aussi à cela.

Je suis partisane de la cuisine rapide, mais bonne -Ah oui, tout de même !-, cela requiert la mise en place d’astuces et l’utilisation d’un semainier. Première étape, faire l’inventaire de son stock. Ensuite établir des menus en conséquence, puis lister ce qui manque et devra être acheté. Bien prévoir le jour des courses afin de garder les produits très périssables, le moins longtemps.
Je vous entends d’ici :

  • Oui, mais ça aussi, ça demande du temps !
  • Certes, mais vous en récupérez par la suite. Sans compter le temps gagné dans les courses, quand on sait ce dont on a besoin.

D’ailleurs, je vous recommande de toujours faire vos courses au même endroit. Vous vous y dirigerez les yeux fermés -gain de temps-. Quoi qu’on en dise, éplucher les publicités de tous les magasins, et vous y rendre pour bénéficier de toutes les réductions, vous prendra du temps et du carburant ! A la limite, 2 enseignes et 1 légumier, pas très loin de chez vous ou sur votre trajet suffiront. Tous les grands magasins proposent des produits à petit budget -Si si ! Il faut se baisser, un peu, ils sont tout en bas.- et d’autres de meilleure qualité. Chacun voit selon son porte-monnaie et surtout selon ce que vous aurez résolu, en couple, de donner au Seigneur (2 Corinthiens 9/7).

Je vous conseillerais également de faire des courses hebdomadaires. Certains jugent préférable de le faire pour un mois, mais vous vous obligerez à y retourner pour les produits périssables et aurez tendance à dépenser davantage. Bien entendu, une fois sur place, il n’est pas interdit de changer d’avis devant une belle promotion et de reporter un repas à la semaine d’après.

Vous pourriez également vous inspirer des besoins caloriques de chaque membre de la famille. Mine de rien, cela permet de réduire les dépenses et les restes dont personne ne veut, au bout du 3e repas. Très rapidement, 150 à 200 g de viande ou de poisson, ou 2 œufs, par jour, pour un adulte suffisent. Un steak haché fait 100g. Vous visualisez un peu là, tout de suite, -on visualise encore mieux en se mettant devant son miroir ou en lisant ses analyses médicales- à quel point nous consommons généralement trop de protéines animales. Je rappelle que la consommation de viande n’est pas obligatoire à chaque repas. Il est difficile de sortir de ses habitudes, mais la motivation est la clé de tout changement.

Il convient également d’avoir la participation active de Monsieur, vos enfants n’ayant pas droit au chapitre, quant à la tenue du budget. Le convaincre de faire quelques efforts pour les finances -manger réchauffé ou décongelé- et surtout pour sa santé, est un combat qui n’est pas gagné d’avance. Mais il faut persévérer ! Demandons au Seigneur de le convaincre, si le sujet fâche. Encourageons, exhortons, et relâchons de temps à autre ! J’ai pour devise : « Relâche ce qui fâche, mais n’abandonne pas ! » Il appartient aux épouses de veiller sur leur mari quant à leur santé, car -C’est ainsi, il faut l’accepter.- ils ne s’y intéressent pas beaucoup. Certains ne se pèsent jamais, c’est tout dire.

Pour les produits de nettoyage, il y a deux écoles -J’adore cette expression qui sous-entend qu’il y ait une école pour tout.- Soit, on est légèrement -pour rester polie- maniaque et on table sur des produits qu’on pense plus efficaces, donc les yeux fermés, on achète ce qui est le plus cher pensant que c’est forcément meilleur, soit on est écolo, donc plus produits verts ou carrément on se contente du vinaigre et de l’eau de javel. Je vous conseille d’essayer plusieurs produits, de plusieurs prix et de noter -C’est là qu’il ne faut pas oublier. Il est où votre petit carnet ? – afin d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix. Là, aussi, il convient de demander conseil. Si vous cherchez la bonne personne qui a déjà tout testé, vous la trouverez, à coup sûr !

