Une tête à couper

Ah cette tête ! Parfois, il est préférable de la couper si l’on veut vivre avec son cœur.

L’intelligence humaine peut être un atout ou au contraire une tare, lorsqu’il s’agit de cheminer dans la vie chrétienne. Elle peut être un instrument extraordinaire pour le royaume, comme un obstacle à l’Esprit.

Un enfant de Dieu, par définition, a reçu l’Esprit en son cœur et est appelé à grandir, conduit par l’Esprit, mais aussi grâce à ceux qui prennent soin de lui spirituellement, que ce soient des pasteurs, des frères et sœurs, des parents, …

Bien souvent, nos raisonnements nous empêchent de nous livrer totalement au Seigneur premièrement, mais aussi à ceux que le Seigneur nous a donnés comme conducteurs. Cela demande un renouvellement de nos pensées et un revêtement de l’être nouveau, dont parle l’apôtre Paul, dans Ephésiens 4.23.

Notre vécu nous dicte nos pensées, nos actions et décisions. Combien de fois le Seigneur m’a montré que ma vision des choses était tronquée, empreinte des blessures du passé, de logique charnelle, de propre justice et de revendications affectives ! Je Le bénis pour la lumière que j’ai reçue maintes fois des uns et des autres. Cela a construit de l’humilité et m’a appris que seule, je n’ai aucune chance d’être victorieuse dans mes situations.

Nous pouvons tellement débattre et nous battre, alors qu’il suffit tout simplement d’obéir à ce que l’Evangile nous demande, d’abandonner notre vie à nos bergers en tant que brebis. Oui, cela fait souffrir de renoncer à ses raisons et ses revendications, de prendre sa croix, mais la récompense est grande. Cela en vaut la peine, ne serait-ce que pour la paix procurée ! Quand nous acceptons les situations, en restant confiants dans ce que le Seigneur va faire, la croix (qui est une puissance) agit en nous, en l’autre et le royaume se construit dans la maison premièrement, et dans l’église.

Notre intelligence charnelle et nos pensées corrompues sont à crucifier à la croix. Je dois faire taire ce que l’ennemi me souffle et obéir au Seigneur, malgré le prix à payer. Et je verrai la gloire de Dieu, dans mon mariage, dans ma famille, dans l’église. C’est une promesse infaillible car Dieu ne change pas.

La Parole de Dieu doit être souveraine dans notre vie. Nous ne pouvons rien y ajouter ou ôter. Notre obéissance ne dépend pas de l’époque, des traditions, de la culture, des lois contemporaines, de notre compréhension, du caractère de l’autre, des mouvements de libération du moment, ou que sais-je encore.

Dieu dit qu’en tant que femme, je suis la gloire de mon mari. Je lui dois soumission et être une aide efficace à ses côtés. Cela est immuable et inconditionnel. Cela ne fait de moi ni une esclave, ni une serpillère, bien au contraire, je serai heureuse et épanouie car j’accomplis la volonté de Dieu dans les responsabilités qu’Il m’a confiées. Et, elles sont grandes, essentielles au bien-être de mes bien-aimés, aucunement méprisables comparées à celles du mari.

Je peux n’en faire qu’à ma tête ou décider de la couper. Je récolterai ce que j’aurais semé. Hélas, ma tête a une très mauvaise habitude, celle de toujours repousser quand je la coupe. Mais je n’abandonne pas le combat. Avec Sa grâce, je vais de progrès en progrès, de victoire en victoire et de gloire en gloire.

Il est bon de se rappeler ceci :

« Une femme sage (obéissante) construit sa famille, mais une femme stupide (rebelle) peut la détruire. » Proverbes 14.1 (version Parole de Vie)

De la frustration à la croix

Le ciel est orageux, c’est l’occasion de prendre sa croix. Le soleil revient toujours après la pluie.

Vous est-il arrivé de ne pas pouvoir vous défaire d’une idée, d’un projet, d’une envie ? C’est comme une idée fixe qui tourne à l’obsession et refuse de vous quitter. Pour peu que cela soit quelque chose d’agréable, vous voici devenue comme une puce surexcitée, qui se réjouit à l’avance de ce qui va se passer.

Mais soudain, vous réalisez que la décision ne vous appartient pas totalement. Vous attendez donc le moment favorable pour présenter votre projet à votre cher époux -Si, si, il est très cher ! -. Vous étalez tous les arguments censés le convaincre. Vous montrez tous les avantages financiers et autres, omettez les inconvénients -Vraiment ! C’est sincère, on ne les voit pas toujours.-. Vous avez tellement envie d’être approuvée, que vous déployez des trésors d’ingéniosité pour arriver à vos fins. Il faut dire que les femmes sont très douées dans cet exercice. Et là, il dit « Oui ! » C’est la fête au village !

Il n’existe au monde personne de plus heureuse que vous. Mais de la même manière que vous ruminez votre affaire depuis des jours, votre mari en fait de même. Et finalement, il revient sur sa décision.

  • Tu sais, je ne crois pas que c’est un bon plan ! » – Pas le moment de réfléchir aux subjonctifs ! –
  • Ah bon ! Ben tu étais d’accord pourtant !
  • Oui, mais on n’a pas pensé à ça, à ça et à ça ! Et puis, on peut faire autrement. Non, je pense qu’il faut abandonner ce projet.

Quel moment effroyable ! Vous sentez que vous ne pouvez pas enfoncer des portes fermées. Vous réalisez que chercher à le convaincre, c’est taper dans un mur. Vous ressentez que plus vous insistez, plus il se braque et plus vous êtes irritée. Vous essayez, malgré tout, empirant la situation.

Ah Seigneur ! J’ai pourtant la conviction que ce plan est de toi. Comment faire pour le convaincre ? Finalement, la prédication de l’Evangile et l’Esprit de Dieu vous rappellent qu’une épouse en Christ doit être soumise. La soumission, c’est une croix très lourde, chargée de béton armé, de clous rouillés et de toutes sortes de débris de chantier. Votre chair n’en veut pas. Vous avez pourtant raison -selon vous, bien entendu ! -. Vous sous réfugiez dans la prière, comptant mettre le Seigneur dans votre poche, de votre côté. « Seigneur, toi, tu peux le convaincre, Seigneur. » Vous répétez deux fois le mot Seigneur, pour Lui montrer qu’Il peut tout.

Plus les jours passent, plus votre frustration grandit, se transformant peu à peu en ressentiment, puis en colère. Votre bouche est fermée, mais vous soupirez, vous languissez d’impatience. Pire, vous commencez à bouillir. Vous voilà, obligée de capituler ! Que faire d’autre ? Même le Seigneur vous résiste. Pour finir, vous finissez par prier que votre frustration disparaisse. Vous jeûnez même ! Impossible de continuer dans un état de cœur pareil ! Ce serait refuser la croix, discréditer l’Evangile, nourrir sa chair au lieu de la crucifier.

