« 20/20 » ou « Peut mieux faire ! »

Le Seigneur nous dit que lorsque nous l’acceptons dans notre vie, nous devenons une nouvelle créature. « Voici toutes choses deviennent nouvelles ! » Nous sommes appelés à marcher en nouveauté de vie. Après quelques années de conversion et de mariage, je me suis rendue que j’avais beaucoup à apprendre. Beaucoup de choses étaient à revoir. Mais chaque chose en son temps ! « Dieu fait toute chose belle en Son temps. » Il a fallu retourner à l’école pour apprendre.

Le Seigneur nous dit que lorsque nous l’acceptons dans notre vie, nous devenons une nouvelle créature. « Voici toutes choses deviennent nouvelles ! » Nous sommes appelés à marcher en nouveauté de vie. Après quelques années de conversion et de mariage, je me suis rendue que j’avais beaucoup à apprendre. Beaucoup de choses étaient à revoir. Mais chaque chose en son temps ! « Dieu fait toute chose belle en Son temps. » Il a fallu retourner à l’école pour apprendre.

Ayant reçu une certaine éducation, j’ai reproduit ce que j’avais reçu, enfant – C’est ce que nous faisons tous d’ailleurs – et j’ai fait de mon mieux. Mais, mon mieux n’était peut-être pas le « mieux » du Seigneur. Seule avec eux, j’avais tendance à masquer l’absence du père en les couvrant de biens matériels. Il est arrivé un moment où on attira mon attention sur le fait que je devais discipliner mes enfants davantage. Je n’ai pas accueilli cela avec joie, mais avec beaucoup de colère, persuadée que ce qu’on disait d’eux était faux. Après plusieurs tentatives du Seigneur, j’ai abdiqué et commencé à revoir mon éducation. Ce fut un virage à 360°. Mes enfants ont du se demander quelle mouche m’avait piquée, mais cela a porté ces fruits et de bons fruits.

Un autre retour à l’école fut celui d’apprendre à compter. Pendant longtemps, disposant de revenus plus que confortables, je dépensais sans retenue. Les enfants étaient accrochés au chariot et chacun allait de ses envies pour tâcher de le remplir. Mais c’était sans compter sur le temps des « vaches maigres », tellement inattendu et tellement douloureux. J’ai dû ravaler mon orgueil et crier à l’aide pour pouvoir prendre soin de mes enfants. La première leçon a été d’apprendre à faire un budget. Je me revois encore dans ce bureau où j’étais venue chercher des conseils. Les questions étaient : « Bon, voyons vous êtes à 4, combien coûte 400g de viande et 400g de pâtes ou de riz ? Combien coûte ceci et cela pour un petit déjeuner ? … » Je me suis alors aperçue que je ne connaissais aucun prix de ce que j’achetais. Je me serais cachée sous la table. Vraiment, j’avais tout à apprendre, notamment, à faire confiance au Seigneur. Dans l’abondance, je n’avais pas besoin de foi pour mes besoins. Il était temps d’apprendre. Et j’ai vu des miracles se passer : un loyer exceptionnellement bas, des bénédictions de gauche et de droite. J’ai appris également à recevoir et à dire « Merci ! ». J’ai appris à tenir un budget « chrétien ». J’ai couru chercher un cahier – Je n’avais pas encore Excel. – pour mettre en pratique ce que je venais d’apprendre : sur la première ligne mes ressources, juste en dessous mes offrandes selon un pourcentage décidé librement, en obéissant à l’Esprit et en essayant de faire chaque année davantage. Puis les dépenses incompressibles et tout le reste. J’ai eu devant moi des exemples d’intégrité et j’ai appris à leur côté. J’ai appris à discerner l’essentiel du superflu et à différer les achats, plutôt qu’emprunter ou me servir de toutes ces cartes de crédit renouvelable à 18 ou 20% d’intérêts – C’est fou ! C’est un piège bien ficelé, cette affaire ! – et bien plus, j’ai appris à chercher l’approbation du Seigneur pour les achats importants. Aujourd’hui, avec mon  mari, nous apprenons à vivre dans le contentement, même si les besoins sont nombreux. Nous avons fait le choix de servir premièrement le royaume et cela fait notre joie.

Une autre leçon a été de mieux m’organiser afin de racheter du temps pour l’essentiel : prier, lire sa Bible, être fidèle aux réunions, prendre du temps pour les siens, … Là aussi, j’ai dû sortir des sentiers battus de la tradition : apprendre à cuisiner vite et facile, anticiper les évènements importants pour ne rien rater (conférences, séminaires, voyages, …), fermer la porte à toutes sortes de distractions chronophages, apprendre à recevoir avec très peu – C’est la communion qui compte, pas l’assiette ! – obéir à l’Esprit plutôt qu’au budget, … Il m’est arrivé de bénir, tout en étant dans le manquement, et le Seigneur a toujours pourvu à tous nos besoins.

Une autre leçon a été d’apprendre à se soumettre en tant qu’épouse, ou en tant que femme devant tout homme qu’il soit en autorité ou non. 1 Corinthiens 11/3 dit ceci : «  Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l’homme est le chef de la femme. » J’ai réalisé comment le Seigneur attend de moi un esprit doux et paisible. J’ai réussi quelques examens – et raté quelques-uns -mais je n’ai pas encore eu mon diplôme de fin d’études.

Une autre leçon est d’apprendre à être sensible à l’Esprit, quant à la loi ou aux émotions, attachées à mon moi, comme le sont les taches à la peau du léopard. Chaque situation est l’occasion de débusquer cette chair qui s’oppose à l’Esprit. Il s’agit de faire mourir la loi, le jugement, les émotions – Le cœur de maman en est rempli, hélas ! – pour s’exercer à se tenir et à agir selon le cœur de Dieu, même si cela occasionne des souffrances, de l’incompréhension ou de la tension dans les relations. Là aussi, je n’ai pas encore remporté le diplôme de fin d’études. J’espère l’avoir un jour, travaillant à cela inlassablement.

Romains 6/4 nous dit que «  nous avons été ensevelis avec Lui par le baptême en Sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. »

Je réalise que cette nouveauté de vie est une œuvre qui dure toute la vie. Et vous savez quoi ? Je n’ai pas encore fini d’apprendre. De temps à autre, le Seigneur m’appelle à m’asseoir à nouveau sur les bancs. Je me transforme à nouveau en élève plus ou moins studieuse, les yeux et oreilles du cœur bien ouverts, pour apprendre à nouveau.

Je vous souhaite d’avoir de bonnes notes de la part du Maître – aujourd’hui, on dirait professeur – d’école. C’est le meilleur que l’on puisse avoir ! Parfois, il nous confie à Ses assistants – que nous ne choisissons pas, hé hé ! -, et fait étrange, souvent ils sont moins intelligents, moins diplômés, moins … que nous – Ça fait sauter tous nos circuits, je vous l’dis ! – et pourtant, ils sont là de la part du Maître pour nous apprendre quelque chose, qui vaut de l’or assurément, puisque ce sont des assistants de l’Esprit.

J’aime beaucoup retourner à cette école – C’est à chaque fois un défi qu’il faut relever. – car elle me rend meilleure et chaque année davantage semblable au Maître. Et vous, voulez-vous de cette école ? Le Seigneur prend des inscriptions toute l’année, inutile d’attendre la rentrée !

De mon mieux, pas de ton mieux !

Nous devons grandir, c’est-à-dire, diminuer pour que Lui croisse en nous, mais toujours dans la liberté.

