Parfois, le chemin est douloureux, le découragement et le doute nous étreignent. Cependant, nous avons une grande espérance.
« Ceux qui sèment avec larmes moissonneront avec allégresse. » enseigne le psaume 126. Ce verset m’encourage énormément. Comme beaucoup, il n’est pas rare que je trouve l’œuvre de Dieu pesante et douloureuse. Les raisons en sont nombreuses et diverses : les circonstances contraires, les tribulations occasionnées par les manifestations de ma nature charnelle, les mensonges de l’ennemi ou encore à cause de des blessures venant de ceux qui sont dans le service et même parfois à cause de l’Evangile qui me châtie.
Nous pouvons alors nous trouver au bord de l’épuisement spirituel, moral et physique. Nous pouvons être en proie à de terribles doutes concernant l’utilité de notre travail, de notre service ou de notre place dans le plan de Dieu. Nous nous questionnons sur le fait d’être ou non une bénédiction pour nos bien-aimés, pour la maison de Dieu et pour les païens. Parfois, le découragement nous revêt. D’autres fois, la colère prend le dessus devant les présumées injustices. Il arrive que les larmes coulent car la peine ne peut être contenue. Que ce soit sur l’épaule de Dieu ou celle d’un ami spirituel, il est essentiel de se montrer humble afin de recevoir le secours bienveillant du Seigneur.
Parfois, la coupe est pleine. « Pourquoi cela se passe-t-il ainsi ? Pourquoi peu d’égard, peu de reconnaissance ? Pourquoi dois-je toujours donner en faisant ce qui est bien ou recevoir des coups en échange d’un cœur sincère ? Pourquoi cette impression d’être transparente, souvent oubliée ? Pourquoi est-ce toujours à moi de prendre ma croix ? Pourquoi tant de problèmes de santé ? Pourquoi ? Pourquoi ? » L’ennemi nous attend dans les recoins sombres de notre âme souffrante.
Une fois les larmes versées, une pensée me réconforte. Je sais que Dieu a prévu une fin glorieuse à tous ceux et celles qui persévèrent, malgré le feu de l’épreuve, malgré les sentiments dévastateurs, tout en faisant le choix de pardonner, de ne pas mettre d’attente sur quiconque et de tout faire pour conserver la paix. Il récompense ceux qui sèment dans la souffrance et la peine. Il est ce père que nous n’avons pas eu, cette mère, ces frères, ces sœurs, cet ami, cet époux ou épouse que nous n’avons pas eus. Il peut remplacer quiconque. Il est le rémunérateur de ma foi. Pourquoi attendre l’assentiment, la reconnaissance, la considération des hommes, si Dieu est mon tout ?
Il peut aussi nous conduire vers la compassion de quelqu’un de confiance. Dans ces moments d’approche sincère, Dieu console. Trouvons, dans la famille de Dieu, ces bras accueillants qui permettent de nous épancher, sans crainte. Assurément, sous l’Evangile de grâce, nous ne ressentirons aucun jugement, aucune condamnation. Si la situation perdure ou ne se règle pas, nous sommes assurés qu’un jour, elle disparaîtra définitivement.
Nos larmes ont du prix devant Dieu, j’en suis certaine. Prenons courage ! Le Seigneur vient et Il changera bientôt nos tristesses en allégresse. Nous pouvons, d’ores et déjà, décider de Le chanter, de Le louer et de L’adorer, en vue de cet avenir glorieux qui nous attend, dans lequel il n’y aura plus de souffrance, plus d’injustice, plus de blessures, plus de mépris et plus de maladies.
Supportons tout par amour pour Lui, nous attachant à garder un cœur pur, même quand cela nous semble insurmontable. C’est exactement ce qu’Il a fait pour nous : tout supporter pour nous sauver et nous donner une vie nouvelle !
Assez, c’en est assez ! Il faut sortir du désert, abandonner cette vie sans vie. Aide-moi, Seigneur ! Je veux retrouver une vie de consécration et répondre à Ton appel, avec un cœur entier.
Jean le Baptiste, parlant de lui, emprunta les paroles d’Esaïe, « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : aplanissez le chemin du Seigneur. » Le ministère du prophète était de proclamer la venue du Messie, l’Agneau de Dieu.
Aujourd’hui, nous entendons fortement la voix de l’Esprit nous susurrer « C’est le temps de se consacrer pour hâter Son retour ! » Cela revient et revient encore. De culte en culte, de réunion en réunion, de prophétie en prophétie, l’appel devient insistant et la crainte du Seigneur devrait nous gagner.
Il est clair que le retour du Seigneur se précise de plus en plus. Les actualités, le péché grandissant affiché aux yeux de tous, le renversement de toutes les autorités, la perversion enseignée aux jeunes enfants, l’abandon des valeurs divines, la destruction de la création et des créatures au profit de l’IA. Tout cela présage une décadence annoncée et précipitée. L’ennemi se déchaîne dans son plan de destruction massive.
De même, le Seigneur appelle Son peuple à se consacrer. Il n’y a pas de mesure dans la consécration. Soit on se consacre et on est rempli de l’Esprit, servant le Seigneur de tout notre cœur, soit on vit dans la tiédeur et la religion. On ne peut pas être un peu consacré. On l’est ou on ne l’est pas ! L’étymologie du mot « consacré » parle de se mettre à part. Le mot hébreu qâdash signifie sanctifier, préparer, séparer. On ne peut pas se séparer à moitié, n’est-ce pas ?
Entendez-vous le cri de l’Esprit dans votre désert : « Séparez-vous, sanctifiez-vous, consacrez-vous ! »
Entendons-nous le cri de l’Esprit dans notre désert : « Prends du temps pour prier, prends du temps dans la Parole, offre ta vie en sacrifice au Royaume ! »
Qui peut se targuer d’avoir une vie de prière qui le satisfasse ? Combien de chrétiens passent du temps dans sa Bible, ne serait-ce qu’un court moment chaque jour ? Qui met pleinement les dons de Dieu au service du Royaume, notamment le précieux parler en langues ?
Pour ceux que le Seigneur secoue, il est temps d’obéir ! Je sens un vent de repentance venir souffler sur le peuple. La tristesse de l’Esprit gagne les cœurs car notre Dieu veut nous faire sortir de la stérilité attachée à la tiédeur et sortir d’une vie sans vie. Pleurons sur notre misère et notre mort spirituelles !
