Salade mal composée

Une très mauvaise salade composée de doctrines incompatibles !

Un jour, je saisissais l’occasion de témoigner de ma foi à mon kinésithérapeute. Il m’écouta poliment, puis me répliqua avec fougue : « Oh mais, la morale judéo-chrétienne, c’est barbant ! Y a trop d’interdit dans la religion ! J’ai grandi là-dedans et franchement y en a marre ! » J’avais beau lui parler d’une communion avec Jésus, il restait figé sur la mauvaise expérience religieuse de son enfance.

Puis, un jour, cette expression me revint à l’esprit : « morale judéo-chrétienne ». Au palmarès des expressions contradictoires, on peut lui décerner la médaille d’or, à celle-là. « Judéo » pour juif et « chrétienne » pour venant de Christ. Dans ce mot composé, se regroupent deux alliances, deux lois, diamétralement opposées. Quelle salade ! Et de très mauvaise composition !

J’ai été très surprise un jour d’entendre que l’Ancien Testament a été écrit pour le peuple d’Israël et pas pour nous, les chrétiens, nés de nouveau. D’ailleurs cela est écrit, mais on peut parfois lire et relire et ne pas comprendre de cœur. Paul l’a dit à Timothée, et à nous aussi, que la loi n’est pas faite pour le juste. C’est tellement clair ! L’Ancien Testament nous sert mais n’est pas notre ligne de conduite. A la religion juive, établie par la loi mosaïque, on oppose la loi de christ, révélée par le sacrifice à la croix. Ou nous avons affaire à la loi de Moïse, si nous sommes juifs, ou à celle de Christ, mais le mélange n’est pas bienvenu, voire catastrophique pour le chrétien d’aujourd’hui. Galates 6/2 nous dit ceci : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. »

Je ne cesse de contempler la Parole de Dieu et les conséquences de l’œuvre de Jésus à la croix. Je ne cesse de découvrir cette liberté qu’Il a acquise au prix de Son sang. Les enseignements que je reçois aujourd’hui ne cessent de me rappeler que je dois vivre avec mon cœur, temple du Saint-Esprit.

C’est un cadeau extraordinaire que le Seigneur nous a fait : Nous rendre libres de toute loi, de toute pression, de toute manipulation ! Mais, c’est aussi nous rendre responsables de nous-mêmes. Cela sous-entend que nous devons chercher le Seigneur pour savoir quoi, quand et comment faire, si toutefois nous devons faire. C’est tellement plus simple d’avoir la direction de quelqu’un d’autre. Cela n’empêche pas de chercher le conseil ou de faire part de nos décisions importantes, à qui de droit.

Nous sommes libres d’obéir à l’Évangile, ou pas, si toutefois il est vrai et conforme à l’enseignement de Jésus. Nous en aurons les conséquences, bien entendu, mais personne, personne, personne – Oui, j’insiste ! – ne peut obtenir de nous quoi que ce soit par la force ou l’exigence.

N’oublions pas néanmoins que nous, les femmes, devons soumission au Seigneur premièrement, à notre mari et au comité d’anciens dirigeant l’église. Néanmoins, nous avons la responsabilité d’être conduites par l’Esprit, quant à notre service et rester dans notre liberté. Prier nous amènera à acquérir cette sensibilité de l’Esprit, pour bouger avec Son élan. Et si nous nous sommes trompées, le Seigneur en profitera pour nous donner une leçon. Le hic, c’est qu’Il ne descend pas du ciel pour nous parler, mais utilise ceux qui nous sont proches, dans notre maison ou dans l’église. Et alors, quoi ? Il vaut mieux se tromper et grandir, plutôt que de ne rien faire par peur d’être corrigées. Au fait, ce que nous taxons de timidité, c’est bien de l’orgueil. C’est fuir l’écher de peur de faillir !

Si nous nous retrouvons à conseiller, aider, soutenir, il est une autre responsabilité à laquelle nous faisons face. C’est celle de répondre, s’il faut répondre, inspirées par l’Esprit – Oui, je sais, c’est un pléonasme. – . Nous devons nous assurer que nos paroles, nous sont murmurées par l’Esprit, sinon il vaut mieux se taire et renvoyer l’autre à la prière ou à un entretien avec un berger.