Donc, voilà des petits conseils très pratiques pour gagner du temps et de l’argent. A vous de bien gérer ce que vous en ferez par la suite ! Tiens, cela me donne une idée ! Et, si je créais une page sur mon site pour partager mes recettes ?

Le sourire

Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup.

Il enrichit ceux qui le reçoivent,
Sans appauvrir celui qui le donne.
Il ne dure qu’un instant,
Son souvenir, à jamais, est gravé dans le temps.

Personne n’est assez riche
Pour pouvoir s’en passer.
Personne n’est trop pauvre
Pour ne pas le donner.

Un sourire repose l’être fatigué,
Rend du courage au plus découragé,
Emplit de réconfort le cœur affligé
Et redonne espoir au désespéré.

Si l’on vous refuse un sourire mérité,
Soyez généreux, offrez le vôtre.
Nul n’a autant besoin d’un sourire
Que celui qui ne sait en donner.

Il console les enfants assurément
Et renforce les sentiments.
Il est le reflet sensible de l’amitié.
Il crée le bonheur dans le foyer.

Auteur inconnu

A l’école des mamans

Alors, revenons à nos chers petits de 2 à 4 ans.
Freud disait qu’on peut préparer un enfant à son futur métier, en s’y prenant dès la naissance et ce jusqu’à 5 ans, période pendant laquelle l’apprentissage est à son apogée. L’enfant est une extraordinaire machine à apprendre.

Les dernières recherches en neuroscience * ont établi que l’apprentissage a 4 piliers :

1- L’attention. Il faut captiver l’attention de l’enfant pour qu’il apprenne.

2- L’engagement actif. Il apprendra mieux s’il en a envie. On travaille alors sa motivation. On attend le fameux « déclic ».

3- Le retour d’information qui permet à l’enfant de corriger ses erreurs, qui sont toujours positives, car indispensables à l’apprentissage. Les neurosciences démontrent que l’erreur ou l’incertitude sont normales. Elles sont même indispensables. Les punitions face aux erreurs ne font qu’augmenter la peur, le stress et le sentiment d’impuissance inutilement. Les punitions et la méthode autoritaire sont néfastes aux apprentissages. La motivation positive et les encouragements stimulent l’apprentissage. Les meilleurs encouragements résident dans le regard des autres et la conscience de progresser. Attention les félicitations ne sont pas synonymes de récompenses !

4- La consolidation qui passe par la répétition et l’automatisation. Il est essentiel de répéter une connaissance nouvellement acquise :

  • Pour mémoriser une information, notre cerveau a besoin de 3 passages au minimum.
  • Pour intégrer une nouvelle habitude, il a besoin de 21 jours.

Il est nécessaire de distribuer l’apprentissage tous les jours ! Après une période d’apprentissage, une période de sommeil, même courte, améliore la mémoire, la généralisation, la découverte de régularités. L’amélioration du sommeil peut être une intervention très efficace pour remédier à des troubles de l’apprentissage. 

Tout ceci pour vous dire, chères mamans, qu’un enfant apprend lorsque ces 4 piliers sont réunis. Une phase est particulièrement énergivore, celle de la répétition. L’enfant peut vous demander le même jeu 10 fois de suite, ou réclamer la même histoire. Il peut également répéter tout ce que vous dites et en plusieurs fois. Non, ce n’est pas de l’insolence ! Toutes ces « manies » ne sont en fait que de la consolidation. Il apprend de la même manière que vous, lorsque vous lisez à haute voix une phrase écrite dans une langue étrangère. Vous entendre fixe vos connaissances.

Encore une fois, c’est un stade de développement incontournable. Il faut vous y faire ! Donc, patience, patience !

