Le salut pour tous

Il m’arrive parfois de saisir un conversation dans une salle d’attente, une pharmacie, une boulangerie ou autre. Souvent, je ne peux m’empêcher d’intervenir pour parler de Jésus. Je constate que les réactions sont bien différentes. On peut catégoriser les personnes à qui nous nous adressons en six catégories :

Les incrédules :

Ce sont ceux qui ne veulent pas croire au message de l’Evangile. Ce n’est pas qu’ils ne peuvent pas. Ils choisissent de ne pas croire.

Les sceptiques :

Ils reconnaissent l’existence de Dieu, tout en se demandant si vraiment Il peut intervenir en leur faveur. Ils sont résignés sur leur triste sort. Nathanaël était de ceux-là, mais en venant à Jésus, son scepticisme s’est transformé en foi.

Les indifférents :

C’est la catégorie la plus nombreuse. Ils pensent qu’ils n’ont pas besoin de salut. C’est bien pour les autres, mais pas pour eux. Pourtant, nous sommes tous concernés par le sacrifice de la croix, là où Jésus a expié les péchés du monde entier (1 Jean 2.2).

Les procrastinateurs :

Ce sont ceux qui croient au message, mais ne sont jamais prêts à s’engager avec le Seigneur. Ils remettent toujours leur salut au lendemain, n’étant pas conscients que le retour du Seigneur est proche.

Les rétrogrades :

Ce sont des enfants de Dieu qui ont abandonné la foi, pour de multiples raisons : blessures, non-pardon, déception face aux mauvaises doctrines, etc.

Les enfants de Dieu :

C’est toujours une joie d’échanger avec un enfant de Dieu. C’est l’occasion de se réjouir de son salut mutuel, et pourquoi pas de partager la nourriture que l’on reçoit dans son assemblée respective.

Vous voulez des astuces pour chacune des catégories de personnes ? J’ai une bonne nouvelle pour vous : je n’en ai aucune ! Comme toujours, je ne peux parler que du coeur de Jésus en nous. Si nous Le connaissons, si nous avons connu la manifestation de Son amour et tous Ses bienfaits, nous aurons de quoi témoigner. Le meilleur témoignage est le vôtre ! Plus la croix œuvrera en nous pour nous changer et nous donner le coeur de Jésus, plus cet amour transpirera de nos paroles.

Je vous souhaite une bonne pêche.

L’ascenseur spirituel

Vous connaissez l’ascenseur émotionnel, n’est-ce-pas ? Celui qui vous fait passer d’une joie extrême à une grande frustration en un temps record. Vous décollez pour atterrir dans une déception d’autant plus grande qu’a été votre allégresse.

Imaginez qu’on vous annonce que vous avez gagné une voiture. Extraordinaire ! Dans cette grande félicité, vous vous empressez de contacter vos proches pour leur annoncer la merveilleuse nouvelle. Cependant, dix minutes plus tard, on vous rappelle pour vous présenter des excuses, car finalement, ce n’est pas vous le gagnant. C’est l’ascenseur émotionnel. Vous passez du bas vers le haut, pour redescendre très très vite dans une déconvenue sans nom.

Voilà ce que j’ai vécu, il y a quelque temps concernant ma maladie. Tout allait bien, une fois le traitement mis en place. Plus de douleurs, de moins en moins de fatigue, quel bonheur ! Merci Seigneur ! Cependant, en diminuant le dosage du médicament, voilà que mon corps ne réagit pas de la bonne manière ! L’inflammation remonte en flèche. Les médecins revoient donc le protocole. La conclusion est, soit ce n’est pas le bon diagnostic, soit ce n’est pas le bon traitement ! Mais Seigneur, pourquoi ? Pourquoi ? Je m’avançais vers la guérison et là, on reprend tout à zéro. Voilà mon ascenseur spirituel ! La joie d’être en meilleure santé fait place à nouveau à l’inquiétude. Je lutte avec mes pensées et mes craintes, tout en sachant que Dieu est souverain. Je suis passée d’une foi extraordinaire que je serai guérie à une peur coupable. Les hospitalisations de jour sont programmées, avec son lot d’examens et injections de toutes sortes. Mes veines n’en peuvent plus d’être agressées et explosent de partout. Mes yeux sont rougis par l’inflammation.

Le Seigneur m’a alors montré que ma joie et ma foi dépendaient des circonstances. J’ai alors crié à Lui, résignée à Lui laisser toute autorité sur ma vie. J’ai décidé d’accepter l’épreuve même si elle devait durer des années. J’ai remis toute chose entre Ses mains. Quelques jours plus tard, assistant à une conférence, j’ai été restaurée. Une paix immense a envahi mon cœur. La situation n’avait pas changé, mais j’étais une autre personne. J’avais reçu la visite du Seigneur qui m’a rassurée. Le fardeau a été ôté et je n’arrivais plus à m’inquiéter. Ce fut un vrai miracle. Mon corps était toujours malade, mais mon âme ne souffrait plus. Plus encore, mes yeux ont été détournés de la maladie pour revenir à mon service.

Dans tout ce chemin d’épreuve, je me disais que le Seigneur avait un plan. Certainement, il voulait changer mon caractère ou me préparer à soutenir ceux qui vivront une expérience similaire. Et voilà que ce dimanche, la prédication a illuminé mon cœur. Un message extraordinaire sur la consolation et la miséricorde de Dieu ! Quelle lumière ! Quelle révélation !

Voilà la phrase du pasteur qui m’a touchée :  » Ce que Dieu veut, c’est que nous Le choisissons LUI et non la réponse à notre prière  » ! Ce que Dieu désire, c’est que dans une communion plus profonde avec Lui, Il puisse nous enlacer d’amour et de consolation, dans toute cette souffrance que nous éprouvons. Cela n’empêche pas de garder la foi pour un miracle, bien évidemment.