Prions pour nous-mêmes et pour tous, car notre Père tient notre vie entre Ses mains et Il saura user de tout et de tous, pour nous amener à grandir dans la loi de Christ, pure, sans mélange. Il nous a laissé un commandement nouveau qui accomplit toute la loi : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » (Jean 13/34). C’est une bonne ligne de conduite pour commencer. Commencer quoi ? Je ne sais pas, à vous de voir !

To be or not to be : that is the question !

Il ne faut surtout pas se tromper de cible.

Soyons clairs ! Le salut est obtenu par grâce. Nous le savons tous. Néanmoins, il demeure en nous une fâcheuse tendance à vouloir mériter. C’est encore là un mauvais penchant de la nature humaine, solidement nourri par notre éducation et les valeurs véhiculées dans le monde du travail. C’est parfois inconscient, mais notre nature charnelle, souvent insatisfaite, est toujours à la recherche d’amour, de reconnaissance, d’approbation de la part de nos semblables. Nous y mettons tellement d’énergie que nous oublions de chercher tout cela auprès du Père, qui désire étendre ses cordages d’amour vers nous. Il sait à quel point nous sommes fragiles et il ne demande qu’à nous rassurer. Mais passons-nous suffisamment de temps à ses côtés, jusqu’à ressentir sa main bienfaisante qui prend soin de nous, par la consolation, l’approbation, le conseil et parfois le châtiment ou la résistance ? Quel père ne châtie pas ses enfants qu’il aime ?

Cette soif d’amour nous pousse à agir, à faire, à s’occuper, à montrer, à démontrer, à organiser, à prendre soin aussi, parfois avec des motivations qui ne sont pas pures, par exemple, avec de la compétition, de l’orgueil, du carriérisme ou de l’arrivisme lorsque l’on vise un titre quelconque, … On peut se tuer à la tâche pour faire taire ce sentiment de rejet et ce désir de prouver que l’on est digne d’être aimé. Nous pouvons tellement nous tromper de cible.

Cela m’amène à penser à ce passage où Jésus nous enseigne que beaucoup Lui diront : « Seigneur, n’avons-nous pas prophétisé, guéri les malades, chassé les démons, en ton nom ? ». Il leur répondra : « Je ne vous connais point, vous qui commettez l’iniquité. » (Matthieu 7) Et pourtant, ils ont servi le Seigneur de tout leur cœur et ont fait beaucoup de bien !

Le Seigneur nous montre que ce qui compte pour Lui, c’est la pureté de notre cœur. Quelles sont nos motivations lorsque nous Le servons ? Donnons-nous plus de temps au service ou à la recherche de la sanctification ? Car, il est bon de le rappeler, nous sommes sauvés pour Lui ressembler (Romains 8.28-29), puis pour Le servir et nul ne verra Le Seigneur sans la sanctification (Hébreux 12.14).

Lorsqu’Il parle de l’iniquité, le Seigneur attire notre attention sur notre nature corrompue (sur ce que nous sommes) qui sera le leitmotiv de nos actions. Dans l’Ancien Testament, ce mot est la traduction de l’hébreu « aven » qui exprime l’idée d’une déformation, d’une distorsion. Cette expression qualifie une conduite avec des désirs corrompus, qui résulte d’une nature déchue qui viole la loi de Dieu. Dans le Nouveau Testament, le mot iniquité est la traduction du mot grec « anomia » qui signifie littéralement : sans loi. *

Pendant toute notre marche chrétienne, nous devons nous occuper de ce renouvellement de notre être intérieur. Marchons-nous de progrès en  progrès, de gloire en gloire, dans cette identification à Sa mort et Sa résurrection ? Y a-t-il un témoignage de nous que nous avons changé ? Nous avons peut-être délaissé notre vaine manière de vivre, certes, – Excellent ! -, mais sommes-nous devenus meilleurs ? Portons-nous de plus en plus le cœur de Jésus ?

Lorsque je paraîtrai devant Lui, le Seigneur mettra de côté tout ce dont Il a été l’initiateur (mon appel, mon service, mes bonnes œuvres, mes prières, mes offrandes, …) et Il regardera ce qui reste, c’est-à-dire ce que je SUIS. Puissions-nous être trouvés dans la sainteté et régénérés par la croix que nous avons portée chaque jour !