Quand on prend sa croix de bon cœur, tout en souffrant, le Seigneur ne tarde pas à faire un miracle. Quel est ce miracle ? Je fus délivrée de toute amertume. J’ai regardé mon mari comme étant plus sage que moi et accepté volontairement d’abandonner MON projet. Peut-être qu’il se fera plus tard ou jamais ! Seul le Seigneur sait ce qu’il y a de meilleur pour nous ! Pour aujourd’hui, qu’importe ! Je suis en paix et une épouse en paix, c’est une maison en paix.

Merci Seigneur pour l’enseignement de Ta Parole, pour le message de la croix, qui procure la joie, la paix et toutes sortes de bénédictions ! Prendre sa croix, c’est la garantie de ressembler un peu plus à Christ. C’est ce que je désire. Et vous ?

« Et puis, c’est ta faute, aussi ! »

Qui, d’exaspération, n’a jamais prononcé cette phrase ? Elle surgit, le plus souvent, à la fin d’une discussion – pour ne pas dire dispute – où excédé, on pointe du doigt et on prononce ce jugement terrible : « C’est ta faute aussi ! »

Beaucoup l’ont fait avant nous : Adam a rejeté la faute sur Eve et sur Dieu « C’est la femme que tu as mise … » ; Eve sur le serpent ; Saül sur Samuel ; Marthe sur Jésus, etc.
Sans équivoque, l’accusation fait partie du caractère de l’homme – et de la femme -. Disons-le, franchement, il est plus facile de rejeter la faute sur les autres, plutôt qu’entendre et se remettre en question.

Bien souvent, dans les discussions conflictuelles entre époux, le bât blesse, – et c’est le cas de le dire, cet appareillage blessait les animaux de charge et les faisait souffrir – car on se trompe sur les motivations de l’autre. A partir du moment où l’un est blessé, c’en est fini ! Aucune possibilité d’aboutir au but recherché ! Cela peut être d’emmener l’autre à renoncer à une mauvaise habitude, ou de l’exhorter à grandir spirituellement, … Qu’importe ! A la moindre blessure, le cœur se ferme, le cou raidit, et l’on se retrouve penaud à obtenir le contraire de l’effet escompté. L’autre est blessé, en colère, nous en veut, … « Misère de misère ! Comment lui faire comprendre ? »

Tout d’abord, il convient de s’excuser si on a blessé. Mais la blessure, elle, n’excuse pas le fait que l’autre a besoin de considérer ce qui a été dit, de la part de Dieu.
Souvent, je me suis retrouvée avec mon époux dans cette impasse, à regretter d’avoir voulu exhorter, tant la discussion s’est envenimée de reproches réciproques. La chair reste la chair ! Mordus, nous mordons à notre tour. Dans ces moments, nous retrouvons la mémoire sur les reproches et blessures passés, à la vitesse de la lumière. L’amnésie serait souhaitable parfois !
La maturité se construit. Et, rien n’est perdu ! Les paroles venant de l’Esprit, même si la réaction a été charnelle de part et d’autre, font leur petit bonhomme de chemin, lentement et sûrement. La puissance de la prière, plutôt que nos insistances réciproques, accomplira le miracle. Parfois, le lendemain, ou quelques mois plus tard, l’un et l’autre s’aligne avec la volonté de Dieu. Car il s’agit de cela, d’obéir à Dieu, et non à Monsieur ou à Madame. Mais, si Madame demande que les tee-shirts restent pliés, est-ce la volonté de Dieu que le mari s’y plie ? – sans jeu de mots volontaire -. A lui de voir ! Il est parfois préférable de mourir à soi-même, par amour pour Dieu et son épouse, plutôt que chercher querelle. Jusqu’où va cet amour d’aimer sa femme comme Christ a aimé l’église ? L’amour de Dieu contient également une part de réprimande et de résistance, pour notre bien. La vision à rechercher et à chérir est de vivre pour la justice, pour la construction du royaume de Dieu, pas notre propre royaume.

Si la motivation est bonne, s’il s’agit d’obéir à la volonté de Dieu, assurément cette parole reviendra, par la prédication, par la même personne ou quelqu’un d’autre. Dieu parle de plusieurs manières, n’est-ce pas ?
Reconnaissons que parfois, Dieu a dû nous parler plusieurs fois avant qu’un déclic ne se soit produit, ou qu’un cri ne soit monté de notre cœur pour être délivrés, transformés. Ne nous attendons pas à être entendus à la première exhortation. Il faut être patient.

Tout et toujours reviendra à l’attitude de cœur ! Une épouse doit parler, avec ce cœur de sœur en Christ, face à son mari. Il devrait ressentir le même cœur que si c’était la femme du pasteur qui lui parlait, avec assurance, mais respect.
Le fait est que souvent la proximité fait que l’on a le premier réflexe charnel de montrer à l’autre qu’il n’est pas parfait. Aucun problème à cela, c’est la vérité ! « Mais il s’agit de toi, là, chéri(e) ! On ne parle pas de moi, mais de toi ! Une autre fois, si tu veux on parlera de moi. Mais revenons à ce que je suis en train de te dire. »
Le deuxième réflexe est de dire à l’autre : « C’est ta faute aussi, parce que … ». Cela touche parfois aux responsabilités qui incombent à chacun. L’un et l’autre doit savoir ce que Dieu attend de lui dans le couple. Il existe une base solide, instituée par Dieu lui-même et qui tiendra bon. Qui a lu « Une famille unie, c’est possible ? » de Miki Hardy ? Procurez-vous ce livre, absolument nécessaire pour bâtir son couple selon le cœur de Dieu, sur ctmi.org.

Parfois, le manque de sensibilité de la part du mari, dans des moments difficiles – mais passagers – où l’épouse, la maman, a besoin d’aide, fait que l’explosion est inévitable. Epuisée, elle n’est plus disposée à entendre et à faire quoi que ce soit. On n’exhorte plus, on reproche. Il s’agit de demander de l’aide tout simplement, au lieu d’attendre que l’autre devine. C’est fou comment le cœur d’une femme peut se laisser emporter par le constat que son mari n’est pas sensible, rester là-dessus et ruminer des jours durant, au lieu de calmement lui faire connaître ses besoins ! Il ne sera peut-être jamais sensible. Peut-être qu’il faut accepter cet état de fait et cesser de se morfondre en restant constamment blessée ! La science a décrété que la parole appartient aux femmes. Alors, parle, parle, PARLE, ma sœur, avant d’exploser comme une bombe incendiaire !
Et surtout, ne cède pas à la tentation de te refuser à lui, car c’est une terrible erreur aux conséquences désastreuses. Réponds à ses besoins, il en va de son équilibre mental et affectif. Désolée, si ce sujet dérange, mais c’est un point plus qu’important !