Des mots ont été mis sur ce que j’avais vécu. Se sentir aimé et consolé de ce grand Dieu est un trésor inestimable, ineffable, incomparable ! Notre communion avec Lui est appelée à grandir pour que nous Le connaissions davantage. Il a Son plan et Sa manière de prendre soin de nous. Et si le but de nos épreuves était tout simplement que nous soyons consolés dans une étreinte de compassion, venant de Dieu Lui-même ?

Je suis émerveillée de connaître cet Evangile qui nous dévoile le cœur de Dieu pour Ses enfants. Il y a certes un prix à payer, celui de garder son coeur pur, de ne pas s’endurcir et de prendre sa croix pour faire mourir l’incrédulité, les murmures et la rébellion. Philippiens 4. 7 nous enseigne :  » Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ.  » Dieu veut nous consoler et nous donner Sa paix.

Ces deux versets de 2 Corinthiens 1 prennent une toute autre saveur :

 » Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolationqui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation dont nous sommes l’objet de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans quelque affliction ! Si nous sommes affligés, c’est pour votre consolation et pour votre salut ; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation, qui se réalise par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous endurons. Et notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. « 

Il est possible que vous ayez vécu cet ascenseur spirituel, passant de la foi à la crainte. Un frère racontait qu’il se réjouissait d’une promesse d’embauche qui finalement n’a pas eu lieu, alors que tout s’annonçait parfaitement bien. Je compatis. Mais, soyons-en persuadés, le Seigneur fait toute chose belle en Son temps.

Connaissant la consolation de Dieu, nous serons de véritables témoins de Son amour. Nous prierons pour nos persécuteurs, nos ennemis et ceux qui nous maltraitent. Dieu veut le salut de tous. Gardons-nous de vouloir exterminer quiconque, comme Pierre dans le jardin, alors que Dieu a un plan de salut pour chacun ! A la lumière de ces choses, notre prière changera de contenu.

Dieu fait des merveilles, soyons patients dans l’épreuve ! Je suis reconnaissante d’être passée par ce chemin, dont je ne vois pas encore le bout. Je découvre encore le cœur de mon Dieu. C’est extraordinaire de pouvoir dire  » Merci !  » pour une affliction, une épreuve. Cela défie la logique humaine, mais c’est une réalité, que nous enfants de Dieu, nous pouvons expérimenter.

L’ingrédient incontournable

Le gâteau est raté. Mince, j’ai oublié la levure !

Avez-vous déjà oublié la levure en préparant un gâteau ? Quelle déception ! Le résultat n’est pas très beau, mais au-delà de ça, le gâteau n’est pas fameux, tout sec, un vrai « étouffe-chrétien ». Tout juste bon à tremper dans son café !

La levure (ou équivalent) est un ingrédient indispensable et incontournable. Impossible de s’en passer si l’on veut obtenir une pâte aérée, tendre et savoureuse !

Cela me fait penser à tous ceux qui veulent vivre leur vie chrétienne sans la croix. Beaucoup s’appuient sur leur moralité, pensant que cela suffit, d’autres sur leurs heures de prière ou leur connaissance infaillible de la Bible. D’autres encore s’infligent des principes et exigences tout aussi légalistes les uns que les autres. Et viennent ceux qui comptent sur la grâce de Dieu, comme une bonne étoile qui veille sur eux, déduisant qu’ils n’ont rien à souffrir. Aucun effort ou trop d’efforts dans la chair ne contribuent pas à une vie chrétienne épanouie !

Après le salut, doit venir le temps de l’engendrement en Christ. Il s’agit de mûrir, de devenir un chrétien accompli, solide, enraciné dans la foi. Paul nous parle de parvenir à  » l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ  » (Ephésiens 4.13). Avant ce passage, il liste les différents ministères établis pour le perfectionnement des saints. En dessous, il énonce le but : « afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction, mais que, professant la vérité dans l’amour, nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ.« 

Tout comme la levure permet au gâteau de monter, la croix est l’ingrédient incontournable pour la croissance et la maturité ! Ni la philosophie ni la méditation de la Parole ni les prières ni le jeûne, ni la communion ne peut remplacer l’oeuvre de la croix ! Toutes ces choses font partie de la recette, mais sans la croix, cela ne fonctionne pas. On reste le même ! Privés de la croix, nous ferons face à l’opposition de la chair, car elle sera toujours là pour réclamer ses droits, son confort et provoquant toutes sortes de désastres en nous et autour de nous. Jésus n’a pas eu compassion d’elle. Il ne faut pas négocier avec sa chair. Elle doit mourir à la croix.

Porter sa croix et la porter chaque jour accomplit une oeuvre de mort, suivie d’une résurrection. Ce n’est pas aisé de mettre des mots sur la portée de cette oeuvre. Mais ce qui est sûr et incontestable, ceux qui expérimentent la mort de la croix peuvent attester de sa formidable puissance à nous transformer. Etre libéré de son caractère charnel, de ses passions et de ses désirs est un des miracles les plus spectaculaires que l’on puisse vivre. Rendez-vous compte, devenir de plus en plus comme Christ ! Il n’y a que la croix qui puisse accomplir une telle merveille !

La Parole de Dieu doit trôner au milieu de nos raisonnements, de nos pensées et de nos épreuves. Elle est souveraine et nous devons nous aligner, quoi que puisse nous coûter notre obéissance. C’est un choix qui nous appartient. L’Esprit nous invitera toujours à prendre notre croix, quand la chair nous tentera de fuir, d’éviter la souffrance. C’est à nous de lui résister ! N’oublions pas que le Seigneur n’est pas un bourreau. Il éteindra le feu de la fournaise, une fois l’oeuvre accomplie et nous serons tellement reconnaissants de voir ce qui a été accompli en nous. Prenons courage dans la mort, parfois à petit feu et dans la durée, mais gardons un vue, ce que nous sommes appelés à devenir et pour l’éternité !