Ensuite, il regardera à ce qu’Il aura mis de côté, pour nous récompenser, ajouter des pierres précieuses à notre couronne, selon le sacrifice de notre vie pour le Royaume. Nous ne serons jamais libres de notre nature charnelle, tant que nous serons dans cette chair, mais le Seigneur attend de nous que nous menions sans relâche ce combat, qui consiste à la faire mourir, afin de revêtir Christ.

L’Eglise des derniers temps a besoin d’hommes et de femmes qui laissent Dieu les façonner, les transformer, les briser, les renouveler. C’est notre priorité ! Tout en Le servant, en prenant soin de notre famille, laissons-Lui toute la place, nous disposant comme de l’argile entre les mains du Potier et armés de la pensée de souffrir pour Son nom.

Nous pouvons lire dans Tite 2.14 : « Jésus-Christ s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité (numéro 1), et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui (numéro 2) et zélé pour les bonnes œuvres. (numéro 3) »

Donc, « Etre ou ne pas être ? – Etre comme Jésus ou pas ?- » est la première question à laquelle nous devons répondre.

* Extrait de Revue de réflexions bibliques

L’irrésistible proposition

Ne résiste pas !

– Jésus peut te libérer, tu sais.

– Ah oui ! De quoi ?

– De toutes les addictions : alcool, tabac, sexe, drogue, somnifères, pensées impures, …

– C’est tout ?

– Il peut te libérer aussi de tout ton passé : blessures, souvenirs douloureux, fardeaux de toutes sortes, héritage familial génétique, …

– Ah ! Il peut me guérir de mes maladies ?

– Oui, Jésus guérit. Il libère aussi de tous les excès : surconsommation de biens, amour de l’argent, recherche constante d’être reconnu par la boulimie du travail, gourmandise, demande incessante d’affection pour lutter contre le rejet, …

– Intéressant !

– Mais sais-tu ce qu’il y a de plus merveilleux ? Jésus veut et peut te libérer de toi-même.

– Comment ça ? Il va faire de moi un robot ? Un écervelé ?

– Non, pas du tout ! Il te libère de ce que tu es et qui te rend malheureux et rend les autres malheureux autour de toi : l’égoïsme, l’orgueil, le caractère colérique, l’angoisse, l’insécurité, l’amertume et surtout l’incapacité à pardonner. Le non-pardon te ronge et détruit les autres autour de toi.

– Vraiment ? Jésus peut faire cela ?

– Oui ! Vraiment ! Et sais-tu ce qu’il y a de plus merveilleux ?

– Tu l’as déjà dit, ça !

– Le plus merveilleux, c’est qu’il dépose Son Esprit en Toi, pour te permettre de croire en Lui, pour faire de toi Son enfant et t’emmener à avoir soif de ce qui va te permettre de changer : la prière, l’enseignement de Sa Parole à l’Église et la communion fraternelle. Et alors, sais-tu ce qui se passe ?

– Non ! Dis-le moi.

– Tu deviens de plus en plus comme Lui. Jour après jour, Il Te façonne à Son image. Tu vois comme Lui. Tu parles comme Lui. Tu aimes comme Lui. Et surtout, surtout, tu donnes tout comme Lui, au Père et aux autres : l’amour, le temps, l’argent, ta vie entière. En t’oubliant, en vivant et en souffrant pour ton Dieu et les autres, en prenant ta croix, tu deviens l’homme le plus heureux qui existe sur Terre et tu es SAUVÉ pour l’éternité ! Veux-tu de ce Jésus dans ton cœur ?

– Mais, il faudrait être fou pour refuser une telle proposition ! Que dois-je faire ?