Je le répète, vous pouvez être les meilleurs parents qui soient, votre enfant passera par ce stade de développement. Il s’agit rarement, de péché, de désobéissance volontaire, à soustraire à coups de brimades ou de châtiment corporel. Rappelez-vous ceci : Le bâton, ce n’est pas automatique. Il faut instruire, exercer pour améliorer les compétences et les attitudes et constamment motiver et féliciter. Votre réaction est essentielle et doit être adaptée à la motivation de ses actions, c.-à-d., à l’état de son cœur.

Soyez conscientes que votre enfant répète pour apprendre, fait des bêtises parce qu’il explore des choses nouvelles, et par conséquent n’est pas forcément en train de vous désobéir sciemment. Seul l’Esprit de Dieu peut vous témoigner de sa motivation. N’oubliez pas que la recherche de sécurité affective passe par la confrontation. Résister à l’enfant quand il le faut est pour lui une preuve d’amour. Il faut fermement afficher votre désaccord et susciter les occasions et les encouragements pour qu’il améliore ses attitudes et ses connaissances.

C’est aussi durant cette période que l’enfant fait des « gaffes », n’étant pas encore capable d’adapter son discours à son interlocuteur. Il parlera avec la même désinvolture à son frère et à votre patron. Il ne discernera pas ce qui se dit et ce qui ne se dit pas. C’est un apprentissage qui demande du temps et c’est à vous de lui apprendre. Il n’a par ailleurs aucune conscience du danger environnant.

Quand Jésus disait qu’il aimait les petits enfants, il faisait sûrement allusion à leur grande sincérité et à leur spontanéité. Ils réfléchissent à haute voix et s’expriment sans filtre, ce qui peut occasionner certaines situations embarrassantes. Un petit garçon dit un jour à la 2e épouse d’un oncle veuf et remarié depuis peu : « Ah, mais tu es vivante, alors. On m’avait dit que tu étais morte ! » Voilà un exemple de propos spontané empli de spontanéité et d’empathie. C’est très gênant, en effet, mais cela mérite-t-il une punition ? Certainement pas !

Entre 4 et 6 ans, le psychologue Harry Ifergan nous apprend que l’enfant se confronte de plus en plus au monde extérieur. L’enfant prend conscience du rôle respectif de ses deux parents, dans sa vie de tous les jours, et du même coup il interroge ses origines, le mystère de sa naissance et donc la différence des sexes. Il ressent alors comme légitime son attachement privilégié à sa mère. Son père a dès lors pour charge d’élargir ce lien afin que l’enfant puisse s’intéresser au monde qui l’entoure. En plus d’être un élément d’ouverture dans le couple mère-enfant, le père peut être perçu comme un rival mais aussi un modèle de référence et une source nouvelle d’affection. L’enfant doit apprendre à reconnaître son autorité et l’accepter pour pouvoir construire en lui une instance morale. C’est cette instance qui lui permettra de régler ses comportements en leur donnant des formes qui soient acceptables pour la société.

C’est la période où l’enfant veut être comme ses parents qu’il trouve puissants, beaux, grands et forts. Il a, à ce moment, une énergie presque illimitée pour acquérir de nouvelles informations et de nouvelles compétences dans ses liens sociaux. Il est davantage sensible à la réussite qu’à l’échec et entreprend de nombreuses activités pour le plaisir d’agir.

A cet âge, l’enfant se confronte de plus en plus au monde extérieur. C’est à ce moment qu’il commence sa scolarité. Il découvre alors d’autres styles d’autorités, d’autres règles et d’autres exigences que ce qu’il connaissait jusqu’alors dans son milieu familial. Il doit apprendre à trouver sa place parmi les enfants de son âge dans des organisations groupales beaucoup plus grandes et souvent assez différentes de celles qu’il a déjà connues. L’adaptation à de nouvelles normes est au premier plan.