A l’occasion d’échanges de vœux pour le nouvel an, un frère me disait combien l’Eglise a besoin de tous pour prendre soin des âmes. Ce à quoi, je répondis : « Je ferai de mon mieux ! », mesurant alors la portée de mes mots et surtout de mon engagement. En mon for intérieur, je réfléchissais à ma réponse et une question me traversa l’esprit : « Oui, mais lui, qu’attend-il exactement ? » Un instant, une crainte m’envahit, pensant que je ne serai pas à la hauteur de ce qu’il attend –peut-être – de moi. Et voilà, la porte aux raisonnements est ouverte, la condamnation se profile à l’horizon, alors qu’aucune situation ne soit encore survenue ! – Foufff ! Fichue tête ! 

Il est clair que nous avons tous des attentes les uns par rapport aux autres, les époux entre eux, les parents envers les enfants, les pasteurs envers les brebis, les frères et sœurs entre eux, …. Nous voulons tous servir Dieu de tout notre cœur, mais aussi dans la liberté. Nous voulons être libres. Jésus nous a affranchis, ce qui veut dire que nous étions esclaves, du jugement éternel premièrement. Et notre vieil homme – vieille femme – n’est pas encore terrassé. Loin de là ! Alors comment va-t-on changer, si notre communion avec Dieu est la seule que nous tolérons et que nous nous fermons à toute main qui veut nous secourir. Où est notre liberté dans tout cela ?

Tout doit se passer dans une relation d’esprit, de cœur, entre frères et sœurs de cœur. Déjà, on ne parle pas à quelqu’un qui n’est pas prêt à entendre ! Attention de heurter, de blesser, par des interventions maladroites et prématurées ! Soyons sûrs d’avoir le cœur de Jésus dans notre approche et surtout d’avoir été envoyés, par le Saint-Esprit ! Plus nous nous connaissons – de cœur -, plus notre entraide sera efficace. Nous parlons, exhortons, encourageons et laissons l’autre face à sa décision.

Oui, je suis libre ! Oui, je peux accueillir toute parole proclamée pour me faire grandir et oui, je peux refuser de la considérer, et cela indépendamment de la douleur qu’elle produit – Personne n’aime être corrigé ! – J’ai toujours une alternative, mais j’aurai la rémunération qui s’ensuit.

La nouvelle alliance est remplie de communion fraternelle. L’Eglise a toujours été le plan parfait de Dieu pour mener tout homme, toute femme, à devenir comme Son Fils. Dieu a placé au milieu de Son royaume des sentinelles sur notre vie à tous, des cœurs concernés par notre croissance, nous abreuvant dans les terribles déserts et se transformant parfois en verge de l’Éternel. Si là où vous êtes, il n’existe pas de vrais serviteurs prêts à se sacrifier pour vous, des frères et sœurs qui donnent leur vie pour vous aider à grandir, alors vous n’êtes pas dans la bonne église. Fuyez si vous êtes sous toutes sortes de lois, pour donner, donner, donner et ne rien recevoir en retour ou si peu ! Fuyez si vous ne ressentez pas le cœur de Jésus dans ceux qui vous dirigent !   

Deutéronome 30/19 dit : « J’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives. » Paul dit qu’il est maintenant esclave de Christ. Et c’est un esclavage, dans lequel je perds tous mes droits, mes privilèges, ma réputation, mes couronnes, afin de revêtir Christ. Ma vie est maintenant d’accomplir Sa volonté et c’est un honneur. Nous sommes donc libres, mais tous esclaves. A vous de voir qui vous voulez servir ! Certains, quoique chrétiens, veulent vivre pleinement leur vie terrestre, courant après les richesses d’ici-bas. D’autres choisissent de nourrir l’ambition de devenir un grand homme – une grande femme – de Dieu,  prenant le risque d’oublier cette croix qui dépouille. D’autres veulent réussir une grande carrière pour avoir de quoi bénir l’œuvre de Dieu – Quelle terrible séduction ! -.

J’ai envie de vous dire, faites ce que vous voulez. Vivez votre vie comme vous l’entendez ! Oui, vous êtes libres de le faire. Mais, si vous êtes au bon endroit, si vous Lui avez dit que vous voulez Le servir, si vous voulez changer, alors, Sa Parole vous poursuivra et aura raison de vous. L’Évangile est assez puissant pour transformer quelqu’un, mais la communion fraternelle, les relations de l’Esprit, vont hâter cette œuvre en vous.

N’oublions pas que c’est l’Esprit qui amène la conviction de péché. Ne jugeons pas afin de ne pas être jugés. Prions plutôt si nous voyons un frère, une sœur, commettre une chose répréhensible – à nos yeux, selon la lumière que nous avons, ne l’oublions pas ! -, pour que Dieu l’arrête et le sauve. Encourageons si nous le pouvons et sommes conduits à le faire, sinon laissons chacun marcher avec la lumière qu’il a reçue !

En 2019, je ferai de mon mieux, mais c’est son « MON mieux à moi » ! Sous la prédication de l’Évangile, il est à parier que « mon mieux » de 2020, sera encore meilleur. Il est à parier aussi qu’il y aura encore des moments difficiles, de doutes, même de découragement, d’épreuves dans les relations, … C’est le chemin inévitable de tout chrétien.

Nous grandissons selon la nourriture que nous recevons ! Choisissez la vôtre !

L’orgueilleux, ce malheureux ! (6 et fin)

L’orgueilleux est un malheureux. De grâce, soyons compatissants et patients !

C’est seulement dans la lumière de Dieu et dans celle de son Fils bien-aimé Jésus, qu’il est possible de reconnaître la vérité au sujet de nous-mêmes. Qui sommes-nous devant Dieu et que sommes-nous ? Par nous-mêmes, nous ne sommes rien. Tout ce que nous sommes et tout ce que nous avons est don gratuit de la bonté infinie de Dieu. Reconnaître que nous devons absolument tout à Dieu, qui nous a tout donné et qui nous donne sans cesse tout gratuitement est le fondement de l’humilité.

L’orgueil s’enracine dans l’ingratitude, qui suppose elle-même une perte de conscience de ce que nous sommes réellement, l’oubli de notre condition de créatures. La reconnaissance, qui s’appuie sur une vive conscience de la gratuité de l’amour infini de Dieu à notre égard, alimente ce qui devrait être en nous la première et la plus constante de toutes nos pensées, le premier et le plus constant de tous nos sentiments : l’adoration. Pour aimer vraiment Dieu et son prochain, il faut devenir humble. L’humilité est la source de l’amour, en ce qu’elle rend l’âme capable d’aimer. Et plus une âme sera humble, plus elle sera capable d’aimer, de sorte qu’il n’existe pas de différence entre les degrés de l’humilité et les degrés de l’amour.

Le premier pas à faire pour guérir de l’orgueil sera de prendre conscience de la gravité de cette maladie de l’âme.

La prise de conscience de l’orgueil qui nous habite tous de diverses manières et à différents degrés, doit nous amener à recourir à Dieu, car laissés à nous-mêmes nous n’en guérirons jamais. La source de l’humilité se trouve en Dieu seul. L’humilité de Dieu s’est incarnée en Jésus-Christ. Parfaite image du Père, le Verbe incarné nous révèle à la fois l’immensité de Son amour et la profondeur infinie de son humilité. C’est pourquoi, il nous faut demander instamment l’humilité à Jésus, qui peut seul l’apprendre au monde ; Il nous en fait nettement l’invitation en nous disant : « Apprenez de moi à être doux et humbles de cœur ». (Matt. 11, 29) Pour que la communion de l’homme à l’humilité de Dieu soit vraie, elle suppose en lui une disposition d’humilité, un désaveu très net de tout péché qui l’opposerait à Dieu. Seule l’âme qui n’est pas dans un état d’opposition à la volonté de Dieu peut réellement, par la communion, entrer toujours plus profondément dans l’humilité de Dieu et en même temps dans Son amour. Le grand et seul véritable maître de l’humilité étant Jésus-Christ, c’est en se mettant à Son école qu’on peut guérir de l’orgueil. Se mettre à l’école de Jésus, doux et humble, cela signifie tenir les yeux fixés sur lui et écouter les leçons d’humilité qu’Il nous donne depuis sa naissance dans une étable jusqu’à sa mort sur la croix. Un remède efficace à l’orgueil réside dans la contemplation de la vie de Jésus, où le Fils de Dieu a été abreuvé d’humiliations par amour pour nous.