Ma valise est prête !

Tout prendre et oublier l’essentiel, quelle misère !

Faire sa valise a ceci d’excitant que l’on pense, sourire aux lèvres, à la destination tant attendue. On met un point d’honneur à penser à tout, à se démener pour tout faire entrer. Me concernant, il ne fallait pas oublier les différents traitements médicaux et les aliments hyperprotéinés que je dois consommer chaque jour. Inutile de vous dire qu’il a fallu faire des concessions pour ne pas dépasser le poids réglementaire et n’emporter que l’essentiel, au détriment du superflu !

Me voilà donc arrivée à destination pour assister à une conférence internationale de mon réseau d’églises, dans la belle île Maurice ! La location saisonnière, en bord de mer, est très accueillante. Tout s’annonce bien.

Première soir de réunion, je suis profondément déçue. J’ai oublié ma Bible ! Mais, quelle horreur, quelle sotte ! Certes, celle du téléphone est disponible, mais c’est quand même la première fois que j’oublie ma Bible. Je n’en reviens pas ! Comment cela a-t-il pu se produire ? J’ai un sentiment de honte mêlée de frustration, comme si j’étais dépouillée de la présence même de Jésus. Ridicule ! J’essaie de me raisonner, car franchement, les conséquences ne sont pas bien graves. Presque un mois plus tard, je ne comprends toujours pas comment cela a pu m’arriver. Cela m’a fait penser d’ailleurs à cette histoire, lue quelque part.

Un chrétien dit à un de ses amis :  » Regarde, je dois faire ma valise. Il faut que je prenne un guide, une lampe, un miroir, un télescope, un livre de poésies, des biographies, un paquet de vieilles lettres, un recueil de chants, une épée et soixante-six volumes. Et, le tout doit occuper cet espace de 25 cm². »

 » C’est impossible !  » lui répond son ami.  » Comment vas-tu faire ? « 

« C’est très simple, ma Bible contient toutes ces choses ! « 

Pour celui qui est né de nouveau, voilà ce qui est essentiel ! La Parole de Dieu est notre nourriture quotidienne, notre pain de chaque jour.  » L’homme de vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.  » répliqua Jésus au tentateur, dans Matthieu 4. Ne négligeons pas la lecture personnelle journalière. Le Saint-Esprit peut tellement enrichir notre trésor, car Dieu nous parle, nous avertit, nous corrige, nous révèle ce qui est caché, nous encourage, sans compter les innombrables histoires des héros de la foi contenues dans ce livre extraordinaire. Révélée par les ministères, notamment celui de l’enseignant, cette Parole devient hyperprotéinée pour notre âme et notre esprit. Ne nous en privons pas ! Avant de boucler nos bagages, vérifions que nous n’avons pas oublié l’essentiel, notre Bible !

Rester debout

 » La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé.  » La tempête nous a impactés !

Réchauffement climatique oblige, on assiste de plus en plus à de nombreuses tempêtes, dont les dégâts sont considérables. On déplore la perte de vies humaines et le contexte économique est mis à mal en raison de la disparition des outils de travail, des élevages, des récoltes, etc. Les habitués aux cyclones font preuve de résilience. Les chrétiens eux mettent, à chaque fois, leur confiance en Dieu. Cependant, nous nous sentons tous tellement petits et démunis face à ces phénomènes météorologiques parfois cataclysmiques. Le constat des dégâts nous laissent ahuris, devant la force des vents et des eaux.

Voyez cet arbre de plus de 20 m de haut, au tronc imposant, debout, la cime haute et fière ! On mettrait notre main à couper qu’il ne se couchera jamais devant un vent impétueux. Et pourtant, cela se passe, chaque année, autour du globe, et de plus en plus souvent. A contrario, d’autres arbres, eux restent debout, parfois dans le même périmètre. Finalement, à bien examiner les arbres couchés, cassés, déracinés, on remarque que certains n’avaient pas suffisamment de racines, d’autres plus de cœur, pourri ou rongé par les insectes, d’autres étaient trop filiformes ou trop exposés au vents de couloir.

Malgré les tempêtes spirituelles que nous traversons, nous devons rester debout. Le Seigneur nous encourage à veiller et à prier, car nous ne savons pas de quoi demain sera fait. Nous sommes toujours surpris par une mauvaise nouvelle de séparation ou de divorce dans la famille, une maladie qui nous tombe dessus, un licenciement, une faillite, un deuil, etc.

Nous voilà abasourdis par l’épreuve et cela prend une dimension ingérable ! Le problème occupe toutes nos pensées et notre énergie, car il faut trouver une solution, absolument ! Les soucis nous assaillent et les scénarios les plus terribles se profilent, comme si l’avenir nous appartenait. On a beau se dire que le Seigneur prendra soin, qu’Il est là, il n’empêche que nous sommes souvent déstabilisés. C’est complètement humain et normal. Cependant, il faut sortir du domaine de la chair et mener le combat de la foi. Il y a une croix à prendre pour ne pas renoncer.

Le stade suivant, et qui convient, est de plier ses genoux, à chaque crise d’angoisse, à chaque mauvaise nouvelle qui s’ajoute, à chaque étape douloureuse. Soyons comme Abram qui chassa les oiseaux de proie venus s’attaquer à son sacrifice (Genèse 15). Notre consécration sera toujours menacée par une mauvaise gestion de l’épreuve.

Courons vers Celui qui peut nous décharger de tous soucis ! Ecoutons ce qu’Il a à nous dire et obéissons ! On peut alors ressentir cette paix qui ne peut venir que du trône. Avec Sa grâce, venant de Lui ou des autres, on finit par se détacher de la situation. Je vois là clairement un grand miracle. Seuls les enfants de Dieu disposent de ce privilège : être choyés dans les bras du grand Dieu Lui-même et ressentir qu’on ne porte plus de fardeau ! Quelle merveilleuse expérience !