En conclusion, attachez-vous à apprendre à votre enfant le respect des personnes et des biens, avec persévérance et avec le cœur de Dieu. L’enfant le reproduira plus facilement ailleurs. Instruisez-le dans les voies du Seigneur, notamment à pratiquer la grâce et le pardon. Soyez des modèles de soumission, vous-mêmes étant une enfant du Père et une épouse soumise et vous lui transmettrez, presque sans paroles, les bonnes attitudes. Que votre enfant puisse témoigner, même s’il n’a pas les mots, de votre transformation due à l’œuvre de Dieu en vous ! N’oubliez pas que la motivation est votre alliée ! Que vous puissiez donner envie à votre enfant de connaître ce Dieu si merveilleux !

*Stanislas Dehaene, psychologue cognitif, neuroscientifique

Lis ta Bible !

Si notre Bible pouvait parler, que nous dirait-elle ?

Hé oh, je suis là, sur l’étagère du haut.
J’ai des crampes à force de rester sans bouger.
Feuillette-moi, découvre ce qui se cache sous mes mots.
Je te rendrai plus que tu n’aurais pensé.

Ne me laisse pas prendre la poussière.
Je suis pleine de conseils pour te protéger.
De ces choses qui ont tout pour te plaire,
Puis te laissent vide et frustré.

Lis-moi, étudie-moi avec amour.
Connais-moi, médite ce que je dis.
Prends l’habitude de venir m’écouter tous les jours.
Même quand tu n’en as pas envie.

Chaque fois que tourne la Terre sur elle-même,
Viens me voir et tourne mes pages.
Elles te donnent des ailes.
Chaque fois que tourne la Terre sur elle-même
Ouvre-moi et tourne le dos à ta flemme.

Aime ta BIBLE, Lis ta BIBLE.
Prends le temps pour ta BIBLE.
Certains rêveraient d’avoir une BIBLE.
Tu n’as rien de plus précieux.

Je suis vivante, une lampe devant tes pas,
Un miroir qui montre l’état de ton cœur.
Je te transforme, je te reprends quand ça ne va pas.
Je t’encouragerai avec douceur.

Remets-toi en question, laisse-toi briser.
Ça fera peut-être mal, mais tu grandiras.
Si tu ne me laisses pas te parler,
Tu n’entendras plus ma voix.

Crois-moi car je suis la Parole de Dieu.
Que mon encre soit l’ancre de ton âme !
Et si je suis si usée que je me déchire en deux,
C’est que dans ta vie brûle ma flamme.

La question n’est pas « Est-ce que Dieu parle encore ? »
Mais plutôt « Est-ce qu’on veut L’écouter ? »
Ces caractères tracés, il y a des milliers d’années,
C’est Lui qui les a inspirés.

Auteure : Louise Zbinden

Se réfugier … dans la prison !!!

Il y a quelques jours, j’ai dû emmener mon chat chez le vétérinaire. C’est à chaque fois, toute une aventure.

Il y a quelques jours, j’ai du emmener mon chat chez le vétérinaire. C’est à chaque fois, toute une aventure. Comme je l’ai recueilli à un âge avancé, je n’ai pas pu l’habituer à toutes les manipulations d’usage, comme se laisser consulter les oreilles, ouvrir la gueule, entrer dans la cage de transport, … Avec Minette, il faut redoubler d’astuces et de ruse. D’abord, j’attends qu’elle dorme. Je vais chercher la cage seulement à ce moment-là, car si elle l’aperçoit, comme par hasard, elle disparaît. Ensuite, fermement, je l’attrape par la peau de coup, profitant de l’effet de surprise pour la glisser de haut en bas dans la cage. J’y arrive généralement du premier coup. Si jamais, j’ai le malheur de l’attraper éveillée et qu’elle me voit la diriger vers la cage, je me retrouve avec quelques belles signatures sur les bras et les mains. Coriace, la Minette ! Ensuite, il s’agit de supporter ses miaulements pendant tout le trajet. Arrivée chez le vétérinaire, elle se tapit au fond de la cage attendant son tour. Elle a bien sûr reconnu l’endroit et l’odeur des autres animaux, notamment des chiens, et se tient tranquille.