Un autre remède à l’orgueil est de faire usage de paroles de la Sainte Écriture pour les opposer aux impulsions de notre orgueil. Par exemple, l’Écriture sainte affirme à plusieurs endroits que « Dieu résiste aux orgueilleux et fait grâce aux humbles ». Notre-Seigneur nous dit aussi plus d’une fois : « Quiconque s’élève sera abaissé et quiconque s’abaisse sera élevé ». Il dit encore : « Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, pour avoir caché cela (la connaissance des vérités les plus hautes) aux sages et aux savants et pour l’avoir révélé aux tout petits« .

Comme l’orgueil est l’origine de tous les vices et de tous les désordres, c’est l’humilité qui est le fondement de la sainteté. Personne n’a jamais pu être dans la vérité et devenir saint sans l’humilité. Pour guérir du maudit orgueil, car il mène les âmes à tous les désordres et à leur perte, il faut considérer souvent et admirer la beauté supérieure de la vertu d’humilité qui brille en Notre Seigneur Jésus-Christ.

Dans la lutte personnelle que nous avons à livrer contre les différentes formes d’orgueil, il faut nous appliquer à discerner ce qui, en chacun de nous, peut prêter occasion à l’orgueil. Le travail d’identification de nos faiblesses et de leurs motivations secrètes est indispensable si l’on veut y remédier efficacement. Dans cet effort de discernement que nous avons à faire avec la grâce de Dieu, l’aide d’un guide spirituel nous sera précieuse. Le médecin des âmes est Jésus-Christ seul, mais il se sert habituellement pour les guérir de ministres, d’hommes et de femmes établies dans l’Évangile véritable, dont le rôle est d’aider les âmes à voir clair, à accueillir la lumière et à se tourner résolument vers Dieu, dans un authentique mouvement de conversion, de renoncement à soi et de rejet de toute forme d’orgueil.

De la compassion, de l’instruction pour aider à guérir

Si une personne orgueilleuse se présente à nous, essayons de voir toute la souffrance et la peur dans son comportement. Cette personne cherchera peut-être à nous changer, à nous faire peur par ses attitudes tranchantes et autoritaires. Mais ne nous laissons pas impressionner, car, en réalité, elle est probablement plus effrayée que nous. Ne cherchons pas à lui répondre du même ton.

Avec la perception de notre propre orgueil, nous serons en mesure de l’identifier aussi chez les autres, lorsqu’ils manifesteront un comportement similaire. Nous ressentirons leur grande souffrance à l’idée de ne pas être aimés, ce qui nous aidera à avoir de la compassion pour eux. Nous toucherons leur cœur et nous serons capables de les aider plutôt que de les critiquer. Viendra un jour où nous percevrons les individus d’un œil tout à fait différent en reconnaissant que chaque être humain à sa propre vérité et que la vérité d’une personne est aussi valable que celle de l’autre. Il faut laisser à Dieu le soin de prendre soin de l’orgueilleux, car tant qu’il ne réalise pas sa misère, il est intouchable. Seule la prière sera efficace. A partir du moment, où Dieu lui a montré l’état de son cœur, alors il est possible de l’aider avec compassion et patience. Celui qui désire être libéré se livrera lui-même à cette œuvre de mort de sa chair, pour ressusciter en Christ. Il se hâtera de saisir toute occasion pour faire mourir cet orgueil qui l’empoisonne.

Dieu sait comment traiter notre orgueil ! Il amènera les épreuves et confrontations nécessaires, afin de nous en délivrer. Cette œuvre ne se fait pas sans souffrance, mais elle est inévitable, si on veut acquérir la liberté. Le chrétien quel qu’il soit doit être libre de ce qu’il est et de ce que les autres pensent de lui.

C’est une paix intérieure que seule la puissance de la croix peut amener, avec l’amour de Jésus révélé à notre cœur. L’amour guérit tout !

Prendre sa croix, renoncer à soi-même et suivre Jésus est la clé pour être libre de son orgueil ! C’est un combat de chaque jour contre la chair et Jésus a gagné ce combat. Nous sommes appelés à vivre cette victoire, chaque jour, jusqu’à la délivrance complète, qui arrivera peut-être sur terre et assurément là-haut. Merci Jésus pour la puissance de ta croix !

L’orgueilleux, ce malheureux ! (5)

L’orgueil, cette prison aux barreaux tenaces ! Il y a une solution !

Quel est le remède ?

Regardez ce qu’il nous en a coûté dans notre santé, notre paix intérieure, nos relations, notre bonheur et notre amour avec les autres. Sommes-nous prêts à continuer à payer ce prix ? Cela en vaut-il la peine ? Est-il possible de guérir de l’orgueil ?

L’humilité, par opposition, est une force qui me permet de résister à la pression de cet orgueil en ouvrant mon regard sur la réalité de ce que nous sommes et de notre place dans la famille, l’église et le monde.

Nous voulons tous arriver un jour à vivre l’HUMILITÉ et la FIERTÉ sans laisser l’orgueil prendre le dessus. Le renoncement à nous-mêmes est une très grande assistance lorsque l’orgueil veut nous envahir. La vraie humilité nous permet de reconnaître aussi nos forces, nos talents, nos qualités et cela, sans vantardise, dans la plus pure objectivité, sans chercher à impressionner les autres. L’humilité, c’est donc de se voir tel que vous êtes, tout simplement.

Prendre notre croix, renoncer à nous-mêmes, c’est faire l’aveu personnel de nos fautes à Jésus-Christ. Cela comporte une humiliation volontaire qui attire puissamment du cœur de Jésus une grâce qui illumine la conscience et la libère. Le chrétien, aidé du Saint-Esprit, ne craint plus de montrer toutes les blessures de son âme. En s’humiliant, l’homme pécheur se met à sa place devant Dieu ; il rétablit l’ordre inversé par l’orgueil. Les actes de simplicité et de sincérité nous font vivre un sentiment de bonheur beaucoup plus extraordinaire que celui de toujours avoir raison. Si, dans le moment, nous vivons de la rancune contre quelqu’un et qu’il nous est impossible, d’abord, de lui demander pardon, de ne pas lui en vouloir, et, ensuite, d’avoir omis de reconnaître l’amour dans ses gestes ou paroles, ce sera que nous laissons notre orgueil nous en empêcher. Demander pardon et faire acte d’amour ne signifient pas perdre ni gagner.

Tout revient à ce qu’il y a de plus important : l’AMOUR. Chaque acte d’amour finit par régler tous les problèmes et transforme tout dans la vie. L’amour a un grand pouvoir de guérison aux niveaux spirituel, physique, mental et émotionnel.

Souvent, notre orgueil nous a été transmis et nous le transmettons à nos enfants. On ne peut se débarrasser du jour au lendemain d’un orgueil qui existe depuis des générations et des vies. On y parvient tout doucement par de petites victoires successives. Le meilleur moyen d’apprendre à maîtriser votre orgueil lorsque vous faites face à quelqu’un qui veut avoir raison consiste à ne pas vous obstiner. Acceptez l’idée que, dans le moment, cette personne possède une vérité qui lui est importante. Sa vérité s’avère aussi vraie pour elle que la vôtre l’est pour vous. Lorsque vous réalisez que vous avez laissé votre orgueil prendre le dessus lors d’une discussion, allez voir la personne concernée. S’il y a lieu de demander pardon, faites-le. Expliquez-lui que vous venez de réaliser que vous vous étiez laissé dominer par votre orgueil. Dites-lui que vous réalisez que vous vouliez avoir raison à tout prix et que votre orgueil avait pris le dessus. Avouez-lui que vous avez maintenant décidé de vous prendre en main, mais qu’il faudra être patient avec vous.