Demandons à Dieu de nous accompagner, lorsque nous abordons ces sujets qui fâchent. Pendant que la discussion s’égare, arrêtons-nous quelques secondes et prions en notre cœur : « Seigneur, que dois-je répondre ? Il ne comprend pas. » Parfois, l’Esprit de Dieu nous commandera de nous taire. Nous avons parlé, le reste lui appartient. Parfois, il rechargera notre énergie pour réfuter par des paroles inspirées.
Dans tous nos rapports humains, veillons à effacer toute trace de notre passage. Ne laissons pas de blessure ouverte, de rancune, de non-pardon, …, derrière nous.

Matthieu 5 :23 nous dit : « Si …, et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, … va d’abord te réconcilier avec ton frère ; puis, viens … » Quoi que nous fassions pour Dieu, assurons-nous d’être des instruments de paix et de justice, d’avoir un cœur pur et que personne n’a rien contre nous.
Le couple se construit aussi dans les orages et les tempêtes. Si le ton monte parfois, humilions-nous pour que la paix et la sérénité soient conservées. Prions, parlons, prions encore et laissons Dieu faire le reste. Il le fait tellement et merveilleusement bien. Nous croyons qu’en exhortant nous faisons, NON, c’est Dieu qui change les cœurs ! Il est puissant !

Le poulet « Facebook »

Je lisais, sur Internet, une recette de poulet rôti, sauf qu’à la fin, c’était écrit : « Mettez au four et allez sur Facebook ! », ceci suivi d’une photo de poulet carbonisé. La bonne blague ! Cependant, j’ai trouvé l’argument très réaliste. Qui, devant un écran, ne s’est pas déjà fait surprendre par le temps ?

Il est reconnu scientifiquement que notre notion du temps est très suggestive. Certaines activités demandant une forte concentration annihilent complètement la sensation du temps qui passe. Les écrans -Les jeunes savent de quoi je parle.- captivant pratiquement tous nos sens, émotions et sentiments, nous détournent de la réalité du moment.

Chacun ses travers et ses calamités ! Il suffit de les connaître, paraît-il. Oui, mais non ! -C’est à la mode, cette expression contradictoire.- Les connaître, c’est bien ! Mais s’en débarrasser, c’est mieux ! Différer ses plaisirs et gérer ses frustrations, s’apprennent. Il est important, aujourd’hui, dans ce monde digital, numérique, de racheter du temps. Ephésiens 5/16 nous le conseille : « Rachetez le temps, car les jours sont mauvais. » Bien s’organiser permet de libérer du temps pour l’essentiel.

Encore une fois, il ne s’agit pas de taxer de péché, toute activité de loisirs ou de détente. Cependant, c’est à chacune de nous de considérer le temps, comme un allié et non comme un ennemi -C’est pareil pour l’argent, d’ailleurs !- et de mettre en place des stratégies pour racheter le temps. Qu’il s’agisse de cuisine -préparer et congeler, par exemple-, de courses -lister- de passer du temps en couple, avec ses enfants et surtout pouvoir servir le Seigneur, (Son royaume, les frères et sœurs en la foi et les autres), cela demande de l’anticipation et de la planification.

Certes, tout le monde n’a pas forcément reçu ce don d’organiser, selon les dons de Romains 12, appelés dons de grâce ou de motivations, mais tout le monde peut apprendre. La communion « soeurternelle » sert aussi à cela.

Je suis partisane de la cuisine rapide, mais bonne -Ah oui, tout de même !-, cela requiert la mise en place d’astuces et l’utilisation d’un semainier. Première étape, faire l’inventaire de son stock. Ensuite établir des menus en conséquence, puis lister ce qui manque et devra être acheté. Bien prévoir le jour des courses afin de garder les produits très périssables, le moins longtemps.
Je vous entends d’ici :

  • Oui, mais ça aussi, ça demande du temps !
  • Certes, mais vous en récupérez par la suite. Sans compter le temps gagné dans les courses, quand on sait ce dont on a besoin.

D’ailleurs, je vous recommande de toujours faire vos courses au même endroit. Vous vous y dirigerez les yeux fermés -gain de temps-. Quoi qu’on en dise, éplucher les publicités de tous les magasins, et vous y rendre pour bénéficier de toutes les réductions, vous prendra du temps et du carburant ! A la limite, 2 enseignes et 1 légumier, pas très loin de chez vous ou sur votre trajet suffiront. Tous les grands magasins proposent des produits à petit budget -Si si ! Il faut se baisser, un peu, ils sont tout en bas.- et d’autres de meilleure qualité. Chacun voit selon son porte-monnaie et surtout selon ce que vous aurez résolu, en couple, de donner au Seigneur (2 Corinthiens 9/7).

Je vous conseillerais également de faire des courses hebdomadaires. Certains jugent préférable de le faire pour un mois, mais vous vous obligerez à y retourner pour les produits périssables et aurez tendance à dépenser davantage. Bien entendu, une fois sur place, il n’est pas interdit de changer d’avis devant une belle promotion et de reporter un repas à la semaine d’après.

Vous pourriez également vous inspirer des besoins caloriques de chaque membre de la famille. Mine de rien, cela permet de réduire les dépenses et les restes dont personne ne veut, au bout du 3e repas. Très rapidement, 150 à 200 g de viande ou de poisson, ou 2 œufs, par jour, pour un adulte suffisent. Un steak haché fait 100g. Vous visualisez un peu là, tout de suite, -on visualise encore mieux en se mettant devant son miroir ou en lisant ses analyses médicales- à quel point nous consommons généralement trop de protéines animales. Je rappelle que la consommation de viande n’est pas obligatoire à chaque repas. Il est difficile de sortir de ses habitudes, mais la motivation est la clé de tout changement.

Il convient également d’avoir la participation active de Monsieur, vos enfants n’ayant pas droit au chapitre, quant à la tenue du budget. Le convaincre de faire quelques efforts pour les finances -manger réchauffé ou décongelé- et surtout pour sa santé, est un combat qui n’est pas gagné d’avance. Mais il faut persévérer ! Demandons au Seigneur de le convaincre, si le sujet fâche. Encourageons, exhortons, et relâchons de temps à autre ! J’ai pour devise : « Relâche ce qui fâche, mais n’abandonne pas ! » Il appartient aux épouses de veiller sur leur mari quant à leur santé, car -C’est ainsi, il faut l’accepter.- ils ne s’y intéressent pas beaucoup. Certains ne se pèsent jamais, c’est tout dire.

Pour les produits de nettoyage, il y a deux écoles -J’adore cette expression qui sous-entend qu’il y ait une école pour tout.- Soit, on est légèrement -pour rester polie- maniaque et on table sur des produits qu’on pense plus efficaces, donc les yeux fermés, on achète ce qui est le plus cher pensant que c’est forcément meilleur, soit on est écolo, donc plus produits verts ou carrément on se contente du vinaigre et de l’eau de javel. Je vous conseille d’essayer plusieurs produits, de plusieurs prix et de noter -C’est là qu’il ne faut pas oublier. Il est où votre petit carnet ? – afin d’obtenir le meilleur rapport qualité-prix. Là, aussi, il convient de demander conseil. Si vous cherchez la bonne personne qui a déjà tout testé, vous la trouverez, à coup sûr !

