3600 tic-tac par heure

Racheter le temps, mais pour quoi faire ?

Une petite horloge, dans sa solitude, se mit à déprimer. « Ce n’est pas juste, je suis toute petite et pourtant, celui qui m’a fait m’a confié une tâche impensable : je suis condamnée à faire 3600 tic-tac par heure, 86 400 par jour, 31 536 000 par an ! S’il me faut vivre 10 ans, comment parviendrais-je à répéter mon tic-tac 315 millions de fois ? Rien que d’y penser, je suis à demi-morte ! »

C’est alors que l’horloger qui venant d’entrer, entendant la fin de sa complainte, lui dit doucement : « Tu as assez de force pour faire un seul tic-tac à la fois. Je ne t’en demande pas davantage ! »

Cela s’est passé, il y a fort longtemps, et encore aujourd’hui, la petite horloge continue de faire un tic-tac à la fois !

Dieu a confié à chacun de nous une vie avec des capacités et des responsabilités différentes, à l’image de ces serviteurs de la parabole des talents de Matthieu 25. Il n’exige pas de nous des choses impossibles, mais simplement de faire ce pourquoi Il nous a sauvés. Pourquoi donc s’inquiéter ? Il donnera chaque jour à Son enfant la force dont Il aura besoin (Matthieu 6.34).

  • Gardons-nous de mal juger notre Maître, comme le serviteur qui n’avait reçu qu’un seul talent. « Seigneur, je savais que tu es un homme dur … J’ai eu peur. » Cette inquiétude vient d’une méconnaissance de notre Dieu et de ce qu’Il veut de nous et pour nous. Si nous Le connaissons vraiment, l’inquiétude disparaîtra.
  • Cherchons notre Dieu, dans le jeûne et la prière, dans la lecture de Sa Parole, quand nous nous sentons submergées par les soucis de toutes sortes. Rien n’est plus apaisant que la présence du Seigneur qui nous réconforte !
  • Demandons-lui d’augmenter notre foi, face au doute et à la peur. Les femmes ont cette fragilité de beaucoup s’agiter et de s’inquiéter pour peu de choses, comme Marthe – Si, si, c’est la vérité vraie ! –
  • Souvenons-nous de ce qu’Il a déjà accompli. Il a tant fait pour chacun de nous.
  • Cessons de nous plaindre devant une journée ou une semaine qui s’annoncent difficiles – De toute façon, nous accomplirons quand même ce qu’on attend de nous -. Louons Dieu et comptons sur Sa grâce, car Ses bienfaits se renouvellent chaque matin ! Chantons Ses louanges ! Nous influencerons ainsi notre maison en commençant la journée dans la bonne humeur.
  • Cherchons la communion fraternelle par toutes sortes de moyens. Trouvons cette épaule sur laquelle s’épancher quand le fardeau est trop lourd et la main bienveillante d’un berger qui peut prier pour nous. Crier « Au secours ! » contribuera à faire mourir notre orgueil et resserrera nos liens.
  • Organisons notre vie pour ne pas finir épuisées et surtout revoyons nos priorités s’il le faut. Toutes les femmes ne sont pas égales devant les responsabilités : prier, lire la Bible, prendre soin de son mari, de ses enfants, de sa maison, servir Dieu dans son assemblée et, en même temps, assumer une carrière professionnelle – L’ordre chronologique n’est pas un hasard, je vous le signale. -. Apprenons des unes et des autres tous ces petits-riens et ces astuces qui font gagner du temps, que nous utiliserons avec sagesse – pas pour rester devant la télé, bien sûr ! -.
  • Donnons-nous du repos, des temps de loisirs et de sport, du temps pour soi. A chacun ses affinités : la pâtisserie – Attention, ça peut faire grossir ! -, la lecture, le tricot, le jardinage, le bricolage, … De toute façon, à se tuer à la tâche, notre corps lâche ! – Oooh, je fais des rimes ! –
  • Racheter le temps pour servir Dieu efficacement est un défi, car mille choses se présenteront dans nos 24h si chargées. Prenons soin de nos bien-aimés et donnons au Seigneur la première place dans notre cœur et notre maison !

La Bible dit : « A chaque jour suffit sa peine ! »

Moi, je dis : « A chaque jour suffit Sa grâce ! » – En vérité, en vérité, je l’ai piqué à Laura d’Exo. –

Inspiré du texte de Bernard Kowalczyck – 2014

Le papillon et les ciseaux

Faites attention à vos ciseaux !