Sortir de l’orgueil pour vaincre l’iniquité

Si l’humilité consiste à résister à la pression de l’orgueil, que l’on devine puissante, elle demande nécessairement un effort.

– La première raison est éthique et renvoie à ce qu’on a pu appeler « l’amour de la vérité ». Il est certes dans ma nature d’être aveugle sur la place réelle que j’occupe dans le monde, mais il est tout autant dans ma nature, quand j’ai pris conscience d’une illusion, d’essayer de m’en libérer. A moins d’être spirituellement mort, personne ne peut se satisfaire de vivre sciemment dans la fausseté sans chercher à en sortir. Notre nature profonde chrétienne est donc de rechercher la vérité, quelle qu’elle soit, même quand elle est désagréable à notre ego. Puisque l’orgueil est mensonge et illusion, il est de notre devoir éthique de travailler pour être plus humble, de façon à sortir de ce mensonge et nous rapprocher de la vérité de ce que nous sommes.

– La seconde est d’ordre psychologique, car l’orgueil est, si on y réfléchit bien, à la source de la plus grande partie de nos souffrances psychiques. Le problème de l’orgueil, on l’a vu, c’est qu’il nous pousse à maintenir sur nous-mêmes une illusion qui ne correspond pas à la réalité et qui donc est perpétuellement battue en brèche par la réalité. Constamment, la vie vient nous rappeler douloureusement que nous ne sommes ni le centre, ni le sommet de l’univers. Et tout aussi constamment, nous cherchons à construire des stratégies qui nous permettent de nier cette évidence.

Nous devons vaincre l’orgueil, pour être heureux et libres. Il faut donc s’attaquer à la source du problème.

·   Le premier pas consiste à prendre conscience du fait que je suis dans l’illusion. C’est un renouvellement de nos pensées qui permet de préparer le travail effectif sur l’humilité : « Non, je ne suis pas le meilleur, ni le plus beau, ni le plus intelligent, ni le plus cultivé, non le plus brillant, ni le plus populaire, ni le plus admiré, et alors ? Oui je commets des erreurs, j’en commets même beaucoup. L’essentiel est d’apprendre de ces erreurs et d’avancer. Non, il n’est pas absolument vital pour moi de montrer à la face du monde de quoi je suis capable, cela ne m’apportera rien. Non, si l’autre a plus que moi, il n’y a pas lieu de le détester ou de crier à l’injustice, mais plutôt d’être content pour lui et de faire de mon côté tous les efforts nécessaires pour progresser. Non, je ne suis pas indispensable. Oui j’ai toutes ces qualités, mais d’où me viennent-elles ? Comment pourrais-je prétendre que tout cela vient de moi-même, alors que tout me vient de Dieu ? Etc. »

·     Repérer en soi toutes les manifestations de jugement et de mépris par rapport à autrui et rejeter ces pensées. Qui suis-je pour juger ? Au besoin, se rappeler ses erreurs passées, non pas dans un esprit d’auto-flagellation, mais simplement pour se remettre à sa place. Au nom de quoi puis-je me permettre de mépriser telle ou telle personne, moi qui ai fait ci et ça ?

·         Se taire. Se taire là où nous avons envie de frimer, de montrer notre supériorité, de donner des leçons, de montrer que nous avons raison.

·     Accepter les critiques. En général, quand on est critiqué, la première réaction est de se sentir agressé et de mettre immédiatement en place des stratégies de défense ou de fuite : chercher à se justifier avant d’avoir réfléchi au problème ; décrédibiliser celui qui critique de façon à annuler d’office tout ce qu’il dit « Il dit ça par jalousie ; il ne voit pas l’ensemble du problème, il n’a aucune idée de la complexité. » ; concentrer toute son attention sur un problème secondaire pour ne pas avoir à réfléchir à ce qui est reproché « Il m’a parlé d’un ton agressif et désagréable ; pourquoi il m’a reproché cela devant tout le monde, c’est vraiment un manque de tact inouï. » ; s’effondrer ou déprimer, ce qui est une façon de fuir la réalité (je me concentre sur ma souffrance et mon anéantissement, et pas sur la réalité de ce qui m’est reproché). La réaction humble est tout autre : elle consiste à maîtriser la souffrance de la piqûre et à accepter d’écouter pour voir si la critique n’est pas justifiée et dans tous les cas en tirer une leçon.

·       Accepter tout court. Accepter ce qui arrive, s’accepter soi-même avec ses manques et ses insuffisances, ce qui conduit, curieusement, à un sentiment délicieux de libération. L’ego illusoire est plein de vide. Quand on accepte humblement sa position, on est vidé de ce vide, ce qui nous donne ce sentiment rare et précieux de plénitude.

·       Aller de l’avant et développer, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, un esprit de vainqueur. Car l’humilité, ce n’est pas se résigner amèrement ou rester passif face à ce que qu’on est. Paradoxalement, l’humilité est à voir dans une perspective dynamique qui nous pousse à nous développer et à aller de l’avant.

L’orgueilleux, ce malheureux ! (4)

Il faut sortir de la prison de l’orgueil !

La force et le pouvoir que l’orgueil semble procurer ne représentent qu’une illusion, car, en réalité, l’orgueilleux est toujours perdant.

L’orgueilleux est celui qui se connaît le moins. Il est tellement infatué de lui-même que toute tentative pour l’éclairer s’avérerait sans succès. Il ne veut rien savoir. L’orgueilleux ne tolère aucune contradiction.

Piégé dans sa souffrance

Parce que l’esprit de contradiction rend les relations humaines très désagréables et quasiment impossibles, on peut comprendre que la personne qui en souffre tende à se réfugier dans un triste isolement.

Voilà les différents orgueilleux :

·         La « mauvaise foi » : face à un message désagréable pour son ego, l’orgueilleux attaque la source du message. Si quelqu’un le critique, il trouvera un raisonnement qui décrédibilisera la personne ou lui fera un procès d’intention « Il a dit ça parce qu’il ne m’aime pas. ». Face à un échec ou une difficulté, il reportera systématiquement la faute sur autrui et ne remettra jamais en cause son propre comportement.

·         Le jaloux : il ressent le succès ou la joie d’autrui comme une menace pour son ego. C’est pourquoi, il souffre et, dans les cas graves, cherche à nuire à autrui de façon à faire disparaître cette anomalie « C’est l’autre qui reçoit alors que c’est moi qui suis au centre et au sommet. ».

·         Le frimeur : il compense son angoisse face à la mise à mal de son ego, en se construisant une image artificielle devant les autres. Pour oublier la réalité qui ne lui est pas clémente, il essaie de se fabriquer une sorte de réalité substitutive dans le regard des autres « Je suis bien au centre du monde puisque tout le monde me regarde avec admiration. ».

·         Le timide : sa stratégie pour que son illusion se maintienne est de se retirer et de chercher, autant que possible, à éviter les coups du réel. Il vit dans la peur et la paralysie : surtout ne pas bouger, pour ne pas réveiller la douloureuse réalité.

·         Le « Je suis nul ! » : il voit bien que son ego est illusoire et il est conscient de son insignifiance. Comme il ne se voit pas au sommet, il estime qu’il est au fond et se désespère, car au fond de lui, il estime devoir occuper une place plus élevée. Sournoisement, l’illusion est donc encore là et il s’y accroche.

Par ailleurs, les échecs et les épreuves conduisent l’orgueilleux au désespoir, parce que, s’appuyant sur lui-même, il se ferme au monde de la grâce. Pour continuer à espérer lorsque tout va mal, est absolument requise l’humilité du cœur. Sans l’humilité, il est impossible d’avoir confiance en Dieu.