On arrive à Lui remettre toutes choses et à se recentrer sur l’essentiel. Notre regard change de cap. Nous quittons la problème pour se fixer à nouveau sur l’appel. Peut-être qu’on ne pourra pas y répondre avec la même énergie qu’avant, abîmés par la maladie ou la blessure de l’âme, mais la ferveur revient ! Peu à peu, l’Esprit ranime la flamme. Pourtant, la situation est toujours là et nous pouvons assurément attendre le miracle.

La tempête agit comme un révélateur de notre cœur. D’épreuve en épreuve, notre endurance se forge. Nous sommes de plus en plus brisés et, en même temps, plus forts dans la foi, plus profonds dans notre relation avec le Seigneur et avec la famille de Dieu. C’est difficile d’exprimer cette vie que l’on ressent au fond de soi, qui nous porte, accompagnée d’une sérénité et même parfois d’une joie incomparables, ineffables. Certainement, la prière des autres n’y est pas étrangère.

Restons debout, face à la tempête ! Soyons comme cet arbre célèbre, planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison (Psaume 1). C’est à nous de plonger nos racines en Christ, de chasser nos pensées déprimées, notre abattement, notre désespérance, qui rongent notre cœur, comme le cœur des arbres dévorés par ces insectes invisibles et destructeurs. Que la tempête concourt à notre bien, en refusant de nous coucher. Restons debout !

Le chrétien « caméléon »

Quand l’authenticité manque au chrétien, il est en danger.

Je vous ai déjà parlé du chrétien « zourite ». Connaissez-vous le chrétien « caméléon » ? Celui-ci mérite la médaille d’or du camouflage et donc de la fausseté.

Ce reptile que l’on connaît bien dans les îles a des propriétés anatomiques extraordinaires. Merveilleuse création de notre Dieu ! A La Réunion, on le surnomme « l’Endormi », en raison de sa lenteur. Il est difficile à repérer, car pratiquement immobile, mais surtout à cause de sa capacité à changer de couleur selon son environnement. Autres caractéristiques surprenantes, il possède une langue collante de 20 cm, d’une rapidité fulgurante et ses yeux sont indépendamment mobiles. Il peut donc voir dans deux directions différentes. Quelle aubaine !

Je me demande s’il n’existe pas de chrétiens « caméléons ». Je crois qu’il en existe trop ! Ce sont tous eux qui se métamorphosent pour s’adapter au milieu dans lequel ils se trouvent. Cela peut-être au travail où l’on se fond dans la masse pour cacher notre statut d’enfant de Dieu ou au milieu de certains « amis » que l’on n’a pas réussi à mettre de côté, bien que leurs conversations ou positions dérangent. Et que dire de ceux qui, dans l’église, jouent au chrétiens spirituels, en désaccord avec leur manière païenne de vivre. Ils ne se distinguent pas des incrédules de ce monde.

Dans la première Eglise, je suis persuadée qu’on ne mettait pas longtemps à distinguer les chrétiens authentiques des autres, ni dans leurs paroles ni dans leurs manières d’agir et de vivre. Ils n’hésitaient pas à prendre clairement position pour Dieu, devant les autorités, même au péril de leur vie. Leur motivation n’était autre que « Il vaut mieux obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes. » (Actes 2.26-29). Même dans la persécution et la mise à mort, ils restaient fermes et fidèles à leur foi.

Pour en faire une parabole, je décrirai le chrétien « caméléon », comme celui qui reste un enfant, d’une croissance spirituelle au ralenti. Rien d’étonnant à cela ! Comment grandir quand on ne veut pas renoncer à ses mauvais penchants, aux mauvaises relations et à sa vie mondaine, quand on refuse la croix qui nous transforme ? On reste immature.

La langue du caméléon a de surprenant qu’elle est extrêmement rapide. Voyez-vous où je veux en venir ? Le chrétien « caméléon » attrape tout ce qu’on lui présente. Il n’a pas de mal à se mélanger, à tout accepter, sous des prétextes fallacieux tels que, « Dieu est bon, Il aime tout le monde ! », « Il ne faut pas être sectaire. », « On est libres. », etc. Aucun discernement ! Aucune maîtrise de soi, soit par amour du monde, soit par manque d’obéissance à l’Evangile ou les deux ! Et rapide à parler avec ça ! Forcément, les commérages et les discussions inutiles vont bon train, car il est plus facile et rapide d’analyser, immobile et oisif, que de se donner et de venir souffrir avec les frères et sœurs pour le Royaume. Ah, ces chrétiens qui ont de grandes déclarations, mais chez qui on ne voit pas ou peu de fruits ! Des champions de la langue de bois !

Et si on parlait des yeux du caméléon ? Ils peuvent voir dans des directions différentes et donc gérer des images distinctes. Surprenant ! Les chrétiens « caméléons » aussi peuvent regarder à la fois en haut et en bas. Ils portent souvent deux casquettes, voire plus, afin de s’attirer les bonnes grâces – je n’en suis pas sûre – de leurs interlocuteurs. Ils cherchent un public pour les comprendre ou les admirer, n’ayant pas renoncé à la mort de leur moi pour revêtir Christ. Ce sont des chrétiens de nom qui jettent un œil au ciel, comme pour apaiser leur conscience, et un œil sur la terre, cherchant la sécurité dans leur propre royaume. Ils sont extrêmement doués dans le camouflage, glissant d’une attitude à l’autre, d’une parole à son contraire. Aucune stabilité, aucune fiabilité, aucune cohérence ! Quelle misère ! C’est un décalage permanent entre les paroles et les actes.

