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Le chrétien « zourite »

Consulter l’Éternel au lieu de courir de gauche et de droite pour s’accrocher à tout et à son contraire !

Une sœur me demandait si certains loisirs faisaient partie des péchés. Elle avait entendu que jouer aux cartes n’était pas très chrétien. Une autre me confia qu’elle aimait toujours les culottes plein de froufrous et s’interrogeait, toute honteuse.

Qu’est-ce qu’un péché ? Le péché est ce qui transgresse la loi de Dieu, en ce qui nous concerne, la loi de Christ. Deux versets me sont venus à l’esprit :

« Tout est permis, mais tout n’est pas utile. Tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. » 1 Corinthiens 6/12

« Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » Romains 14/5

Justement, avec conviction, je les ai ramenées au témoignage de leur cœur, à ce qu’elle ressentait de la part de l’Esprit. Car, qui suis-je pour, premièrement, porter un jugement, et deuxièmement pour imposer une ligne de conduite ?

J’aime cette liberté dans laquelle le Seigneur nous amène de plus en plus. Si notre conversion à Jésus-Christ est véritable, si l’enseignement que nous recevons est pur, tôt ou tard, le Seigneur pointera son doigt sur ce qui doit changer en nous ou dans nos vies. Et si nous changeons, c’est pour accomplir Sa volonté et Lui ressembler. Et, cela se fera sans jugement, sans violence et toujours avec compassion. Pourquoi mettre notre main, alors que le Seigneur sait mieux que nous quand châtier Son enfant qu’Il aime ?

Bien sûr, cela n’annule pas l’intervention d’un frère ou d’une sœur, envoyés par l’Esprit Lui-même pour nous parler. A nous de ressentir s’il s’agit d’un soin spirituel ou d’une tentative pour nous formater, afin de nous faire rentrer dans le moule ! – D’ailleurs de quel moule, s’agit-il ? – Il y a des choses malsaines dont on se sépare rapidement, car cela est évident. Mais, d’autres peuvent nous emmener dans des questionnements remplis de culpabilité, pour autant que les autres s’en mêlent, tous plus légalistes les uns que les autres.

Ayons premièrement le réflexe d’aller consulter l’Éternel et de lui demander son avis. C’est tellement facile de se tenir sur le conseil, plus ou moins avisé, des autres.

Un prédicateur disait dernièrement que beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui sont comme des « zourites » (ourite : petite pieuvre des eaux tropicales). Ils s’accrochent à tout le monde quémandant une réponse à leurs questions, au lieu de payer le prix de la prière, de l’obéissance et de la persévérance.

Pendant de longues années, je dévorais les romans policiers, à un rythme effréné. La beauté d’écriture de certains de mes écrivains préférés, le dénouement rebondissant, la gymnastique intellectuelle pour débusquer le coupable, et enfin, le suspens qui suspend toutes les émotions, étaient mon loisir quotidien. Sauf que parfois, comme les jeunes devant leurs écrans, j’oubliais le temps, dormais à des heures indues, arrêtais de m’organiser pour les repas et les choses importantes de la vie naturelle et spirituelle – prier, lire la Bible, par exemple – sans compter ces images qui me poursuivaient, même assise à l’église, face à la prédication. Il y a eu un moment – Ouf, il était temps ! -, j’ai senti le doigt du Seigneur se poser sur cette gentille activité. « Ben quoi, lire est un péché, maintenant ? » J’ai aussi ressentir ma chair repousser le doigt de Dieu. Et finalement, finalement, j’ai abdiqué. Certes, il est permis de lire, mais j’étais devenue esclave de la lecture. Elle m’avait asservie. Aujourd’hui, je lis, de temps en temps, avec modération et je sais différer mes envies, à des périodes de repos.

Finalement, tout peut devenir un obstacle à l’appel de Dieu sur notre vie. Il faut manger, mais l’excès de table fait partie des œuvres de la chair qui nous refuseront l’entrée dans le royaume. Le travail est indispensable mais ne peut devenir une course à la reconnaissance. L’argent est un outil mais non une raison de vivre. D’ailleurs, je vous le fais remarquer, plus on en cherche, plus on en a, plus nos besoins augmentent. C’est un cercle très vicieux !

Il est possible qu’aujourd’hui, une certaine habitude ne me paraisse pas poser problème, mais demain, je peux entendre cette petite voix de l’Esprit qui m’interpelle.

Donc, nous devons bouger avec la conviction qui est la nôtre. Il n’y a pas de principe ou de traitement similaire à la même situation. Chacun devra chercher cette conviction pour lui-même ! Le Seigneur nous a affranchis, par la Vérité, soyons libres ! Et s’il arrive que nous nous trompons – La belle affaire ! – nous apprendrons à discerner entre une conviction de la chair et une conviction de l’Esprit. Cela vaut toujours mieux qu’être un bon petit soldat qui obéit et ne grandit pas !

Le balai qui consume

Ce qu’un balai peut faire, incroyable, mais vrai !

Il y a un moment de ma vie chrétienne où le Seigneur ouvrit mes yeux sur un gros problème. Un sentiment de rejet enraciné depuis l’enfance me poussait sans cesse à prouver à la terre entière que je valais quelque chose. Pourtant, le jour où le Seigneur m’avait trouvée – Oui, c’est Lui qui m’a choisie ; je ne croyais même pas en Son existence ! -, j’ai été comblée de cet amour puissant. Que s’est-il passé pour que mon « moi » se mette à promener des regards inquiets, à la recherche d’amour humain, de reconnaissance et même de position ? Lorsque le Seigneur me montra que je devais faire mourir cette insatiable quête, je n’imaginais pas que cela prendrait des années. Cependant, une conviction remplissait mon cœur de plus en plus : « Si je veux le cœur de Jésus, mon Sauveur et Seigneur, je dois faire mourir tout ce que ma chair réclame. » C’est une grâce d’entendre le message de la croix qui éclaire notre iniquité la plus profonde et bien cachée. Dès ce jour, j’ai moi-même combattu ce « moi » orgueilleux, qui refuse de céder le trône à mon Maître.