Le refus total de se mettre en danger cache parfois des douleurs et des plaies émotionnelles bien profondes. Celui qui veut guérir de ces plaies n’en guérira jamais s’il ne prend pas le risque de changer son point de vue, son attitude, sa vision, son comportement, en prenant sa croix chaque jour.

En fait, l’orgueil fait parti de l’EGO, cette partie en nous qui inclut nos multiples personnalités créées à un moment de notre existence pour nous inciter à prendre notre place et nous aider à moins souffrir. L’orgueil durcit notre cœur en nous empêchant d’aimer nos semblables.

L’orgueil découle toujours de la peur consciente ou inconsciente de ne pas être aimé. Le grand orgueilleux ne veut pas admettre qu’il éprouve des peurs qui peuvent être, en autres, celles d’être incompris, jugé, rejeté, de perdre la face, de ne pas être à la hauteur et toutes celles où l’orgueilleux sent un besoin compulsif de se comparer aux autres. En somme, il symbolise un grand manque de confiance en lui. C’est pour cette raison qu’il se compare en mieux aux autres. Il recherche ainsi à être estimé par son entourage. Ce manque de confiance fait en sorte qu’il est incapable d’avoir de l’estime pour lui même, de se faire des compliments, en somme de s’aimer. Voilà d’où provient son besoin de l’extérieur, c’est à dire sa recherche de l’amour des autres pour être heureux. Il devient de ce fait et à son insu quelqu’un de dépendant.

L’orgueil est avant tout d’un défaut de maturité affective, lié aux vécus de l’enfance. L’orgueilleux adulte fut un enfant mal aimé, voire maltraité, ou ignoré. Sa seule solution pour ne pas sombrer est de chercher coûte que coûte un moyen de sa valoriser. Il sera un excellent élève assoiffé de l’appréciation des professeurs, ou un musicien hors pair, ou un talentueux quelconque. Parfois même, il n’a pas de quoi se pavaner, mais sa survie émotionnelle le fera se regarder exagérément comme important. Plus ce comportement orgueilleux est maintenu, entretenu, plus il prend du pouvoir, ce qui engendre continuellement la peur de ne pas être aimé ou d’être rejeté. Plus cette peur est alimentée et plus elle devient forte.

C’est ce qui fait que plus une personne a un comportement orgueilleux, plus elle se fait rejeter par les autres qui ne veulent pas de sa compagnie et plus elle cherche leur approbation. Voilà le cercle vicieux de l’orgueil !

Pour contrer l’orgueil, nous devons reconnaître et avouer notre peur : le REJET.

Tout individu possède sa part d’orgueil et de fierté. Néanmoins, la différence est grande entre les deux. Un orgueil démesuré conduit indubitablement à une vanité intolérable. L’orgueil ne vous apportera jamais de bonnes choses. Celui qui a un comportement très orgueilleux ouvertement avec son entourage donne souvent l’impression d’une grande confiance en lui. Mais sa façon d’agir dénote qu’il se déprécie et c’est la raison pour laquelle il essaie autant de les impressionner avec sa performance ou ses connaissances. Il devient donc impératif de devenir conscient de notre orgueil afin d’y remédier au plus tôt. Sinon, le prix est cher à payer, surtout au niveau des relations avec les autres et de l’estime de soi.

Il y a un remède ! Laissons Dieu, au travers de l’Évangile, ce miroir, nous montrer ce que nous sommes réellement. Humilions-nous et crions à Lui pour être délivrés de l’orgueil. Le miracle peut venir subitement, mais parfois, c’est l’œuvre de toute une vie, sur le chemin de la croix. 

L’orgueilleux, ce malheureux ! (3)

L’orgueil est une prison dont les portes ne s’ouvriront que par miracle, en prenant sa croix.

En tant que vice capital, l’orgueil donne naissance aux principaux vices qui, eux-mêmes, ont chacun une progéniture exécrable, de sorte qu’en réalité, tous les vices y ont leur source commune.

Les enfants nés de l’orgueil s’appellent la vaine gloire, la jalousie, la colère, la tristesse, l’avarice, la gloutonnerie, la luxure.

Il n’est pas difficile de voir le lien évident qu’il y a, par exemple, entre l’orgueil et l’ambition, la présomption, le désespoir, le mensonge, la colère, la rancune, la haine.

L’ambition, qui désire toujours plus de richesses, d’honneurs, de gloire, est animée par l’orgueil, dont l’appétit des grandeurs est insatiable. Le lien de la présomption à l’orgueil est aussi très facile à percevoir. L’orgueilleux présume de qualités et de forces qu’il n’a pas ; aussi s’engage-t-il dans des entreprises qui dépassent ses capacités.

Quant au mensonge, l’orgueilleux ne fait pas qu’y recourir pour voiler ses erreurs, pour soigner son image, pour se mettre en valeur, il vit dans le mensonge. L’orgueil lui-même est tout entier mensonge ; c’est une maladie qui empêche l’âme d’être simple et vraie devant Dieu et devant les hommes.

La colère sort également du cœur et de la bouche de l’orgueilleux. Car il n’accepte pas l’opposition qui le mettrait en question ; sa supériorité contestée, il est prêt à la défendre avec force. Son orgueil blessé le pousse à de l’agressivité, à de la violence verbale et peut-être même physique. Pour impressionner les autres, l’orgueilleux parle fort et agit brusquement, sans délicatesse. Par sa colère, il fait sentir son importance et impose silence à ses interlocuteurs.

L’orgueilleux est aussi rancunier ; il ne pardonne pas les offenses. Car le pardon, qu’il faut accorder aux autres si l’on veut être pardonné, exige l’humilité. La grande raison pour laquelle on se refuse au pardon est et ne peut être que l’orgueil.

L’orgueil est le premier responsable de la haine envers Dieu et de la haine envers les hommes, les prétentions de l’orgueil dressant l’âme contre Dieu et le prochain. L’âme orgueilleuse ne voulant pas se soumettre à Dieu ne peut que s’en détourner, et cette aversion de Dieu s’identifie avec la haine. L’orgueilleux n’aime pas davantage son prochain, car on ne peut aimer son prochain en se préférant à lui et en le méprisant, ne fût-ce qu’intérieurement. Toute haine prend donc sa source dans l’orgueil. Que penser encore de cette forme d’orgueil où nous savons toujours mieux que l’autre ce qui est bon pour lui. Certains s’improvisent psychiatres ou père spirituel ou encore coachs. Mais sommes-nous réellement capables de juger pour l’autre ce qui est bon pour lui, aussi proches soyons-nous d’eux ? Pour réellement en être capables, nous devrions pouvoir entrer dans la vie émotionnelle de la personne et personne ne le peut !

Parlons encore de l’orgueil du moment : vouloir devenir célèbre. Le narcissisme est à son comble. Des millions de selfies inondent le web ! Dans ce monde archi médiatisé, nous cherchons à nous faire connaitre. On devient tous des micro-célébrités grâce aux blogs, à Facebook, Instagram, Tik Tok… Ici encore, l’excès est le thermomètre de cet orgueil.

En résumé, voilà les 40 traits moins 1 de l’orgueilleux :

1) Lorsqu’il écoute la Parole, l’orgueilleux l’écoute toujours pour les autres. Il écoute la Parole assis sur la chaise de la perfection. Quand on parle du péché, c’est pour les autres, lui est parfait et les autres sont des pécheurs.

2) L’orgueilleux aime compliquer la Bible pour se faire voir. Lorsqu’il parle de Dieu, il aime parler de mystères, dire des choses que l’on ne comprend pas, non parce que Dieu lui révèle des choses compliquées, mais il se plait à dire des choses compliquées, pour démontrer son intelligence et sa connaissance.

3) L’orgueilleux exige qu’on lui donne le pupitre pour prêcher et se recommande lui-même. Il méprise les tâches ingrates comme le nettoyage, le rangement, faire les courses, etc., sans discerner qu’elle sont très honorables.