– « Repens-toi et que tu sois baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de tes péchés et tu recevras le don du Saint Esprit, et cette promesse est pour toi et tes enfants. » Actes 2.38-39

La spatule anti-débordement

La solution pour ne plus déborder

Désirant réduire ma consommation de sucre mais appréciant les confitures, j’ai résolu de les faire moi-même avec beaucoup moins de sucre et diverses astuces pour les gélifier. J’ai tout testé : la gélatine animale (Pardon mais, Beurk !), l’agar-agar (pas facile à doser et inefficace avec les fruits acides), la pectine (chère) et enfin, j’ai trouvé le truc efficace et pas cher. Vous vous attendez à ce que je révèle mon secret. Hé bien, oui ! Je vais vous l’offrir. J’utilise de la poudre de manioc. Bien dosée, elle permet à la confiture de ne pas être trop liquide et de tenir. Fière de moi ! Cependant, j’avais toujours un problème de débordement, quand la confiture se mettait à bouillir à grosses bulles. Donc, je gagnais en réduction de calories, mais je perdais en temps, à surveiller la confiture comme du lait sur le feu. C’est alors qu’une sœur me donna le scoop suivant – La communion sororale sert aussi à cela. – : « Il suffit de mettre une cuillère en bois posée en travers sur la casserole ! ». J’avoue que j’étais sceptique, plus qu’une fosse, comme dirait quelqu’un que je connais bien. Mais, n’est pas mort sans avoir essayé – proverbe créole -, j’ai testé. Incroyable, mais vrai ! Ça marche ! J’étais ravie, plus de casseroles à récurer, plus de grille à nettoyer !

C’est là que j’ai eu cette réflexion : « Ah, Seigneur ! S’il pouvait exister une version spirituelle de cette spatule pour nous empêcher de déborder ! » Car, nous débordons souvent, nous les femmes. Prompte à parler, nous ne manquons pas de pêcher, mais pire encore, nous laissons nos états de cœur déborder : plaintes, reproches, colères, médisances, …

Il y eu un temps où, au travers de la prédication de l’Évangile, dans les séminaires de sœurs ou de parents, l’Esprit me convainquait que j’avais une fâcheuse tendance à être désagréable, lorsque je souffrais physiquement. Hélas, c’est un héritage familial que nous transmettons et recevons, malgré nous. Sous prétexte d’être assaillie par la douleur, ai-je le droit de maltraiter mon entourage, par mon irritation, mon impatience et ma mauvaise humeur ? Ai-je le droit de leur réclamer que je devienne le centre du monde, de la maison, parce que j’ai mal ? Non ! Bien sûr que non ! Et c’est pourtant ce que je faisais. Quand le Seigneur a pointé cela de son doigt, non accusateur, mais défiant, j’ai abdiqué. Une seule alternative est montée à mon cœur : « Prends ta croix et fais mourir cette frustration ! ».

Je me souviens de cet épisode où malade, j’ai demandé au Seigneur de me guérir. Et cette conviction est venue dans mon cœur que c’était le moment de grandir, dans la maladie, en ayant la victoire sur ce que le Seigneur m’avait montré quelque temps auparavant. Arrivée à l’église, le pasteur a demandé à tous les malades de lever la main et à tous les autres d’aller prier avec eux. J’ai levé ma main, mais je savais que le Seigneur ne me guérirait pas cette fois-ci. Et pourtant, Il l’a fait de nombreuses fois ! J’ai dû subir une intervention bénigne, mais tout à fait terrifiante pour moi, car je saignais beaucoup et je risquais à chaque fois, de tomber dans les pommes, tellement la vue du sang m’est insupportable. Je faisais ma toilette et mes pansements en tremblant de tout mon corps.

Mais, depuis cette épreuve, j’ai commencé à brider ce caractère, à user de patience envers ceux qui oublient qu’on souffre parce qu’on a décidé d’arrêter de se plaindre, à sourire malgré tout, à écouter la souffrance de l’autre, bien que la nôtre soit plus grande, à faire un mille de plus en criant à Sa grâce, quand l’énergie n’est pas au rendez-vous, …. J’ai appris tellement dans le secours des sœurs et aussi dans la solitude la plus totale. Et j’ai réalisé que la tempérance, la maîtrise de soi, fruit de l’Esprit, ne peut venir que dans un cœur brisé. J’ai gagné ce combat, mais je n’ai pas encore gagné la guerre. La chair est tenace et toujours prête à renaître de ses cendres.