Donc, voilà des petits conseils très pratiques pour gagner du temps et de l’argent. A vous de bien gérer ce que vous en ferez par la suite ! Tiens, cela me donne une idée ! Et, si je créais une page sur mon site pour partager mes recettes ?

La fourche de la discorde

Code de la route ou politesse ?

Arrivant dans une fourche en plein virage, je fis remarquer à mon mari qu’il pouvait mettre son clignotant pour avertir le conducteur de droite, arrêté à un stop, qu’il tournait. Il me fit remarquer que, puisqu’il est sur la voie principale, il n’avait pas à le faire, puisqu’il continuait tout droit (en fait c’est la route qui fait un virage). Ce à quoi, je lui répondis – Une femme est tenace. – qu’il faut le faire pour telle et telle raison, sans forcément chercher à avoir le dernier mot ou qu’il se rallie à mon opinion. Depuis, la fameuse fourche a été remplacée par un rond-point.

Quelque temps plus tard, je rencontrais un cousin, ancien gendarme et pasteur. – Ne prêtez pas attention à l’ordre chronologique des mots ! – et je lui demandais son avis.

« Même si le conducteur à ma droite a un stop, dois-je mettre mon clignotant, pour lui indiquer que je vais passer devant lui et que je ne tourne pas à droite mais à gauche (en fait c’est la route qui fait un virage vers la gauche) – Ouh la, j’espère que vous me suivez ! Enfin, bref !  ?

Sa réponse fut la suivante : « Ce qui prime, c’est le code de la route, mais celui-ci n’est pas incompatible avec la politesse et la bienveillance ! » Belle réponse de pasteur, alors que je consultais le gendarme !

Même s’il y a un code de la route, il est possible d’avertir un conducteur qu’on va à gauche ou à droite, bien qu’il n’y ait pas d’obligation et cela permet de fluidifier la circulation. Rien n’empêche également de laisser quelqu’un passer alors qu’on a la priorité, bien évidemment !

Ceci m’amène à cela : nous, les chrétiens, devons forcément respecter la loi, y compris le code de la route –C’est évident, mais toujours bon de le rappeler. -. Mais mieux encore, nous avons – ou sommes censés avoir – le cœur du Seigneur. Donc, il est également bon de saisir toute opportunité pour bénir quelqu’un, en réduisant son temps d’attente, par exemple.

De même que le code de la route légifère, la bonne éducation est toute aussi essentielle. Il nous arrive souvent dans le cadre du mariage ou parental, de rappeler les bonnes manières :

 – Réponds-moi quand je te parle. Réponds-moi quand je te parle ! – J’ai écrit la phrase en 2 fois, je sais. Remarquez que la ponctuation n’est pas la même. En fait, l’une est adressée au mari, l’autre aux enfants. Devinez le ton et la ponctuation de celle qui s’adresse au mari ! – *

– Ne regarde pas par-dessus mon épaule, lorsque j’envoie un message, stp ! Oui, ceci est valable aussi pour les époux. Il y a une proximité qui transgresse l’intimité et la confidentialité. La confiance doit être là, sans que chacun sache tout des conversations de l’autre. Je n’ai pas à être au courant des problèmes de frère Untel qui se confie à mon époux.

– On ne laisse jamais son mouchoir sur la table.

– N’écoute pas lorsque je parle à quelqu’un.

– On ne se mouche pas à table, voyons ! Sors, ou au moins, retourne-toi !

– … Etc.

Il existe des codes entre personnes intimes – un regard, une petite tape, un clin d’œil, … – qui permettent de faire passer des messages discrètement, sans mettre l’autre mal à l’aise. A vous d’inventer les vôtres ! Cela est un bon moyen de signaler aux bavards, par exemple, qu’ils prennent trop de place et que les invités commencent à se lasser. – Chacun sa sensibilité, n’est-ce pas ?  –

Plus que les bonnes manières, la formation du caractère de Jésus en nous, nous amène à ressentir ce qui est bon ou pas. Etre conduit par l’Esprit est l’excellence que nous devons rechercher. Cependant, la bonne éducation reste une base qui fera de nous des personnes agréables et civilisées. Inutile de consulter l’Eternel pour savoir si je dois m’excuser quand j’écrase le pied de mon voisin, tout de même !

Et, il n’est jamais trop tard pour apprendre. Il suffit de le vouloir.

Règle de grammaire : La phrase impérative est suivie d’un point d’exclamation, lorsqu’on donne un ordre ou un conseil. Elle est suivie d’un point pour une prière, une demande ou une supplication. Et, l’intonation n’est pas la même, bien entendu !

Supporter ou supporter ?

Je dois supporter, mais comment faire ?

Avez-vous remarqué que le verbe « supporter » a plusieurs sens ?  Il y a un que nous connaissons bien, nous, les chrétiens, c’est celui employé par Paul dans  Ephésiens 4/2 : « Je vous exhorte à marcher …, vous supportant les uns les autres avec amour, vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit par le lien de la paix. » Il s’agit ici d’accepter quelqu’un, malgré ses manières, ses faiblesses, même si l’on en souffre (Larousse).

Mais il est un autre sens que les supporters – justement – utilisent volontiers lorsqu’il s’agit d’encourager son équipe favorite. Ce support là est souvent rempli de passion, de mouvements exubérants, de cris effrénés à devenir aphone, à croire qu’à force de vociférations, la victoire sera acquise.

Nous faisons tous face à la chair de notre conjoint. Il y a foule de petites détails, chez lui qui nous irritent parfois : les chaussures dans la cuisine, les bocaux trop fermés, l’éponge pas rincée, les outils qui traînent, … A croire qu’il le fait exprès, puisqu’on a répété une centaine de fois qu’il faut ranger, qu’il faut faire attention, qu’il faut …, qu’il faut, …, qu’il faut, … !

Au bout de quelques temps de vie commune – Parfois, il faut du temps – nous arrivons à la conclusion que cela ne marche pas. Si nous n’y prenons pas garde, nous passerons notre vie à vouloir rééduquer notre conjoint. Au fait, le Seigneur nous demande-t-il de le faire ? Non ! Il nous demande d’éduquer nos enfants, pas notre époux ! Et cela pour plusieurs raisons :

1 – Il est notre époux, pas un enfant de plus dans la maison. Avec une attitude de soumission et de respect, nous pouvons lui demander son aide pour nous faciliter la tâche, mais nous ne pouvons pas l’infantiliser, le harceler sans relâche, encore moins exiger.