Bien plus qu’à cause de la peur des temps mauvais, notre consécration ne doit-t-elle pas être l’expression de notre reconnaissance et de notre amour pour Lui ? N’avons-nous plus le désir d’être une bénédiction pour les frères et les sœurs en la foi, pour notre famille et pour les âmes perdues ? Puissions-nous nous remémorer notre premier amour !
Cette vie avec ses occupations et préoccupations, ses loisirs et divertissements chronophages de toutes sortes nous éloignent de notre Seigneur. « Assez, c’en est assez ! Stop ! » Devrions-nous crier et nous révolter contre notre chair piégeuse. Retrouvons notre vie de prière et de soif de la Parole de notre Dieu ! Haïssons la religiosité, la tiédeur et l’hypocrisie. Dieu lui-même agréera ceux qui se revêtent de Lui et Il les élèvera. Immanquablement, Il résistera à ceux qui Lui résistent.
De même que l’ennemi fait rage, le Seigneur veut amener le Réveil dans Son Eglise. Il a promis de nous saisir par Son Esprit et de nous remplir de Sa puissance pour annoncer le salut, libérer les captifs et accomplir miracles et prodiges. Qui veut faire partie de ce plan glorieux ? Qui veut payer le prix d’une vie consacrée pour devenir Son instrument ? Il déploie des cordages d’amour pour nous attirer à Lui et renouveler Son appel sur notre vie.
Il est temps, frères et sœurs, de Lui répondre entièrement et pleinement !
Quand on a des problèmes de cœur, la médecine s’emballe. Branle-bas le combat, il faut trouver la cause ! Mais Toi, Seigneur, que veux-Tu ?
Je résumais brièvement à un de nos pasteurs comment cette année 2023 a été difficile et particulièrement ces trois derniers mois, surtout au niveau de ma santé. Ce fut maladie sur ma maladie, à peine rétablie qu’autre chose se déclarait. Et, à chaque fois, un nouveau coup était porté au moral.
Dans un moment d’accalmie, je décidais de reprendre le sport. Ma santé se détériora davantage. J’ai du subir une petite intervention sous anesthésie locale particulièrement douloureuse et un rétablissement difficile durant plusieurs semaines. La douleur physique écorchait mon âme. J’étais affaiblie par la maladie et abîmée psychologiquement. Je questionnais le Seigneur. « Que se passe-t-il ? Pourquoi toutes ces maladies ? » Comme si la non-santé ne suffisait pas, des problèmes relationnels pointèrent leur nez. Je ne me sentais ni comprise, ni soutenue, abandonnée, mettant mon épuisement général sur l’excès de travail et l’absence d’attention d’autrui. Vous le comprenez, la déprime était au prochain carrefour. Je broyais du noir, la gorge nouée, avec un doigt accusateur pointé en tous sens.
Mon cœur était brisé. Mais attention ! Ce n’était pas ce cœur brisé sur sa misère spirituelle que le psaume 51 nous appelle à rechercher :Un cœur brisé et un esprit contrit, accompagné d’un cœur pur. Mon cœur à moi était brisé, comme après un deuil, une rupture amoureuse, une trahison, une mauvaise nouvelle. Uncœur brisé, oui, mais pur, pas toujours ! J’oscillais entre reproches, colère, pardon et compassion envers les autres et moi-même. Le plus souvent, je ressentais un profond chagrin, une blessure ouverte, une souffrance en filigrane que l’on retrouve chaque matin vous étranglant tout au long du jour, allant même jusqu’à une douleur physique dans la poitrine. Ce n’était pour moi qu’un nouveau manque de magnésium auquel je suis habituée et dont je connaissais bien les symptômes. Etant au repos depuis trois mois, essayant tant bien que mal de récupérer un peu d’énergie, je me disais qu’une cure arrangerait les choses. Sauf qu’au bout de deux jours, l’oppression dans ma poitrine persistait en même temps que cette peine pesante.
Je décidais donc d’aller consulter mon docteur, qui me dirigea vers SOS Médecins pour un électrocardiogramme. Après le dit examen, la jeune doctoresse m’annonça qu’elle préférait avoir l’avis d’un cardiologue. Là, j’ai commencé à m’inquiéter. A l’annonce qu’une ambulance allait me transférer aux urgences, le choc fut grand. J’allais si mal que cela ? Je mis ma famille et les anciens rapidement au courant.
A nouveau un ECG, des prises de sang, des examens radiologiques, des questionnaires multiples suivis de longues heures d’attente, sur un brancard, dans un couloir au milieu des blessés de toutes sortes, des covidés suffocants, des insultes des alcoolisés, des cris d’enfants et même d’un mort dans un accident de voiture. Celui-ci était très silencieux, mais la vision de ce genre de scène vous abrutit un peu. Ce n’est franchement pas un lieu agréable. Je priais davantage pour être préservée de tous les virus environnants que pour mon problème de cœur.
On me refusa à manger et à boire en cas d’opération imminente. En fin d’après-midi, tous les résultats étaient connus : pas de souffrance cardiaque significative. On m’offrit deux verres d’eau. Je suis sortie avec un bilan à remettre à mon médecin traitant avec beaucoup de « Peut-être ». Peut-être une crise d’angoisse, peut-être un début d’angor dû au stress, peut-être un malaise dû à l’apnée du sommeil, peut-être de la spasmophilie, peut-être un problème d’estomac ! Me revoilà repartie pour d’autres examens semblables à un jeu de pistes !
Après deux jours passés en vacances avec ma famille, je suis rentrée chez moi. J’ai retrouvé mon ami fidèle depuis trois mois, mon canapé bien-aimé. L’oppression physique au sternum me quitta au bout de trois jours, mais pas le chagrin, qui allait grandissant. A un moment, j’ai explosé devant le Seigneur, lui criant entre larmes et sanglots de me sortir de ce trou. Clairement, pour moi, je faisais une dépression et un miracle était l’issue. Dès mon réveil du lendemain, j’ai senti que le Seigneur m’avait entendue. J’étais bien, mais bien, mais tellement bien ! Je recommençais à chantonner et à retrouver ma vivacité d’esprit, prête à combattre la maladie quelle qu’elle soit, à reprendre le sport progressivement. Après tout, le début de la nouvelle année prête aux bonnes résolutions !