L’autre épisode est le moment de la consultation. Alors, cette fois, il faut batailler pour que Mademoiselle veuille bien sortir de la cage. Une fois extirpée de force, elle ne cesse de lutter pour y retourner à tout prix. Seul moyen de l’en dissuader, faire disparaître la cage sous la table. Non mais, c’est fou ! Elle préfère être enfermée dans cette fichue cage plutôt que faire face aux mains bienveillantes du vétérinaire. Les soins terminés, inutile de l’inviter à y retourner. Elle ne se fait pas prier. Et c’est reparti pour un concert de miaulements jusqu’à la maison !

Tout cela pour vous dire que parfois, nous, les chrétiens, nous réagissons de la même manière. Je m’explique. Il arrive que le Seigneur parfois nous place pour un temps, plus ou moins long, avec certaine(s) personne(s). Il en connait les raisons que, nous, nous ignorons. La plupart du temps, le Seigneur veut nous rendre meilleurs et nous débarrasser d’un trait de caractère, pas joli joli. Le seul moyen est de nous emmener à nous frotter avec des personnes que nous n’aurions pas choisies, qui nous semblent insignifiantes ou qui ont l’art de nous irriter, qui sont trop ceci ou pas assez cela. Pour exagérer, leur seule respiration nous dérange. Êtres charnels, nous ne choisirions comme fréquentations que des personnes qui nous ressemblent, qui ont le même statut social que nous, qui parlent comme nous, qui s’habillent comme nous, … Mais Dieu veut que nous devenions des frères et sœurs de cœur. C’est un énorme chantier ! Dieu n’a pas peur de nous montrer notre misère et il sait qui mettre avec qui et à quel moment, pour que Son œuvre dans nos cœurs s’accomplisse.

Cette confrontation est tellement désagréable, que nous n’avons qu’une seule envie : FUIR. Pourtant, c’est pour notre bien ! Nous devons surmonter toute animosité, toute barrière, toute différence pour former le corps de Christ. Comment œuvrer ensemble s’il n’y a pas de relations de l’Esprit ?

Donc, parfois, comme Minette, nous courons nous réfugier en prison, plutôt que laisser les mains du Maître prendre soin de nous et nous débarrasser de notre chair. Nous préférons retourner à notre confort, à notre petite vie dans la chair, plutôt que continuer à fréquenter celui-ci ou celle-là, car les relations sont trop difficiles. Nous nous retirons avec de bonnes excuses, sans réaliser que nous sommes en train de retarder notre transformation.

Paul nous dit que la chair est à crucifier avec ses passions et ses désirs. Elle s’opposera toujours à l’Esprit et nous devons la vaincre, par la grâce de Dieu, non par nos propres forces. Nous pensons nous connaître, mais nous avons souvent une trop haute opinion de nous-mêmes. Les épreuves dans les relations viennent nous révéler ce que nous transportons encore de charnel, notre iniquité bien cachée. Et, cela ne se fait  jamais dans un esprit de condamnation ou de jugement. Les vrais serviteurs et servantes se garderont de juger, car ils font face eux-mêmes à leur propre chair.

Certaines personnes ont été des instruments extraordinaires pour ma vie. Elles ont dû me résister fermement pour briser le roc que j’étais. Je suis passée souvent par la colère, la rancune, le désir d’abandonner avant de capituler en réalisant que la verge du Seigneur se tenait devant moi, en la personne de frère Untel ou sœur Unetelle. A quoi sert-il d’en vouloir au bâton, quand c’est la main de Dieu qui le tient ? Je bénis mon Seigneur pour de tels frères et sœurs pour leur intervention dans ma vie, même si parfois, ce fut douloureux. Je ne les aurais pas choisis, à coup sûr, question de phéromones, sans doute !