J’ai voulu servir le Seigneur très vite, avec beaucoup de zèle et d’immaturité, en réponse à ce qu’Il m’avait offert – mon salut et toutes les bénédictions qui ont suivi -. Mais, ce n’est que plus tard, que je reçus, par révélation, la motivation de tous mes actes et de mon service. Je visais haut, très haut. J’avais compris que la femme ne pouvait en aucun cas, avoir une position d’autorité parmi les dirigeants de l’église – les  ministères d’Ephésiens 4/11 -, mais je me disais : « Je vais faire mon chemin et, un jour, je serai élevée ! ». J’y ai mis toute mon énergie à prouver que j’en étais digne. Plus je m’élevais, plus le Seigneur me résistait, à travers la prédication, les situations, les encouragements et corrections des uns et des autres. Quand je reçus la révélation de la puissance de la croix, je fus illuminée. Mon « moi » devait disparaître ! La guerre était déclarée.

Pour commencer, je saisis – au propre comme au figuré – toutes les occasions de faire mourir mon orgueil : le balai plus que le micro, le service plutôt qu’être servie, la conduite plutôt qu’être conduite en voiture, préparer plutôt que manger, suivre quelqu’un de moins intelligent que moi au lieu d’enseigner, obéir alors que je savais mieux faire, écouter au lieu de parler, descendre au lieu d’être élevée, …  Je devais jeter toutes mes couronnes : mon QI, mon extraordinaire faculté à apprendre et à mémoriser – Ça n’aide pas toujours quand on n’oublie rien. -, mon charisme, mes biens, mes richesses, même ma carrière pourtant très prometteuse – Attention, Dieu ne demande pas cela à tous ! -, ma réputation, mon nom, …. Ce fut long et parfois douloureux.

Le nettoyage de l’église fut une souffrance qui fit gémir mon âme. Mais j’étais résolue, déterminée coûte que coûte, à mourir pour avoir la vie. Comme lors de tout traitement, il y a eu parfois des rechutes, mais je reprenais du poil de la bête. Je souffrais et mourais à petit feu et parfois à grandes flammes.

Cela a duré des mois ! Manquant de patience, un jour, je suis allée voir un des pasteurs pour lui dire que c’était trop long, trop dur et que je n’y arriverai jamais. Très étonné, il me répondit : « Mais tu es sur le bon chemin ! Tu sens à des kilomètres l’odeur de chair brûlée. Ce n’est pas le moment d’abandonner ! Patience, patience ! » Je relevais la tête et reprit le chemin, le chemin de la croix.

Quelque mois plus tard, je commençai à être relâchée pour servir le royaume. Et je continue à mener ce combat, avec plus ou moins d’intensité, selon ce que Dieu veut faire de ma vie et dans mon cœur. Si je regarde derrière moi, je ne peux que bénir le Seigneur d’avoir pris soin de moi de cette manière. Mais, je n’ai pas eu affaire à Lui en personne. Beaucoup d’instruments sont intervenus, avec parfois de tout petits marteaux de précision, parfois de grosses masses, pour briser ce cœur endurci qu’était le mien. Il a su mettre les bonnes personnes, au bon moment pour alimenter le feu à la bonne température. J’ai même été accompagnée pour trouver le courage d’entrer dans la fournaise.

Je ne regrette rien et encourage mes sœurs à mourir. Nous sommes destinées à devenir des femmes de l’Esprit. Rien d’autre n’a d’attrait à mes yeux aujourd’hui ! Je veux Jésus dans mon cœur et seulement Jésus ! Cela vaut la peine de souffrir pour être libre de toute ambition charnelle et recevoir la nature de mon Dieu en retour. Y a-t-il une carrière qui puisse prévaloir devant cela ? Un mariage ? Une réussite sociale ? Une réputation ? Rien de tout cela ! C’est un honneur, un privilège que de ressembler de plus à plus à ce Dieu si grand et si bon. Le Servir c’est l’offrande d’un cœur reconnaissant.

1 Pierre 5/6  nous dit : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable. »

Pour moi, l’humiliation passa par le balai. Et vous ?

La fourche de la discorde

Code de la route ou politesse ?

Arrivant dans une fourche en plein virage, je fis remarquer à mon mari qu’il pouvait mettre son clignotant pour avertir le conducteur de droite, arrêté à un stop, qu’il tournait. Il me fit remarquer que, puisqu’il est sur la voie principale, il n’avait pas à le faire, puisqu’il continuait tout droit (en fait c’est la route qui fait un virage). Ce à quoi, je lui répondis – Une femme est tenace. – qu’il faut le faire pour telle et telle raison, sans forcément chercher à avoir le dernier mot ou qu’il se rallie à mon opinion. Depuis, la fameuse fourche a été remplacée par un rond-point.

Quelque temps plus tard, je rencontrais un cousin, ancien gendarme et pasteur. – Ne prêtez pas attention à l’ordre chronologique des mots ! – et je lui demandais son avis.

« Même si le conducteur à ma droite a un stop, dois-je mettre mon clignotant, pour lui indiquer que je vais passer devant lui et que je ne tourne pas à droite mais à gauche (en fait c’est la route qui fait un virage vers la gauche) – Ouh la, j’espère que vous me suivez ! Enfin, bref !  ?