Je n’ai pas encore gagné toutes les batailles, niveau santé, mais je me sens portée par Sa grâce. Je ne questionne plus le Seigneur, car je sais qu’il en faut beaucoup pour m’abattre et m’amener à capituler. Peut-être qu’Il voulait me réveiller pour me faire sortir d’une routine ankylosante, stérile, loin d’une communion perdue dans l’hyperactivité, les soucis du présent et de l’avenir ? Peut-être est-ce le moment d’organiser ma vie autrement pour davantage prendre soin de moi tant spirituellement, physiquement qu’émotionnellement ou prendre davantage soin des autres ? Ou peut-être est-ce tout cela en même temps ? Quoi qu’il en soit, une pensée me revient toujours ! Dieu a toujours Son regard sur moi. Il sait tout et Il est aux commandes de ma vie. Il sait quand les tumultes cesseront mais, de toute façon, est-ce bien ce qui importe ?
Ce n’est pas la fin de l’épreuve qui compte, mais bien tout ce qu’elle amène : une endurance à mieux supporter les difficultés, un brisement où l’on reconnaît Sa souveraineté, un rapprochement de cœur avec ceux qui prennent soin de nous et nos bien-aimés, un nouvel engouement pour la vie quand on réalise qu’on aurait pu la perdre et ce sentiment d’être fragile et dépendant de Sa grâce. L’épreuve peut durer et le désespoir gagner du terrain. Mais, Dieu tient toutes choses entre Ses mains. Qui s’opposera à Lui, lorsqu’Il veut mettre de l’ordre, bousculer Son enfant pour le sortir des sentiers battus ou lui faire changer de direction ? Pourquoi, souvent par les circonstances, doit-il appesantir notre cœur pour nous ramener à Lui ? Chacun peut répondre pour lui-même ou pas.
Il nous arrive de perdre de vue l’essentiel. Dieu nous le rappelle et Il utilise ce et ceux qu’Il veut. Il nous rappelle que le jeûne et la prière sont nos premières armes. Il nous rappelle que les âmes, surtout celles de notre famille, sont précieuses. Il nous rappelle qu’avant de vaquer à des tâches, nous sommes Ses enfants appelés à Lui ressembler, cherchant l’accomplissement de Sa volonté et rien d’autre. Il est le Souverain aimant et juste.
Et pour finir sur une note agréable, 2023 m’a laissée aussi de belles surprises : un nouveau petit-fils, des attentions succulentes des uns et des autres et beaucoup de petites joies et moments de bonheur en famille.
Quand la traversée du désert vous éprouve au point de perdre la foi ! Véritable abandon ou duperie psychologique ?
Mais quel titre affolant ! Du calme, du calme ! Attendez, je vous explique tout.
J’ai vécu ces dernières semaines deux épisodes maladifs très éprouvants. Eprouvants à tous points de vue : Physiquement, psychologiquement et spirituellement.
Pour commencer, une méchante grippe ou un Covid – « Le virus circule toujours ! » dit mon médecin. – me terrasse. Tous les symptômes sont là et surtout une toux qui n’en finit pas. Au bout de trois semaines, je commence tout juste à me remettre et je prends l’avion pour me rendre à une conférence. Je me retrouve alors à côtoyer des centaines de personnes, dont certaines grippées. Je suis tranquille et compatissante. Cette grippe, je la connais.
– Ah oui ! Je l’ai eue, je sais ce que c’est. Je tousse encore un peu, mais ça va beaucoup mieux. Courage !
Loin de moi, mais vraiment très loin de moi, l’idée que j’attraperais de nouveau ce fichu virus ! Après l’avion glacé comme le Pôle nord, me voilà fiévreuse. Bon, j’ai pris froid, ça va passer ! Sauf, que je suis de plus en plus mal. J’oscille entre montées de fièvre, douleurs articulaires, migraines et un mal de gorge qui vous fait penser aux lames de rasoir. Impossible de me lever avec les vertiges et le cœur qui s’emballe au moindre effort ! Et revoilà la toux qui redémarre de plus belle ! Jusque là, rien d’alarmant ! C’est une grosse grippe, voilà tout ! Je reste confiante. Cependant, je sens que je suis très affaiblie. Je ne remonte pas la pente et les quintes de toux empirent au point de provoquer un lumbago. Je commence à m’inquiéter de la durée de cet état et consulte au bout d’une huitaine de jours. Là, je suis mise immédiatement sous antibiotiques, car foyer infectieux détecté sur un poumon.
Encore une fois, je me dis qu’avec les antibiotiques à dose de cheval, cela va aller. Sauf que, antibiotiques et anti inflammatoires ne font pas bon ménage. Les douleurs de dos sont très peu soulagées avec les anti douleurs. A partir de ce moment, je me sens mal, mais mal, mais mal ! Je suis épuisée moralement, très diminuée physiquement et voilà qu’arrivent les nausées et la diarrhée, malgré la levure. Interdiction de vomir pour garder les médicaments ! Quelle torture !
Là, je ne vis plus, je survis. Je n’ai envie de rien. J’ai une tête de zombie et j’appelle au secours. « Priez pour moi ! Priez pour moi ! » Je ne sais pas ce qui se passe, mais ma vie est comme suspendue. Les jours défilent tous pareils, sans aucune amélioration. Je n’arrive plus à réfléchir. Je n’ai plus faim – C’est bien la première fois ! – Je n’ai envie de rien. Ma vie et celle des autres n’ont plus d’intérêt. Je n’arrive même pas à être désespérée ou en colère, je suis sans sentiments. J’ai arrêté de vivre tout simplement. Je suis sur PAUSE. J’attends sans attendre. Je ne sais plus que Dieu existe. Je ne prie plus. J’ai perdu la foi. J’oublie que je suis enfant de Dieu. Je traverse un désert aride et terriblement hostile, balayée par des siroccos dévastateurs. Dune après dune, je tourne en rond sans espoir d’apercevoir un paysage meilleur. Les jours sont mauvais et les nuits pénibles. Je ne suis pas désespérée, c’est pire, j’ai arrêté de lutter, résignée.
Finalement au bout de quelques jours, un matin, je me sens tout à coup vivante. La toux est toujours là, mon dos me fait moins mal mais la fatigue et l’inconfort gastrique toujours présents. Mais c’est la vie qui m’envahit et avec elle une merveilleuse espérance. Enfin, je sens que la guérison pointe fébrilement son nez. Et fait extraordinaire, la première personne à qui je pense, c’est Jésus. » Ah Seigneur, merci, merci Jésus ! Merci, merci, mille fois merci ! » Des chants de reconnaissance montent de mon cœur, même si je ne peux pas élever la voix.