Mais lorsque ces personnes, avec courage, persévérance et un cœur de grâce, acceptent de la part du Seigneur de s’occuper de vous, vous finissez par les aimer et les apprécier pour ce qu’ils sont : des hommes et des femmes de l’Esprit. Et s’il arrive que leur intervention est un peu maladroite, entachée de loi, d’impatience ou d’irritation, alors quoi ? N’y a-t-il pas une réserve de pardon, en chacun de nous ? Refuserions-nous de subir l’injustice quand Christ l’a acceptée pour nous sauver ? La plupart du temps notre notion d’injustice a fort à voir avec notre orgueil blessé. Personne n’est 100% dans l’Esprit, étant dans ce corps. Allons-nous nous retirer, car la forme n’était pas correcte ? Dieu nous encourage à retenir ce qui est bon, donc à considérer le contenu et non la forme. Restons avec le cœur de ceux qui nous corrigent. Eux, aussi, parfois souffrent de notre rébellion, de notre ressentiment ou de notre colère. Ils gardent la foi pour nous malgré tout. Leur joie est de nous voir devenir dociles, apprendre et apprendre encore. Et vient le temps où nous devenons recommandables, comme un bon disciple qui s’est humilié, dépouillé, avec l’espoir de devenir de plus en plus comme son Maître, le Christ. Et n’oublions pas que cette œuvre n’est jamais terminée.

Ne fuyons pas les personnes avec qui c’est compliqué ! Cela peut être un collègue de travail, un patron ou un subordonné, un frère, une sœur. Dieu sait pourquoi ils croisent notre chemin. Dites-vous qu’il y a toujours quelque chose de bon à retirer de tout cela, premièrement pour vous-mêmes. C’est l’apprentissage de la patience, du pardon et de la foi. Petit à petit, la mort de la croix fait son œuvre. Le proverbe populaire dit « A quelque chose, malheur est bon ! » La Bible, elle, nous dit : « Regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » (Jacques 1 versets 2 à 4)

Quand le châtiment de Dieu fond sur nous, résistons à cette envie de nous retirer, de fuir. Voyons l’envoyé de Dieu comme l’instrument qui correspond à notre chair. Persévérons, emmenons notre chair à mourir dans cette situation. Enfant, parfois, un regard paternel ou un froncement de sourcils, nous faisait rentrer dans nos petits souliers. Parfois, nos fessiers ont un peu changé de couleur, nous avons été isolé ou puni de dessert, de piscine. Les parents savent ce qui peut toucher, pour permettre à un cœur de capituler. Dieu, mieux que nos pères, connait notre cœur, et mieux que nous-mêmes ! Faisons-Lui confiance. Le hasard n’existe pas dans la vie d’un enfant de Dieu !

« Non, non et NON ! »

Qui n’a pas réagi avec consternation devant ces enfants qui répètent sans arrêt « NON ! » ? Pour peu qu’on soit directement concernée, comme la maman, l’exaspération gagne du terrain. « Mais qu’ai-je fait pour avoir un enfant aussi désobéissant ? »

Il m’est arrivé de constater que la première réaction des parents et de s’opposer de manière radicale à cette série de « NON ! » qui apparaît tout d’un coup sans raison aucune, mais bouleverse tellement toute la famille. Pour peu que les parents éprouvent de la honte, la gestion des crises devient problématique, chacun allant de son sentiment d’impuissance ou, à contrario, de son esprit combatif, bien décidé à « mater » le petit rebelle.

Dieu et tous les professionnels de l’éducation s’accordent pour dire qu’il est vital de discipliner un enfant. Entre nous, a-t-on le choix de ne pas s’accorder avec Dieu ? Ne prenez pas ce risque. Disciplinez votre enfant. Il en va de son devenir de chrétien et de citoyen.