Sa réponse fut la suivante : « Ce qui prime, c’est le code de la route, mais celui-ci n’est pas incompatible avec la politesse et la bienveillance ! » Belle réponse de pasteur, alors que je consultais le gendarme !

Même s’il y a un code de la route, il est possible d’avertir un conducteur qu’on va à gauche ou à droite, bien qu’il n’y ait pas d’obligation et cela permet de fluidifier la circulation. Rien n’empêche également de laisser quelqu’un passer alors qu’on a la priorité, bien évidemment !

Ceci m’amène à cela : nous, les chrétiens, devons forcément respecter la loi, y compris le code de la route –C’est évident, mais toujours bon de le rappeler. -. Mais mieux encore, nous avons – ou sommes censés avoir – le cœur du Seigneur. Donc, il est également bon de saisir toute opportunité pour bénir quelqu’un, en réduisant son temps d’attente, par exemple.

De même que le code de la route légifère, la bonne éducation est toute aussi essentielle. Il nous arrive souvent dans le cadre du mariage ou parental, de rappeler les bonnes manières :

 – Réponds-moi quand je te parle. Réponds-moi quand je te parle ! – J’ai écrit la phrase en 2 fois, je sais. Remarquez que la ponctuation n’est pas la même. En fait, l’une est adressée au mari, l’autre aux enfants. Devinez le ton et la ponctuation de celle qui s’adresse au mari ! – *

– Ne regarde pas par-dessus mon épaule, lorsque j’envoie un message, stp ! Oui, ceci est valable aussi pour les époux. Il y a une proximité qui transgresse l’intimité et la confidentialité. La confiance doit être là, sans que chacun sache tout des conversations de l’autre. Je n’ai pas à être au courant des problèmes de frère Untel qui se confie à mon époux.

– On ne laisse jamais son mouchoir sur la table.

– N’écoute pas lorsque je parle à quelqu’un.

– On ne se mouche pas à table, voyons ! Sors, ou au moins, retourne-toi !

– … Etc.

Il existe des codes entre personnes intimes – un regard, une petite tape, un clin d’œil, … – qui permettent de faire passer des messages discrètement, sans mettre l’autre mal à l’aise. A vous d’inventer les vôtres ! Cela est un bon moyen de signaler aux bavards, par exemple, qu’ils prennent trop de place et que les invités commencent à se lasser. – Chacun sa sensibilité, n’est-ce pas ?  –

Plus que les bonnes manières, la formation du caractère de Jésus en nous, nous amène à ressentir ce qui est bon ou pas. Etre conduit par l’Esprit est l’excellence que nous devons rechercher. Cependant, la bonne éducation reste une base qui fera de nous des personnes agréables et civilisées. Inutile de consulter l’Eternel pour savoir si je dois m’excuser quand j’écrase le pied de mon voisin, tout de même !

Et, il n’est jamais trop tard pour apprendre. Il suffit de le vouloir.

Règle de grammaire : La phrase impérative est suivie d’un point d’exclamation, lorsqu’on donne un ordre ou un conseil. Elle est suivie d’un point pour une prière, une demande ou une supplication. Et, l’intonation n’est pas la même, bien entendu !

Salade mal composée

Une très mauvaise salade composée de doctrines incompatibles !

Un jour, je saisissais l’occasion de témoigner de ma foi à mon kinésithérapeute. Il m’écouta poliment, puis me répliqua avec fougue : « Oh mais, la morale judéo-chrétienne, c’est barbant ! Y a trop d’interdit dans la religion ! J’ai grandi là-dedans et franchement y en a marre ! » J’avais beau lui parler d’une communion avec Jésus, il restait figé sur la mauvaise expérience religieuse de son enfance.

Puis, un jour, cette expression me revint à l’esprit : « morale judéo-chrétienne ». Au palmarès des expressions contradictoires, on peut lui décerner la médaille d’or, à celle-là. « Judéo » pour juif et « chrétienne » pour venant de Christ. Dans ce mot composé, se regroupent deux alliances, deux lois, diamétralement opposées. Quelle salade ! Et de très mauvaise composition !

J’ai été très surprise un jour d’entendre que l’Ancien Testament a été écrit pour le peuple d’Israël et pas pour nous, les chrétiens, nés de nouveau. D’ailleurs cela est écrit, mais on peut parfois lire et relire et ne pas comprendre de cœur. Paul l’a dit à Timothée, et à nous aussi, que la loi n’est pas faite pour le juste. C’est tellement clair ! L’Ancien Testament nous sert mais n’est pas notre ligne de conduite. A la religion juive, établie par la loi mosaïque, on oppose la loi de christ, révélée par le sacrifice à la croix. Ou nous avons affaire à la loi de Moïse, si nous sommes juifs, ou à celle de Christ, mais le mélange n’est pas bienvenu, voire catastrophique pour le chrétien d’aujourd’hui. Galates 6/2 nous dit ceci : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. »

Je ne cesse de contempler la Parole de Dieu et les conséquences de l’œuvre de Jésus à la croix. Je ne cesse de découvrir cette liberté qu’Il a acquise au prix de Son sang. Les enseignements que je reçois aujourd’hui ne cessent de me rappeler que je dois vivre avec mon cœur, temple du Saint-Esprit.

C’est un cadeau extraordinaire que le Seigneur nous a fait : Nous rendre libres de toute loi, de toute pression, de toute manipulation ! Mais, c’est aussi nous rendre responsables de nous-mêmes. Cela sous-entend que nous devons chercher le Seigneur pour savoir quoi, quand et comment faire, si toutefois nous devons faire. C’est tellement plus simple d’avoir la direction de quelqu’un d’autre. Cela n’empêche pas de chercher le conseil ou de faire part de nos décisions importantes, à qui de droit.