4) L’orgueilleux a du mal à demander pardon, à reconnaître ses fautes, à s’excuser, à s’amender.

5) L’orgueilleux a du mal à reconnaître les qualités, les mérites, les succès des autres.

6) L’orgueilleux ne supporte pas que l’on fasse, que l’on est, que l’on soit plus que lui, parce qu’il veut toujours être le numéro un.

7) L’orgueilleux pense être le plus grand de tous, parce qu’il souffre d’un complexe de supériorité.

8) L’orgueilleux adore les compliments, les flatteries, les éloges, les acclamations.

9) L’orgueilleux aime se vanter, fanfaronner, montrer ce qu’il a, ce qu’il fait, ce qu’il est.

10) L’orgueilleux a toujours raison, il connait tout et écoute difficilement, il est difficilement enseignable.

11) L’orgueilleux parle, agit, pense, pour attirer les regards sur lui.

12) L’orgueilleux aime parler en terme de « je », de « moi ».

13) L’orgueilleux reconnait la valeur des autres lorsqu’il en reçoit la gloire indirectement.

14) L’orgueilleux aime paraître qu’être car il veut être grand aux yeux des hommes.

15) L’orgueilleux a du mal à demander l’aide des autres car pour lui c’est un signe de faiblesse.

16) L’orgueilleux aime humilier, rabaisser, se moquer des autres, les diminuer.

17) L’orgueilleux digère très mal une correction, une critique objective sur lui.

18) L’orgueilleux ne supporte pas l’opposition, la confrontation, la résistance car il est souvent dictateur.

19) L’orgueilleux a du mal à poser des actes d’humilité : s’agenouiller, fermer ses yeux, lever les mains dans l’église.

20) L’orgueilleux a du mal à faire le premier pas pour saluer les autres, visiter les autres, sourire aux autres, rechercher l’amitié des autres.

21) L’orgueilleux aime recevoir la gloire qui revient à Dieu.

22) L’orgueilleux aime être au centre de tout ou se faire voir auprès des plus grands.

23) L’orgueilleux aime être à l’honneur dans les fêtes, aux premières chaises à l’église et dans les manifestations.

24) L’orgueilleux ne supporte pas l’orgueil chez les autres.

25) L’orgueilleux n’aime personne mais se sert des autres pour devenir plus grand.

26) L’orgueilleux est toujours en compétition avec les autres.

27) L’orgueilleux ne supporte pas l’autorité mais aime commander.

28) L’orgueilleux ne supporte pas que l’on touche à sa personnalité car il est le Dieu de lui-même.

29) L’orgueilleux s’élève sans qu’on l’élève et prend des places qu’on ne lui donne pas.

30) L’orgueilleux aime la foule, pas les personnes.

31) L’orgueilleux a un regard hautain, il est moqueur et méchant.

32) L’orgueilleux ne s’habille pas pour lui mais toujours par rapport aux autres.

33) L’orgueilleux cherche la puissance et l’onction de Dieu, non pas pour aider les autres mais pour sa propre gloire.

34) L’orgueilleux aime s’entourer des faibles et des moins que lui pour les dominer et être adoré.

35) L’orgueilleux aime tout le temps corriger, humilier les autres.

36) L’orgueilleux encense les morts et méprisent les vivants. Il reconnait facilement les qualités des morts parce qu’ils ne peuvent pas être en compétition avec lui.

37) L’orgueilleux aime se faire attendre pour se faire remarquer. Il a des retards prémédités.

38) L’orgueilleux est un menteur, pour justifier ses erreurs au lieu de les reconnaître.

39) L’orgueilleux aime les titres, il s’en donne lui-même.

L’orgueilleux, ce malheureux ! (2)

L’orgueil est une prison. Il faut la croix et le miracle pour en venir à bout.

Les maladies de l’âme associées à l’orgueil

On peut passer de l’orgueil au perfectionnisme, à la dépression, à la paranoïa et à la psychose. 

– Les perfectionnistes sont en réalité des personnes très orgueilleuses. Elles pensent que pour avoir l’estime ou l’amour de leur entourage elles doivent être parfaites; elles recherchent donc d’une façon excessive la perfection en toute chose. Cette recherche excessive de la perfection les projette dans un monde irréel, où elles ne considèrent avoir de la valeur que si elles atteignent la première place. Si le succès qu’elles rencontrent n’est pas à la hauteur de leur idéal de perfection, elles sont insatisfaites d’elles-mêmes, elles ne s’aiment pas et ne se sentent pas aimées. La raison en est qu’elles cultivent une image grandiose d’elles-mêmes. Comme l’orgueil les amène constamment à se mesurer à un idéal impossible à atteindre, les échecs inévitables de leurs attentes les entretiennent dans une très forte anxiété, qui débouche insensiblement sur la dépression ou dans certains cas sur la psychose paranoïaque.

-Les paranoïaques se distinguent par quatre caractères fondamentaux : la surestimation de soi, la méfiance, la psychorigidité et l’insociabilité. La surestimation de soi correspond à un orgueil qui va de la suffisance à la mégalomanie. La méfiance, la peur d’être dupe, la susceptibilité, l’excessive sensibilité aux critiques font que le malade se croit mésestimé ou bafoué et qu’il passe son temps à revendiquer. La psychorigidité tient au culte de la logique purement formelle et sans nuances. Le malade aime la justice pour la justice, d’où son goût pour les procès. Ses principes moraux sont également rigides, mais davantage pour autrui que pour lui-même. L’obstination acharnée, le fanatisme et l’autodidactisme sont fréquents. L’insociabilité résulte des traits précédents : des brouilles successives avec l’entourage finissent par isoler le paranoïaque. Il se déclare trop souvent déçu et blessé dans ses relations sociales. Enfin, le paranoïaque a souvent une forte agressivité qu’il attribue à autrui. Cet ensemble psychologique dépend d’un jugement faussé par l’orgueil. Le paranoïaque juge mal, car il tire de faits des conclusions erronées. Il interprète sans cesse et se trouve souvent au bord du délire de persécution ou de revendication.

Les diverses formes de l’orgueil et leurs enfants

L’orgueil s’exprime de bien des manières.

Ainsi, la vanité se complaît dans des avantages vrais ou prétendus.

La vantardise fait valoir son mérite et ses bonnes actions et aime à faire ressortir ce qui la flatte.

La présomption fait entreprendre avec témérité des choses au-dessus de ses forces et porte à se trop confier dans ses propres moyens.

L’opiniâtreté s’attache tellement à son propre sentiment qu’elle ne veut point se rendre à des opinions raisonnables et consciencieuses exprimées par les autres.

La hauteur regarde et traite le prochain d’une manière impérieuse, d’un air dédaigneux et avec un ton méprisant. L’ambition aspire à se distinguer des autres, à obtenir des honneurs, des dignités.

Le faste aime à se faire remarquer par la richesse et la beauté des vêtements et des ameublements, le luxe des voitures.

L’hypocrisie cherche à s’attirer l’estime des hommes, en faisant paraître des vertus qu’on ne possède pas réellement.

Article inspiré de recherches sur Internet. Désolée, j’ai oublié de noter le nom des auteurs !

L’orgueilleux, ce malheureux ! (1)

L’orgueil, cette prison dont on ne sort que par un miracle !

Qu’est-ce qu’un orgueilleux ?

Souvent cité dans les écrits bibliques, considéré comme l’un des sept péchés capitaux, synonyme d’arrogance, de fierté exacerbée, de suffisance, de vanité ou de prétention, que nous dit le mot « orgueil » ? Le mot est chargé d’images négatives. Une personne trop confiante en elle est souvent qualifiée et taxée d’orgueilleuse ou de narcissique.