2 – On ne peut se changer soi-même. Mais le changement est possible, avec le secours de Dieu, par la croix que nous acceptons chaque jour, afin de faire mourir notre égoïsme – entre autres -. Mais chacun aura à rendre compte pour lui-même. Va changer, celui qui veut changer ! Le Seigneur ne force personne, à plus forte raison, gardons-nous en.

3 – Par ailleurs, le rôle de la femme est de s’occuper de sa maison, qu’elle travaille ou non. Son mari est invité, de la part du Seigneur, à lui apporter son aide. Mais s’il ne le fait pas, par tradition, égoïsme, fatigue excessive, …, la femme ne peut que prier pour son mari, si sa demande reste sans réponse. Ne cédons à pas la mentalité mondaine qui exige que tout soit divisé par deux, égalité oblige.

Si nous ne veillons pas, l’irritation gagnera du terrain, car plus nous sommes fatiguées, plus la croix est lourde.

Je reviens au 2e sens du mot « supporter ». Nous devons nous encourager dans cette mort, tel l’athlète que l’on désire voir gagner la course. Parfois, la croix est à l’œuvre silencieusement mais profondément. Soyons là pour encourager notre mari à continuer à la prendre. Excusons-nous de notre insécurité, de notre impatience et de nos mauvaises habitudes – Hé oui ! Nous en avons aussi. – cela l’encouragera à regarder à lui-même.

Parlons dans la vérité, redressons avec douceur, sans manipuler en vue de l’amener à réponde à nos caprices – Oui, je sais, le mot est fort. – ou pour qu’il satisfasse notre volonté plutôt que celle de Dieu. Cherchons le Seigneur avant d’aborder les sujets qui fâchent, comme nous aider dans les tâches ménagères, se soigner, moins manger, …, et attendons son feu vert, avant de nous exprimer. Il faut parfois du temps pour être apaisée, surmonter sa frustration ou sa colère. Et s’il arrive que nous faisons face à de mauvaises attitudes, n’oublions pas que : « Si vous supportez la souffrance lorsque vous faites le bien, c’est une grâce devant Dieu. » 1 Pierre 2/20. Pardonnons !

La Parole, conduite par l’Esprit Saint, est une semence incorruptible. Il y aura des fruits, tôt ou tard, si nous ne détruisons pas ce que Dieu construit. N’oublions pas également que les bergers peuvent nous aider, sans qu’un sentiment de trahison ne soit ressenti. Demander de l’aide sous-entend que chacun sera enseigné, car nul n’est infaillible et les tords sont souvent partagés. Ne couvrons pas ce qui est un danger spirituel pour l’un ou l’autre ou pour les enfants. Nous sommes supposés nous aider mutuellement à répondre à l’appel de Dieu, dans le cadre familial et l’église.

Le juste milieu

Trouver le juste milieu dans la relation de couple

Je ne vais pas parler de géométrie, vous devez vous en douter. Au sens figuré, « trouver le juste milieu » signifie avoir un point de vue modéré, raisonnable, qui se trouve au milieu de deux extrêmes. La vie de couple est parfois source de désaccords, voire de conflits. Beaucoup d’encre a coulé sur le sujet et cela depuis des siècles, des plus grands sages aux plus grands spécialistes hyper diplômés ou pas. Loin de moi l’idée de remettre toute cette science en question. Les avancées de la neuroscience, les travaux sur les facultés cognitives montrent clairement que le cerveau d’un homme fonctionne différemment de celui de la femme. Cependant, les scientifiques ont d‘ores et déjà coupé la tête à certains préjugés, comme celui que l’homme aurait un cerveau monotâche. Le cerveau monotâche n’existe pas, tout comme le multitâche féminin.

Cependant, les différences entre homme et femme sont très nombreuses. Quoi d’étonnant à cela, puisque Dieu nous a créés ainsi pour mieux nous compléter ! Nos points de vue divergent souvent. La caricature voudrait que les hommes soient plus sévères, rigides et légalistes, alors que les femmes sont plus émotionnelles, sociales et souples. C’est une généralité très répandue et cela se manifeste souvent dans l’éducation des enfants.

La mère a tendance à excuser plus facilement, trouver des circonstances atténuantes, jusqu’à même aller couver et surprotéger. Le père exige davantage et réprimande plus durement. La solution est toute trouvée : « Il faut trouver le juste milieu ! » Ah la belle illusion ! Un mensonge du diable empêchant les parents de réaliser qu’ils ont surtout besoin de Jésus, du cœur de Jésus, plus précisément et d’un Évangile pur et puissant.

Quelle que soit la position de l’un ou de l’autre, il ne s’agit pas de trouver le juste milieu, entre deux positions charnelles. Il n’y a aucun remède à la chair. Il n’y a que la croix. Mais alors, en cas de désaccord, que faire ?

Est-il encore utile de rappeler l’ordre que l’on doit trouver dans la maison ? C’est un sujet qui fâche et qui, pourtant, réglerait 90% des problèmes de foyer. La position d’autorité du mari et la soumission de la femme révulsent souvent. C’est le point névralgique sur lequel le Seigneur fait pression, ces derniers temps. Car, comment briller dans l’Eglise, si c’est la cacophonie, le capharnaüm, à la maison ?

Si cet ordre d’autorité est respecté, quel choix reste-t-il à l’épouse, quand elle trouve son mari injuste, dur, insensible, avec les enfants ? – Injuste, dur et insensible, à ses yeux, il est bon de le préciser. – Il n’y a que l’Évangile pour venir à bout de la chair, de l’un et de l’autre. Que peut-elle faire dans cette soumission de cœur ? Il faut prier, jeûner peut-être et partager ce qui pèse et crible la foi. Il n’est pas rare qu’en apportant une situation devant ceux qui peuvent nous aider, nous sommes nous-mêmes reprochables, dans notre appréciation ou notre état de cœur.

S’il est possible de parler au conjoint, le faire dans l’apaisement et partager son point de vue et son ressenti, avec respect. Si ce sont des paroles de l’Esprit, il est fort à parier qu’il les recevra, ou peut-être pas, pour le moment. Il faut parfois l’intervention d’un serviteur de Dieu, portant le cœur du Seigneur. Mais, nous les femmes, faisons attention à nos émotions. L’enfant sait parfaitement influencer chacun de ses parents. Seul l’Esprit peut nous rendre capables de discerner un cœur, sans le filtre des émotions.

Il m’est arrivé de souffrir de m’aligner avec une décision que je trouvais injuste. Mais l’obéissance et la soumission attirent le miracle. Nous remettons-nous en question, devant les jugements d’autrui ? Sommes-nous sensibles à l’Esprit de Dieu qui parfois nous arrête ? Sommes-nous ouvertes à ce qu’une sœur nous parle dans la vérité, concernant nos failles dans notre éducation ?

S’aligner avec notre mari nous fera parfois souffrir, c’est une réalité. C’est une formidable opportunité de laisser le Seigneur faire, de renoncer à mettre notre main dans le souhait d’accomplir notre volonté. Et si nous ne sommes pas butées, le Seigneur nous montrera que notre mari a souvent raison dans son appréciation, même si la manière n’y est pas toujours.