Tout à coup, je réalise que d’un cœur inerte jaillit soudain une profonde reconnaissance envers mon Sauveur et Seigneur. Comment mon cœur peut-il se retourner de cette manière comme une crêpe ? Finalement ai-je vraiment perdu la foi ? Est-ce une illusion ? Mon cerveau m’a t-il joué un tour ? Mon âme est malade mais mon esprit non, pourquoi cet état ?
Finalement, je questionne Madame Google, celle qui finit vos phrases avant vous. Et surprise, découverte extraordinaire ! Je lis qu’on peut se sentir grincheux ou triste à cause des macrophages qui combattent l’infection et qui sécrètent des cytokines. Ces cytokines peuvent affecter les régions du cerveau qui gèrent les émotions et le raisonnement. C’est un système de survie pour concentrer l’énergie du corps sur la guérison. Notre corps est une merveilleuse création ! On le sait : réfléchir et éprouver des sentiments consomment beaucoup de carburant. Notre cerveau nous force au ralenti. L’objectif est de ne pas se fatiguer davantage pour guérir au plus vite.
Bien entendu, tous les épisodes maladifs ne provoquent pas cette paralysie psychologique. Mais si c’est le cas, restons tranquilles. Il n’y a donc aucune condamnation à avoir ! Je n’ai pas perdu la foi. J’étais juste incapable de fonctionner, de réfléchir, de penser au Seigneur ou à qui que ce soit d’autre, incapable de vivre tout simplement.
Par la suite, j’ai pensé à ceux qui ont prié pour moi. Quelle famille merveilleuse ! Quand nous sommes sur OFF, la foi des autres entrent en jeu. Des sœurs ne me sachant pas malade ont eu à cœur de prier pour moi. N’est-ce pas magnifique ?
Lorsque qu’une personne traverse une maladie paralysante psychologiquement, il ne sert à rien de la secouer ou de la raisonner. Il est fort possible que son cerveau soit sous l’effet des cytokines. Veillons à ce que le malade boive beaucoup et s’alimente de manière adaptée ! Prions pour que le découragement n’ait pas le dessus et que la guérison vienne ! La foi des uns soutiendra les autres et la grâce infinie de notre Dieu répondra aux besoins de chacun.
J’aime ma famille. J’aime la famille de Dieu. Soyez tous bénis !
Un petit coucou pour vous donner des nouvelles et vous demander si tout va bien ! Très absorbée par le professionnel (entre autre), j’ai du reléguer mon blog aux calendes grecques, avec l’espoir de vous écrire à nouveau. Me voici !
Je vais bien. Et vous ?
Imaginons que tous les deux, nous sommes confortablement installés dans mon salon, une bonne tasse à café ou de thé à la main, pour nous réchauffer – il fait 16°C en cet instant -. Cela fait bien longtemps que l’on ne s’est pas rencontrés et le plaisir des retrouvailles est partagé, du moins je l’espère. Alors, de quoi allons-nous parler ?
On débute généralement par les nouvelles de la famille, politesse oblige. Puis le travail, la santé, la dureté de la vie, le gouvernement, …, et cela dans l’ordre que vous convient.
Arrive enfin le moment où l’on aborde notre vie chrétienne respective ! Et là, bien souvent, on ne parle pas de nous, mais des autres. La passion prend le dessus, les filtres sautent, les commentaires vont bon train. On devient tout à coup très volubiles, à en perdre respiration. On commente telle ou telle exhortation en y mêlant nos réflexions personnelles, au point où on s’éloigne ce que le pasteur a voulu délivrer comme message.
Selon la maturité dans laquelle on se trouve, on va faire des efforts pour ne pas se laisser aller à trop de remarques désobligeantes et de commentaires déplacés sur les uns et les autres – frères et sœurs en Christ, est-il utile de le préciser ? -L’adage dit que les paroles s’envolent et les écrits restent. L’apôtre Jacques a une toute autre opinion lorsqu’il parle de la langue. Et, reconnaissons-le, avouons-le, les femmes, en général, domptent bien mal ce petit organe qui peut embraser toute une forêt.
Qui ne s’est pas surpris à se laisser aller à un jugement malheureux et immédiatement ressentir la tristesse de l’Esprit ? On essaie alors par tous les moyens de rattraper ces paroles, en espérant les effacer à coup de « Il faut prier pour lui, pour elle.« , « Tu sais, le Seigneur va la changer. » ou encore « Que cela reste entre nous, on va garder la foi pour cette personne, car on a tous le droit de changer !« . L’ignominie nous gagne et on ne l’exprime même pas.
De plus en plus, j’ai cette conviction que nos paroles ne s’envolent pas. Ce sont des semences de l’ennemi qui pourrissent les relations. Ce sont des croix qu’on met sur les autres, des cases ténébreuses dans lesquelles on les enferme : orgueilleux, radin, légaliste, égoïste, paresseux, etc.
Heureusement, la repentance aide chacun à se relever et nous constatons avec gloire que les personnes changent, pour peu que l’Evangile apporté le permette. Hélas, bien souvent, nous ne savons pas les dégâts que nous causons.
Je me suis repentie bien de fois d’avoir trop causé ou d’avoir perdu la foi concernant un frère ou une sœur, l’enfermant dans ses mauvais penchants ou dans des mauvais souvenirs, comme si le Seigneur ne pouvait pas intervenir et amener un changement de cœur. Nous attendons tous que l’autre change, mais n’est-ce pas au maître de s’en occuper ?
Entrons en nous-mêmes, comme nous sommes chacun exhortés à le faire ! Crions sur notre misère plutôt que de geindre sur ce qui nous dérange chez les autres ! Puissions-nous avoir un cœur brisé d’avoir émis des jugements, bien souvent inexacts, car nous n’avons ni les tenants ni les aboutissants de toute situation !
Que le Seigneur nous amène tous à une plus grande maîtrise de notre langue ! Le corps de Christ s’en porterait bien mieux. Que nos conversations soient de plus en plus sanctifiées ! Rejetons toute mauvaise pensée, avant qu’elle ne s’exprime !