Je précise que ma guérison a été totale. Dieu veut nous guérir, n’ayons aucun doute là-dessus. Je ne suis pas en train de sous-entendre que Dieu est à l’origine de la maladie. Non, jamais ! Mais ce fut, pour moi, l’occasion d’un changement au niveau du caractère, qui est appréciable, non seulement pour moi, mais aussi pour mes bien-aimés. Prions pour la guérison, avec foi, jusqu’à ce qu’elle vienne !

L’apôtre Jacques dit ceci : « Nous bronchons (faire des erreurs) tous … si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme (une femme) capable de tenir tout son corps en bride. » (Jacq 3.2) J’aime aussi cette belle exhortation de l’apôtre Paul aux Galates et pour chacun de nous : « Vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair ; mais rendez-vous, par l’amour, serviteurs les uns des autres. » Plus que n’importe qui, un malade est en droit d’attendre des autres, mais cela n’est pas incompatible avec un cœur en bon état qui fera de lui dans la souffrance, comme Job, une source de bénédictions. Je termine avec cette phrase d’un apôtre contemporain : – Vous ne le connaissez pas ! Allons donc ! – : « Servir Dieu, ce n’est pas faire des choses pour Dieu, c’est Le laisser œuvrer en nous ! »

Nous avons tous cette spatule de bois pour nous empêcher de déborder. Elle s’appelle la croix !

Le bouc trace le chemin.

Marcher sur les traces de Christ

Mon père me racontait, qu’autrefois, notre île était une immense forêt. Il n’y avait qu’une seule route, celle qui faisait le tour de l’île, longeant la côte. L’île est tellement montagneuse que construire des routes était une véritable gageure. Aussi, lorsque quelqu’un voulait tracer une route, ou un sentier sur un terrain pentu, on lâchait un vieux bouc. Il suffisait alors de le suivre et de marquer son passage à la chaux et ensuite d’élargir le chemin. Les anciens disaient, qu’à cause de son manque de vigueur, le bouc allait d’instinct, arpenter le chemin le plus sûr. Il ne se risquait jamais sur des terrains glissants, dangereux et on observait qu’autant que cela lui était possible, il préférait les rochers plutôt que les terres meubles ou ravinées par les fortes pluies.

Rien de scientifique n’a confirmé cette tradition, mais je me demandais si parfois, l’être humain ne devrait pas tirer des leçons de la nature et de la sagesse instinctive des animaux. Comment être sûr que nos décisions successives, au cours de notre vie ne nous mènent pas sur des terrains glissants, dangereux, sablonneux, où la moindre pluie nous ferait chuter ? Comment avoir cette assurance que nous prenons le bon chemin, que nous nous tenons sur Le Rocher, Christ ?

Il est certain que, pour celui qui a confié sa vie au Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, il n’a rien à craindre. En mettant notre confiance en Dieu et en désirant accomplir Sa volonté, nos chemins seront tout tracés. Pouvons-nous, comme David, dire : « Tu élargis le chemin sous mes pas, et mes pieds ne chancellent point. » ? (Psaumes 18 :37) Si vous ne l’avez pas encore fait, invitez le Seigneur Jésus à prendre votre vie entre Ses mains, il saura vous indiquer le bon chemin.

Pour ceux qui connaissent déjà le Seigneur Jésus, ne nous contentons pas d’être nés de nouveau seulement, mais laissons-Le tracer notre chemin. La Bible nous encourage à marcher sur les traces de Jésus, en s’identifiant à Lui, dans Sa mort et Sa résurrection. Nous sommes appelés à vivre ce qu’Il a vécu pour Lui ressembler. Aller à la croix est le chemin !

Laissons-Le nous enseigner. Et, nous avons tellement à apprendre ! J’ai appris de pasteurs et de sœurs bienveillants, même si parfois ce fut douloureux, à être une bonne épouse soumise et respectueuse, à prendre soin de mes enfants de la bonne manière, à gérer un budget, à parler dans la vérité avec grâce, à savoir dire « non », à être libre, et à s’attendre au Seigneur dans la sérénité, … L’Eglise, qui se tient sur l’Évangile véritable, a tout ce qu’il faut pour nous aider à devenir mature et nous amener à gérer nos situations dans l’Esprit.

Quelle grâce d’avoir la famille de Dieu, dans laquelle nous pouvons, à toute heure, trouver du secours, pour rester sur le chemin, le chemin de la croix !