Cherchons le Seigneur pour des familles unies, remplies d’amour et brillant de la gloire de Dieu. Prions le Père pour un papa qui soit un berger aimant pour sa famille, pour la conduire dans les voies de Dieu et veillant à ce que ses enfants respectent son autorité et celle de leur maman (déléguée en son absence). Prions pour que les mamans apprennent « à aimer leur mari, à être retenues, chastes, occupées aux soins domestiques, bonnes, soumises à leur mari, afin que la Parole de Dieu ne soit pas blasphémée. » (Tite 2 :4) Ai-je dit que les femmes ne doivent pas travailler ? Ce sera le sujet d’un autre article.

La méthode Audrey

Une méthode afin de poursuivre la paix !

Que désirez-vous le plus ? Certains répondront peut-être qu’ils veulent être guéris, d’autres qu’ils ne veulent manquer de rien. Certains désirent se marier ou s’acheter une maison. Tous ces désirs sont peut-être légitimes. D’autres encore veulent être diacres, diaconesses ou pasteurs.

Pour ma part, sans hésitation aucune, je répondrai : « Être comme Jésus ! ». Plus je lis la Bible, les épîtres de Paul notamment, les Psaumes de David, plus je comprends que c’est ce que désiraient ces grands héros de la foi. C’est mon espérance la plus chère : Lui ressembler de plus en plus ! Et, c’est l’œuvre de toute une vie.

Grâces soient rendues à Jésus pour ce message de la croix qui m’enseigne à mourir à moi-même, pour devenir comme Lui ! Quelle glorieuse espérance ! Paul parle de « la glorieuse richesse de ce mystère pour les païens mais révélé aux saints, savoir : Christ en vous, l’espérance de la gloire. » (Colossiens 1 :27). Il dit encore dans 1 Timothée, que Jésus est notre espérance.

Je me sens tellement privilégiée d’avoir été choisie pour ce plan si glorieux. L’Évangile que j’entends m’a enseignée que la croix de Jésus est puissante, pour autant que je la prenne chaque jour, que j’y vienne crucifier ma chair avec ses passions et ses désirs. Et, au fur et à mesure, je suis transformée à Son image, pas comme par miracle, mais PAR miracle.

En tant qu’épouse, comme beaucoup, j’aurais aimé avoir un mari parfait, mais il ne l’est pas et personne ne l’est. J’aurais aimé qu’il soit attentif à mes désirs, pourtant louables (garder la maison propre, avoir un jardin entretenu, ne pas oublier de ceci ou cela, intervenir plus souvent auprès des enfants, etc., etc.) mais Jésus ne me soutiendra jamais dans mon exigence ou toute forme de loi que je voudrais lui imposer. Au fait, Dieu n’est pas tant avec ce qui ne va pas dans notre quotidien. La vie serait tellement plus facile (pour nous les femmes) si tout était toujours comme nous l’avions décidé. Mais l’Évangile et l’Esprit de Dieu, souvent, enlèvent mes yeux sur les situations à régler, pour les tourner vers mon état de cœur dans lesdites situations.

On dit souvent que les femmes ont mauvais caractère et la Bible parle de femmes querelleuses, qui cherchent la petite bête et ne sont jamais satisfaites. Le fait est que trop souvent, dans notre maison, nous nous sommes accaparées de responsabilités qui ne sont pas les nôtres, et par conséquent elles deviennent des fardeaux.

Sortons de ce siècle vicieux où nous prenons toute la place et nous reprochons à notre mari de ne pas prendre ses responsabilités. Abandonnons ce trône sur lequel nous régnons en maître sur notre couple, l’éducation des enfants, la gestion des finances, …

Une sœur me disait qu’elle était obligée de tout gérer, que ce serait la catastrophe sinon, car certaines choses sont urgentes. Mais, continuer d’agir à la place du mari, l’empêcherait inexorablement à prendre ses responsabilités.

Y a-t-il encore de la communication dans notre couple ? Pouvons-nous dire ce que nous souffrons, sans mettre d’exigence sur l’autre ? Peut-être avons-nous besoin d’un cœur de berger pour nous aider à y voir clair ? Et quand tout est dit, il faudra être très patiente. Il faudra prier, jeûner même, car un désir exprimé ne signifie pas un changement radical et surtout durable. Sommes-nous, nous-mêmes capables de nous débarrasser de ce qui attriste notre mari ?

Nous, les femmes, avons à déposer les armes, en faisant taire cette chair qui n’est jamais contente. Cessons de pinailler pour les chaussures dans la cuisine, le linge mal rangé, la décision que nous n’approuvons pas (quand il a la liberté d’en prendre), parfois des choses ridicules qui ne valent pas la peine d’être exprimées, … Restons tranquilles ! Parlons, sans harceler, puis remettons tout entre les mains de notre Dieu.

Un dernier conseil : Ne parlons pas sous l’effet de la colère. Elle est mauvaise conseillère et nous mène à la case prison (péché + orgueil = difficulté à se repentir).

Il paraît que nous, les femmes, nous parlons trop. Je dirai, pour rester compatissante, que nous parlons beaucoup, beaucoup plus que les hommes, en tout cas. C’est prouvé scientifiquement. Mais, parfois, il est bon de se taire. Cherchons ce doux murmure de l’Esprit qui nous chuchote : « Ça y est, parle. C’est le bon moment ! ».

Encore un dernier conseil (oui c’est le 2e dernier) : Si nous n’arrivons pas à nous taire, il reste la méthode Audrey H. : Prendre un gorgée d’eau à n’avaler sous aucun prétexte jusqu’à ce que … !

Bon courage … pour mourir !

À la Une

La femme, le sexe faible ?

La science dit … et la Bible dit … .
Il faut choisir.

C’est un principe culturellement établi que l’homme est plus fort et plus robuste que la femme. Mais sur des bases biologiques, cela est complètement erroné.

La réponse au problème masculin commence dans le ventre de sa mère, en raison de son développement fœtal plus compliqué, de sa génétique, du fonctionnement de ses hormones. Le point faible de notre espèce est bien l’homme. Les bébés filles sont plus résistants que les bébés garçons. Cette inégalité sexuelle commence donc dès la conception. La première période de développement, de quelques cellules à celle d’un bébé, est extrêmement vulnérable. De nombreuses maladies chroniques commencent dans l’utérus. Le plus grand défi pour les garçons est inscrit dans leurs chromosomes. L’être humain mâle possède les chromosomes X et Y, une combinaison fragile. Le double X féminin, est beaucoup plus protecteur, une erreur sur une copie et l’autre prend le relais, ce qui n’est pas possible pour le petit et fragile chromosome Y. Le fœtus mâle présente des risques de complications et de mort beaucoup plus élevés qu’un fœtus femelle. Et, à la naissance, une fille est physiologiquement l’égale d’un garçon âgé de quatre à six semaines. Les garçons naissent aussi deux fois plus souvent prématurément que les filles et ont 30 % de plus de mourir dans la première année de vie. Et ce n’est pas terminé : les garçons souffrent plus souvent d’asthme que les filles.