Je veux vous relater cette petite mésaventure, arrivée à mon chat, il y a peu. Tout justes arrivés dans notre nouvelle maison, le moment est venu d’y amener notre chatte Minette.
Au préalable, tout a été fait pour préparer son arrivée. J’ai bien pris soin de laisser le maximum d’objets empreints de son odeur et de la nôtre (tapis de sol, plaids, coussins, draps, couette, …). J’ai même frotté ses babines avec un gant pour frotter tous les coins de murs à sa hauteur. Enfin, bref ! Toutes les recommandations d’usage ont été respectées.
Après l’épisode de la mise en cage et le voyage agrémenté de miaulements assourdissants, nous voilà arrivés. Je ferme bien toutes les portes et fenêtres et la voilà lâchée dans la maison. Ce que je n’avais pas prévu, c’est que la maison louée meublée, l’odeur du chat du précédent locataire se trouvait aussi dans la maison et sur les meubles. Aïe ! Minette, terrorisée, a piqué une course et s’est réfugiée sous l’énorme canapé d’angle, en jonc de mer.
Je me suis dit qu’elle allait s’y faire et sortir de son trou quand elle le décidera. Eh bien, figurez-vous que ce ne fut pas une mince affaire. En effet, elle a pointé son nez à plusieurs reprises, jusqu’à ce que je comprenne qu’elle était coincée. Ben mince, alors ! Elle est rentrée, elle va bien pouvoir sortir ! Et que nenni ! En fait, dans l’affolement, elle s’était complètement aplatie pour se glisser sous le fauteuil. Mais dans l’autre sens, elle tenait absolument à sortir sur le dos, ses griffes plantées au-dessus dans le jonc de mer, puisqu’elle ne pouvait les planter dans le carrelage. Voulant l’aider, j’ai tiré moi aussi, avant de conclure que son bassin ne passerait jamais. Me voilà à essayer de soulever le fauteuil ! Impossible, il doit peser une demi-tonne. Obligée d’attendre que mon mari rentre, je glisse de l’eau et des croquettes sous le canapé. Même à deux, nous n’avons pas pu soulever ce fichu canapé. Il a fallu utiliser les grands moyens : récupérer le cric de la voiture pour délivrer la Minette. Elle n’a cessé de renifler ce canapé, gueule ouverte, pestant contre le félin précédent, qui avait laissé ses traces, pour preuve les nombreuses griffures présentes un peu partout. Il lui a fallu deux jours entiers pour se rassurer qu’elle était bien la seule occupante du logement.
Cette histoire peut avoir plusieurs morales, bien entendu. Je retiendrai celle-ci : notre ennemi est invisible. Cependant, nous savons qu’il est existe et qu’il est à l’œuvre pour nous détourner du plan de Dieu. Cependant, comme Minette, nous pourrions croire qu’il n’est pas loin et lui attribuer beaucoup de méfaits, alors que souvent, nous payons le tribut de nos propres actions et mauvaises décisions.
Lorsque je me mets en colère, par exemple, parce que j’interprète une situation comme étant une agression contre ma personne – C’est pompeux, n’est-ce pas ?- alors qu’il n’en est rien, je vais faire face à la réprimande de l’Esprit, ressentir la tristesse qui doit mener à la repentance et risquer de provoquer des réactions en chaîne, si j’agresse l’autre.
Etant chrétien, on sait qu’il faut pardonner, alors on lutte. Vous connaissez ce cercle non vertueux ? Je fulmine et je pardonne. Puis je fulmine et je pardonne. Ensuite, je fulmine et je pardonne. Et cela peut durer longtemps. C’est une position dangereuse que celle-là ! C’est une pente savonneuse sur laquelle le cœur peut devenir mauvais et nous pouvons perdre notre paix pour finir par s’endurcir. Ne ressentant plus la grâce, nous nous coupons nous-mêmes de Dieu et des autres. Et là, l’ennemi ramène à notre souvenir toute une poubelle d’injustices et d’étiquettes qu’on a oublié d’enlever sur le front des uns et des autres.
Que faire ? Ne jamais accepter un cœur mauvais et crier au Seigneur. Et si on ne s’en sort pas, il faut s’humilier et courir vers un berger. Ah, c’est dur d’avouer qu’on a du mal à pardonner ! Notre chair ne veut pas de cela. On préfère que cela reste entre Dieu et nous. Justement, lui veut que notre relation avec nos bergers grandisse et que les ténèbres se dissipent entre les frères et les sœurs. Une bonne explication vaut toujours mieux que ronger son frein.
Et croyez-moi, bien souvent ce sont des films que nous nous jouons et qu’il n’y avait aucune mauvaise intention dans les paroles ou les actions du frère ou de la sœur, qui peut aussi être mon époux ou épouse. Encore faut-il en discuter pour s’en rendre compte ! Et quand bien même ce serait le cas, nous devons pardonner.
Dans ces derniers temps, où Dieu prépare Son peuple pour l’Avènement, plus que jamais, gardons notre cœur pur ! « Sans la sanctification, personne ne verra Dieu. » nous dit Hébreux 12 :14. Nous devons faire des progrès dans ce domaine. Soyez bénis !
On ne peut empêcher une guêpe de piquer, quand on la dérange. C’est ainsi, inutile de la supplier !
Voulant couper les branches envahissantes d’un bougainvillier, j’ai rencontré des locataires peu avenantes. Elles ne savaient probablement pas que j’étais la propriétaire du jardin, et donc, du bougainvillier. Soudain, j’ai vu voler vers moi une guêpe qui n’était ni Huguette (d’Antoon Krings) ni Maya, juste à temps, avant l’irréparable. Je parle d’une douloureuse piqûre, suivie de plusieurs semaines de guérison, pour cause d’allergie. La tradition créole parle de la mère guêpe, plus méchante que toutes les autres. Inutile de recourir à l’anthropomorphisme pour justifier nos rancœurs et désirs de vengeance : les guêpes ne sont ni méchantes, ni gentilles, reine mère ou pas. Elles piquent pour se défendre et protéger leur progéniture. N’ayant aucun chasseur sous la main, j’ai décidé de les laisser tranquille, sans néanmoins avoir pensé à la bombe d’insecticide. « Mauvaise idée ! » me direz-vous. Les guêpes ne répondent pas à des raisonnements comme nous les humains. Nous ne pouvons pas leur faire entendre raison, pour qu’elles ne nous piquent pas. A nous de ne pas les déranger !