Nous sommes libres d’obéir à l’Évangile, ou pas, si toutefois il est vrai et conforme à l’enseignement de Jésus. Nous en aurons les conséquences, bien entendu, mais personne, personne, personne – Oui, j’insiste ! – ne peut obtenir de nous quoi que ce soit par la force ou l’exigence.

N’oublions pas néanmoins que nous, les femmes, devons soumission au Seigneur premièrement, à notre mari et au comité d’anciens dirigeant l’église. Néanmoins, nous avons la responsabilité d’être conduites par l’Esprit, quant à notre service et rester dans notre liberté. Prier nous amènera à acquérir cette sensibilité de l’Esprit, pour bouger avec Son élan. Et si nous nous sommes trompées, le Seigneur en profitera pour nous donner une leçon. Le hic, c’est qu’Il ne descend pas du ciel pour nous parler, mais utilise ceux qui nous sont proches, dans notre maison ou dans l’église. Et alors, quoi ? Il vaut mieux se tromper et grandir, plutôt que de ne rien faire par peur d’être corrigées. Au fait, ce que nous taxons de timidité, c’est bien de l’orgueil. C’est fuir l’écher de peur de faillir !

Si nous nous retrouvons à conseiller, aider, soutenir, il est une autre responsabilité à laquelle nous faisons face. C’est celle de répondre, s’il faut répondre, inspirées par l’Esprit – Oui, je sais, c’est un pléonasme. – . Nous devons nous assurer que nos paroles, nous sont murmurées par l’Esprit, sinon il vaut mieux se taire et renvoyer l’autre à la prière ou à un entretien avec un berger.

Prions pour nous-mêmes et pour tous, car notre Père tient notre vie entre Ses mains et Il saura user de tout et de tous, pour nous amener à grandir dans la loi de Christ, pure, sans mélange. Il nous a laissé un commandement nouveau qui accomplit toute la loi : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » (Jean 13/34). C’est une bonne ligne de conduite pour commencer. Commencer quoi ? Je ne sais pas, à vous de voir !

Supporter ou supporter ?

Je dois supporter, mais comment faire ?

Avez-vous remarqué que le verbe « supporter » a plusieurs sens ?  Il y a un que nous connaissons bien, nous, les chrétiens, c’est celui employé par Paul dans  Ephésiens 4/2 : « Je vous exhorte à marcher …, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » Il s’agit ici d’accepter quelqu’un, malgré ses manières, ses faiblesses, même si l’on en souffre (Larousse).

Mais il est un autre sens que les supporters – justement – utilisent volontiers lorsqu’il s’agit d’encourager son équipe favorite. Ce support là est souvent rempli de passion, de mouvements exubérants, de cris effrénés à devenir aphone, à croire qu’à force de vociférations, la victoire sera acquise.

Nous faisons tous face à la chair de notre conjoint. Il y a foule de petites détails, chez lui qui nous irritent parfois : les chaussures dans la cuisine, les bocaux trop fermés, l’éponge pas rincée, les outils qui traînent, … A croire qu’il le fait exprès, puisqu’on a répété une centaine de fois qu’il faut ranger, qu’il faut faire attention, qu’il faut …, qu’il faut, …, qu’il faut, … !

Au bout de quelques temps de vie commune – Parfois, il faut du temps – nous arrivons à la conclusion que cela ne marche pas. Si nous n’y prenons pas garde, nous passerons notre vie à vouloir rééduquer notre conjoint. Au fait, le Seigneur nous demande-t-il de le faire ? Non ! Il nous demande d’éduquer nos enfants, pas notre époux ! Et cela pour plusieurs raisons :

1 – Il est notre époux, pas un enfant de plus dans la maison. Avec une attitude de soumission et de respect, nous pouvons lui demander son aide pour nous faciliter la tâche, mais nous ne pouvons pas l’infantiliser, le harceler sans relâche, encore moins exiger.

2 – On ne peut se changer soi-même. Mais le changement est possible, avec le secours de Dieu, par la croix que nous acceptons chaque jour, afin de faire mourir notre égoïsme – entre autres -. Mais chacun aura à rendre compte pour lui-même. Va changer, celui qui veut changer ! Le Seigneur ne force personne, à plus forte raison, gardons-nous en.

3 – Par ailleurs, le rôle de la femme est de s’occuper de sa maison, qu’elle travaille ou non. Son mari est invité, de la part du Seigneur, à lui apporter son aide. Mais s’il ne le fait pas, par tradition, égoïsme, fatigue excessive, …, la femme ne peut que prier pour son mari, si sa demande reste sans réponse. Ne cédons à pas la mentalité mondaine qui exige que tout soit divisé par deux, égalité oblige.

Si nous ne veillons pas, l’irritation gagnera du terrain, car plus nous sommes fatiguées, plus la croix est lourde.

Je reviens au 2e sens du mot « supporter ». Nous devons nous encourager dans cette mort, tel l’athlète que l’on désire voir gagner la course. Parfois, la croix est à l’œuvre silencieusement mais profondément. Soyons là pour encourager notre mari à continuer à la prendre. Excusons-nous de notre insécurité, de notre impatience et de nos mauvaises habitudes – Hé oui ! Nous en avons aussi. – cela l’encouragera à regarder à lui-même.