Vous en connaissez ? De grâce, soyez patients et priez pour eux ! Il peut s’agir d’un manque cruel de révélation ou d’obéissance. Il faut du temps, parfois, pour capituler devant la croix. Il faut du temps pour réaliser que cette terre n’est pas notre maison. Il faut du temps pour comprendre que mourir pour obtenir la vie de Christ fait notre bonheur, malgré la souffrance de la chair.

Prions pour que le chrétien « caméléon » ne renonce à l’appel de Dieu pour des plans sordides ! Il a besoin que Son maître s’occupe de lui et le retire de sa prison. Il a besoin d’une repentance sincère, en tant qu’enfant de Dieu et citoyen du Royaume, pour soumettre sa vie au Souverain. Gardons espoir ! Je connais d’anciens chrétiens « caméléons », ils servent Dieu aujourd’hui, sans retenue. La correction du Seigneur est parfois brutale mais salutaire. Faisons-Lui confiance pour notre époux.se, pour nos enfants et nos frères et sœurs !

Les meilleures vacances de toute ma vie !

Quand vos plans de vacances sont bouleversés pour un autre plan bien plus exaltant !

Je m’en vais de mon clavier vous raconter mes fabuleuses vacances, les plus insolites jamais vécues. Début juillet, je me réveille avec une douleur de torticolis, rien d’alarmant ! De jour en jour, cette douleur s’étend à la tête, aux mâchoires, aux épaules, aux poignets et mains, aux hanches et genoux. « C’est le chikungunya ! » pensent mon médecin et moi. Prise de sang faite, les résultats au bout d’une semaine sont négatifs. En attendant, les douleurs s’intensifient. Les articulations raidissent la nuit. Le matin est pénible, car obligée de passer sous l’eau chaude parfois plus dune heure, pour les déverrouiller. J’ai froid, je claque des dents, je souffre et pourtant pas de fièvre. Je peux de moins en moins bouger le matin, ce qui me vaut une belle chute dans mon salon, sans gravité heureusement. Nouvelle prise de sang et une nouvelle semaine d’attente : mon taux d’inflammation explose ! Mon médecin m’appelle à 20h, pour me dire qu’elle me fait hospitaliser dès le lendemain. Elle me demande d’arrêter les antidouleurs et les anti inflammatoires pour ne pas fausser les résultats des recherches biologiques. Les pires heures de ma vie !

Je suis prise en main par quatre médecins : deux internistes (spécialistes de maladies rares et auto-immunes), une algologue (spécialiste de la douleur) et un rhumatologue. A cause d’une trace d’infection, on cherche, on cherche et on cherche encore ce qui m’arrive. Je suis donc mise sous morphine, nuit et jour, en plus du paracétamol dans les moments les plus pénibles. Je suis une chape de plomb au réveil, harnachée à mon lit, par des liens invisibles, impossible de bouger ! J’ai besoin d’aide pour me lever, pour manger, pour me laver, pour tout. En fin de matinée, je gagne un peu en mobilité jusqu’au crépuscule, puis vient l’horreur de la nuit et de l’aube, même sous morphine. Au bout de treize jours d’hospitalisation, après douze prises de sang, analyse de selles, d’urine et de crachats, un scanner, un tep scanner (aller-retour de 180 km au total, les ambulances ne sont pas du tout confortables, croyez-moi ! ), enfin, un diagnostic : pseudo polyarthrite rhizomélique ou syndrome de Forestier-Certonciny, peut-être associée à la maladie de Horton ! On finit par me mettre sous cortisone. L’inflammation dégringole de manière spectaculaire et les raideurs et douleurs disparaissent progressivement. Un protocole de soins est mis en place avec une nouvelle hygiène de vie, une alimentation presque sans sel et sans sucre, une remise en forme pour récupérer du muscle et une corticothérapie sur plusieurs mois sous surveillance biologique tous les quinze jours.

Vous l’avez compris, mes vacances se résument à un mois et demi de douleurs, dont quinze jours d’hospitalisation, de désespoir quant à l’attente d’un diagnostic – On imagine toujours le pire. – menant à un total bouleversement de mon mode de vie. Mon corps a subi un réel traumatisme : perte de 6kg en quinze jours ; on m’a transfusé du fer, supplémenté en potassium, magnésium et calcium ; je tiens à peine sur mes jambes ; les efforts physiques et émotionnels m’épuisent ; les médicaments me font mal à l’estomac et au côlon déjà fragiles ; mes os ont été affaiblis (ostéoporose) et je fais face, encore aujourd’hui, à une asthénie qui dure, qui dure et dure. Je me rétablis tout doucement, mais je me rétablis. Gloire à Dieu !

Je terminerai sur une note glorieuse et non la moindre, car c’est l’objectif de mon récit. Dans tous ces moments, j’ai tellement vu la grâce de Dieu ! Les seules articulations épargnées par la maladie furent mes pieds. Une fois mise debout, dans la journée, je gardais un minimum d’autonomie. Dans l’angoisse, je suis tombée sur un chant inspiré de Samuel Olivier, « Réveiller l’aurore », que j’ai écouté en boucle. Les paroles me réconfortaient comme si elles étaient écrites pour moi. J’y trouvais Romains 8.28 et 29, la croix et l’amour de mon Dieu. Durant l’épreuve, j’ai vu l’amour et la compassion de mes proches, de mes frères et sœurs qui m’ont portée dans la prière. De nombreux messages me sont parvenus, plus touchants les uns que les autres. De retour chez moi, j’ai reçu des petits plats cuisinés (sans sel), ma maison était nettoyée. J’ai même découvert des cœurs concernés que je n’imaginais pas. J’ai été bien soignée par un personnel médical très compétent et bienveillant. Et, une occasion extraordinaire m’a été donnée de témoigner de ma foi à une infirmière et à une voisine de couloir, que j’ai retrouvée, dans l’ambulance. Pas de hasard dans le Seigneur !