Un jour, un homme trouve un cocon de papillon. Il l’observe quotidiennement, quand, finalement, après plusieurs jours, apparaît une petite ouverture. L’homme s’assied et regarde le papillon se débattre des heures durant pour dégager son corps du cocon. Puis, il semble paralysé. On a l’impression que, malgré ses efforts, il ne peut plus progresser. L’homme décide donc de l’aider. A l’aide d’une paire de ciseaux, il agrandit l’ouverture avec d’infinies précautions. Certes, le papillon peut alors sortir facilement du cocon, mais son corps est enflé et ses ailes petites et non développées. L’homme poursuit alors son observation s’attendant à voir les ailes achever leur développement. Mais il n’en est rien, le corps et les ailes n’évoluent plus. Hélas ! Ce papillon ne volera jamais.

La bienveillance, un peu impatiente de cet homme, et surtout son ignorance l’a emmené à ne pas prendre en compte un fait essentiel : l’étroitesse de l’ouverture du cocon et la lutte que le papillon doit mener pour s’en dégager font partie du plan de Dieu pour cet insecte. En effet, ce n’est que de cette manière naturelle que le fluide présent dans le corps du papillon peut se répandre jusqu’aux extrémités des ailes lui permettant ainsi de s’envoler. En d’autres termes, la lutte du papillon pour sortir du cocon est une condition essentielle à sa survie. 

Si on applique ce principe au domaine de l’éducation, nous devons donc reconnaître que l’enfant a besoin de grandir dans un environnement qui, le stimule et dans le même temps le pousse au-delà de ses limites, et dans tous les domaines, physique, scolaire, social et spirituel.

L’enfant ne sera réellement prêt pour la vie active que si tous les aspects de sa personne ont été construits par un environnement familial et scolaire à la fois exigeant et épanouissant.

Il ne faut jamais sous-estimer un enfant, qui malgré tous ses efforts, n’obtiendrait pas de résultats scolaires satisfaisants. (Exemple d’un enfant dys). L’Histoire est riche en personnes au destin extraordinaire qui étaient considérés comme des cancres, car ils ne rentraient pas dans le moule du « bon élève ». Et pourtant, leur contribution a servi au monde entier : Léonard de Vinci (peintre, architecte, anatomiste, ingénieur, a dessiné l’avion, l’hélicoptère et le deltaplane, inventé le parachute, le char d’assaut, le scaphandre, la bicyclette, le premier robot, la calculatrice), Galilée, Ludwig Van Beethoven, Georg Friedrich Haendel, Isaac Newton (principe de la gravité, père de la mécanique), Albert Einstein (théorie de la relativité, E= mc²), Henry Ford (production en série de l’automobile), Winston Churchill, Louis Pasteur (vaccin contre la rage), Thomas Edison (inventeur de l’électricité, du cinéma), Napoléon Bonaparte, Charlemagne, …. Pour ces personnes, la solution n’a pas consisté à baisser le niveau scolaire pour tenir compte de leurs difficultés. Mais on leur a appris à ne pas baisser les bras et à ne pas se laisser paralyser par l’échec scolaire. Ils ont appris la persévérance, ce que d’autres, bien plus brillants, n’apprendront guère. C’est pourtant, la persévérance qui est la clé du succès dans la vie !

En résumé, on pourrait s’attendre et à juste titre que le système éducatif amène l’enfant à développer non seulement ses aptitudes intellectuelles, mais aussi et surtout, son caractère. Entre nous, l’Education Nationale porte mal son nom, en vérité, elle devrait s’appeler l’Instruction Nationale, car elle ne prend aucunement compte du caractère de l’enfant.

L’apprentissage de la persévérance, de l’endurance, des valeurs morales et divines, sont la clé essentielle pour le bien-être de l’enfant et son devenir. C’est cela, la leçon du papillon ! C’est aussi celle de l’Evangile ! Il y a un prix à payer pour tout. Qui veut du caractère de Dieu doit lutter et combattre sa chair avec ses passions et ses désirs pour ressembler à Christ, tout comme la larve doit le développement de ses ailes à sa lutte pour devenir papillon.  

Un environnement éducatif qui valorise la rigueur et la discipline personnelle n’est pas seulement bénéfique, il est indispensable à la réussite future, professionnelle, personnelle et spirituelle de tout enfant. 

La Bible parle de l’éducation des enfants, et le monde en parle aussi, avec abondance et parfois à contre-courant de la Parole de Dieu, notamment quant à la moralité. Sur quoi ou sur qui nous appuyons-nous pour prendre soin de nos enfants ? La médecine, la psychologie, les sciences en général, doivent aider cette éducation divine mais ne pas la renverser. Nous avons plus que la psychologie, plus que toutes les sciences, nous avons l’Esprit de Dieu pour nous conduire, et l’Esprit sous toutes ses formes (via la Parole, l’aide de nos conducteurs, de personnes plus matures, …) 

Attention, Attention, Papa, maman, papi, mamie, enseignants, éducateurs, faites attention à ce que vous faites avec vos ciseaux !