Parlons dans la vérité, redressons avec douceur, sans manipuler en vue de l’amener à réponde à nos caprices – Oui, je sais, le mot est fort. – ou pour qu’il satisfasse notre volonté plutôt que celle de Dieu. Cherchons le Seigneur avant d’aborder les sujets qui fâchent, comme nous aider dans les tâches ménagères, se soigner, moins manger, …, et attendons son feu vert, avant de nous exprimer. Il faut parfois du temps pour être apaisée, surmonter sa frustration ou sa colère. Et s’il arrive que nous faisons face à de mauvaises attitudes, n’oublions pas que : « Si vous supportez la souffrance lorsque vous faites le bien, c’est une grâce devant Dieu. » 1 Pierre 2/20. Pardonnons !

La Parole, conduite par l’Esprit Saint, est une semence incorruptible. Il y aura des fruits, tôt ou tard, si nous ne détruisons pas ce que Dieu construit. N’oublions pas également que les bergers peuvent nous aider, sans qu’un sentiment de trahison ne soit ressenti. Demander de l’aide sous-entend que chacun sera enseigné, car nul n’est infaillible et les tords sont souvent partagés. Ne couvrons pas ce qui est un danger spirituel pour l’un ou l’autre ou pour les enfants. Nous sommes supposés nous aider mutuellement à répondre à l’appel de Dieu, dans le cadre familial et l’église.

Tuer la rumeur dans l’œuf !

Comment stopper le « ladi lafé », terme créole utilisé pour parler des commérages ?

Je vous partage ce dialogue d’auteur inconnu :

Quelqu’un vient un jour trouver Socrate, le grand philosophe, et lui dit :

– Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?

– Un instant ! répondit Socrate. Avant que tu me racontes quoi que ce soit, j’aimerais te faire passer un test, celui des 3 tamis.

– Les 3 tamis ?

-Mais oui ! Répondit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des 3 tamis. Le premier tamis est celui de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

– Non ! J’en ai simplement entendu parler, …

– Très bien ! Tu ne sais donc pas si c’est la vérité. Essayons de filtrer autrement en utilisant un deuxième tamis, celui de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bien ?

– Ah non ! Au contraire, …

– Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain que ce soit vrai. Tu peux encore réussir le test, car il reste un dernier tamis, celui de l’utilité. Est-ce utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ou dit ?

– Non, pas vraiment !

– Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ?

Nous pouvons, plus ou moins, nous identifier à ce porteur de ragot. Sans nul doute, nous nous sommes retrouvés, au moins une fois, dans cette situation, où l’Esprit de Dieu nous témoigne que l’on a été l’instigateur ou participant à des médisances. Malheureusement, c’est bien souvent après coup, une fois que l’élan, l’étonnement, l’indignation ou la colère nous ait quittés.

Voilà un sujet de prière qui doit demeurer, tant le combat est long, car peu sont ceux qui maîtrisent leur langue et les fruits en sont désastreux ! Nous pouvons semer des jugements qui vont entacher les relations et miner à la libre expression de l’Esprit au milieu de nos rassemblements. C’est terrible ! 

Puissions-nous grandir dans ce domaine et être prompts à nous repentir lorsque de tels commérages franchissent nos lèvres ! Je me suis souvent repentie d’avoir émis des jugements, parfois concernant ceux à qui je dois révérence. S’il était possible d’effacer ces malheureux propos ! Il ne nous reste qu’à supplier notre public d’oublier, de tout oublier et de compter sur la grâce de Dieu pour que notre repentance soit ce chiffon qui fait disparaître toute trace.

L’apôtre Jacques ne dit-il pas que la langue est comme un petit feu capable d’embraser une grande forêt ? La langue est le monde de l’iniquité. Que la crainte de Dieu saisisse nos cœurs pour réprimer et maîtriser ce petit membre !

Aux armes … les chrétiens !

Un appel à prendre les armes, mais les bonnes !

Matthieu 26/52 : « Alors Jésus lui dit : Remets ton épée à sa place car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée. »

Pierre, emporté par sa fougue habituelle, frappe le soldat avec son épée pour protéger son Maître. Mais ce geste, Jésus le réprouve en évoquant les conséquences : « Tous ceux qui prendront l’épée, périront par l’épée. » La violence génère la violence et cette violence n’est pas seulement dans les banlieues ou les rues, comme nous le voyons de plus en plus, elle est avant tout dans nos cœurs.

Jésus oppose à la violence le renoncement à la force, à la réplique. Il s’est offert dans une apparente faiblesse, cependant, il a toujours gardé le contrôle. Ainsi, parlons de Sa mort, Il dit « Personne ne m’ôte la vie, j’ai le pouvoir de la donner ou de la reprendre. » (Jean 10/18). Beaucoup de sujets aujourd’hui pourraient nous faire réagir avec violence et susciter un désir de crier sa colère, voire de penser à la vengeance : les persécutions dans le monde, les injustices, les viols, les enlèvements, le mal fait aux enfants, la destruction de la planète, les détournements financiers, la vie chère, la maltraitance animale,  … La liste peut être longue. Pouvons-nous répondre autrement qu’avec passion, dans la chair ?

Nous sommes, nous aussi, tentés de répondre à la violence par la violence, à la haine par la haine et d’avoir ainsi le sentiment de participer à une cause juste.

Retenez la remarque d’un écrivain chrétien, Jacques Ellul, faite il y a plus de 30 ans : « Le monde actuel récolte ce que les chrétiens ont semé. Face à un  péril spirituel, ils ont appelé « aux armes » et ont combattu matériellement. Nous sommes vainqueurs matériellement et nous sommes vaincus spirituellement. ». Il semble dire que les chrétiens ont davantage prié pour une vie bienheureuse et confortable sur terre, alors qu’ils sont les seuls à pouvoir mener le combat spirituel pour demander à Dieu la paix dans le pays. La paix pour quoi ? Paul nous encourage à prier pour ceux qui nous gouvernent, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, mais il ajoute, en toute piété et honnêteté. (1 Timothée 2/1) Le but est de vivre d’une manière qui plaît à Dieu. Il ne s’agit pas d’avoir la paix pour vivre selon nos désirs corrompus.