Homard si …

Quand la victoire mène à la mort !

Il m’arrive de me rendre dans un grand restaurant parisien spécialisé dans les produits de la mer – en vérité, en vérité, je n’y suis jamais allée, c’est pour l’histoire -, dans lequel il est possible de déguster un excellent homard à l’Armoricaine. Les homards vivants évoluent dans un grand aquarium dans lequel est installée une grosse pierre, dont le sommet émerge d’une vingtaine de centimètres. L’occupation principale des homards est de se battre pour conquérir ce sommet. Et, c’est toujours le plus fort qui gagne. Contrepartie de cette ambition, il est également le premier à être attrapé par le chef-cuisinier, qui par facilité, prend celui qui est le plus haut. Logique qu’il se trouve là, le plus fort est indéniablement le plus gros ! – Attention, ce n’est pas à appliquer à l’être humain ! –

Les homards vivants évoluent dans un grand aquarium dans lequel est installée une grosse pierre, dont le sommet émerge d’une vingtaine de centimètres. L’occupation principale des homards est de se battre pour conquérir ce sommet. Et, c’est toujours le plus fort qui gagne. Contrepartie de cette ambition, il est également le premier à être attrapé par le chef-cuisinier, qui par facilité, prend celui qui est le plus haut. Logique qu’il se trouve là, le plus fort est indéniablement le plus gros ! – Attention, ce n’est pas à appliquer à l’être humain ! –

David a prié : « Conduis-moi sur le rocher que je ne peux atteindre. »

Paul nous a encouragés : « Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais avec humilité, considérez les autres comme supérieurs à vous-mêmes. »

L’ambition est parfaitement légitime et la prière de David l’est aussi. Il est bien de vouloir monter plus haut, mais encore faut-il que ce soit sous le contrôle de cette humilité dont Paul parle, car il est évident que, pour ceux qui ont appliqué la stratégie du homard en écrasant les autres, en les méprisant, en usant de manœuvres plus que discutables, c’est bien le désastre qui les attend.

Ces deux pôles opposés sont en nous et sont à l’origine de nos contradictions et de nos luttes intérieures. Nous cherchons tous une gloire dont le péché nous a privés, mais les moyens utilisés pour y arriver ne sont pas les bons : orgueil, ambitions malsaines, irrespect, dénonciations pour mieux briller, … Dieu veut nous faire briller parmi nos semblables et Il nous a laissé Sa croix, pour que nous puissions Lui ressembler et briller de Sa gloire.

« Homard, si tu savais que la victoire signifiait ta perte, tu aurais volontiers renoncé au combat, n’est-ce pas ? » lui ai-je dit alors qu’il se couchait, paré de ses plus beaux atours, dans mon assiette. – Malheureusement pour lui, il n’avait pas de Bible ! –

Ce n’est pas à l’attention des homards, mais bien à la nôtre que l’on trouve ce texte dans la Bible : « L’arrogance précède la ruine et l’orgueil précède la chute. » (Proverbes 16/18) Et, je peux vous assurer que les homards sont également parfaitement imperméables à cette autre Parole de Dieu pour vous et moi : « L’humilité précède la gloire. » (Proverbes 15/33)

L’orgueil est une prison aux barreaux tenaces et indestructibles. Seule la puissance de la croix peut briser la forteresse. Si Dieu vous a montré que vous êtes un orgueilleux, une orgueilleuse, attelez-vous et hâtez-vous de crucifier votre orgueil, sans ménagement et sans pitié, afin d’en être débarrassés au plus vite. C’est Jésus Christ en nous qui nous fera briller – de Sa lumière, pas la nôtre – et Il nous élèvera, au temps convenable, en approuvant notre mort à la croix. Cette approbation s’appelle l’onction, le parfum d’un cœur brisé, consacré et humble.

« Ah, homard, si tu savais ! »

 Inspiré du texte de Samuel Foucart

Le chrétien, un courageux ?

Il faut du courage pour renoncer à sa vie passée,

Abandonner ceux dont la compagnie nous gêne désormais.

Il faut du courage pour décider de pardonner de tout son cœur,

Et de crier à Lui jusqu’à ce que vienne le pardon libérateur.