L’orgueil est une opinion très avantageuse, le plus souvent exagérée, qu’on a de sa valeur personnelle, aux dépens de la considération due à autrui, à la différence de la fierté qui n’a nul besoin de se mesurer à l’autre ni de le rabaisser. L’orgueil est un manque ou une absence d’humilité, c’est le mépris de tout et de tous, sauf de soi-même. L’orgueilleux est celui qui donne le sentiment d’être plus important et plus méritant que les autres, de ne rien devoir à personne, ce qui se traduit par un mépris pour les autres et le reste de la création et un rejet de la révélation et de la miséricorde divines. Cela est caractérisé par un désir exagéré de la puissance et de la domination, se manifestant par une exagération en paroles et souvent en action.

Il est dit que l’orgueil représente le plus grand fléau de l’humanité. Il demeure à l’origine des grands déchirements de la vie familiale et sociale, des rivalités entre les peuples, des guerres, des intrigues, de la haine et des rancunes contre les autres.

L’orgueil nous fait résister à toute transformation intérieure. L’orgueil essaie continuellement de nous empêcher de voir DIEU en chacun, de vivre des actes de pardon, d’exprimer nos sentiments ou émotions, d’être vrais et d’apprendre sur nous-mêmes.

Égocentrisme et supériorité sont les deux caractéristiques les plus saillantes de l’orgueil, deux tendances de fond, dont la pression agit secrètement au cœur de la plupart de nos pensées et de nos comportements. L’orgueil est en réalité le péché propre de Lucifer qui, n’acceptant pas sa condition de créature, a voulu se faire l’égal de Dieu. Tombant dans la folie de l’orgueil, Lucifer a déclaré la guerre à Dieu. C’est dans cette folie de Lucifer que se trouve l’origine première de toutes les guerres, de toutes les révoltes, de toutes les haines, de tous les désordres. De Lucifer (ange de lumière), il est devenu Satan (opposant, accusateur).

L’orgueil est la plus grave de toutes les maladies spirituelles et la plus nuisible.

Plus l’habitude de désobéir à Dieu est grande dans une âme, plus profonde y est la maladie de l’orgueil. L’âme orgueilleuse, dans la mesure même de ses désobéissances à Dieu, ne voit plus clair ; elle devient incapable de discerner en elle ce qui est vrai et ce qui est faux, ce qui est bien et ce qui est mal, parce qu’elle est enveloppée de ténèbres. Sans trop s’en rendre compte, cette personne se comporte vis-à-vis de Dieu comme quelqu’un qui a des droits sur lui ; elle trépigne d’impatience si ses prières ne sont pas exaucées comme elle l’entend. Dans l’épreuve, elle se décourage. Si l’épreuve devient plus cuisante, plus humiliante, la révolte monte en elle. Inconsciemment sans aucun doute, elle met en question l’amour de Dieu à son égard et même sa justice. « Dieu me rejette. Dieu m’abandonne. Dieu ne m’aime pas. Je n’ai rien fait à Dieu pour qu’il me traite ainsi ; il n’est pas juste envers moi. Son Évangile ne fonctionne pas pour moi. »

Dans les rapports avec le prochain, l’orgueil va se manifester par un détestable esprit de domination, de vantardise, d’obstination, de contradiction et d’arrogance.

L’orgueilleux, bien qu’il soit capable de prendre des airs modestes, est convaincu de sa supériorité dans un domaine ou dans l’autre et il entend bien que cette supériorité soit reconnue. Il est porté à se mettre en valeur, à se vanter, à tirer gloire de son avoir, de son savoir et de son pouvoir. Il recherche l’approbation, les félicitations, les honneurs. Il a aussi, dans sa pensée, toujours ou presque toujours raison ; voilà pourquoi, il n’accepte pas facilement une remarque qu’il prendra comme un manque d’égard ou une incompréhension. L’orgueilleux est très souvent blessé, car il ne reconnaît pas ce qu’on lui dit comme une réalité possible. Il est habituellement si sûr de lui-même qu’il ne lui vient pas à l’idée qu’il puisse­ en telle circonstance­ se tromper gravement. Il s’obstine dans ses idées et son vouloir, ayant même comme adversaires de ses positions des personnes beaucoup plus compétentes et beaucoup plus sages que lui. Il lui est extrêmement difficile de s’incliner devant l’autorité et la vertu des autres, de louer leurs bonnes actions. Il n’aime pas la bonne réputation des autres, cherchant et trouvant toujours quelques motifs pour les critiquer. Dans les relations avec les autres, il impose ses idées, ses façons de faire comme étant les meilleures et devant être adoptées ; il contrôle tout. Et ce contrôle est néfaste, parce qu’il empêche les autres de prendre leurs responsabilités et de s’épanouir, que ce soit à l’intérieur de la famille ou ailleurs. Les enfants, certes, doivent apprendre à obéir, et donc à être humbles. Mais les parents doivent former leurs enfants au sens des responsabilités et ne pas les empêcher de se développer en faisant tout à leur place. L’orgueil, qui ne sait pas faire confiance à un inférieur, éteint en lui tout esprit d’initiative; il agit en ennemi de la liberté et de l’autonomie d’autrui.

Il n’est pas rare qu’en plus d’un détestable esprit de domination et d’entêtement, le signalement extérieur de la maladie de l’orgueil soit un esprit de contradiction qui peut aller jusqu’à être systématique. Il suffit alors que l’un dise « blanc » pour que l’orgueilleux dise « noir ». C’est ainsi qu’il affirme sa « supériorité » par des avis qui n’admettent aucune discussion. 

Le chrétien « zourite »

Consulter l’Éternel au lieu de courir de gauche et de droite pour s’accrocher à tout et à son contraire !

Une sœur me demandait si certains loisirs faisaient partie des péchés. Elle avait entendu que jouer aux cartes n’était pas très chrétien. Une autre me confia qu’elle aimait toujours les culottes plein de froufrous et s’interrogeait, toute honteuse.

Qu’est-ce qu’un péché ? Le péché est ce qui transgresse la loi de Dieu, en ce qui nous concerne, la loi de Christ. Deux versets me sont venus à l’esprit :

« Tout est permis, mais tout n’est pas utile. Tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. » 1 Corinthiens 6/12

« Que chacun ait en son esprit une pleine conviction. » Romains 14/5

Justement, avec conviction, je les ai ramenées au témoignage de leur cœur, à ce qu’elle ressentait de la part de l’Esprit. Car, qui suis-je pour, premièrement, porter un jugement, et deuxièmement pour imposer une ligne de conduite ?

J’aime cette liberté dans laquelle le Seigneur nous amène de plus en plus. Si notre conversion à Jésus-Christ est véritable, si l’enseignement que nous recevons est pur, tôt ou tard, le Seigneur pointera son doigt sur ce qui doit changer en nous ou dans nos vies. Et si nous changeons, c’est pour accomplir Sa volonté et Lui ressembler. Et, cela se fera sans jugement, sans violence et toujours avec compassion. Pourquoi mettre notre main, alors que le Seigneur sait mieux que nous quand châtier Son enfant qu’Il aime ?

Bien sûr, cela n’annule pas l’intervention d’un frère ou d’une sœur, envoyés par l’Esprit Lui-même pour nous parler. A nous de ressentir s’il s’agit d’un soin spirituel ou d’une tentative pour nous formater, afin de nous faire rentrer dans le moule ! – D’ailleurs de quel moule, s’agit-il ? – Il y a des choses malsaines dont on se sépare rapidement, car cela est évident. Mais, d’autres peuvent nous emmener dans des questionnements remplis de culpabilité, pour autant que les autres s’en mêlent, tous plus légalistes les uns que les autres.

Ayons premièrement le réflexe d’aller consulter l’Éternel et de lui demander son avis. C’est tellement facile de se tenir sur le conseil, plus ou moins avisé, des autres.