Veillons à ne pas utiliser les armes du monde pour régler nos problèmes, mais plutôt celles de Dieu, celles qui feront de nous des artisans de paix. « Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants dans les lieux célestes. » nous enseigne Paul. Prenons les armes de Dieu qui sont la vérité pour ceinture, le zèle pour chaussures, le bouclier de la foi, le casque du salut et l’épée de l’Esprit. (Éphésiens 6)

Et puis, ne sommes-nous pas avertis de la déchéance de ce monde ? Quoi d’étonnant à ce que le péché grandisse de plus en plus ? Quoi de surprenant de voir l’immoralité être approuvée ? Ne combattons pas les lois du pays, mais prions plutôt afin que nous puissions vivre la loi de Christ, en paix dans notre pays. Préparons-nous et préparons nos enfants à subir les conséquences d’un refus de prendre part aux œuvres infructueuses des ténèbres, d’une marche dans la vérité et dans la sainteté !

Aux armes, chrétiens, oui, mais celles de Dieu !

Inspiré du texte de Frédéric Nicolas (Trésor Quotidien)

L’indépendance au galop

L’indépendance, ennemie du lien familial ?

Signe caractéristique de notre temps, l’indépendance gagne l’être humain de plus en plus et maleureusement dès son plus jeune âge. Autrefois, la maison ne comportait qu’une seule salle de bains et qu’un seul WC, et souvent, les deux dans la même pièce. Il en résultait une organisation quasi militaire, pour que chacun puisse avoir le temps de se laver et partir à l’heure. C’était un sujet de conflits qu’il fallait parfois régler à coup de conseils de famille. Qui n’a pas connu ces épisodes de gastroentérite où chacun tambourinait à la porte pour réclamer son tour ?

De nos jours, on construit des maisons qui répondent à une nouvelle formule de vie familiale. Qu’y trouve-t-on ? Exigence première : l’indispensable suite parentale, une chambre à coucher, attenante à une salle de bains et pourvue d’un dressing le plus vaste possible. La deuxième, voire troisième, salle d’eau est alors réservée aux enfants et aux invités.

Mais, de plus en plus, on voit apparaître des suites enfantines. Chaque adulte miniature – Je pousse un peu le bouchon, exprès. – dispose alors de sa salle d’eau privative, de sa vaste chambre avec coin télé-vidéo-ordinateur-console-internet – Une maison dans la maison quoi ! – et accessoirement un bureau pour les devoirs – Qu’il doit être dur de se mettre au travail, dans une chambre pareille ! – Le résultat est que, de plus en plus, les membres de la famille vivent sous le même toit, chacun dans son espace privé. On ne sort de sa chambre que pour manger, portable ou tablette en main, pour ne rien rater. Parfois, même, le repas n’est plus un moment de rencontre, quand chacun mange quand il en a envie, à toute heure du jour et même de la nuit. – Pas très bon pour la santé, tout ça ! –

Il est une pièce qui s’appelle la pièce à vivre, de plus en plus désertée de nos jours, ce qui fait qu’elle devient mal nommée. C’est bien dans cette pièce que l’on doit se retrouver, tous ensemble à partager, à rire, à jouer, à recevoir des invités, … Les enfants sont bienvenus pour les temps de loisirs, à s’amuser, avec les parents ou sous leur regard. Ce qui n’est pas incompatible avec des temps plus solitaires – pour prier, téléphoner, … -. Le respect de l’intimité est néanmoins présent, soumise à l’appréciation intelligente des parents.

Les enfants et adolescents, – Parfois même les parents, hélas ! – semblent ne pas savoir qu’il existe une touche pause sur chaque jeu pour leur permettre de répondre quand on leur parle. Les parents sous la pression  – Hum, de qui ? – fournissent aux enfants un téléphone – AYAYAYE ! -, pour leur sécurité pensent-ils, sans réaliser que c’est les ouvrir sur des choses qu’ils n’ont pas appris à gérer, – A chaque âge, sa mesure de maturité !  – .

Tout est fait pour que chacun vive sa vie, n’ayant pas ou très peu de compte à rendre. La vie de famille est alors anéantie par cette indépendance. On ne se parle pratiquement plus, on rentre, on sort, chacun vaquant à ses occupations. Les relations parents/enfants souffrent alors de cette course journalière où chacun regagne sa tanière, une fois rentré. Il arrive alors que par manque de proximité, les enfants ne ressentent plus l’autorité, le regard, le soin spirituel des parents qui, eux-mêmes emportés par le courant, ne sentent pas que leurs enfants deviennent de véritables étrangers sous leurs yeux, au fil des années.

Mais, nous enfants de Dieu, engagés par le baptême à vivre pour le Seigneur (Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. Romains 6:4), appelés à être renouvelés dans nos pensées (Si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits à vous dépouiller … à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau. Ephésiens 4 :21-24) et engendrés dans l’Evangile (Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité. Jacques 1:18), pouvons-nous laisser cette indépendance gagner nos demeures ?