Il faut du courage pour ne pas s’apitoyer sur soi,

Faire fi de son passé, de son héritage et de son moi.

Il faut du courage pour abandonner ses traditions,

Ses rêves, ses projets et ses propres aspirations,

Tout ce qu’on nous a appris

Et qui ne vient pas de LUI.

Il faut du courage pour réapprendre à aimer avec son cœur,

Chercher cet amour qui vient de LUI, de SON cœur.

Il faut du courage pour réapprendre à compter

Pour tenir un budget et ne pas se laisser aller.

Il faut du courage pour garder nos enfants sur le bon chemin,

Et ne pas se contenter de ne leur donner que l’habit et le pain,

Etre ni dans le légalisme, ni dans les émotions,

Mais avoir le cœur de Dieu comme expression.

Il faut du courage, pour ne rien revendiquer avec insistance

Et faire taire tout esprit de propre justice ou de vengeance.

Il faut du courage pour ne pas être sans mesure

Devant ce que le monde offre pour assurer son futur.

Il faut du courage pour brider son appétit et ses désirs

Afin d’être en bonne santé pour LE servir.

Il faut du courage pour rester silencieux dans l’opposition,

La mauvaise interprétation des faits et la persécution.

Il faut du courage pour supporter l’injustice

Et renoncer à sa propre justice.

Il faut être courageux pour clamer haut et fort SON nom

En portant un témoignage vrai, sans compromission,

Annoncer Ses œuvres et Ses nombreux bienfaits

Tout ce qu’Il a fait, Sans rien en retirer.

Il faut du courage et de la rigueur pour se consacrer

Afin de porter un parfum de vie qu’Il agrée.

Il faut du courage pour accepter Son appel sur notre vie

Et la place qu’il nous donne dans SON royaume, en LUI,

Car on n’emmènera rien de nous-mêmes, de charnel,

Comptant sur SA grâce seule, et SON amour éternel.

Il faut du courage et de l’humilité pour emmener sa vie

Aux pieds de l’apôtre et de ceux qu’il a oints de Son Esprit.

Il faut du courage pour se soumettre et obéir

Plutôt qu’avoir raison, se perdre ou faillir.

Il faut du courage pour accepter de vivre simplement

En vue d’enrichir le royaume pour répandre abondamment

SA Parole, la révélation de SA croix et Sa puissance,

SON Evangile, le salut par la nouvelle alliance.

Il faut du courage pour faire taire notre logique

Quand l’Esprit parle, inspire et indique.

Il faut du courage pour se démarquer et résister
A tous les artifices du monde pour briller,
Chercher une gloire et être reconnu à tout prix,
Alors que la mort par la croix amène la Vie.

Il faut du courage pour accepter la souffrance

Du brisement, du dépouillement jusqu’à la naissance

D’un cœur nouveau, d’un engendrement victorieux

Pour devenir un fils et d’une fille, dans la maison de SON Dieu.

Chaussures révélatrices

Quand un tout petit rien révèle beaucoup !

Un jour, je fus invitée à prendre le thé chez une sœur en Christ. Il y avait là, beaucoup de monde, devant un buffet bien garni. On pouvait s’attarder dans des petits groupes discutant de ceci ou de cela. D’autres s’amusaient telles des enfants à s’asperger dans la piscine. Un moment, chacune fut appelée à venir écouter ce que la maîtresse de maison avait à dire. Je me tenais alors appuyée contre un canapé, lorsque ma voisine me fit remarquer discrètement que j’avais des chaussures dépareillées. Pendant un instant, je fus décontenancée, me demandant comment cela avait pu se produire et surtout comment je n’avais rien remarqué. Je me rappelais alors que, dans ma précipitation du matin, j’avais enfilé mes chaussures, qui étaient toutes alignées. J’avais donc deux paires de mules noires et marine, l’une à côté de l’autre, mais les côtés s’étaient mélangés. Les talons étant exactement de la même hauteur, je n’avais pas senti la différence.

J’étais chaussée ainsi depuis tôt le matin ! J’avais accompagné mon fils, qui lui aussi n’avait rien remarqué, dans plusieurs entreprises, durant toute la matinée à la recherche d’un stage de validation pour son brevet de technicien. Nous avions déjeuné en ville, puis je l’ai ramené à la maison.