C’est dans ces épreuves que le soutien est précieux comme l’or. Dans les moments les plus durs, la prière et la foi des autres prennent le relais devant notre lassitude, nos questions et nos incompréhensions. C’est une grâce inestimable ! J’ai vu que l’amour n’est pas qu’un langage, comme le dit l’apôtre Jean : « N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. » 1 Jn 3.18

Sans nul doute, je découvrirai au-devant et plus précisément, pourquoi je traverse ce chemin, mais je sais déjà que cela servira à d’autres. J’ai une pensée évidente pour ceux qui souffrent dans leur corps, car la douleur physique s’accompagne souvent d’une souffrance de l’âme. Cependant, Dieu est grand, Il règne et Il fait de grandes choses. Que l’on puisse toujours s’en rappeler et attendre Ses miracles avec foi ! Ne cessons pas de Le chercher et de nous encourager mutuellement à garder nos yeux fixés sur Lui, quoi qu’il arrive ! 

Je suis une nouvelle créature !

Devenir un enfant de Dieu est le merveilleux miracle de la conversion. Ce n’est que le début du chemin pour une transformation de gloire en gloire.

« Si quelqu’un est en Christ, il devient une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » C’est l’apôtre Paul qui le déclare, dans 2 Corinthiens. Nous aussi l’affirmons car nous y croyons fermement.

Avant notre nouvelle naissance, nous étions comme morts, séparés de Dieu. Notre esprit s’est vivifié lorsque l’Esprit de Dieu est venu faire Sa demeure en nous. Devenant Son temple, nous sommes maintenant des êtres spirituels nouveaux, adoptés par Dieu pour être Ses enfants, assis dans les lieux célestes, en Christ et appelés à vivre une vie nouvelle. (Cf. Jean 1.12 et Ephésiens 2.5-6)

Cela signifie-t-il que notre nouvelle identité fait disparaître notre personnalité et tous nos mauvais penchants ? Nous connaissons tous des conversions radicales, où la personne sauvée et délivrée vit une métamorphose monumentale, stupéfiante. Le visage, les attitudes, le langage, les projets, le caractère, l’apparence, tout est puissamment transformé. C’est merveilleux de vivre et d’assister à cela. La nouvelle naissance est le plus grand des miracles, notamment lorsqu’elle s’accompagne d’un tel bouleversement ! Mais, ce n’est que le début de la vie chrétienne.

Même après plusieurs dizaines d’années de conversion, beaucoup d’entre nous continuons à faire face à nos traits de caractère qui sont loin d’être divins. Nous subissons encore des tentations et parfois connaissons des chutes, malgré notre bonne volonté et notre amour pour notre Sauveur.

Demander à quelqu’un d’abandonner ses mauvaises habitudes, de couper clair et net avec son passé, en résumé, d’être désormais et maintenant cette nouvelle créature, fait à mon sens plus de mal que de bien. Cela sonne comme un reproche légaliste, alors que le désir du cœur de la personne est de ne décevoir ni son Seigneur ni les autres. Souvent, ce n’est pas que la personne ne veut pas couper les liens, c’est qu’elle utilise une béquille depuis plusieurs années et qu’elle n’a pas encore la force de la lâcher et/ou pas assez de foi.

Nous venons au Christ, parfois marqués au fer blanc par notre vécu et à tous points de vue. De notre héritage familial, nous avons appris de bonnes valeurs mais aussi de mauvais penchants. De nos traumatismes, nous gardons des blessures, des craintes et des comportements inappropriés ou irrationnels.

Par ailleurs, nous ne recevons pas tous le même appel. Nous n’avançons pas tous au même rythme. Il n’est pas bon de juger la croissance de nos frères et sœurs par la comparaison avec celui ou celle qui grandit à vitesse grand V. La communion profonde avec le Seigneur, l’enseignement de l’Evangile, l’instruction fraternelle bienveillante vont faire, à coup sûr, leur œuvre. Il faut être patient envers ceux qui nous semblent un peu lents.

L’adepte de la philosophie aura peut-être besoin de temps pour abandonner ses pensées stériles, le grand sportif pour prendre aussi soin de son âme, l’amoureux des animaux pour s’intéresser aussi aux humains nécessiteux, le dispendieux pour apprendre le contentement, l’orgueilleux pour s’abaisser, l’égoïste pour partager, le timide pour s’ouvrir, l’insoumis pour s’incliner, l’agité pour se calmer, l’hyperactif pour se freiner, l’apathique pour s’activer, l’abusé pour faire confiance, etc. Celui qui, pendant des années, a mis toute son espérance dans les hommes, leurs pensées et leurs soins aura peut-être besoin de temps pour apprendre la foi en Dieu et en Sa Parole.

Je ne veux pas oublier également ceux qui souffrent de maladie mentale, de troubles neuro-développementaux ou autistiques, auxquels sont associés des traits de caractère persistants comme l’hypersensibilité, l’entêtement, la phobie sociale, des comportements et des raisonnements particuliers. Cela relève du miracle à part entière. Et notre Dieu est un Dieu de miracles !

Devant des liens tenaces avec des attitudes et des traumatismes passés, soyons dans la grâce ! Exhortons, enseignons, prions et gardons la foi ! Le Saint-Esprit est, de loin, le meilleur pédagogue qui soit. Tout s’apprend lorsqu’on fait preuve de bonne volonté.

Certains ont mis des années à saisir les clés essentielles de la vie chrétienne, j’en fais partie. A cause de mon amour pour mon Sauveur, j’ai beaucoup supporté et surmonté des critiques et des jugements justifiés ou non. Je n’ai pas abandonné la foi malgré plusieurs tentations. Je lutte encore contre les faiblesses de mon âme. Je prends ma croix pour faire mourir les traits de mon caractère qui se manifestent. Je ne les excuse pas comme étant le fruit de mes traumatismes passés, car j’ai en vue une transformation à l’image de Christ, l’espérance de la gloire. Hélas, il m’arrive encore de faillir !