Prenons garde que l’esprit de ce siècle nous égare et qu’au nom de la facilité, de notre confort et de celui de nos enfants, nous ouvrons la porte à toutes sortes de dérèglements conséquents. La catastrophe guette ceux qui font fi de la vie selon l’Esprit de l’Evangile. Que dit Dieu à propos du mari, du père, de l’épouse, de la mère et des enfants ? Si nous voulons une famille unie, témoignage de la puissance du message de la croix, cherchons à accomplir la volonté de Dieu dans notre propre maison. En cela, c’est certain, nous nous retrouverons à contre-courant de ce monde qui ne connaît plus la signification du mot « soumission ». Ne donnons pas à nos enfants des outils pour qu’ils deviennent indépendants vis-à-vis de nous – ou dépendants, complètement « accros » aux écrans – dès leur jeune âge. Instruisons-les sur les dangers de ce que ce monde propose pour les perdre. Gardons-les proches de nous, avec un soin constant, une relation de cœur, remplie d’amour dans la discipline. Donnons-leur le temps qui leur est dû, pour prendre soin d’eux selon le cœur de Dieu.

Les nouvelles technologies, les écrans divers, les réseaux – sociaux ? Ah oui vraiment ? – tous nos biens et notre argent doivent servir à glorifier Dieu, et non pas à construire notre propre royaume terrestre, éphémère et sans valeur. Si nous n’en sommes pas convaincus, nous y ferons face, lorsque nous nous retrouverons devant Dieu, à la fin de notre course. Nous n’emporterons rien avec nous, nos enfants et petits-enfants et arrière-petits enfants non plus ! Il y a tellement à faire pour l’avancement du royaume, ne perdons pas notre temps dans le futile, mais travaillons à notre salut, à notre service et à celui de nos enfants.

Le juste milieu

Trouver le juste milieu dans la relation de couple

Je ne vais pas parler de géométrie, vous devez vous en douter. Au sens figuré, « trouver le juste milieu » signifie avoir un point de vue modéré, raisonnable, qui se trouve au milieu de deux extrêmes. La vie de couple est parfois source de désaccords, voire de conflits. Beaucoup d’encre a coulé sur le sujet et cela depuis des siècles, des plus grands sages aux plus grands spécialistes hyper diplômés ou pas. Loin de moi l’idée de remettre toute cette science en question. Les avancées de la neuroscience, les travaux sur les facultés cognitives montrent clairement que le cerveau d’un homme fonctionne différemment de celui de la femme. Cependant, les scientifiques ont d‘ores et déjà coupé la tête à certains préjugés, comme celui que l’homme aurait un cerveau monotâche. Le cerveau monotâche n’existe pas, tout comme le multitâche féminin.

Cependant, les différences entre homme et femme sont très nombreuses. Quoi d’étonnant à cela, puisque Dieu nous a créés ainsi pour mieux nous compléter ! Nos points de vue divergent souvent. La caricature voudrait que les hommes soient plus sévères, rigides et légalistes, alors que les femmes sont plus émotionnelles, sociales et souples. C’est une généralité très répandue et cela se manifeste souvent dans l’éducation des enfants.

La mère a tendance à excuser plus facilement, trouver des circonstances atténuantes, jusqu’à même aller couver et surprotéger. Le père exige davantage et réprimande plus durement. La solution est toute trouvée : « Il faut trouver le juste milieu ! » Ah la belle illusion ! Un mensonge du diable empêchant les parents de réaliser qu’ils ont surtout besoin de Jésus, du cœur de Jésus, plus précisément et d’un Évangile pur et puissant.

Quelle que soit la position de l’un ou de l’autre, il ne s’agit pas de trouver le juste milieu, entre deux positions charnelles. Il n’y a aucun remède à la chair. Il n’y a que la croix. Mais alors, en cas de désaccord, que faire ?

Est-il encore utile de rappeler l’ordre que l’on doit trouver dans la maison ? C’est un sujet qui fâche et qui, pourtant, réglerait 90% des problèmes de foyer. La position d’autorité du mari et la soumission de la femme révulsent souvent. C’est le point névralgique sur lequel le Seigneur fait pression, ces derniers temps. Car, comment briller dans l’Eglise, si c’est la cacophonie, le capharnaüm, à la maison ?

Si cet ordre d’autorité est respecté, quel choix reste-t-il à l’épouse, quand elle trouve son mari injuste, dur, insensible, avec les enfants ? – Injuste, dur et insensible, à ses yeux, il est bon de le préciser. – Il n’y a que l’Évangile pour venir à bout de la chair, de l’un et de l’autre. Que peut-elle faire dans cette soumission de cœur ? Il faut prier, jeûner peut-être et partager ce qui pèse et crible la foi. Il n’est pas rare qu’en apportant une situation devant ceux qui peuvent nous aider, nous sommes nous-mêmes reprochables, dans notre appréciation ou notre état de cœur.

S’il est possible de parler au conjoint, le faire dans l’apaisement et partager son point de vue et son ressenti, avec respect. Si ce sont des paroles de l’Esprit, il est fort à parier qu’il les recevra, ou peut-être pas, pour le moment. Il faut parfois l’intervention d’un serviteur de Dieu, portant le cœur du Seigneur. Mais, nous les femmes, faisons attention à nos émotions. L’enfant sait parfaitement influencer chacun de ses parents. Seul l’Esprit peut nous rendre capables de discerner un cœur, sans le filtre des émotions.

Il m’est arrivé de souffrir de m’aligner avec une décision que je trouvais injuste. Mais l’obéissance et la soumission attirent le miracle. Nous remettons-nous en question, devant les jugements d’autrui ? Sommes-nous sensibles à l’Esprit de Dieu qui parfois nous arrête ? Sommes-nous ouvertes à ce qu’une sœur nous parle dans la vérité, concernant nos failles dans notre éducation ?