Cependant, cette histoire illustre une vérité spirituelle. Dieu a établi certaines valeurs qui seront à jamais immuables, certains équilibres qu’il est dangereux de bouleverser. Vous savez qu’en introduisant une certaine espèce pour en faire disparaître une autre, l’équilibre peut être rompu et cela a de terribles conséquences végétales ou animales.
Cela s’applique aussi au moral et au spirituel. En voici quelques exemples :
Dieu dit qu’une famille, c’est un père, une mère et des enfants, avec chacun sa place respective. Après le concubinage, le divorce, le PACS, le mariage pour tous, la procréation assistée, les mères porteuses, voici toutes sortes d’impudicités sont rendues légales. On ne peut pas démolir impunément ce que Dieu a établi.
Dieu demande à l’homme de se reposer un jour sur sept. Qu’arrive-t-il si l’on enfreint ce rythme, si l’on néglige les conseils si précieux de Dieu ? On porte atteinte à notre santé physique et psychologique. Empêcher quelqu’un de dormir et vous réveillerez bien vite son « vieil homme » ou sa « vieille femme ». D’ailleurs cela a été utilisé comme torture, sous certains régimes, et je ne parle pas de bananes.
Beaucoup de versets de la Parole de Dieu nous avertissent des dangers de la gourmandise, des excès du manger et du boire. Là aussi, notre santé s’en trouvera affectée. Oui Dieu guérit encore. Mais va-t-il, à chaque fois, fermer les yeux sur désobéissance répétée ?
Dieu nous exhorte à prendre notre croix chaque jour, à pardonner 490 fois par jour, à se nourrir de la Parole, à soutenir le royaume et les serviteurs de Dieu, à prier pour nos besoins, notre gouvernement, pour les malades, à porter assistance aux indigents, à respecter les lois, … La liste n’est pas exhaustive. Que se passe-t-il lorsque nous décidons de vivre la vie chrétienne à notre manière ? Qu’obtenons-nous ? Voici : une sécheresse spirituelle, un caractère exécrable que seule la croix peut traiter et les conséquences qui s’ensuivent : atmosphère de la maison désastreuse, animosité, intempérance, légalisme et tous les fruits de la chair cités en Galates 5 !
Oui, certaines choses sont immuables : ne pas obéir, tenir à avoir raison, garder son orgueil et ce à quoi on ne veut pas renoncer, tout cela précède notre chute. Nul ne peut espérer se justifier devant Dieu ! Comment avoir la vie et le cœur de Jésus en nous, sans accepter la croix et le châtiment de Dieu ? Comment hériterons-nous de Lui en luttant dans nos épreuves, au lieu de garder la paix et nourrir notre foi ? Qui peut dire si son mariage résistera à son mauvais caractère encore longtemps ? Qui peut assurer que nos enfants ne couvent pas de la rébellion et ne fomentent pas une fuite irrémédiable du foyer, à cause de notre dureté de cœur ou notre manque de soin ? Ce ne sont pas d’hypothétiques scénarios, hélas ! J’ai vu tant de désastre dans les familles.
Je rappelle donc cet adage populaire, tellement vérifié : « Qui sème le vent, récolte la tempête ! ». La Bible, elle, nous promet ceci : « Ne vous y trompez pas, on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, il le moissonnera aussi. » Galates 6.7
Il vaut mieux obéir, aujourd’hui, dans la souffrance, plutôt que de tout perdre demain. N’est-ce pas ?
Cette histoire me fut rapportée, il y a quelques années, concernant un jeune homme qui avait eu, lors d’un enterrement, une attitude exemplaire.
Ce jeune garçon, d’à peine une vingtaine d’années, accompagnait une équipe missionnaire dans un pays pauvre d’Afrique.
L’accueil de l’église locale était
assez mitigé. Cette congrégation était devenue méfiante, quant aux prédicateurs
de passage, qui jusqu’à maintenant, leur avaient promis monts et merveilles.
Certains, même, avaient peut-être abusé de leur libéralité, malgré leur extrême
pauvreté. L’ambiance n’était pas des plus chaleureuses.
Un évènement totalement inattendu
permit un retournement de situation bienheureux. Un homme décéda et tous les
pasteurs se retrouvèrent ensemble aux funérailles. Pendant la cérémonie, deux
frères s’acharnaient à creuser le trou suffisamment profond destiné au
cercueil. Il semblerait que cela traînait dans le temps. C’est alors que ce jeune
homme de l’équipe missionnaire saisit une pelle et se mit à creuser.
Stupéfaction générale ! Comment un jeune homme blanc pouvait-il se
préoccuper d’une famille noire qu’il ne connaît pas et pauvre de surcroît ?
Comment acceptait-il de descendre dans ce trou pour une tache aussi ingrate, faisant
fi de sa belle chemise blanche, sous ce soleil de plomb ? Tous furent
profondément touchés de ce geste spontané et rempli d’empathie. Il n’en fallait
pas plus pour que l’accueil en soit bouleversé. Toute l’église locale et ses
dirigeants ont alors ouvert leur cœur et accueilli l’Évangile, avec joie et
empressement. Cet Évangile qui consiste à aimer, donner, faire grâce plutôt que
réclamer.
Cela me fait penser à ces versets
de l’apôtre Jacques: « Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a
donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les
frères … N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et vérité. »
Cette église, blasée d’anciens
discours sans véritables soins spirituels et naturels, avait vu, par ce jeune
homme, qu’aimer signifie donner, soutenir et aider. Ils ont vu, au-delà des mots,
des cœurs disposés à donner leur vie pour eux, plutôt que des étrangers venus les
dépouiller une fois de plus.
Parfois, un geste suffit pour
manifester le cœur de Dieu, pour
montrer que l’on est concerné, de manière désintéressée et emmener les hommes
et les femmes à se tourner vers Lui. Jésus nous le demande : « Vous
avez reçu gratuitement, donnez gratuitement. »
Soyons concernés par le salut des
âmes, par le soutien aux frères et sœurs en la foi, par leur croissance
spirituelle, par leurs besoins les plus élémentaires. Les temps deviennent de
plus en plus difficiles et certaines familles rencontrent de réelles difficultés
financières. Elles prient, exercent leur foi et s’en remettent à Dieu. Nous ne
pouvons pas décemment fermer nos entrailles, mais nous devons prier pour être
conduits, pour ne pas bouger dans nos émotions ou le légalisme, en un mot, dans
la chair.