 Inspirée de l’histoire populaire « la leçon du papillon »

Le feu de l’épreuve, bien pimenté

Quand le feu pimenté de l’épreuve nous libère de nous-mêmes

A la saison des letchis, dans mon île tropicale, les enfants pour s’amuser confectionnent des toupies avec les noyaux. Il suffit, pour cela, de couper le noyau dans sa largeur et d’y enfoncer une allumette en son centre. S’ensuit alors, des heures de jeu, pour savoir qui réussira à faire tourner sa toupie le plus longtemps possible, la technique étant de faire trébucher la toupie de son adversaire. Lors d’une de ces compétitions, ma mère me raconta qu’étant enfant, sa petite sœur mit un noyau de letchi dans une de ses narines. Voulant alors le retirer, ses efforts ne firent qu’aggraver la situation, le noyau s’enfonçant davantage. En pleurs ou affolées, elles coururent alors chercher secours auprès de leur mère. Celle-ci, sans aucun commentaire, prit l’imprudente et l’entraîna vers la petite cuisine au fond du jardin. C’était une petite pièce d’à peine 2 m², toute en tôle, dans laquelle on laissait les plats mijoter sur un feu de bois. Cette pièce n’avait qu’une seule porte et une minuscule fenêtre, car on y faisait fumer les saucisses et toutes sortes de viande pour les conserver plus longtemps, car pas de réfrigérateur à cette époque.

Qu’allait faire ma grand-mère ? Tous les autres enfants se regardaient ahuris. Pour obliger la petite à éternuer et de ce fait expulser le corps étranger, elle l’enferma dans la cuisine, après avoir jeté dans les braises fumantes, une poignée de piment sec. On entendit alors pleurer, hurler, puis éternuer, tousser, et parfois tout cela en même temps. La grand-mère attendait sans s’émouvoir devant les cris et les supplications de l’enfant. Le noyau enfin rejeté, la porte fut ouverte. Cela peut paraître cruel, mais dans ces années-là, les grands moyens remplaçaient la médecine pratiquement inexistante.

Il faut parfois souffrir pour aller mieux. De même, la Bible, la Parole de Dieu, nous enseigne qu’au travers de nos épreuves et de nos souffrances, Dieu œuvre dans nos cœurs pour nous débarrasser de nos penchants charnels et pour nous rendre semblables à Lui.

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience, mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » Jacques 1.2-4.

Cela vaut la peine de s’humilier sous la main du Très-Haut, de supporter quelques afflictions et de recevoir un peu de Sa nature en retour. Dieu sait mieux que nous ce qui doit croiser notre route pour nous emmener à devenir meilleurs. Nous pouvons tout supporter, car Dieu promet qu’aucune épreuve ne sera au-delà de nos forces, et que par celle-ci, nous Lui ressemblerons un peu plus. Il y a des moments où nous semons notre vie avec larmes, mais nous récolterons avec allégresse. Il sait ce qu’Il fait ! Faisons-Lui confiance !

Mamans, n’épargnez pas vos enfants ! Laissez-les vivre les diverses épreuves que Dieu permet pour les amener, dès leur jeune âge, à gérer leurs frustrations et à se confier en Lui. Apprenez-leur les valeurs qui se perdent tant, comme la foi, la persévérance dans la prière, l’effort, la patience, … Priez avec eux pour tous leurs soucis, leurs afflictions et attentes. Apprenez-leur que Dieu répond toujours à nos prières, pour autant qu’elles soient de l’Esprit, et parfois le silence est Sa réponse.

L’eau de (la) vie

Eau de vie et eau de la vie, c’est pareil, non ?

Un jour, mes parents reçurent un colis de la part d’amis de l’Hexagone (avant, on disait métropole, mais c’était avant !). Petite créole de huit ans, j’étais toute excitée devant ce gros carton mystérieux. On en sortit des boîtes de conserve avec des mots que je ne connaissais pas : « galantine, terroir, foie gras, … » et une belle bouteille, comme celles alignés sur les étagères du pharmacien, avec un bouchon ressemblant au toit des mosquées. La bouteille était de couleur verte, translucide et je pouvais voir, baignant dans un liquide marron, des fruits ronds à l’intérieur.

A cette époque, mon dessert préféré était la macédoine de fruits au sirop, produit rare à La Réunion, en ce temps. Ces fruits ne poussaient pas dans mon île tropicale et je rêvais d’en manger un jour, pour de vrai et non plus en conserve. Cette bouteille était vraiment très belle. Ma mère lut à haute voix « Cerises à l’eau de vie ». J’en avais déjà l’eau à la bouche, sans faire de jeu de mots. Pour une raison que je ne saisis pas, elle la rangea dans un meuble contenant tous les alcools. Ce meuble ne s’ouvrait que pour les invités. J’en déduis alors, que ces cerises devaient être si délicieuses que ma mère voulait les garder pour une occasion spéciale. Voilà pourquoi elle les rangeait si précieusement !