S’aligner avec notre mari nous fera parfois souffrir, c’est une réalité. C’est une formidable opportunité de laisser le Seigneur faire, de renoncer à mettre notre main dans le souhait d’accomplir notre volonté. Et si nous ne sommes pas butées, le Seigneur nous montrera que notre mari a souvent raison dans son appréciation, même si la manière n’y est pas toujours.

Cherchons le Seigneur pour des familles unies, remplies d’amour et brillant de la gloire de Dieu. Prions le Père pour un papa qui soit un berger aimant pour sa famille, pour la conduire dans les voies de Dieu et veillant à ce que ses enfants respectent son autorité et celle de leur maman (déléguée en son absence). Prions pour que les mamans apprennent « à aimer leur mari, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée. » (Tite 2 :4) Ai-je dit que les femmes ne doivent pas travailler ? Ce sera le sujet d’un autre article.

To be or not to be : that is the question !

Il ne faut surtout pas se tromper de cible.

Soyons clairs ! Le salut est obtenu par grâce. Nous le savons tous. Néanmoins, il demeure en nous une fâcheuse tendance à vouloir mériter. C’est encore là un mauvais penchant de la nature humaine, solidement nourri par notre éducation et les valeurs véhiculées dans le monde du travail. C’est parfois inconscient, mais notre nature charnelle, souvent insatisfaite, est toujours à la recherche d’amour, de reconnaissance, d’approbation de la part de nos semblables. Nous y mettons tellement d’énergie que nous oublions de chercher tout cela auprès du Père, qui désire étendre ses cordages d’amour vers nous. Il sait à quel point nous sommes fragiles et il ne demande qu’à nous rassurer. Mais passons-nous suffisamment de temps à ses côtés, jusqu’à ressentir sa main bienfaisante qui prend soin de nous, par la consolation, l’approbation, le conseil et parfois le châtiment ou la résistance ? Quel père ne châtie pas ses enfants qu’il aime ?

Cette soif d’amour nous pousse à agir, à faire, à s’occuper, à montrer, à démontrer, à organiser, à prendre soin aussi, parfois avec des motivations qui ne sont pas pures, par exemple, avec de la compétition, de l’orgueil, du carriérisme ou de l’arrivisme lorsque l’on vise un titre quelconque, … On peut se tuer à la tâche pour faire taire ce sentiment de rejet et ce désir de prouver que l’on est digne d’être aimé. Nous pouvons tellement nous tromper de cible.

Cela m’amène à penser à ce passage où Jésus nous enseigne que beaucoup Lui diront : « Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé, guéri les malades, chassé les démons, en ton nom ? ». Il leur répondra : « Je ne vous connais point, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7) Et pourtant, ils ont servi le Seigneur de tout leur cœur et ont fait beaucoup de bien !

Le Seigneur nous montre que ce qui compte pour Lui, c’est la pureté de notre cœur. Quelles sont nos motivations lorsque nous Le servons ? Donnons-nous plus de temps au service ou à la recherche de la sanctification ? Car, il est bon de le rappeler, nous sommes sauvés pour Lui ressembler (Romains 8.28-29), puis pour Le servir et nul ne verra Le Seigneur sans la sanctification (Hébreux 12.14).

Lorsqu’Il parle de l’iniquité, le Seigneur attire notre attention sur notre nature corrompue (sur ce que nous sommes) qui sera le leitmotiv de nos actions. Dans l’Ancien Testament, ce mot est la traduction de l’hébreu « aven » qui exprime l’idée d’une déformation, d’une distorsion. Cette expression qualifie une conduite avec des désirs corrompus, qui résulte d’une nature déchue qui viole la loi de Dieu. Dans le Nouveau Testament, le mot iniquité est la traduction du mot grec « anomia » qui signifie littéralement : sans loi. *

Pendant toute notre marche chrétienne, nous devons nous occuper de ce renouvellement de notre être intérieur. Marchons-nous de progrès en  progrès, de gloire en gloire, dans cette identification à Sa mort et Sa résurrection ? Y a-t-il un témoignage de nous que nous avons changé ? Nous avons peut-être délaissé notre vaine manière de vivre, certes, – Excellent ! -, mais sommes-nous devenus meilleurs ? Portons-nous de plus en plus le cœur de Jésus ?

Lorsque je paraîtrai devant Lui, le Seigneur mettra de côté tout ce dont Il a été l’initiateur (mon appel, mon service, mes bonnes œuvres, mes prières, mes offrandes, …) et Il regardera ce qui reste, c’est-à-dire ce que je SUIS. Puissions-nous être trouvés dans la sainteté et régénérés par la croix que nous avons portée chaque jour !

Ensuite, il regardera à ce qu’Il aura mis de côté, pour nous récompenser, ajouter des pierres précieuses à notre couronne, selon le sacrifice de notre vie pour le Royaume. Nous ne serons jamais libres de notre nature charnelle, tant que nous serons dans cette chair, mais le Seigneur attend de nous que nous menions sans relâche ce combat, qui consiste à la faire mourir, afin de revêtir Christ.

L’Eglise des derniers temps a besoin d’hommes et de femmes qui laissent Dieu les façonner, les transformer, les briser, les renouveler. C’est notre priorité ! Tout en Le servant, en prenant soin de notre famille, laissons-Lui toute la place, nous disposant comme de l’argile entre les mains du Potier et armés de la pensée de souffrir pour Son nom.

Nous pouvons lire dans Tite 2.14 : « Jésus-Christ s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité (numéro 1), et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui (numéro 2) et zélé pour les bonnes œuvres. (numéro 3) »

Donc, « Etre ou ne pas être ? – Etre comme Jésus ou pas ?- » est la première question à laquelle nous devons répondre.

* Extrait de Revue de réflexions bibliques