En début d’après-midi, je prenais la route pour répondre à l’invitation de cette sœur. A ce moment-là, je pensais que si certaines personnes s’étaient aperçues de cela, depuis le matin, j’avais du passer pour une folle. Nous avons parfois des conclusions stupides.

Pendant que mon amie commençait à s’esclaffer à mes côtés, je fus saisie d’une gêne indescriptible au point de cacher mes pieds sous le canapé. C’était terrible de ressentir cette honte et de vouloir à tout prix éviter que cela se sache. Pendant une fraction de seconde, je fus tentée de m’éclipser et de fuir le plus discrètement possible. C’était sans compter sur l’agitation de ma voisine qui, maintenant riait de bon cœur, attirant tous les regards de notre côté. Au questionnement de tous, elle finit par donner la raison de son fou rire. Je dus avouer que, pour ma part, je riais jaune. Je m’en voulais terriblement d’avoir commis pareille étourderie. Moi, si organisée généralement ! En réalité, j’étais blessée dans mon orgueil d’être le sujet d’hilarité de tous.

Quelques jours plus tard, je repensais à ma déconvenue, réalisant à quel point, j’étais mal à l’aise, finalement pour si peu de choses. Je me posais alors cette question : Mais pourquoi avoir honte, comme si j’étais infaillible ? Je réalisais alors, une fois de plus, que ce sentiment désagréable venait d’un orgueil encore bien vivant.

Pour aller plus loin, j’imaginais que si l’état de mon cœur pouvait se voir, entaché par l’iniquité que je transporte dans ma vieille nature, l’opprobre serait immense. Là, j’aurais vraiment l’occasion d’être couverte de honte. Mais, l’amour du Seigneur rassure toujours. Il sait tellement nous redonner la foi, quand nous nous condamnons.

Le Seigneur sait nous corriger dans la discrétion, par cette petite voix, celle de Son Esprit, qui chuchote à notre cœur. Il ne veut pas nous exposer publiquement, mais Il peut le faire, si nous résistons, si nous nous endurcissons et refusons de nous incliner devant Ses instructions. A celui qui refuse de prendre sa croix pour crucifier sa chair et ses désirs, l’avenir promet de terribles conséquences.

Il est bon ton de dire que Dieu est amour, mais Il est aussi justice. Il vaut mieux s’humilier lorsqu’Il nous parle, plutôt que passer par l’humiliation et la douleur, résultats de notre propre désobéissance.

Hébreux 4.13 nous dit ceci : « Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. »

Ne fuyons pas devant la vérité, car elle a le pouvoir de nous libérer, parfois dans la souffrance mais salvatrice. N’oublions pas le but ultime de Romains 8.28 et surtout 29. Nous sommes appelés à Lui ressembler et cela se passe au travers de tout ce qui se passe et qui concourt à notre bien.

Beaucoup de circonstances sont également là pour nous faire découvrir le cœur de nos frères et sœurs qui nous entourent. Non pas qu’il faille exposer sa vie à tous, mais Dieu a placé des personnes bienveillantes comme des sentinelles sur notre vie. Les serviteurs de Dieu sont là pour prendre soin des brebis que Dieu leur confie. Si ce n’est pas le cas dans votre église, fuyez !

Trouvons ces frères et sœurs qui peuvent nous aider, nous instruire et nous conseiller. Bien entendu, cela demande de nous l’humilité pour chercher de l’aide et de la soumission pour obéir aux directives de Dieu, qui viennent parfois au travers des autres. Ne nous suffisons pas d’entendre que de Dieu, au travers de la prière ou de la lecture biblique, car notre croissance sera minime. La famille de Dieu est un lieu de richesse extraordinaire pour grandir. Reconnaissons Son onction sur ceux qui sont là pour nous aider, en nous parlant dans la vérité et avec grâce.

Quant aux autres, les faibles, les critiqueurs (Eh oui, il y en a dans les églises !), ils sont une occasion pour nous de grandir. Nous apprenons ainsi à supporter l’injustice et à pratiquer le pardon.

Je vous le dis, encore une fois, « Toutes choses concourent à notre bien ». Romains 8.28.