Je suis une nouvelle créature, quelle merveilleuse et bonne nouvelle ! Cependant, je reste sur mes gardes, car ma chair est tapie derrière la tiédeur, le manque de prière, l’abandon de la communion fraternelle et la désobéissance à l’Evangile. Le combat de la foi est un combat de chaque jour.

Un petit rien peut faire remonter une réaction épidermique attachée à un ancien traumatisme. Restons vigilants, allons à la crucifixion de la croix et gardons la foi jusqu’au miracle. Je crois en la puissance de la croix, car j’ai vu sa puissance ! J’ai expérimenté tant de délivrance concernant mon caractère et mes traumatismes. Si le Seigneur l’a fait pour moi, je peux avoir la foi pour n’importe qui. Et, Il continue Son œuvre. Un jour, nous serons totalement délivrés, dans Sa gloire.

Prions pour ceux qui avancent lentement, aimons-les, gardons la foi pour eux, pour peu qu’ils soient toujours sous l’Evangile et disposés à obéir ! 

Petite leçon de vocabulaire

Comme le disait mon grand-père,  » On mourra moins bête ! « . Je partage avec vous mes découvertes lexicales que je trouve très intéressantes.

Que dites-vous d’une petite leçon de vocabulaire chrétien ?

MESDAMES et MESSIEURS VS FRERES ET SOEURS S

Pourquoi dans le monde séculier dit-on « Mme et M. », alors que dans l’église, c’est « Frère et sœur » ? Je suis certaine que vous avez la réponse. Lorsqu’on emploie « Mesdames et Messieurs », cela marque la galanterie, ni plus ni moins, alors que « Frères et sœurs » souligne l’ordre d’autorité institué par Dieu.

ELODIE & JEAN VS JEAN & ELODIE

Sur les cartons d’invitation et les faire-parts de mariage, on écrit le nom de la fiancée en premier. Savez-vous pourquoi ? Tout simplement, parce que la tradition veut que ce soit la famille de la mariée qui finance et convie les invités au mariage. Cela est de moins en moins vrai, aujourd’hui, d’où la modification de l’ordre des prénoms de plus en plus. Il est à souligner que dans certaines cultures, c’est le nom du fiancé qui apparaît en premier. Tout n’est qu’une question de tradition. Et dans l’église, que devrions-nous pratiquer, selon vous ?

BIEN-AIMÉ VS BIEN-AIMÉ

Un bien-aimé (nom commun) désigne une personne aimée d’amour, tendrement chérie. Cela réduit donc les destinataires de cette appellation aux proches familiaux, entre les fiancés, les époux, les parents et leurs enfants et, entre les frères et sœurs de sang. Cependant, la Bible est remplie de bien-aimés, cela montre à quel point l’auteur des épîtres chérissaient ses lecteurs en les nommant ainsi. Par ailleurs, l’église est aussi appelée la famille de Dieu. Doit-on y voir la profondeur du lien d’amour qui doit unir les frères et sœurs ?

L’adjectif bien-aimé peut désigner quelqu’un à qui l’on porte une affection particulière. Il peut s’agir d’amitié entre personnes ou d’un sentiment envers un animal, un objet fétiche ou un lieu particulièrement apprécié.

SEMITES, HEBREUX, ISRAELITES, JUIFS et ISRAELIENS (Cf. Denis Charbit, professeur de science politique)

Les Sémites (descendants de Sem, fils de Noé) sont des populations parlant des langues sémitiques qui sont  l’arabe, l’amharique (parlé en Éthiopie), le tigrinya (parlé en Éthiopie et en Érythrée), l’hébreu, le tigré (parlé au Soudan), l’araméen (parlé au Liban, en Syrie, en Israël, en Irak et en Iran) et le maltais. Ils peuvent être de religion juive, musulmane, chrétienne ou autre.

Les Hébreux, Israélites et Juifs désignent la même population, à des époques différentes. Les descendants d’Abraham sont les Hébreux. A partir du moment où Jacob est appelé Israël, les Hébreux sont appelés Israélites. Le mot « juif » descend de « judéen », les habitants de Juda (tribu d’où est issu Jésus). Les Israélites sont appelés Juifs à partir du 12e siècle après J.C.

Les Israéliens sont tout simplement les habitants de l’état d’Israël d’aujourd’hui, qu’importe leur religion.

PERSONNES VSPERSONNAGES PERSONNAGES

Il faut distinguer le personnage comme un rôle supporté par un acteur. C’est également une personne, un animal ou une figure dans une oeuvre littéraire. L’autre signification est donnée à une personne qui attire l’attention, jugée de façon critique (un grossier personnage).

Une personne est un individu vivant ou ayant vécu, tout simplement. Il peut cependant être qualifié de personnage dès lors qu’il a ou a eu une grande influence, comme un personnage politique, une célébrité.

Les individus bibliques sont-ils des personnages ou des personnes ? Si l’on considère que la Bible n’est pas une fiction, peut-on parler de personnages ? A mon sens, la réponse est non. Ces personnes ont bien marché sur la Terre et ont marqué l’histoire du peuple juif et du christianisme. Bien sûr, ils ont eu une grande influence, la majeure étant celle de Jésus, le Sauveur ! On pourrait donc accepter que Jésus soit une sommité, une célébrité. Vous m’avouerez qu’il y a quelque chose de dérangeant à le considérer ainsi. Cela ne colle ni à Son humilité ni à Son message.