Sachez qu’un enfant, au tout début de sa vie, se considère comme une partie de sa maman. A partir de 18 mois, il prend conscience de son unicité et entre dans une phase d’opposition qui va durer jusqu’à ses 3 ou 4 ans. Cette phase d’opposition est caractérisée principalement par ce fameux « Non ! ».  Une bonne partie des « non » sont des tentatives de se démarquer des désirs de ses parents. Cela reviendrait pour lui à dire à l’adulte qui l’a en charge : « Toi, c’est toi et moi, c’est moi ! », une manière comme une autre d’affirmer qu’il existe à part entière et se distingue bien mentalement de ses parents. Il se construit ainsi sa personnalité et son autonomie. A cela s’ajoutent les angoisses, les cauchemars et peurs de toutes sortes. L’enfant se sent unique, mais aussi très fragile. Il n’est pas capable à cet âge de gérer ses émotions, avant 3 ou 4 ans. Cela demande de l’entraînement et de la maturité. Le progrès est donc possible. L’obstination, le refus de partager et l’égocentrisme sont le quotidien des enfants de cet âge. Leur vie ressemble à un puzzle, et inconsciemment, ils essaient de rassembler les morceaux. C’est une phase délicate et particulièrement épuisante pour les parents. On a tendance à accepter sans mal qu’un bébé pleure à gorge déployée, mais dans le cas d’un enfant qui se tient sur ses deux pieds, cela est jugé comme un caprice ou un manquement à l’éducation. On juge souvent l’enfant et/ou les parents. Le manque d’éducation existe, mais je ne parle pas ici de parents qui ne prennent pas leur responsabilité.

Tous les enfants passent par cette étape d’individuation. A tout moraliser ou dramatiser, les parents, notamment les chrétiens, cherchent des solutions pour faire cesser, les « Non ! », les cris et les crises. C’est légitime. Sachez que cette phase est normale, qu’il ne s’agit en aucun cas d’une défaillance de votre éducation. Quoi que vous fassiez, elle aura lieu. C’est immuable ! Cela revient t-il à dire qu’il n’y a rien à faire ? Non, ne tombons pas dans le laxisme, non plus ! Si Dieu demande de prendre son enfant en main, il faut le faire.

La Bible nous enseigne : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre; Et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » (Proverbes 22/6) ou encore « Et vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en les corrigeant et en les instruisant selon le Seigneur. » (Éphésiens 6/4)

Alors, comment faire ? Tout d’abord « corriger » signifie « ramener à la règle ou supprimer les erreurs ». Un autre sens est celui d’infliger un châtiment corporel à l’enfant.

« La verge et la correction donnent la sagesse, Mais l’enfant livré à lui-même fait honte à sa mère. » dit Proverbes 29/15.

Bien entendu, il n’est nullement question de battre un enfant, mais d’une manière ou d’une autre, il doit savoir qu’il y a une autorité sur sa vie et l’apprentissage de la soumission est plus que vitale pour toute sa vie d’adulte. Chaque enfant est unique, mais toutes les phases de développement sont identiques. Chaque phase demande une gestion et un soin appropriés.

Premièrement, débarrassez-vous de la peur d’être taxés de mauvais parents. On ne devient pas parents à la naissance d’un enfant. On devient parent en apprenant. Apprenez à désamorcer les bombes, à ne pas jeter d’huile sur le feu, en braquant votre enfant par un autoritarisme violent et irrespectueux, dans l’humiliation. L’autorité ne se mesure pas aux décibels de la voix. Bien au contraire ! A mal interpréter les écritures, les parents ont cru que le bâton, la spatule ou tout autre instrument était la solution ultime et unique à tous les débordements. Le temps leur a montré que ce n’était pas la solution miracle. Sans le cœur d’amour de Jésus, le résultat sera même contraire à l’effet escompté. L’enfant irrité peut se raidir davantage, nourrir de la haine et préparer précocement son départ du foyer, à un âge plus avancé. Évitez à tout prix le rapport de forces extrême, mais si vous vous retrouvez dans cette impasse, ne lâchez pas. Cependant, cela doit demeurer exceptionnel. Tous les adultes le confirmeront : ils se rappellent de quelque confrontation douloureuse qui leur a fait du bien et ils ont appris à ne jamais recommencer l’inacceptable.