Un prédicateur disait dernièrement que beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui sont comme des « zourites » (ourite : petite pieuvre des eaux tropicales). Ils s’accrochent à tout le monde quémandant une réponse à leurs questions, au lieu de payer le prix de la prière, de l’obéissance et de la persévérance.

Pendant de longues années, je dévorais les romans policiers, à un rythme effréné. La beauté d’écriture de certains de mes écrivains préférés, le dénouement rebondissant, la gymnastique intellectuelle pour débusquer le coupable, et enfin, le suspens qui suspend toutes les émotions, étaient mon loisir quotidien. Sauf que parfois, comme les jeunes devant leurs écrans, j’oubliais le temps, dormais à des heures indues, arrêtais de m’organiser pour les repas et les choses importantes de la vie naturelle et spirituelle – prier, lire la Bible, par exemple – sans compter ces images qui me poursuivaient, même assise à l’église, face à la prédication. Il y a eu un moment – Ouf, il était temps ! -, j’ai senti le doigt du Seigneur se poser sur cette gentille activité. « Ben quoi, lire est un péché, maintenant ? » J’ai aussi ressentir ma chair repousser le doigt de Dieu. Et finalement, finalement, j’ai abdiqué. Certes, il est permis de lire, mais j’étais devenue esclave de la lecture. Elle m’avait asservie. Aujourd’hui, je lis, de temps en temps, avec modération et je sais différer mes envies, à des périodes de repos.

Finalement, tout peut devenir un obstacle à l’appel de Dieu sur notre vie. Il faut manger, mais l’excès de table fait partie des œuvres de la chair qui nous refuseront l’entrée dans le royaume. Le travail est indispensable mais ne peut devenir une course à la reconnaissance. L’argent est un outil mais non une raison de vivre. D’ailleurs, je vous le fais remarquer, plus on en cherche, plus on en a, plus nos besoins augmentent. C’est un cercle très vicieux !

Il est possible qu’aujourd’hui, une certaine habitude ne me paraisse pas poser problème, mais demain, je peux entendre cette petite voix de l’Esprit qui m’interpelle.

Donc, nous devons bouger avec la conviction qui est la nôtre. Il n’y a pas de principe ou de traitement similaire à la même situation. Chacun devra chercher cette conviction pour lui-même ! Le Seigneur nous a affranchis, par la Vérité, soyons libres ! Et s’il arrive que nous nous trompons – La belle affaire ! – nous apprendrons à discerner entre une conviction de la chair et une conviction de l’Esprit. Cela vaut toujours mieux qu’être un bon petit soldat qui obéit et ne grandit pas !

Le balai qui consume

Ce qu’un balai peut faire, incroyable, mais vrai !

Il y a un moment de ma vie chrétienne où le Seigneur ouvrit mes yeux sur un gros problème. Un sentiment de rejet enraciné depuis l’enfance me poussait sans cesse à prouver à la terre entière que je valais quelque chose. Pourtant, le jour où le Seigneur m’avait trouvée – Oui, c’est Lui qui m’a choisie ; je ne croyais même pas en Son existence ! -, j’ai été comblée de cet amour puissant. Que s’est-il passé pour que mon « moi » se mette à promener des regards inquiets, à la recherche d’amour humain, de reconnaissance et même de position ? Lorsque le Seigneur me montra que je devais faire mourir cette insatiable quête, je n’imaginais pas que cela prendrait des années. Cependant, une conviction remplissait mon cœur de plus en plus : « Si je veux le cœur de Jésus, mon Sauveur et Seigneur, je dois faire mourir tout ce que ma chair réclame. » C’est une grâce d’entendre le message de la croix qui éclaire notre iniquité la plus profonde et bien cachée. Dès ce jour, j’ai moi-même combattu ce « moi » orgueilleux, qui refuse de céder le trône à mon Maître.

J’ai voulu servir le Seigneur très vite, avec beaucoup de zèle et d’immaturité, en réponse à ce qu’Il m’avait offert – mon salut et toutes les bénédictions qui ont suivi -. Mais, ce n’est que plus tard, que je reçus, par révélation, la motivation de tous mes actes et de mon service. Je visais haut, très haut. J’avais compris que la femme ne pouvait en aucun cas, avoir une position d’autorité parmi les dirigeants de l’église – les  ministères d’Ephésiens 4/11 -, mais je me disais : « Je vais faire mon chemin et, un jour, je serai élevée ! ». J’y ai mis toute mon énergie à prouver que j’en étais digne. Plus je m’élevais, plus le Seigneur me résistait, à travers la prédication, les situations, les encouragements et corrections des uns et des autres. Quand je reçus la révélation de la puissance de la croix, je fus illuminée. Mon « moi » devait disparaître ! La guerre était déclarée.

Pour commencer, je saisis – au propre comme au figuré – toutes les occasions de faire mourir mon orgueil : le balai plus que le micro, le service plutôt qu’être servie, la conduite plutôt qu’être conduite en voiture, préparer plutôt que manger, suivre quelqu’un de moins intelligent que moi au lieu d’enseigner, obéir alors que je savais mieux faire, écouter au lieu de parler, descendre au lieu d’être élevée, …  Je devais jeter toutes mes couronnes : mon QI, mon extraordinaire faculté à apprendre et à mémoriser – Ça n’aide pas toujours quand on n’oublie rien. -, mon charisme, mes biens, mes richesses, même ma carrière pourtant très prometteuse – Attention, Dieu ne demande pas cela à tous ! -, ma réputation, mon nom, …. Ce fut long et parfois douloureux.

Le nettoyage de l’église fut une souffrance qui fit gémir mon âme. Mais j’étais résolue, déterminée coûte que coûte, à mourir pour avoir la vie. Comme lors de tout traitement, il y a eu parfois des rechutes, mais je reprenais du poil de la bête. Je souffrais et mourais à petit feu et parfois à grandes flammes.

Cela a duré des mois ! Manquant de patience, un jour, je suis allée voir un des pasteurs pour lui dire que c’était trop long, trop dur et que je n’y arriverai jamais. Très étonné, il me répondit : « Mais tu es sur le bon chemin ! Tu sens à des kilomètres l’odeur de chair brûlée. Ce n’est pas le moment d’abandonner ! Patience, patience ! » Je relevais la tête et reprit le chemin, le chemin de la croix.

Quelque mois plus tard, je commençai à être relâchée pour servir le royaume. Et je continue à mener ce combat, avec plus ou moins d’intensité, selon ce que Dieu veut faire de ma vie et dans mon cœur. Si je regarde derrière moi, je ne peux que bénir le Seigneur d’avoir pris soin de moi de cette manière. Mais, je n’ai pas eu affaire à Lui en personne. Beaucoup d’instruments sont intervenus, avec parfois de tout petits marteaux de précision, parfois de grosses masses, pour briser ce cœur endurci qu’était le mien. Il a su mettre les bonnes personnes, au bon moment pour alimenter le feu à la bonne température. J’ai même été accompagnée pour trouver le courage d’entrer dans la fournaise.

Je ne regrette rien et encourage mes sœurs à mourir. Nous sommes destinées à devenir des femmes de l’Esprit. Rien d’autre n’a d’attrait à mes yeux aujourd’hui ! Je veux Jésus dans mon cœur et seulement Jésus ! Cela vaut la peine de souffrir pour être libre de toute ambition charnelle et recevoir la nature de mon Dieu en retour. Y a-t-il une carrière qui puisse prévaloir devant cela ? Un mariage ? Une réussite sociale ? Une réputation ? Rien de tout cela ! C’est un honneur, un privilège que de ressembler de plus à plus à ce Dieu si grand et si bon. Le Servir c’est l’offrande d’un cœur reconnaissant.

1 Pierre 5/6  nous dit : « Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu’il vous élève au temps convenable. »

Pour moi, l’humiliation passa par le balai. Et vous ?