Selon le psychiatre Sebastian Kraemer, les facteurs sociaux et biologiques rendent les jeunes garçons plus fragiles psychologiquement que les filles. Et, le sort continue à s’acharner sur le sexe dit fort après la naissance. Après avoir passé le cap de la petite enfance, les garçons doivent faire face à de nouveaux défis. Ils sont beaucoup plus enclins à avoir des troubles neurologiques. L’autisme est beaucoup plus important chez les garçons que chez les filles : cinq fois plus de risque selon les derniers chiffres. Les hommes sont, en effet, beaucoup plus sujets à des problèmes psychologiques ainsi qu’à des troubles du comportement et de développement. On suggère que le chromosome X est le siège de nombreux déficits sociaux et cognitifs communs à de nombreux troubles héréditaires. Enfin, les facteurs environnementaux jouent un rôle très important. L’influence des parents, désireux pour la plupart de voir dans leur petit un « homme », aurait un impact sur le développement psychologique de l’enfant. Les jeunes garçons sont généralement traités plus rudement que leurs sœurs car on les considère comme plus résistants. Cette pression sociale entraînerait, selon le Dr Kraemer, la négation de certaines facultés chez le jeune garçon, qui fait face à trop de pression et d’exigence à devenir fort. Selon Dr Kraemer, si les parents étaient plus conscients de cette fragilité masculine, ils pourraient changer le mode d’éducation qu’ils réservent à leurs garçons. Le sexe fort a besoin de plus d’attention.

Les résultats scolaires des filles sont généralement supérieurs à ceux des garçons bien que ces derniers aient de meilleurs résultats en mathématiques et dans la plupart des disciplines non-verbales. Les filles sont meilleures en littérature et expriment plus facilement leurs sentiments que les garçons, qui ont tendance à se fermer comme des huîtres. Les hommes sont moins éduqués que les femmes parce que l’éducation est construit sur un modèle féminin. Ils vivent plus l’échec scolaire que les filles.

La santé physique et mentale des hommes est en moins bon état que celle des femmes. Ils prennent moins bien soin de leur santé ; ils mangent mal ; ils consomment plus d’alcool et de drogues ; ils jouent plus à des jeux de hasard. Le tabagisme est deux fois plus répandu chez eux. Ils font moins d’activité physique. Quand ils se retrouvent en difficulté psychologique, les problèmes s’accentuent et les hommes se détruisent et dépérissent plus rapidement et plus facilement que les femmes. Moins d’hommes que de femmes acceptent d’utiliser les médicaments prescrits. Lorsqu’ils sont malades, les hommes présentent rarement des signes de faiblesse et ils ont moins tendance à contacter un docteur, estimant que les choses vont s’arranger et que le dialogue est inutile. Ces tendances expliqueraient en partie les taux de suicides beaucoup plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Les maladies coronariennes, le diabète, l’alcoolisme, les ulcères et le cancer du poumon sont tous plus répandus chez les hommes que chez les femmes, cependant plus victimes de dépression et de troubles du comportement alimentaire.

Les hommes en grande difficulté psychologique utilisent moins les services d’aide que les femmes. Ils ont honte de demander de l’aide puisque cela ne correspond pas à l’image de l’homme  »fort » que la société a voulu leur imposer depuis leur enfance. « Un homme ne pleure pas et ne se montre pas vulnérable« , voilà ce qu’on leur apprend ! Les hommes ne sont donc pas enclins à  chercher de l’aide quand cela devient pourtant indispensable. Ces fragilités laissent les hommes plus vulnérables que les femmes aux dangers de la vie. 

Les femmes ont aussi un système immunitaire plus compétent, grâce à l’œstrogène, une hormone qui fait office d’antioxydant, mais aussi de protecteur cérébral. Cette hormone aurait aussi la capacité de réparer les dégâts cérébraux. Chez le garçon, la testostérone a certes des propriétés tout aussi louables, mais des taux trop importants seraient liés, d’après les recherches de ces dernières années, à l’autisme.

Le mode de vie des hommes se répercute sur leurs comportements et, en cas de crise, certains hommes peuvent alors devenir très violents. N’ayant pas appris le dialogue et l’appel au secours, ils n’ont d’autre solution que de gérer les difficultés par la violence verbale et physique.

Les femmes, plus sociables et plus déterminées, se forgent davantage un moral de combattante, face aux épreuves de la vie. La fibre maternelle, bien souvent, leur permet de relever la tête et de continuer à se battre, quoi qu’il arrive. Psychologiquement parlant, elle est bien plus armée qu’un homme à gérer les conflits, notamment de par sa faculté à utiliser le langage. Le cerveau féminin posséderait un plus haut niveau de « protéines du langage ». Une femme emploie, en moyenne, 20 000 mots par jour, soit 13 000 mots de plus que l’homme.

Au quotidien, elle a plus de facultés à réagir et à s’adapter aux situations nouvelles. Les femmes sont souvent championnes multitâches. Même une agence aussi virile que la Central Intelligence Agency (CIA) l’a bien compris, et recrute désormais des femmes, jugées plus efficaces dans la traque des terroristes, ou encore le cabinet de consulting américain Rothstein Kass, qui a montré que les femmes qui gèrent des fonds d’investissement spéculatifs, sont plus sensibles aux signaux « risque-endettement » et enregistrent de meilleures performances. Son cerveau lui permet de traiter d’innombrables informations simultanément, comme celle de tenir une conversation, tout en suivant celle de la table voisine. Il est également prouvé que sa grande émotivité et sa sensibilité aiguisée lui permettent beaucoup plus que les hommes de décrypter le langage corporel et facial de ses pairs. Elle sait détecter les mensonges d’un coup d’œil. Elle sait lire les émotions sans faillir, contrairement à l’homme qui fait beaucoup d’erreurs. C’est ce qu’on appelle son sixième sens. Les femmes sont plus tenaces et savent faire tomber la plus grande résistance, en utilisant une riche gamme de procédés psychologiques. Elle peut être une manipulatrice redoutable. L’adage populaire dit bien : « Ce que femme veut, Dieu le veut ! »

Les femmes âgées semblent mieux supporter le veuvage que les hommes. Quand c’est la femme qui meurt la première, l’homme déprime, s’isole puis part la rejoindre quelques mois plus tard. Les femmes supportent mieux la solitude. L’espérance de vie des femmes est supérieure à celle des hommes dans la plupart des pays et l’écart a tendance à s’accentuer. L’égalité revendiquée n’est toujours pas aux rendez-vous, nous devons accepter la réalité scientifique de la faiblesse de l’homme. Les êtres humains mâles ont toujours été en passe de disparaître. Dans tous les pays du monde, on se rapproche de 3 filles pour 1 garçon.