Pour les chrétiens, les héros de la Bible sont bien des personnes. Pour les autres, ils restent des personnages fictifs d’un livre théologique ou philosophique, taxé même parfois de légende. Cependant, personne ne peut réfuter l’existence de Jésus. Heureusement !

Avec le temps, va, tout s’en va !

 » Le temps efface. Le temps guérit. Avec le temps, va, tout s’en va !  » Croyance ou réalité ?

Le temps a-t-il vraiment le pouvoir d’effacer les souffrances et de guérir un cœur brisé ? Je vous partage ci-dessous les réponses d’un illustre psychiatre :

« L’idée que le temps apaise toutes les souffrances est ancrée dans nos croyances collectives. Que ce soit après un deuil, une rupture amoureuse ou un traumatisme, nous nous raccrochons souvent à l’espoir qu’avec le temps, la douleur disparaîtra. Selon Christophe André, spécialiste des émotions, le temps a certes une influence apaisante, mais il ne guérit pas tout.

L’attente, selon Christophe André, est comme “une sagesse de la lenteur” qui nous aide à digérer les épreuves. Cette forme de résilience demande du temps pour laisser nos émotions s’apaiser, permettant au chagrin de s’alléger peu à peu. Mais il rappelle aussi l’importance des mots que nous entendons ou nous disons dans ces moments difficiles. Entendre qu’une souffrance s’atténuera ou se répéter des phrases réconfortantes peut agir comme un baume. Pour de nombreuses personnes, ces petites phrases apaisantes sont aussi puissantes qu’une étreinte, d’où l’importance d’être entouré et choyé dans la souffrance.

Certaines blessures, comme celles d’une rupture ou de problèmes familiaux, peuvent progressivement perdre en intensité grâce au temps. Ces douleurs, moins marquées dans notre psyché, finissent par s’estomper, ne laissant qu’une trace subtile.

Des études en épi génétique montrent que nos expériences difficiles impriment des traces durables dans notre ADN, mais le cerveau, aidé par le temps, développe des mécanismes d’adaptation. Cependant, pour des traumatismes plus profonds, le temps seul ne suffit pas.

Pour certaines souffrances, le temps n’est pas un remède miracle. Des blessures comme celles liées aux abus, aux traumatismes violents ou aux chocs émotionnels intenses, peuvent rester vives, parfois toute une vie. Ces douleurs sont des “marques indélébiles”, impossibles à effacer complètement, dans l’âme et le corps.

Elles peuvent s’atténuer, mais demeurent en toile de fond, prêtes à refaire surface dans des moments de fragilité. Ces blessures, qui touchent aux racines de l’identité, nécessitent souvent une thérapie pour être apaisées, sans pour autant disparaître. »

Quelles solutions nous propose la médecine ?

« Pour aller au-delà de la simple attente, Christophe André recommande de “réactiver la vie en nous”. Ce processus implique de se reconnecter à des activités et à des personnes qui nous font du bien, tout en respectant notre propre rythme. La guérison passe par la reconnexion à soi-même, à ses envies et à ses besoins. Prendre le temps de s’écouter, d’accueillir ses émotions et d’y répondre de manière constructive aide à se reconstruire petit à petit. »

Vous m’attendez certainement sur le chapitre du spirituel. Examinons quelques exemples de la Bible.

Nous voyons la tragédie de Jacob. Le temps n’a rien arrangé à son chagrin, au désespoir d’avoir perdu son fils adoré. Il y aussi Job qui a longtemps été éprouvé et a essuyé de terribles pertes. Nous pourrions parler des expériences traumatisantes de Sarah, Ruth et Tamar et explorer celui de Daniel, Élie et Paul. Que dire de celui de Joseph qui revoit ses frères, 22 ans plus tard ? Il fait face à nouveau aux injustices, à la trahison, aux humiliations et fait le choix du pardon.

Les traumatismes font partie de notre identité. Nous sommes ce qu’ils ont produit en nous. La médecine et para-médecine peuvent poser un diagnostic, soulager, apprendre à gérer et mettre la souffrance en dormance.

Il n’y a que Jésus seul qui puisse libérer et transformer une âme ! Cela peut se passer à la conversion, d’une manière radicale et irrémédiable. Les souvenirs sont là, mais ne déclenchent plus d’émotions, plus aucune souffrance. Parfois, c’est victoire après victoire, un combat récurrent. On censure les sentiments incommodants attachés au passé en les menant à la croix. D’autres fois, la pratique du pardon libère. Elle œuvre à cause du bien que nous nous faisons et celui que nous faisons aux autres quand nous les relâchons. En trouvant l’amour de Dieu, nous pouvons nous aimer nous-mêmes et aimer les autres.

En matière de traumatismes, la médecine peut certes aider, mais Jésus fait bien plus. Là où la thérapie panse et atténue les souffrances, l’amour divin guérit et transforme l’être en profondeur.

Pour les enfants de Dieu qui souffrent encore de traumatismes, ne vous découragez pas. Jésus a tout vaincu à la croix. Résistez à l’ennemi qui veut vous emprisonner dans vos souvenirs douloureux. Vivez la croix pleinement en rejetant les pensées tourmentées et le non-pardon. Cherchez la communion qui est une grande source de satisfaction. Attachez vous à donner plus qu’à recevoir, car c’est là une grande joie. Consentez aux sacrifices de toutes sortes, ce qui vous mènera à ressentir l’agrément de Dieu sur votre vie. « Enfin, ayez tous les mêmes pensées et les mêmes sentiments, soyez pleins d’amour fraternel, de compassion, de bienveillance. » 1 Pierre 3.8

Assurément, servir Dieu et les autres attire la Vie (la vraie, celle de Dieu) et apporte du bonheur. Pour finir, gardons les yeux fixés sur notre face à face avec le Seigneur des seigneurs. En ce Jour de récompense, Il n’y aura plus ni peine ni souffrance. Hosanna !