Cherchez le cœur de Dieu pour votre enfant. Priez, jeûnez, pour avoir la sagesse, la patience – Il en faut beaucoup. – et surtout, apprenez des autres. Acceptez d’être dépouillée de votre loi et dureté de cœur ou au contraire d’émotions débordantes qui vous paralysent. Criez à Dieu jusqu’à ce qu’Il vous réponde. Organisez votre vie pour ne pas être au bord de l’épuisement quand vient le moment de prendre soin de votre enfant. Si cela est possible, mettez votre vie professionnelle entre parenthèses, afin d’être totalement disponible, du moins tant que l’enfant est petit. Toutes les mamans vous le diront : C’est quand  elles sont malades que l’enfant  est plus difficile. L’explication est qu’il ressent que vous n’êtes pas aussi disponible et cela crée chez lui de l’insécurité. C’est un cercle vicieux dont il faut sortir : fatigue extrême = enfant pénible = épuisement.

Avoir le cœur de Dieu pour votre enfant est le défi à relever. Il sera plus abordable si avant la naissance, vous avez appris à donner votre vie pour votre mari et pour les autres. Dieu se charge de nous apprendre à aimer de la bonne manière, sans condition. Apprendre, bien avant la naissance d’un enfant, prépare à aimer quand cela devient difficile ou que l’autre n’est pas agréable. Certains enfants sont particulièrement difficiles, n’hésitez pas à chercher de l’aide. Parfois, ce sont les problèmes de couple qui rendent l’enfant instable. Un enfant difficile est souvent un enfant malheureux, s’il n’est pas atteint de troubles du comportement. L’aide d’un professionnel n’est pas à exclure, notamment pour identifier la cause d’un caractère irascible.

Face aux « Non ! » irréductibles et aux crises, permettez à votre enfant de s’améliorer. Félicitez-le quand cela se passe bien. L’éducation a pour piliers le compliment et la réprimande. Veillez à ne pas trop pencher d’un côté ou de l’autre ! Apprenez à votre enfant qu’il a le droit de pleurer, mais qu’il n’est pas utile de hurler. Toutes sortes de solutions existent pour ramener un enfant au calme, à la raison et à l’obéissance. A vous d’être inspirée pour trouver celle qui convient parmi une palette diversifiée de réactions. Je dis « inspirée », car toutes sortes de conseils contraires à la Parole de Dieu pullulent également. Discernez ! Et tous les enfants de la même fratrie ne sont pas identiques. Ce qui fonctionne avec l’un peut se révéler complètement inefficace avec l’autre.

Il convient de rester calme et d’évoluer dans un environnement d’amour, de confiance et d’apaisement. N’oubliez pas que tout se termine toujours par un gros câlin. N’acceptez pas la bouderie, mais apprenez-lui plutôt à gérer ses frustrations. Cela fait partie de l’exercice de la foi : s’attendre au Seigneur pour ce qu’on ne peut avoir dans l’immédiat. Priez avec Lui pour l’aider à dissiper la tension. L’obéissance seule ne garantit pas un bon état de cœur. Surtout, assurez-vous que l’enfant a compris, qu’il a accepté votre autorité et votre décision, qui seront toujours pour son bien et parce que vous l’aimez. Trouvez son cœur pour ressentir qu’il s’humilie et accepte votre soin et votre amour dans la correction. 

Seul l’amour portera des fruits durables. N’exigez pas l’obéissance à cause de votre orgueil blessé ou avec la menace d’une malédiction d’un Dieu mécontent de ses méfaits. Exprimez-lui votre affection et sachez que la discipline rassure l’enfant. C’est comme si vous lui disiez « Je t’aime tellement que je ne peux pas te laisser faire tout ce que tu veux et devenir quelqu’un de désagréable que personne ne voudra aimer ! ». Et l’enfant vous en sera reconnaissant.

Et à 4 ans, il passera à une autre étape, qui demandera d’autres attentions. On en parlera une autre fois.