Le lien familial dans l’église se
construit par l’omniscience du Saint-Esprit. Lui seul sait comment unir les cœurs.
Chacun est appelé à intervenir, poussé par l’Esprit, pour diffuser le soutien
nécessaire, dont Dieu se servira pour créer et tisser les liens spirituels. Il
convient de prier pour savoir comment et quand soutenir.
Puissions-nous être de ceux qui arrivent
à point nommé pour être une bénédiction ! La gloire en revient à notre
Dieu, toujours, car nous ne sommes que des instruments entre Ses mains.
Personne ne m’écoute ! Personne ne veut de mes conseils ! Qu’est-ce qui se passe, Seigneur ?
Avez-vous déjà ressenti que vous ne vous sentez pas relâchés dans le service de Dieu ? Mille questions vous envahissent alors : Pourquoi ne me fait-on pas une place ? Pourquoi ne reconnaît-on pas mes talents ? Est-ce les hommes qui m’arrêtent ? Est-ce le Seigneur qui me bloque ? Qu’est-ce qui se passe ? Il arrive que nous nous sentions arrêtés, comme bloqués dans une impasse. Nous sommes insatisfaits, frustrés, voire en colère.
Etant dans l’éducation, je me souviens d’avoir pris RDV avec mon pasteur pour lui reprocher de ne pas mettre à profit le professionnalisme de certaines personnes dans l’église, en l’occurrence, moi, pour organiser les sorties de l’église des enfants – aussi appelée école du dimanche, terme non approprié pour ma part, car le soin spirituel n’a rien à voir avec l’enseignement de l’école -. J’étais à cette époque, remplie de zèle et dans une recherche incessante et épuisante de reconnaissance. Tout ce que je proposais était alors refusé, comme si tout le monde s’était ligué contre moi pour m’empêcher de servir le Seigneur. Bien entendu, cela était faux. C’était juste le Seigneur qui me résistait, afin que je prenne conscience de mon état de cœur. Plus il me résistait, plus je me rebellais. J’en suis même arrivée à dire au pasteur :
– Il y aura un mort un jour, dans ces randonnées, tellement l’organisation est complètement absurde. Ce n’est pas comme cela qu’on encadre des enfants, etc., etc. Peut-être qu’il faudrait demander l’avis de ceux qui ont des compétences ? Peut-être aussi qu’il faudrait écouter quand on donne des conseils, non ?
– Penses-tu réellement que tous se sont entendus pour refuser ton aide ? Tu sais, parfois, le Seigneur rend tout le monde sourd autour de nous, car il veut faire une œuvre dans notre cœur. Il ne remet pas en doute tes compétences, mais Il veut œuvrer en toi, …
Ce fut une bonne claque que je reçus ce jour-là car, je vis mon état de cœur et surtout ma motivation qui n’était pas très louable. Ouh la la ! Je suis rentrée chez moi, penaude, honteuse, mais réalisant, presque avec joie, que mon Père me châtiait, pour mon bien, pour me rendre digne de Le servir avec un cœur pur. J’ai senti que j’étais une enfant légitime car j’avais part à Sa correction.
Ce genre de châtiment nous marque et c’est tant mieux. Nous pouvons nous référer à ces souvenirs, quand nous passons à nouveau dans ce chemin de l’excitation charnelle, où nous fonçons tête baissée, dans des portes fermées.
Et alors, nous apprenons à discerner le panneau « STOP » du Saint-Esprit, et nous sommes encore enseignés que le Seigneur cherche des cœurs purs, propres et propres à Son service. Les compétences et talents ne sont pas un problème quand ils sont au service qu’un cœur en bon état. Soyons tout simplement à notre place et acceptons d’être l’instrument du moment, comme l’Esprit l’aura décidé. Servons dans la liberté et la simplicité.
1 Pierre 5/6 nous encourage : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’Il vous élève au temps convenable. »
C’est l’Esprit qui gère les talents de chacun. C’est Lui qui décide qui doit intervenir selon le don qu’Il a attribué à chacun. Donc, il n’y a aucune raison d’être jaloux, d’être en compétition, de se sentir menacé ou de prendre « la grosse tête ». Dieu est un sage architecte pour construire Son Eglise, selon Son plan.
Nous sommes tous appelés, en tant qu’enfant de Dieu, à bouger poussés par l’Esprit, dans la liberté. Mais sachons que c’est dans ce chemin que nous apprendrons à travailler en équipe, à faire mourir nos convoitises et notre orgueil, à apprendre de ceux qui sont passés dans ce même chemin avant nous, à renoncer à nous-mêmes pour avoir cette Vie et cette Vie en abondance.
Il y a quelques jours, j’ai dû emmener mon chat chez le vétérinaire. C’est à chaque fois, toute une aventure.
Il y a quelques jours, j’ai du
emmener mon chat chez le vétérinaire. C’est à chaque fois, toute une aventure.
Comme je l’ai recueilli à un âge avancé, je n’ai pas pu l’habituer à toutes les
manipulations d’usage, comme se laisser consulter les oreilles, ouvrir la
gueule, entrer dans la cage de transport, … Avec Minette, il faut redoubler
d’astuces et de ruse. D’abord, j’attends qu’elle dorme. Je vais chercher la
cage seulement à ce moment-là, car si elle l’aperçoit, comme par hasard, elle
disparaît. Ensuite, fermement, je l’attrape par la peau de coup, profitant de
l’effet de surprise pour la glisser de haut en bas dans la cage. J’y arrive
généralement du premier coup. Si jamais, j’ai le malheur de l’attraper éveillée
et qu’elle me voit la diriger vers la cage, je me retrouve avec quelques belles
signatures sur les bras et les mains. Coriace, la Minette ! Ensuite, il
s’agit de supporter ses miaulements pendant tout le trajet. Arrivée chez le
vétérinaire, elle se tapit au fond de la cage attendant son tour. Elle a bien
sûr reconnu l’endroit et l’odeur des autres animaux, notamment des chiens, et
se tient tranquille.