Petite fille plutôt obéissante, je résistais des jours et des jours à la tentation d’ouvrir cette magnifique bouteille. Mais un jour, n’y tenant plus, je résolus de goûter aux fameuses cerises. J’en pris deux ou trois, en cachette. Cela ne ressemblait pas du tout aux cerises rouge clair au sirop ! Cette saveur me surprit au premier abord, mais, finalement, je trouvais cela bon. Très bon, même, au point que je me mis à en prendre pratiquement chaque soir en rentrant de l’école.

Ma mère, au bout d’un moment, commença à s’inquiéter de me voir endormie, épuisée, tous les soirs vers 17h, transpirant à grosses gouttes, sans avoir de fièvre. Ce que j’ignorais, c’était que les cerises étaient alcoolisées. Pour moi, « eau de vie » signifiait que c’était de l’eau, rien d’autre ! Je pensais qu’on avait ajouté « de vie » pour enjoliver la chose, comme si ces cerises étaient si bonnes qu’elles « donnaient » la vie, la joie, la gaieté. Interprétation enfantine lourde de conséquences ! La ration de cerises quotidienne avait suffi à me soûler et sûrement à même me rendre « accro ». Ma mère s’aperçut également que le niveau de la bouteille baissait anormalement et j’ai dû avouer mes vols honteux. A ma grande surprise, mes parents se mirent à rire quand je leur expliquais ce que je comprenais par « eau de vie ».

Avez-vous entendu Jésus parler de « l’eau de la vie » ?

Dans l’Apocalypse 21:6, Jésus dit : « Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement. » Ce verset me ramène toujours au souvenir de cette bouteille de cerises. « Quelle belle supercherie ! » Ai-je pensé. Cela ne donne pas la vie du tout, bien au contraire, cela me rendait malade. Quelle idée d’appeler de l’alcool « eau de vie ». Aujourd’hui, je goûte à cette « eau » que notre Seigneur nous propose, et je peux témoigner qu’elle donne vraiment la Vie, celle qui nous guide chaque jour, nous console, nous réconforte, nous illumine et nous accompagnera jusque dans la vie éternelle. La vie de Dieu en nous est le cadeau le plus précieux qu’on puisse avoir sur cette terre et on peut la consommer sans modération.

Tout ceci m’emmène à cela :

Chers parents, avant de parler, de juger, de gronder, prenez le temps d’ÉCOUTER. Ayez toujours la scène d’un tribunal à l’esprit. Chacun a le droit de parler pour sa défense, vient ensuite le jugement.

Donnez à l’enfant le temps qui lui est nécessaire pour se défendre, expliquer, se justifier et finir par avouer. Ne vous arrêtez pas seulement aux conséquences, mais discernez l’état de cœur : Regrette t-il lorsque vous lui montrez les conséquences ? Accepte t-il la correction (qui signifie action de rectifier et pas seulement châtiment corporel) ? Se repent-il sincèrement ? …

Encouragez la vérité, le courage d’avouer, la rapidité à se repentir sincèrement et à demander pardon à quelqu’un si besoin ! Et, n’oubliez pas que « Faute avouée est à demi pardonnée ». Attention, DEMI ! Toute faute doit avoir ses conséquences ! Apprenez-le très tôt à vos enfants, sinon la vie s’en chargera avec beaucoup plus de douleur. Ajustez la sanction à la gravité de la faute. Soyez également attentifs à la durée de la punition, si punition il y a. Quinze jours, c’est une éternité pour un enfant de 5 ans. Quand à la sanction elle-même (châtiment corporel, punition de dessert ou de sortie, corvée supplémentaire, …), c’est à vous de voir ! Et, on termine tout cela avec de gros câlins, devant les regrets et le repentir sincère.

La colère, la rancune et les reproches récurrents ne font pas partie des châtiments. Imaginez-vous Dieu revenant sur toutes nos fautes passées, à chaque fois que nous faillissons ? Imaginons-Le nous boudant Son affection ou Sa présence, parce que nous avons encore chuté ? Cela ne peut se concevoir.

Dieu aussi châtie celui qu’il aime, nous dit Hébreux 12.7. Prenons-le pour acquis : on ne s’améliore pas sans souffrance. Par ailleurs, cela est aussi valable pour nous. Apprenons de Lui comment discipliner les enfants dans le respect et l’amour !