Donc, la conclusion est la suivante : pour toutes les raisons précitées, la femme n’est pas le sexe faible. Mais à bien des égards, l’homme la surpasse dans d’autres domaines que nous connaissons, comme la force physique, le repérage dans l’espace, la faculté à ne pas se précipiter ou à s’alarmer (ce que les femmes taxent généralement de lourdeur), ou la dextérité à utiliser les machines. La liste n’est pas exhaustive.

Le but n’est pas de chercher à tout prix un gagnant dans cette bataille, mais plutôt de voir à quel point nous sommes complémentaires. Beaucoup, aujourd’hui plus qu’autrefois, s’acharnent à mettre hommes et femmes sur un pied d’égalité.

Mais, nous, chrétiens que devons-nous en penser ?

Nous le voyons bien, la femme est certes plus équipée face à la vie, qu’il semblerait qu’elle puisse aisément se passer de l’homme. S’hasarderait-on à se poser la question : « Pourquoi Dieu l’a-t-il créée ainsi » ?

Justement, à cause de ses capacités extraordinaires, il a voulu qu’elle soit une aide auprès de son mari. La Bible nous donne un modèle clair du couple selon la volonté de Dieu. L’homme est celui qui est responsable, à tous les niveaux, de sa famille. Il doit les enseigner spirituellement, les nourrir, les loger, … L’épouse est celle qui est là pour soutenir, aider et s’occuper du quotidien, de la maison et des enfants. Ce qui ne signifie pas qu’il lui soit interdit de travailler.

Les combats féministes du fond des âges, depuis des générations, ont promu une femme libre, qui décide, qui vote, qui dirige, qui n’a de compte à rendre à personne,… Mais que dit Dieu ? Elle doit être soumise à son mari ! S’insurger contre cela la prive définitivement de son bonheur et de son épanouissement. Pourquoi doit-elle se soumettre, alors qu’elle est plus intelligente (le plus souvent), plus efficace, plus prévoyante, plus intuitive que son mari ? C’est justement pour la protéger d’elle-même et protéger ses enfants !

A cause de son hypersensibilité et de son imagination parfois incontrôlable, une femme peut très vite être victime des ses émotions débordantes et de sa créativité. En demande constante de sécurité affective, elle peut se tromper sur la réalité des faits, être dans l’interprétation, dans des procès d’intention, dans des blessures infondées. Elle a besoin d’être rassurée en permanence, car elle tombe vite dans les inquiétudes et les soucis journaliers. Dieu a équipé son mari pour la rassurer et la calmer dans les moments de dérapages. Pour autant qu’il soit enraciné dans l’Évangile, il a de quoi, en prenant sa place et en répondant à ses responsabilités, ouvrir ce parapluie de foi et de paix sur sa famille. L’apôtre Pierre a dit dans son épître : « Maris, montrez à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible ; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. » (1 Pierre 3:7), car spirituellement parlant, la femme a des faiblesses.

D’où viennent les luttes dans les foyers ? Bien souvent, la femme imbibée du modèle du monde, ne sait plus tenir sa place. Il est tellement facile pour elle de s’occuper et de décider de tout. Elle est tellement équipée pour s’occuper de mille choses dans une journée. Elle peut évincer elle-même son mari de sa place et se plaindre, par ailleurs, de son manque de présence et de réactivité. Face au caractère féminin, l’homme, le plus souvent, déclare forfait. Il renonce à user de cette autorité divine, qui lui a été donnée originellement et qui est garante de l’ordre dans la maison. Sans cette autorité, la femme luttera toujours avec les enfants pour se faire entendre.

Certains pays, plus que d’autres, ont hérité de cette mentalité qui met la femme sur un piédestal. C’est une tradition contre laquelle il faut lutter, car ce n’est pas ce que Dieu a établi. Plus que jamais, on se bat dans la société pour le droit des femmes et pour la parité. C’est le chaos assuré pour les foyers qui ne résisteront pas aux conséquences de ce désordre. Les enfants ont sous leurs yeux un modèle de famille faussée. De plus en plus, la femme gère tout, le mari subit. Tout est fait pour que la femme ne soit pas à sa place aujourd’hui. Elle travaille, donc a les mêmes droits que son mari. Le monde politique impose la parité, que le peuple le veuille ou non.

La soumission fait-elle d’une femme une serpillière ? Bien sûr que non ! Le mari qui ressent de sa femme une soumission ou des efforts constants pour s’améliorer, de tyran ou d’ombre qu’il ait pu être, il devient un mari aimant, qui respecte sa femme et prend soin de ceux de sa maison. C’est à lui que revient de prendre les décisions importantes pour le foyer, aidé des avis éclairés de son épouse. Il est celui qui rendra des comptes à Dieu pour le salut de ses enfants. Il dirige, mais sans écraser, sans abuser de son autorité. Dieu l’instruit pour cela par l’Évangile puissant de Jésus Christ.

Bien sûr, tout ne se fait pas en jour. Une femme qui règne dans sa maison depuis longtemps, Dieu aura à lui faire grâce pour qu’elle descende de son trône. La femme doit réaliser à quel point ses compétences peuvent devenir une arme de destruction pour sa maison. Le livre des Proverbes dit : « La femme sage bâtit sa maison, Et la femme insensée la renverse de ses propres mains. » (Proverbes 14:1) Un mari transparent dans la maison, s’il crie à Dieu, Celui-ci lui rendra sa présence véritable et son autorité. Tout est possible à Dieu pour celui qui marche dans l’obéissance !

Il est essentiel d’accepter que l’homme et la femme ont été créés différents. C’est par ailleurs la condition sinequanone pour être complémentaires. La connaissance de l’autre, de ses compétences et de ses limites, aide à préserver la paix. Une épouse ne peut pas s’attendre à ce que son mari devienne comme elle, et inversement. Il convient de s’apprécier l’un l’autre et de COMMUNIQUER pour améliorer le quotidien, dans une écoute mutuelle et respectueuse.

Oui, il est possible d’être une femme heureuse et soumise ! Les deux ne sont pas incompatibles. Bien au contraire, être soumise est la condition immuable pour être épanouie. Pour ceux qui ont essayé la méthode divine, que de restauration, que de bonheur, que d’épanouissement dans le cœur de chacun ! Dieu n’a pas donné d’autre alternative pour un foyer heureux ! Il est inutile d’essayer autre chose, cela ne fonctionne pas. Rien ne peut surpasser la sagesse de Dieu ! Personne ne peut prétendre réussir là où Dieu prédit l’échec !

Femmes, soyez soumises ! Prenez cette croix chaque jour pour crucifier ce qui est charnel ! Vous aiderez votre mari à accomplir ce commandement : « Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle. » (Éphésiens 5:20)