L’autre épisode est le moment de
la consultation. Alors, cette fois, il faut batailler pour que Mademoiselle
veuille bien sortir de la cage. Une fois extirpée de force, elle ne cesse de
lutter pour y retourner à tout prix. Seul moyen de l’en dissuader, faire
disparaître la cage sous la table. Non mais, c’est fou ! Elle préfère être
enfermée dans cette fichue cage plutôt que faire face aux mains bienveillantes
du vétérinaire. Les soins terminés, inutile de l’inviter à y retourner. Elle ne
se fait pas prier. Et c’est reparti pour un concert de miaulements jusqu’à la
maison !
Tout cela pour vous dire que
parfois, nous, les chrétiens, nous réagissons de la même manière. Je
m’explique. Il arrive que le Seigneur parfois nous place pour un temps, plus ou
moins long, avec certaine(s) personne(s). Il en connait les raisons que, nous,
nous ignorons. La plupart du temps, le Seigneur veut nous rendre meilleurs et
nous débarrasser d’un trait de caractère, pas joli joli. Le seul moyen est de
nous emmener à nous frotter avec des personnes que nous n’aurions pas choisies,
qui nous semblent insignifiantes ou qui ont l’art de nous irriter, qui sont
trop ceci ou pas assez cela. Pour exagérer, leur seule respiration nous
dérange. Êtres charnels, nous ne choisirions comme fréquentations que des
personnes qui nous ressemblent, qui ont le même statut social que nous, qui
parlent comme nous, qui s’habillent comme nous, … Mais Dieu veut que nous
devenions des frères et sœurs de cœur.
C’est un énorme chantier ! Dieu n’a pas peur de nous montrer notre misère
et il sait qui mettre avec qui et à quel moment, pour que Son œuvre dans nos
cœurs s’accomplisse.
Cette confrontation est tellement désagréable, que nous n’avons qu’une seule envie : FUIR. Pourtant, c’est pour notre bien ! Nous devons surmonter toute animosité, toute barrière, toute différence pour former le corps de Christ. Comment œuvrer ensemble s’il n’y a pas de relations de l’Esprit ?
Donc, parfois, comme Minette,
nous courons nous réfugier en prison, plutôt que laisser les mains du Maître
prendre soin de nous et nous débarrasser de notre chair. Nous préférons
retourner à notre confort, à notre petite vie dans la chair, plutôt que
continuer à fréquenter celui-ci ou celle-là, car les relations sont trop
difficiles. Nous nous retirons avec de bonnes excuses, sans réaliser que nous
sommes en train de retarder notretransformation.
Paul nous dit que la chair est à crucifier avec ses passions et ses désirs.
Elle s’opposera toujours à l’Esprit et nous devons la vaincre, par la grâce de
Dieu, non par nos propres forces. Nous pensons nous connaître, mais nous avons
souvent une trop haute opinion de nous-mêmes. Les épreuves dans les relations
viennent nous révéler ce que nous transportons encore de charnel, notre
iniquité bien cachée. Et, cela ne se fait jamais dans un esprit de condamnation ou de
jugement. Les vrais serviteurs et servantes se garderont de juger, car ils font
face eux-mêmes à leur propre chair.
Certaines personnes ont été des
instruments extraordinaires pour ma vie. Elles ont dû me résister fermement
pour briser le roc que j’étais. Je suis passée souvent par la colère, la
rancune, le désir d’abandonner avant de capituler en réalisant que la verge du
Seigneur se tenait devant moi, en la personne de frère Untel ou sœur Unetelle.
A quoi sert-il d’en vouloir au bâton, quand c’est la main de Dieu qui le
tient ? Je bénis mon Seigneur pour de tels frères et sœurs pour leur
intervention dans ma vie, même si parfois, ce fut douloureux. Je ne les aurais
pas choisis, à coup sûr, question de phéromones, sans doute !
Mais lorsque ces personnes, avec
courage, persévérance et un cœur de
grâce, acceptent de la part du Seigneur de s’occuper de vous, vous finissez
par les aimer et les apprécier pour ce qu’ils sont : des hommes et des
femmes de l’Esprit. Et s’il arrive que leur intervention est un peu maladroite,
entachée de loi, d’impatience ou d’irritation, alors quoi ? N’y a-t-il pas
une réserve de pardon, en chacun de nous ? Refuserions-nous de subir l’injustice quand
Christ l’a acceptée pour nous sauver ? La plupart du temps notre notion d’injustice
a fort à voir avec notre orgueil blessé. Personne n’est 100% dans l’Esprit,
étant dans ce corps. Allons-nous nous retirer, car la forme n’était pas
correcte ? Dieu nous encourage à retenir ce qui est bon, donc à considérer
le contenu et non la forme. Restons avec le cœur de ceux qui nous corrigent. Eux,
aussi, parfois souffrent de notre rébellion, de notre ressentiment ou de notre
colère. Ils gardent la foi pour nous malgré tout. Leur joie est de nous voir
devenir dociles, apprendre et apprendre encore. Et vient le temps où nous
devenons recommandables, comme un bon disciple qui s’est humilié, dépouillé,
avec l’espoir de devenir de plus en plus comme son Maître, le Christ. Et n’oublions
pas que cette œuvre n’est jamais terminée.
Ne fuyons pas les personnes avec qui c’est compliqué ! Cela peut être un collègue de travail, un patron ou un subordonné, un frère, une sœur. Dieu sait pourquoi ils croisent notre chemin. Dites-vous qu’il y a toujours quelque chose de bon à retirer de tout cela, premièrement pour vous-mêmes. C’est l’apprentissage de la patience, du pardon et de la foi. Petit à petit, la mort de la croix fait son œuvre. Le proverbe populaire dit « A quelque chose, malheur est bon ! » La Bible, elle, nous dit : « Regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » (Jacques 1 versets 2 à 4)
Quand le châtiment de Dieu fond sur nous, résistons à cette envie de nous retirer, de fuir. Voyons l’envoyé de Dieu comme l’instrument qui correspond à notre chair. Persévérons, emmenons notre chair à mourir dans cette situation. Enfant, parfois, un regard paternel ou un froncement de sourcils, nous faisait rentrer dans nos petits souliers. Parfois, nos fessiers ont un peu changé de couleur, nous avons été isolé ou puni de dessert, de piscine. Les parents savent ce qui peut toucher, pour permettre à un cœur de capituler. Dieu, mieux que nos pères, connait notre cœur, et mieux que nous-mêmes ! Faisons-Lui confiance. Le hasard n’existe pas dans la vie d’un enfant de Dieu !